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Publié par Collectif des 12 Singes

Couple d'Homo Ergaster, nos ancêtres bipèdes "directs"

Couple d'Homo Ergaster, nos ancêtres bipèdes "directs"

 

Ayant quitté la protection des grandes forêts, les bandes de grands singes marchaient sans relâche dans les savanes. Cette bipédie entraîna beaucoup d’accouchements prématurés (néoténie : le petit naît juvénile, sans musculature, les os fragiles). Les femelles durent alors protéger et nourrir leurs chétives progénitures pendant des mois, des années. Elles s’installèrent dans des espaces protégés, cessèrent de chasser, devinrent dépendantes des mâles pour obtenir de la nourriture. Pour s’attirer leurs faveurs, attouchements génitaux répétés, sexualité de circonstance, devinrent peu à peu plus fréquents, hors cycle d’ovulation, bientôt quotidiens.

Pourtant, les premiers hommes chassaient peu, pratiquant le charognage et la cueillette en famille, femmes, enfants participant, disputant leur pitance aux hyènes et aux vautours.

Dans une savane infestée de grands carnassiers, la pacification des bandes des premiers Homo s’imposait : il fallait des guetteurs, une défense collective, une unité de groupe. Mais si les mâles passent leur temps à s’affronter dès qu’une femelle connaît les chaleurs, les prédateurs profitent de ces fautes d’inattention pour raison sexuelle, comme c’est le cas chez tous les autres primates. Les femelles durent s’adapter : la tendance à satisfaire plusieurs partenaires pour éviter les affrontements (comme chez les macaques de Barbarie, les babouins et les bonobos), puis à contenter un mâle habituel (essentiellement le dominant, ou un ayant-droit autorisé) avec des orgasmes réguliers, l’aurait peu à peu emporté. Cette « conjugalité nécessaire », mais relative, où mâles et femelles protègent ensemble les petits, se dispersent moins après les coïts, partagent la nourriture, survient d’ailleurs chez les chimpanzés en situation de menace. Quant aux gratifications sexuelles régulières, aux caresses continues, elles renforcent la cohésion sociale (comme chez les bonobos, dont nous sommes très proches). Au gré de ces contacts gratifiants, de cette sexualité inédite scandée par les décharges d’endorphines des orgasmes (qui nous accrochent au plaisir), un territoire Homo plus pacifié, car plus érotisé, serait apparu en même temps qu’une sexualité « toujours prête et disponible » se serait installée.

Concernant la morphogenèse corporelle et organique, rappelons que les lèvres vulvaires sont une innovation des primates les plus évolués, la vulve des quadrupèdes étant des plus « rudimentaire », faite au maximum de deux bourrelets bordant l'orifice vaginal. La position verticale de la femme bipède appelle ainsi le regard masculin sur le milieu de son corps, de dos comme de profil, la vision étant primordiale dans l'acte sexuel. Ni postérieur, ni totalement antérieur, l'organe sexuel externe féminin est donc à cheval sur le bas-ventre et l'entrecuisse dans une situation originale qui permet à la femme d'en montrer une partie tout en cachant le reste. Ainsi, les lèvres buccales des femmes seraient devenues aussi épaisses et colorées pour ressembler aux grandes lèvres sexuelles.

 

Quant aux petits tétons des femelles primates, ils auraient prospéré jusqu’à devenir de beaux seins féminins, enflant pendant le coït, afin d’offrir à la vue du mâle un second et excitant derrière. Les fesses elles-mêmes auraient pris volume et rondeurs, se seraient dégarnies de leur fourrure, pour préserver l’apparence du « cul rouge » chargés d’effluves des chimpanzés, escamoté aux regards par la station debout. La rotondité culière serait ainsi devenue un clignotant sexuel décisif : au code « je suis prête au printemps » des boursouflures saisonnières aurait succédé le code « je suis prête à tout instant » du fessier ballonné. Cette exacerbation érotique confirmerait la thèse de la sélection naturelle des femelles les plus attractives, condition de leur survie.

Les Vénus préhistoriques à la croupe imposante témoignent de cette érotisation générale de la lignée Homo.

Par comparaison avec l'humain moderne, les autres singes ont de minuscules organes génitaux mâles, les femelles n’ont pas de seins et sont velues. Mais ils sont facilement en mesure de distinguer les sexes parce que les mâles peuvent peser jusqu'à trois fois plus que les femelles.

L'humain, en revanche, est beaucoup moins facile à distinguer en fonction de la taille. Ainsi, les organes génitaux masculins et les seins féminins ont évolué pour faciliter la reconnaissance de l'autre sexe sur des créatures de taille et de forme similaires.

Si le pénis humain est plus grand et plus visible que celui des autres singes (sachant que chez eux ce sont les testicules qui sont plus gros), cela est dû à la pression féminine et à la volonté de virilité qui auraient permis l'allongement du pénis, mis en valeur par la bipédie et par la présence de poils principalement au niveau des organes sexuels.

 

 

La pilosité du sexe féminin (qui est propre à l'humain) est l'indice optique le plus flagrant chez la femme, sachant que le plaisir visuel, facilité par la bipédie, tient un rôle majeur dans les comportements sexuels.

 

L'évolution morphologique entre Singes et Humains, est également marquée par une nouvelle répartition des poils. Si leur perte est un désavantage, car elle induit une déperdition thermique, elle serait compensée par les vêtements de peaux (les premiers humains ont vécu nus tant que le climat le permettait ; il y a 60 000 ans environ, le refroidissement du climat obligea les humains de nos régions à protéger leur corps du froid et, constatant que les animaux qu'ils chassaient étaient mieux protégés par leur fourrure, ils eurent l'idée d'utiliser cette dernière pour en couvrir leur corps), et serait surtout la conséquence de la sélection sexuelle, qui dépend de l'avantage que certains individus ont sur d'autres de même sexe et de même espèce, sous le rapport exclusif de la reproduction. La sélection sexuelle serait à l'origine de la perte des poils chez la femme, dans un premier temps, car en l'absence de poils l'attirance des hommes pour les femmes est supérieure. Dans un second temps, les hommes auraient perdu leurs poils, à moindre mesure, à l'image des femmes. Une pilosité peu développée permet de prouver plus facilement à un partenaire que l’on n’est pas – ou peu – victimes des parasites (poux, puces, sachant que l’épouillage est une activité sociale marque de respect, d’amitié, de hiérarchie et de services rendus), et que l’on incarne de ce fait un reproducteur en bonne santé (la présence de parasites dénotant une mauvaise hygiène ou un manque de partenaires attentionnés à notre égard). Cette évolution ne fut possible que grâce à l’émergence de l’intelligence : l’humain étant capable de résister au froid en faisant du feu ou en se vêtant des peaux de ses proies, sa fourrure avait perdu de son utilité. Sauf en certains endroits précis : les poils pubiens ont survécu car ils servent à transmettre les odeurs à caractère sexuel émises depuis une zone moite et chaude, très riche en glandes émettrices de sueur.

On évoque également un système de reconnaissance du partenaire spécifique par perte des poils, sauf au niveau des organes sexuels (imberbes chez les autres singes), dans le but de faciliter cette reconnaissance. En ce qui concerne les attributs sexuels toujours, la bipédie, en masquant la turgescence (gonflement d'un organe dû à un afflux de sang) de la région génitale chez la femme, aurait induit le développement d'un signal sexuel compensatoire par la nudité des seins et des fesses. Le développement des fesses permettrait, de surcroît, le stockage d'énergie en grande quantité, sans gêner les mouvements bipèdes, le pouvoir reproductif de la femme étant lié à la quantité de graisse dans le corps. Les seins auraient par la suite « imité » les fesses devenues des objets sexuels.

 

Chez les babouins de savane, comme chez toutes les espèces, les relations sexuelles se limitent aux périodes d’ovulation des femelles, les exceptions étant très rares, comme chez les chimpanzés et les bonobos (ils règlent leur sexualité par leur mode de vie ; néanmoins, leur sexualité est davantage de l'ordre de la civilité).

Ce qui fait la spécificité de la sexualité humaine par rapport à celle des autres grands singes, c'est la perte de l'œstrus (état hormonal de réceptivité sexuelle commun à tous les mammifères). Cette disponibilité des humains a aussi ses limites car, bien que parmi les primates anthropoïdes l'homme soit doté du pénis le plus volumineux et long (le pénis humain est un peu plus important, relativement à la masse corporelle, que celui des autres mammifères), il est le seul à ne pas disposer d'un os périnéal ou pénien (l’anatomie du pénis humain se distingue de celle du pénis de la plupart des autres mammifères par l’absence de baculum, un os qui sert à ériger le pénis, ainsi l’homme – comme les étalons – ne peut pas rétracter son pénis dans son corps), et la femme est la seule anthropoïde à connaître une ménopause. Le sexe, dont l'exercice permanent dans notre espèce fut un jour rendu possible par les caractéristiques de la sexualité féminine, a permis la régulation des comportements, rendant possibles d'autres activités (dont le travail).

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