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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Cet article est un BROUILLON afin de vous montrer à partir de quelles sources nous construisons nos synthèses et comment nous en extrayons la substantifique moelle.

Alors qu’aujourd’hui nous en sommes au traitement des informations concernant notre évolution des singes du Vieux Monde aux grands singes, sans queue, ce brouillon sera étoffé puis recyclé dans différentes synthèses (que vous pourrez suivre facilement grâce au tag Alsace).

 

 

·  -350 000 : interglaciaire Mindel-Riss. L'avant-dernier interglaciaire (Mindel-Riss) fut partagé en deux périodes par une phase de climat frais à tempéré. La seconde fut plutôt plus sèche et plus fraîche que la première.

Le débitage Levallois apparaît dès l'Acheuléen en Afrique. En Europe du Nord-Ouest, il est attesté dès la fin du stade isotopique 10 (entre -365 et -335 000), dans des industries de type Acheuléen moyen mais il va surtout se généraliser en Eurasie au Paléolithique moyen, durant le Moustérien (à partir du stade isotopique 8).

 

Vers-300 000 débute le Moustérien (jusqu'en -35 000) dans le cadre de la glaciation du Riss I. La glaciation de Riss connut à son début au moins quatre interstades (phases de réchauffement climatique) caractérisés par un climat frais à tempéré, séparant des stades au climat froid et semi-désertique. Son maximum, très froid et sec, fut analogue à ce que sera celui de Würm.

 

Cette glaciation a été d'une extension limitée et le Moyen Pays suisse est resté en bonne partie libre de glaces. Le plateau suisse ou plus justement le Moyen Pays (en allemand : Schweizer Mittelland) constitue l'un des trois ensembles géographiques de la Suisse aux côtés du Jura et des Alpes. Couvrant environ 30 % de la surface du pays, il comprend tout l'espace entre le Jura et les Alpes, formé partiellement de plaines, mais principalement de collines, et son altitude moyenne varie entre 400 et 600 m. Géologiquement, le plateau suisse fait partie d'un grand bassin qui se prolonge au-delà de la frontière de la Suisse : son extrémité sud-ouest est située en France, à Chambéry ; plus au sud le Jura et les Alpes se rencontrent, n'étant plus séparés par le plateau ; à l'autre côté du lac de Constance, le plateau se poursuit dans les Préalpes allemandes et les Préalpes autrichiennes.

À l'intérieur de la Suisse, le plateau suisse a une longueur d'environ 300 km, et sa largeur augmente de l'ouest vers l'est : Dans la région de Genève, il est d'environ 30 kilomètres, à Berne environ 50 km et en Suisse orientale environ 70 kilomètres.

On désigne du nom de M. (all. Mittelland) ou de Plateau le territoire de la Suisse compris entre le Jura et les Alpes. Il couvre environ 30% de la superficie du pays, dont il constitue ainsi l'une des grandes divisions physiques. Il s'étend sur une longueur de 300 km depuis le lac Léman jusqu'au lac de Constance. Sa largeur varie entre 40 km à l'ouest et 70 km à l'est. Les points les plus bas se situent à une altitude de 350 m; le Napf, point le plus haut du M. au sens restreint, culmine à 1408 m. Le Rigi, point culminant de la molasse subalpine, est attribué aussi bien aux Alpes qu'au M. On distingue géographiquement entre le M. inférieur et supérieur, la limite passant entre 600 et 800 m. Géologiquement, il constitue un bassin molassique formé par sédimentation durant le plissement alpin, puis modelé par les cours d'eau et les glaciers. Son système hydrographique a pour effluents le Rhône et le Rhin. Au nord, la limite avec le Jura est assez nette; au sud, contre les Alpes, elle est topographiquement plus fluctuante.

Avec son climat relativement doux, comparé à celui du Jura et des Alpes, et son réseau hydrographique dense, le M. constitue une région favorable à l'implantation humaine.

 

L'environnement naturel de l'homme du Paléolithique n'était pas fondamentalement différent de celui d'aujourd'hui: les grands fleuves alpins avaient déjà leur vallée tracée et le nord des Alpes formait un château d'eau alimentant l'Aar, la Reuss, la Limmat et le Rhin. Les avancées glaciaires ne modifièrent guère la situation des cours d'eau, mais leur caractère, transformant les rivières à méandres des phases chaudes en rivières impétueuses. Pendant les phases de réchauffement, le Moyen Pays était couvert comme aujourd'hui de forêts mixtes et de feuillus. Les phases froides ne permettaient que la croissance d'une maigre végétation steppique en l'absence de glace. Pendant de longues périodes à l'intérieur même d'une glaciation, le Moyen Pays ressemblait à une steppe froide avec une limite de la forêt située entre 700 et 800 m et une limite des neiges persistantes également très basse. Cependant, jusqu'à 32 000 ans au moins, cette limite resta au-dessus de 1800 m.

 

Le Paléolithique moyen correspond au développement d'une nouvelle technologie de taille de la pierre, dite méthode Levallois. Elle permet de prédéterminer la forme des éclats qui, sans transformation ultérieure ou par un minimum de retouches, fournissent des outils plus légers et plus rapidement fabriqués que précédemment. Cette longue période est subdivisée en Paléolithique moyen ancien (Prénéandertaliens) et en Paléolithique moyen récent (Néandertaliens classiques) à partir de l'avant-dernière grande période interglaciaire qui débute voilà environ 130 000 ans.

La transition du Paléolithique ancien au Paléolithique moyen prend place durant la troisième période glaciaire. En général, la faune révèle une dégradation continuelle du climat. Au Pléistocène moyen ancien, dominaient les animaux thermophiles et durant les 1è et 2è premières périodes glaciaires, les animaux des forêts dominaient encore les animaux des steppes. Depuis l'avant-dernier glaciaire (Riss : -300 000 à -110 000), la faune s'appauvrit en variété et se caractérise par des animaux résistant au froid.

Durant la période des derniers 400 000 ans, on a constaté 4 cycles glaciaires-interglaciaires, très similaires dans leur déroulement. On peut estimer une durée de plus ou moins 100 000 ans pour chaque cycle. Au début de chacun de ces cycles, qui est en même temps le début d'une période glaciaire, se développent plusieurs horizons d'humus témoins d'un climat oscillant (strates 20a, 18 supérieure et 13/14). Au-dessus se trouvent des couches de lœss atypiques, quelquefois sableux, qui se sont sédimentées pendant des conditions périglaciaires (strates 20’’’, 17, 12). Ensuite les lœss purs se sont déposés (strates 20’’ à 19, 16, 9 à 2).

Les niveaux du haut (qui sont les plus importants) sont constitués par des lœss et limons. Les couches de lœss sont des sédiments glaciaires et les limons des sols interglaciaires. Par l'action de la tectonique, la terrasse s'est fracturée en compartiments : le compartiment de Schiltigheim au nord-est, le compartiment de Hangenbieten-Mundolsheim à l'ouest, et, au sud d'Achenheim (près de Strasbourg), le compartiment de Lingolsheim. Pendant la sédimentation du limon rouge du plateau (strate 20e) que l'on estime à plus de 400 000 ans, au sud d'Achenheim une partie du compartiment de Hangenbieten-Mundolsheim s'est abaissé jusqu'à 27 mètres au maximum par action tectonique.

La strate 20a du début de la 3è période glaciaire a livré 76 artefacts. Dans cet ensemble, les galets aménagés, surtout les choppers, représentent environ 70% de l'outillage. Il y a 6 outils sur éclat, dont 5 sont des racloirs frustes plus ou moins denticulés. Importants sont 2 nucleus et 2 éclats Levallois. La préparation de ces nucleus est centripète, quant à la surface de débitage, on ne relève qu'un seul négatif d'enlèvement préférentiel. Les deux seuls éclats Levallois sont également des éclats préférentiels ou des "éclats Levallois de premier ordre". Au début de la deuxième période glaciaire, il y avait à Achenheim un Paléolithique ancien surtout caractérisé par des galets aménagés (strate 20a). Pour fabriquer ces artefacts lithiques, on a surtout utilisé des galets des terrasses fluviatiles. On ne peut déterminer si ceux-ci proviennent de la proche terrasse de la Bruche (où l’on trouve énormément de galets de quartz, quartzite, grauwacke, granite, rhyolite, phtanite et porphyrite ; plus rares et plus petits sont les galets de silex du Muschelkalk et du Jura, ainsi que du Buntsandstein), à environ 1 km du site, ou d'une autre terrasse, mais on a vraisemblablement exploité la source la plus proche.

Les strates 20’’’, 20’’ et 20’ ont livré 46, 60 et 79 artefacts. De la strate 20’’’ à la strate 20’, la part des galets aménagés par rapport à l'ensemble de l'outillage diminue de 80 à 40%. Par contre la part des outils sur éclat s'accroît de 20 à 40%. Depuis la strate 20’’, l'outillage typiquement Paléolithique moyen existe (racloirs soigneusement retouchés, limaces. Ces outils représentent dans les strates 20’’ et 20’ environ un quart des pièces retouchées. Dans les 3 strates, on trouve 11 éclats Levallois (10% de l'ensemble des éclats).

Dans l'utilisation de la matière première, on peut voir des changements progressifs entre les strates. Il y a un lien étroit entre la matière première et les types d'outillage dans toutes les strates : 75% des galets aménagés sont fabriqués en quartz, quartzite et "matériaux rocheux", 85% de tout l’outillage sur éclat est fait sur silex et phtanite. Au Paléolithique ancien, on a surtout utilisé des pierres faciles à extraire et la plupart d'entre elles étaient de mauvaise qualité (quartz, quartzite, "matériaux rocheux"). On en a surtout fait des galets aménagés. Pendant la transition du Paléolithique ancien au Paléolithique moyen, on constate un accroissement des matières premières de bonne qualité (phtanite, silex), nécessitant plus de temps pour leur recherche (strates 20’’ jusqu'à 20’). On peut observer que cette transition se fait progressivement (strate 20’’’ jusqu'à 20). À partir de la strate 20, on constate l'accroissement de meilleures matières premières. Quelques artefacts, mais peu nombreux, en calcédoine et jaspe proviennent certainement d'ailleurs que du site (le plus proche site d'extraction connu du "Bohnerzjaspis" se situe au Isteiner Klotz, à Baden à 80 km à l’Est du site, une origine possible de la calcédoine est la zone volcanique du Palatinat, à 150 km au Nord). Depuis la 2è période glaciaire, ces matériaux "exotiques" sont présents surtout sous forme d'outils retouchés ; plus rares sont les éclats ordinaires ou les nucleus. Parallèlement, la technique Levallois apparaît pour la première fois, même si elle est rare et non utilisée couramment. Les galets aménagés dominants jusque là ont fait place à l'outillage sur éclat. Bien qu'encore rarement utilisée, la technique Levallois voit sa productivité augmenter par la production de plusieurs éclats sur les nucleus. Simultanément apparaît pour la première fois l'outillage typique du Paléolithique moyen. L'utilisation de matière première de meilleure qualité, dont l'obtention demande un temps plus important, augmente fortement. L'augmentation de l'outillage sur éclat induit peut-être l'augmentation de la demande en éclats de bonne qualité, induisant elle-même l'augmentation de la productivité de la technique Levallois. Ceci est peut-être la raison de la demande de meilleure qualité de la matière première lithique. Le passage du Paléolithique ancien au Paléolithique moyen semble être terminé dans le premier tiers du troisième glaciaire (vers -270 000).

L’industrie lithique a été attribuée à la transition de l’Acheuléen moyen et supérieur, au début du complexe saalien. Nommée d'après la rivière Saale en Bavière (prenant sa source à l'extrémité orientale de la forêt de Thuringe dans le centre de l'Allemagne, c'est le plus grand affluent de l'Elbe), le saalien est une période pendant laquelle a eu lieu la troisième glaciation de l'ère quaternaire qui s'est étendue entre -300 000 à -120 000 (corrélé au Riss pour la nomenclature Alpine et au Stade Isotopique 8 à 6, pour la courbe isotopique de l'oxygène). Les peuplements humains du Saalien correspondent plus ou moins à la phase ancienne du Paléolithique moyen : outillage riche en racloirs, apparition et accentuation du débitage Levallois - entre unipolaire convergents pour la production de pointe -, apparition pour la France septentrionale du débitage laminaire, continuité du façonnage des bifaces. On les retrouve à Vassincourt entre Reims et Nancy, à Champvoisy dans le Nord et à Markkleeberg dans l'Est de l'Allemagne.

 

-250 000 : Steinheim an der Murr (District de Stuttgart) découvert steinheimensis Homo qu'aujourd'hui tant pour Hominini - nature heidelbergensis Homo sont classés, notamment un âge d'environ 500.000 ou 250.000 années, la plus ancienne retrouve du genre Homo en Europe à tous . L'Homo steinheimensis, un crâne humain fossile âgé de 250/350 000 ans (après Homo heidelbergensis et avant l'homme de Neandertal1)

Steinheim an der Murr (20 km au Nord de Stuttgart), qui restent déjà au début, l'homme debout-pied (Homo erectus) entre Günz et l'âge de glace fissure dans la région du Rhin. commune de Bade-Wurtemberg (Allemagne), située dans l'arrondissement de Rhin-Neckar, dans l'aire urbaine Rhin-Neckar, dans le district de Karlsruhe.

Un autre trouver est 350000 années plus jeune que les mâchoires inférieures de Mauer/Heidelberg, il était en 1933 à Steinheim an der Murr ( district de Ludwigsburg fait). Alors est-ce «l'homme de Steinheimer" évolutionnaire entre Homo heidelbergensis et l'homme de Néandertal. C'était probablement une femme. En raison de l'abondance de plantes comestibles aurait emporté la collection de plantes et de petits animaux sur la chasse au gros gibier. L'utilisation de graves bâtons et de haches à main est suspectée, mais pas prouvé de façon concluante pour cette découverte.

Vers la même époque semble être la référence dans le Travertinbrüchen de Bad Cannstatt/Stuttgart. Bad Cannstatt se trouve des deux côtés de la rivière Neckar. Dès la dernière glaciation, la région a été utilisé par le Seelberg de chasseurs de mammouths comme dépôt, comme l'ont révélé les découvertes dans les travertins de la Seelbergstraße [Bereits in der letzten Eiszeit wurde die Gegend um den Seelberg von Mammutjägern als Lagerstätte genutzt, wie Funde im Travertinsteinbruch an der heutigen Seelbergstraße ergaben]. Les restes humains n'ont pas été démontrées ici.

 

 

Il y a environ 200 000 ans, Homo heidelbergensis a évolué pour donner naissance aux néandertaliens. Le squelette d’une personne de moins de 20 ans trouvé à Ehringsdorf, près de Weimar, est estimé comme le premier représentant de cette nouvelle lignée. Bien que classé comme un type précurseur de Neandertal, le crâne porte des fonctionnalités présentes dans l'espèce Homo sapiens, en particulier il a un os occipital arrondi.

L'Homme de Neandertal est un chasseur-collecteur nomade qui installe ses campements tant sous abri, en grotte qu’en plein air. Ses outils en pierre marquent une étape importante avec la production en série d’éclats standardisés.

 

Neumark-Nord dans le sud-est du Harz (massif montagneux couvrant environ 2 000 km² au centre-nord de l’Allemagne) permet la reconstruction d'un écosystème entier que l'homme de l'ère glaciaire utilisé pour chasser 200.000 ans. camp de longue durée pour environ 150 personnes, ce qui prouve sa structure presque unique dans le travail et espaces de vie avec des maisons que l'homme, même alors, pourrait créer sa propre micro-environnement (pièces dentelées qui sont conçus pour couper ou entaillé pour l'écorçage et le lissage des branches).

Le site de Neumark-Nord avait une fois un environnement varié: en vrac, entrecoupées de buissons, d'herbes et une couche d'herbe dense des forêts couvraient probablement le lac. En outre, bien étalés steppes de prairies principalement avec l'herbe de printemps. Cette végétation a favorisé les grands herbivores surtout vrai, et il n'est donc pas surprenant que la majorité des retrouve des squelettes de grands animaux qui sont végétariens nourris là-bas. En particulier dans le sud et l'ouest banques se sont trouvées partiellement véritables champs d'os. Il est intéressant de noter que beaucoup de ces squelettes sont complets et que les animaux ont été tués soit par les humains et les prédateurs. Ils ont peut-être venu sur la course dans la boue des berges peu profondes et ne pouvait pas se libérer. Ils ont également découvert plus accumulations de défenses d'éléphants de forêt semblent avoir été recueillies. De nombreuses références aux activités humaines ont été trouvés dans les environs du lac. Voici des différences intéressantes entre la zone riveraine inférieure et supérieure peuvent être identifiés: Près du lac étaient probablement principalement les sites de bataille avec des outils de pierre conçus en conséquence. Mais tout à fait différente sont les héritages sur la zone de la rive supérieure. Voici les aires de repos des chasseurs sont probablement localiser ici la nourriture était cuit et mangé, les appareils ont été faites et réparées. Alors, par exemple, suggérer des os d'animaux appropriés qui sont souvent réduits en obtenir à la moelle.

 

squelette complet d'un éléphant a été découvert entre une unité de roche dont les ossements …

Il a collé une masse noirâtre qui ressemblait Schäftungskitt. Cela aurait été une découverte spectaculaire en soi. Analyses ont révélé, cependant, que ce sont les radicaux à des traces d'acide en chêne qui ne peut se produire naturellement dans telle concentration. L'acide contenu dans l'écorce de chêne est encore aujourd'hui utilisé pour le tannage des cuirs et peaux, et prouve que les gens de cette époque avaient la capacité pour tanner le cuir et ne pourraient probablement produire des vêtements, des sandales ou des citernes. Les résultats de fouilles soutenir une distinction entre les sites de repos et de combat dans Neumark-Nord. Dans le domaine des lieux de bataille des outils de pierre sont de conception relativement simple et se prêtaient à la suppression immédiate de gros gibier. En cela, ils ressemblent à des objets (appareils) de Gröbern

[1996 wurde bei der Freilegung eines vollständigen Elefantenskelettes ein Steingerät zwischen dessen Knochen entdeckt. Daran haftete eine schwärzliche Masse, die wie Schäftungskitt aussah. Dies wäre an sich schon eine spektakuläre Entdeckung gewesen. Analysen ergaben jedoch, dass es sich bei den Resten um Spuren von Eichensäure handelt, die in solch hoher Konzentration nicht natürlich entstehen kann. Die in der Eichenrinde enthaltene Säure wird sogar heute noch zum Gerben von Häuten und Fellen eingesetzt und beweist, dass auch die Menschen damals die Fähigkeit besaßen, Leder zu gerben und wahrscheinlich Kleidungsstücke, Sandalen oder Behälter herstellen konnten. Die Grabungsbefunde lassen in Neumark-Nord eine Unterscheidung von Rast- und Schlachtplätzen zu. Im Areal der Schlachtplätze sind die Steinwerkzeuge relativ einfach gestaltet und waren für die sofortige Zerlegung von Großwild geeignet]

 

À Achenheim près de Strasbourg, la strate 20, vers -200 000, a livré 117 artefacts. D'un point de vue typologique et technologique, l'ensemble présente un Moustérien de type Ferrassie, l'industrie la plus ancienne du Paléolithique moyen à Achenheim. Il est caractérisé par de nombreux éclats Levallois, à savoir : de nombreux racloirs simples, des pointes moustériennes (ou racloirs convergents) relativement nombreuses comparées aux racloirs transversaux.

L'outillage sur éclat domine, avec 80% de l'ensemble de l'outillage, les galets aménagés (12%). 15 outils sur éclat sur 26 sont des racloirs. De plus, on trouve un racloir double, un racloir déjeté, un outil composite comprenant un grattoir, un burin, un "kostienkiende", et enfin 6 pièces denticulés ou encoches. Environ un quart des 81 éclats sont des éclats Levallois, presque toujours des éclats de 3è ordre. On a toujours produit plusieurs éclats par surface de débitage. Un de ces nucleus Levallois et un quart des éclats Levallois sont bipolaires.

 

Les plus anciens témoignages de l'existence de chasseurs en Suisse, remontant à environ 200 000 ans, ont été trouvés près de Coire, dans les régions du Säntis, des Churfirsten et du Rigi, de même que dans le Simmental et dans le Jura.

 

Vers -190 000 débute la glaciation de Riss II. Les maxima des trois dernières glaciations, Mindel, Riss (180 000-120 000) et Würm (115 000-10 000) se caractérisent par un climat sec et très froid (température moyenne annuelle inférieure à 10°C), et par l'absence de la forêt. Celle-ci réapparut à chaque fin de glaciation à la faveur du réchauffement, avec des espèces peu exigeantes, supportant un climat encore froid et semi-désertique, comme le bouleau et le pin sylvestre.

 

Les découvertes du paléolithique en Bade-Würtemberg allemand se situent entre les périodes froides, quand le climat était tempéré et méditerranéen, ou au moins dans une plage de temps subarctique d'une heure de début ou de fin de la glaciation. Car on fait du Paléolithique moyen au sud-ouest de l'Allemagne une population moyenne de 1000 personnes. [Die Funde aus der Altsteinzeit stammen aus Perioden zwischen den Kaltzeiten, in denen das Klima gemäßigt bis mediterran war oder zumindest im subarktischen Zeitbereich einer beginnenden oder endenden Eiszeit. Für das Mittelpaläolithikum geht man in Südwestdeutschland von einer mittleren Population von 1.000 Personen aus. Die Zeitangaben sind dabei gerundete Werte]

Sites néandertaliens sont plus denses au sud, où la forêt ouverte a prévalu et le terrain calcaire offert plus de grottes comme logements. Le Rhin a couru à travers une toundra, où les Néandertaliens chassaient le gros gibier, tels que le rhinocéros et le mammouth laineux. En conséquence, les sites moustériens plein air ont été découverts dans et autour de la vallée du Rhin.

 

 

La Trouée de Belfort, qui fait communiquer les deux grandes vallées du Rhin et du Rhône, a été le chemin naturel des migrations et des invasions d'Est en Ouest. Les premières traces d'activités humaines "permanentes" remontent au paléolithique, des éclats de silex datant de -150 000.

 

·  -140 000 : glaciation de Riss III.

Sur le pourtour de l'arc alpin, un certain nombre de grottes s'ouvrant à des altitudes très variables de 600 à plus de 2000 m a connu une occupation au Paléolithique moyen. On peut distinguer quatre groupes de sites: la région du Säntis (Wildkirchli 1477 m, Wildmannlisloch 1628 m et Drachenloch 2445 m); l'Oberland bernois (Schnurenloch 1230 m, Chilchlihöhle 1810 m et Ranggiloch 1845 m); la Haute-Savoie et la région d'Onnion (plusieurs grottes à des altitudes autour de 1200 m); la région d'Orta à Côme, au sud du Tessin (Monfenera 670 m, Buco del Piombo 695 m).

Tous les gisements alpins ont en commun la pauvreté de l'outillage. Les hommes ont en général utilisé les roches dures d'origine locale, ainsi au Wildkirchli les éclats sont taillés dans des quartzites d'assez bonne qualité. Parmi les pièces reconnaissables, il y a des éclats levallois, racloirs, pièces à encoche et denticulés. Il s'agit bien d'un Moustérien dont on ne peut, faute d'un matériel suffisamment abondant, définir le groupe.

 

On observe dès la préhistoire des différences régionales : le Plateau argovien, qui s'ouvre au sud-ouest et au nord-est, a subi des influences venues de ces deux directions, tandis que le Fricktal, au nord du Jura, appartient à l'aire culturelle de la Suisse du Nord-Ouest et regarde vers le nord et la plaine rhénane. Cela s'explique par le fait que le pays est fortement découpé par les chaînons jurassiens et par les moraines des glaciers quaternaires, et creusé par les grands cours d'eau du Plateau suisse.

Le F. correspond aux actuels districts argoviens de Laufenburg et Rheinfelden. Cette région occupe une partie du Jura tabulaire, le long du Rhin, de l'embouchure de l'Ergolz à l'ouest presque jusqu'à celle de l'Aar à l'est. Elle est percée de nombreux vallons orientés au nord, qui se jettent soit dans la Sissle, soit dans le Rhin. Aux époques préhistoriques, le F. fut toujours libre de glace. On a trouvé à ce jour des campements protégés de chasseurs paléolithiques à Zeiningen et Rheinfelden

En Suisse, le Paléolithique moyen correspond à la première période bien attestée d'une occupation préhistorique généralisée. Quelques stations de plein air difficiles à dater pourraient appartenir à cette période. Il s'agit de découvertes isolées de bifaces de type micoquien dans le Fricktal (Möhlin, Zeiningen, Magden). Les sites du Paléolithique moyen récent sont caractérisés par l'emploi très fortement majoritaire d'éclats comme pièces supports des outils. Par habitude, toutes ces industries sont désignées du nom de Moustérien. Ce complexe est habituellement subdivisé en faciès définis à partir des techniques de débitage et des proportions de groupes d'outils.

nord-ouest du canton d'Argovie, le Fricktal est situé entre le Rhin, le Jura et la Forêt-Noire, à l'est de l'agglomération bâloise. Il est composé des districts argoviens de Laufenburg et de Rheinfelden. Son point le plus haut, à 870 mètres d'altitude est situé sur la commune d' Oberhof, alors que son point le plus bas, à 260 mètres, correspond à la hauteur du Rhin près de Kaiseraugst.

Le plus ancien témoin de présence humaine est le biface de Zeiningen-Uf Wigg (env. 150 000-100 000 ans).

 

La fin de la glaciation de Riss, comme celle de Würm, connut un passage d'un climat froid et désertique à un climat frais à tempéré.

 

-130 à -110 000 : interglaciaire Riss-Würm (Eémien) : Des changements dans les paramètres orbitaux (plus grande inclinaison de l'axe et plus grand périgée) par rapport à aujourd'hui, connus sous le nom de cycle de Milankovitch, ont probablement entraîné des plus fortes variations thermiques saisonnières dans l'hémisphère nord, bien que les températures moyennes annuelles globales étaient probablement similaires à celles de l'Holocène. Le climat de l'Eémien était certainement aussi stable, bien que plus chaud, que celui de l'Holocène. Le pic le plus chaud de l'Eémien se situe il y a 125 000 ans environ. L'optimum de l'interglaciaire Riss-Würm dépassait nettement les moyennes estivales actuelles. Les hivers de l'hémisphère Nord étaient généralement plus chauds et humides qu'aujourd'hui, bien que certaines régions particulières étaient légèrement plus froides. Les forêts remontaient jusqu'au Cap Nord (aujourd'hui couvert par la toundra), au nord de la Norvège, bien au-delà du cercle polaire arctique. Les feuillus comme le noisetier et le chêne poussaient jusqu'à Oulu en Finlande. Le niveau de la mer était de 4 à 6 mètres plus haut qu'il ne l'est actuellement, signe d'une plus importante déglaciation, principalement dans les calottes glaciaires du Groenland (qui a pu contribuer à plus de 2 mètres d'élévation du niveau de la mer) et d'Antarctique. La Scandinavie était une île en raison de l'inondation de vastes régions d'Europe du Nord et de la plaine de Sibérie occidentale.

Le début et la fin de l'interglaciaire Riss-Würm se caractérisent par un climat frais à tempéré, favorable aux conifères, et par de fortes précipitations, responsables d'une active érosion.

 

Une présence humaine est probable sur le Plateau, dans le Jura et les Préalpes lors des interglaciaires, par exemple dans les régions de Zurich et de Bâle lors de l'interglaciaire Riss-Würm, mais on n'en a aucune preuve. Des sites du Paléolithique moyen sont attestés dans le Jura, sur le Plateau et le long du Rhin entre Schaffhouse et Bâle. De petits groupes de chasseurs nomades vivaient au bord des lacs, des rivières, dans des grottes et des abris sous roche.

 

Le vaste ensemble montagneux des P., en périphérie de la zone alpine, touche à la France, à l'Italie, à l'Allemagne et à l'Autriche. En Suisse, entre les collines molassiques du Moyen Pays et les Alpes, les P. sont constituées de massifs calcaires dont les sommets ne dépassent pas 2500 m d'altitude. Les géographes les appellent aussi Basses-Alpes, à l'intérieur desquelles ils distinguent les P. romandes des Alpes calcaires de Suisse centrale et orientale; les géologues les désignent sous le terme géomorphologique de massifs subalpins. Représentant environ 12% du territoire, cette frange bordière des Alpes, qui traverse la Suisse en diagonale du Léman au lac de Constance, englobe les lacs de Thoune, de Brienz, des Quatre-Cantons, de Zoug, d'Ägeri et de Walenstadt, touchant l'extrémité orientale du lac de Zurich. Les vallées, ouvertes vers le nord-ouest, ont favorisé les communications avec le Moyen Pays. A l'ouest, les P. touchent le Valais, entre le val d'Illiez et le Léman, les cantons de Vaud et de Fribourg, incluant le Pays-d'Enhaut et la Gruyère; elles se poursuivent par le Simmental et les vallées de l'Oberland bernois, une partie de l'Entlebuch lucernois, les demi-cantons d'Obwald et d'Nidwald. Continuant vers l'est par Schwytz et Zoug, les P. atteignent l'Oberland zurichois, le Toggenbourg et Appenzell, pour aboutir au Säntis. Outre celui-ci, les principaux sommets sont le Moléson, la Tour d'Aï, le Niesen, le massif du Napf, le Pilate, le Rigi et les Mythen. Au sud des Alpes, la délimitation des P. est complexe et discutable. Le Sottoceneri et le Luganais en particulier appartiennent au système des P. lombardes, varésines et comasques. Les principaux sommets sont le Camoghè, le Monte Tamaro, le Monte Lema et le Monte Generoso.

 

Préhistoire est étroitement conditionnée par les situations géographique et topographique locales. Les régions ouvertes sur le bassin du Doubs (Ajoie) ou du Rhin et de l'Alsace (vallée de Delémont) participent à l'histoire du peuplement du coude du Rhin et du flanc nord de la chaîne jurassienne. Les montagnes ont protégé les sols de l'érosion due aux derniers grands glaciers alpins qui n'ont pu les franchir.

De riches ateliers de taille de silex sont attestés à Alle dans le Jura suisse, au lieu-dit Noir Bois, soit il y a environ 120 000 ans. La culture moustérienne, portée par les hommes de Néandertal, s'y est poursuivie par périodes jusque vers -35 000.

 

Les strates 17 d’Achenheim près de Strasbourg ont livré de nombreuses et diverses pièces. À côté d'un racloir simple, on a trouvé un racloir convergent à retouche alterne. C'est une forme importante de la strate G du gisement du Moustier (sur la commune de Saint-Léon-sur-Vézère, en limite de la commune de Peyzac-le-Moustier, en vallée Vézère dans la Dordogne), qui a livré un Moustérien de tradition acheuléenne (MTA). Un uniface de 13 centimètres de long, soigneusement retouché, et 2 couteaux à dos font à nouveau penser qu'il pourrait s'agir d'un MTA. Parmi les éclats se trouvent 3 éclats Levallois, tous de 3è ordre. De ce lœss proviennent également dix éclats et deux débris. Parmi les outils on trouve un éclat long-étroit avec une retouche ressemblant à celle d'un grattoir et deux couteaux à dos partiel. L'outillage de type Paléolithique supérieur, comme les grattoirs, perçoirs et couteaux à dos, caractérise généralement le MTA de type В. Une autre couche de lœss, dans laquelle se développait un horizon Bt pendant le dernier interglaciaire (éemien), a livré un couteau à dos partiel, un biface assez fruste de 8 cm de long et cordiforme, un perçoir fin, un racloir dejeté, un racloir convergent, un racloir transversal atypique, un denticulé et un "kostienkiende". Au Pech de l'Azé (à environ 5 kilomètres de Sarlat, en Dordogne), strate 4 et A (MTA type B : fin du stade isotopique 6, avant -130 000), on trouve des perçoirs similaires à celui d'Achenheim. Enfin, 4 galets aménagés (choppers) sont présents. Un tiers des 32 éclats sont Levallois, surtout de 3è ordre. Remarquable est un nucleus à lamelles conique avec plate-forme de frappe et une crête de type Paléolithique supérieur. C'est un exemple intéressant pour démontrer qu'une technique peut être connue longtemps avant de devenir la technique majeure d'une autre période. Le niveau archéologique de la lœssière Hurst à Achenheim appelé "sol 74" constituait une aire de dépeçage après une campagne de chasse, avec un secteur à outillage associé à des restes osseux. On y a découvert un lot d'un peu plus d'une centaine d'artefacts façonnés sur des tranches de galets de roches siliceuses diverses fendus par percussion, notamment un biface cordiforme en schiste. Le silex était absent. L'ensemble est daté de la fin du Pléistocène moyen (fin de la période glaciaire Riss, au Paléolithique moyen, vers -130 000).

 

 

Lehringen, en Basse-Saxe allemande, a livré un squelette d’éléphant à défenses droites (Palaeoloxodon antiquus : ces éléphants ont probablement dérivés à partir de l'éléphant à défenses droites décrit dans de nombreuses îles de la Méditerranée, où ils ont évolué pour devenir des éléphants nains ; les facteurs responsables du nanisme des mammifères insulaires sont la réduction de la disponibilité alimentaire, la prédation et la concurrence) avec les restes d'une lance fichée entre ses côtes et des artefacts lithiques autour de sa tête, datés de -125 000. D’autres ossements avec traces humaines, datés de -100 000, ont été découverts à Gröbern (Muldestausee), en Saxe-Anhalt (150 km au Sud-Ouest de Berlin).

 

La phase centrale vit prospérer les forêts mixtes; son climat chaud à tempéré ressemblait au Postglaciaire actuel, mais était sans doute plus variable, avec parfois des étés plus chauds et des hivers plus doux.

 

Königsaue l'ancien lac Ascherslebener en Saxe-Anhalt est l'un des sites les plus importants de la Altsteinszeit milieu (Paléolithique moyen) en Europe. Particulièrement remarquable est la présence de deux minuscules objets noirâtres qui rappellent un peu de goudron sec. L'analyse chimique a montré que ce sont des morceaux de terrain de bouleau. Cela vient comme une découverte révolutionnaire comme malchanceux de bouleau ne pas aimer les résines à base de plantes qui se produisent dans la nature, mais doit être couve écorce de bouleau. Pour cela, des morceaux d'écorce chauffés à environ 400 ° C et il a tenu d'air. Que ce n'est pour l'instant pas réussi avec les méthodes traditionnelles, témoigne des compétences intellectuelles et techniques des personnes qui vivaient autrefois dans Königsaue. [Besonders bemerkenswert ist das Vorkommen zweier winziger schwärzlicher Objekte, die ein wenig an trockenen Teer erinnern. Die chemische Analyse ergab, dass es sich hierbei um Birkenpechstücke handelt. Dies ist insofern eine revolutionäre Entdeckung als Birkenpech nicht, wie etwa pflanzliche Harze, in der Natur vorkommt, sondern aus Birkenrinden ausgeschwelt werden muss. Hierzu erhitzt man Rindenstücke auf ca. 400°C und hält sie unter Luftabschluss. Dass dies mit traditionellen Methoden bisher nicht gelungen ist, zeugt von den geistigen und handwerklichen Fähigkeiten der Menschen, die einst bei Königsaue gelebt haben.]

 

Vers -110 000 débute la dernière glaciation, de Würm, où les glaciers occupent les massifs vosgiens. Le territoire suisse fut habité lors des interstades chauds du Würm (déjà au Würm ancien et moyen), où le climat favorisait la reforestation.

On distingue dans le Würm ancien trois stades au climat froid et sec, à la végétation de toundra parsemée de bouleaux et de pins sylvestres (la première fut la plus froide) et trois interstades au climat frais à tempéré (les deux premiers furent plus chauds et sans doute plus humides que le dernier).

Schématiquement, après la fin du dernier réchauffement, les glaciers s'avancèrent à deux reprises, dont une première fois vers 100 000. Ce refroidissement a notamment eu pour conséquence une baisse du niveau des mers d'une centaine de mètres (régression marine) et l'établissement d'un climat périglaciaire en Europe, aboutissant à de profondes modifications de la faune et de la flore. Au Paléolithique moyen, les Néandertaliens étaient présents dans la vallée de la Bruche. Achenheim, Gresswiller, Mutzig-Felsbourg, Nideck-Kleineck attestent clairement de la présence d'une population néandertalienne en divers points de la vallée de la Bruche au cours du Pléniglaciaire weischsélien, autour de 120.000 à 40.000 ans av. J.C.

Ce territoire montagneux des Vosges bas-rhinoises, verdoyant et forestier, associe la vallée supérieure de la Bruche et les vallées ou vallons des ruisseaux cascadants affluents, nés à l'ouest et à l'est, tels le rupt du Framont, la Rothaine et la Chirgoutte. Considérée comme l'un des pays de l'Alsace, au même titre que l'Outre-Forêt, l'Alsace bossue, le Ried ou le Sundgau, la Vallée de la Bruche frôle la Lorraine et englobe, de Plaine à La Broque, une partie de l'ancienne principauté de Salm. Axée sur la rivière éponyme, celle-ci coule dans une vallée profonde, notamment dominée par le Champ du Feu à l'est, et par le Donon à l'ouest. Le granitique Champ du Feu est le point culminant du Bas-Rhin. Ce vaste espace de chaumes accessible depuis le piemont viticole et la plaine d'Alsace par de bonnes routes sinueuses

Beau massif gréseux aux formes clivées, le Climont culmine à 965 mètres. Entre les bassins de Villé et celui de Saint-Dié, c'est le château d'eau de la région, où la Bruche, notamment, prend sa source.

Le massif gréseux du Donon, à la typique silhouette trapézoïdale, culmine à 1009 mètres (Grand Donon, le sommet principal). Abrupt du côté alsacien, entaillé de vallons, il donne aussi sources à plusieurs cours d'eau.

col de Saâles à 554 m d'altitude. Ce seuil se situe à la limite sud du territoire auquel la rivière prête son nom (également la limite sud-ouest du Bas-Rhin et de la région Alsace). Pays de moyenne montagne (300 à 800 mètres d'altitude, 1009 mètres au Donon, 1099 mètres au Champ du Feu), la Vallée de la Bruche se situe à la limite des Vosges gréseuses, au nord, et des Vosges cristallines, au sud. La Vallée de la Bruche proprement dite, vers laquelle convergent des vallées secondaires assez encaissées, plus ou moins ramifiées, est maintenant un axe de communication routier et ferroviaire entre la région strasbourgeoise et celle de Saint-Dié-des-Vosges (l'isolement fut grand jusqu'aux aménagements entrepris à partir du XVIIIe siècle). Le col de Saâles, à 554 mètres d'altitude, permet un flux de circulation très important, nord-est/sud-ouest, mais l'on passa longtemps par Plaine et Senones pour gagner Saint-Dié, la route proche de la Bruche n'étant pas carrossable au-dessus de Schirmeck.

"Alpages vosgiens", les chaumes à l'herbe feutrée servent de pâturages de juin à l'automne. Souvent enneigés, notamment sur le plateau du Champ du Feu, ils sont colorés au printemps par la floraison d'espèces résistant à des conditions climatiques assez rudes.

 

 

Achenheim : Au début de la glaciation du Würm, le silex homogène de bonne qualité devient le matériel dominant (strate 14).

Strate 14 : (début Würm). 64 artefacts. Une zone d'humus du dernier glaciaire a fourni de nouveau un ensemble de Moustérien de type Ferrassie. Parmi les 22 outils retouchés, 12 racloirs simples représentent l'outil le plus commun. Deux éclats Levallois présentent une méthode de débitage spéciale. Les négatifs montrent que l'on a souvent changé la direction de la taille, ainsi que les plans de frappe. Ce débitage "multidirectionnel" est probablement présent seulement au cours du Würm. On le trouve aussi au Kartstein strate III (Kakushöhle et Kartstein Dreimühlen : ensemble de grottes qui se situe dans une roche calcaire boisée entre Eiserfey et Weyer à Mechernich, vers Cologne, à environ 400 mètres d'altitude sur un plateau qui s'étend sur environ 150 m de longueur ; plus vieilles traces de passage humains de l’Eifel du Nord ; l'âge de la roche est estimé à environ 300 000 ans), à Corbehem (vers Arras, campement de chasseurs au Château-d'eau, entre -45 et -40 000 ; les niveaux se trouvent immédiatement au-dessus du complexe de Warneton) et à Yabroud abri I/strate 3 (grotte d'Iskafta à environ 80 km au nord de Damas, sur les pentes de la chaine de l'Anti-Liban, à 1550 m d'altitude, près du mont Qalamoun ; son nom viendrait d'un mot araméen signifiant "froid" ; fait partie du faciès Hummalien, du nom du site d’Hummal, dans le centre de la Syrie, daté de -250 000 à -175 000). Les 5 nucleus Levallois de la strate 14 d'Achenheim ne montrent pas la méthode de débitage "multidirectionnel". Une pièce étonnante est un nucleus Levallois cubique avec 6 surfaces de débitage. C'est un exemple de la plus grande productivité possible parce que chaque centimètre carré de sa surface est exploité. Chaque surface de débitage sert de plan de frappe à une autre sur face.

 

Pour autant, les preuves d'habitation humaine de la Sarre allemande ne remontent qu’aux environs de -100 000.

 

Dans le district de Lörrach, on trouve les traces de Neandertal à Grenzach-Wyhlen, à la pointe sud-ouest de la montagne le long de la Dinkel Rhin , au pied du Oberbergtals (Die beiden Orte Grenzach und Wyhlen liegen an der südwestlichen Spitze des Dinkelbergs entlang des Rheinufers und am Fuße des Oberbergtals).

De l'ivoire de mammouth daté de -100 000 a été intentionnellement gravées avec plus de 20 courtes encoches.

Grenzach-Wyhlen dispose de vastes sentiers de randonnée le long du Rhin ou dans les zones forestières à l'Buchenwald, qui s'étend sur plusieurs kilomètres le long du versant sud de la montagne orthographié. En outre, la communauté est un point de départ idéal pour des excursions vers la Suisse, l'Alsace et la Forêt Noire du sud. Lieux voisins sont Inzlingen et Rheinfelden (Baden), la ville de Bâle et Riehen (BS), Birsfelden (BL), Kaiseraugst (AG) en Suisse.

Non loin de là, à Murg, porte d'entrée naturelle de la forêt Hotze à un emplacement ouvert et à proximité du franchissement du Rhin (colline stratégiquement importante où une avancée de montagne forme une barre naturelle et pousse presque jusqu’au Rhin), les grands animaux étaient chassés à l'abri Kalvarienberg-Felsens.

 

 

-100 000 : L'un des plus anciens outils comprennent les résultats de Böckingen sur la rive gauche de la rivière Neckar (district de Heilbronn ). Il est main-AX-bas, qui ont probablement été destinés, notamment pour hacher et du dépeçage du gros gibier. La ville de Heilbronn se situe entre les agglomérations de Stuttgart et de Heidelberg / Mannheim / Ludwigshafen, au milieu des beaux paysages de la vallée du Neckar. La mâchoire inférieure de la paroi d'abord découvert Homo heidelbergensis a été trouvé à moins de 40 km de Heilbronn dans le fond de la rivière Neckar. En raison de cette situation topographiquement semblable aux plaines fertiles de la Neckar milieu dans le bassin de Heilbronn, on croit que l'homme préhistorique vivait ici à l'époque.

 

 

Comme l'Allemagne au cours de la dernière phase de la période glaciaire à la steppe froide (toundra) et les glaces polaires pénétré dans le nord de Basse-Saxe, Allemagne aurait pu être aussi bon que inhabitée pendant le Moyen-Aurignacien jusque dans le Paléolithique moyen dans, et des traces d'occupation humaine absent pour de très longtemps. Aus Homo heidelbergensis ging vor 130.000 Jahren der Neandertaler (Homo neanderthalensis) hervor, der – sofern die klimatischen Bedingungen es zuließen – nahezu 100.000 Jahre lang auch in Deutschland lebte. Da Deutschland während der letzten Phase der Eiszeit zur Kältesteppe (Tundra) wurde und die polare Vereisung bis ins nördliche Niedersachsen vordrang, dürfte Deutschland während des mittleren Aurignacien bis weit in das Mittelpaläolithikum hinein so gut wie unbewohnt gewesen sein, und Spuren menschlicher Besiedlung fehlen für sehr lange Zeit.

 

l'OIS 5a (couche XX) à l'OIS 3 (couche VIII). L'étude intégrée du climat et des modes de subsistances démontre une grande variabilité dans la gestion des ressources, dans la fonction du site, dans l'occupation du territoire et donc une grande souplesse dans les comportements humains au Moustérien. La séquence montre un refroidissement progressif entre les couches archéologiques XX (-84 000) à XVI (-75 000) en relation avec une diversification des espèces exploitées. Le Cerf et le Cheval constituent toutefois les espèces principales. Plus les conditions sont rigoureuses, plus la durée de l'occupation se réduit.

 

Ce n'est qu'à partir de 80 000 ans environ que les sites deviennent relativement nombreux en France, dans la basse vallée du Rhône, au Sud de Valence.

Caractérisé par un outillage lithique sur éclats, où dominent les racloirs, le Moustérien suisse est daté d'environ 80 000 à 35 000 ans av. J.-C. Les sites les plus importants sont ceux de l'Arc jurassien (Cotencher, Löwenbourg, Alle-Pré Monsieur) et ceux de la chaîne du Säntis (Moustérien alpin type Wildkirchli).

Les plus anciens objets en pierre trouvés dans le canton de Soleure datent du Moustérien (80 000-35 000 av. J.-C.); ils proviennent de Gempen et de Winznau, ainsi que de la grotte de Kastel (comm. Himmelried)

À Bettingen, sur la rive droite du Rhin suisse, à la frontière allemande, sur une éminence dominée par Sankt Chrischona et limitrophe de Riehen, un biface a été découvert.

 

Des indices moustériens inédits ont été signalés dans le Sud du Haut-Rhin, que l’on pourra peut-être comparer au site de Neu-Mühlefeld/Moulin-Neuf à Löwenbourg, site archéologique sur un promontoire rocheux, dans la commune de Pleigne (Jura suisse), sur un replat (809 m) du flanc Sud de la vallée de la Lucelle, qui jouxte la frontière alsacienne au Nord-Ouest de Delémont. Le socle calcaire du Kimméridgien contient des rognons et plaquettes de silex, exploités au Moustérien par les Neandertal, il y a environ 75 000 à 65 000 ans. Cet atelier de taille, caractérisé par un outillage soigné, riche en racloirs sur éclats à forme prédéterminée, de type Levallois, est le second site en importance en Suisse après celui d'Alle.

 

Le pléniglaciaire du MIS 4 (vers -75 000, le MIS3 étant daté vers -60 000) ne serait pas enregistré dans les régions péri-montagneuses et pourrait signaler leur abandon par les Hommes préhistoriques. A l'instar de nombreux sites français de cette période (pléniglaciaire OIS4) l'industrie lithique se rattache à un Moustérien charentien de type Quina avec une exploitation de gibier principalement orientée vers le Renne.

 

L’habitat paléolithique au lieu-dit "Altklösterle" à Voegtlinshoffen (arrondissement de Colmar, canton de Wintzenheim), est l'un des plus anciens sites paléolithiques du Haut-Rhin, de type moustérien, daté de -70 000. Il est situé à environ dix kilomètres au sud-ouest de Colmar, s'étire sur un coteau et offre une vue magnifique sur la plaine opulente et l'horizon fermé à l'est par la Forêt Noire, tandis que, par temps clair, la chaîne des Alpes nous dévoile sa magnificence.

 

Strate 9 d’Achenheim près de Strasbourg: (Pléniglaciaire inférieur du Würm, entre -70 et -50 000). 4 artefacts. Dans ce loess typique on a trouvé 4 artefacts dont deux sont des fossiles directeurs de l'Aurignacien. Il y a un grattoir sur lame de 19 cm de long et une combinaison du grattoir sur lame et burin dièdre de 9 cm de long.

 

Avant 60 000 ans, les glaciers s'étaient retirés du plateau alpin suisse.

 

 

·  -62 000 : interstade Würm I/II. Pour la phase la plus chaude du dernier interglaciaire, on a calculé une température annuelle moyenne de deux degrés supérieure à l'actuelle. Jusqu’à 28 000, le plateau alpin suisse resta libre de glaces et le plus souvent couvert d'une végétation steppique, avec une limite de la forêt à environ 800 m.

Dans les deux derniers interglaciaires, des espèces aimant la chaleur (chêne, hêtre, charme, noisetier) se répandirent rapidement.

 

L'Homme de Néandertal dans la Vallée moyenne de la Bruche entre 60.000 à 40.000 ans avant J.-C.

Une exceptionnelle station moustérienne des Collines sous vosgiennes, dans la région du Rhin supérieur : Mutzig-Felsbourg (Bas-Rhin). Un site stratifié, d'ateliers de débitage du Paléolithique moyen, à structures de foyers, industrie lithique sur roches volcaniques et volcano-sédimentaires, et riche mégafaune microfaunes. Découverte récemment, sondée de 1992 à 1998, la station d'abri sous roche et de plein air de Mutzig Felsbourg (Bas-Rhin) se compose de plusieurs gisements étagés du Paléolithique moyen. L'industrie est caractérisée par un nombre important de racloirs en association avec des couteaux à dos et des denticulés. Le débitage Levallois est faiblement représenté. L'originalité de cette industrie est la matière première lithique utilisée : à défaut de silex, pratiquement absent en Alsace moyenne, plusieurs variétés pétrographiques différentes, principalement volcaniques et volcano-sédimentaires ont été utilisées. une riche faune de mammifères consommés de type "steppe à mammouth".

 

Les gisements paléolithiques en Alsace sont rares et généralement enfouis sous des mètres de lœss. Un gisement stratifié du Paléolithique moyen a été mis au jour en 1992. Il est situé dans la vallée du Rhin supérieur, au débouché de la moyenne vallée de la Bruche en plaine d'Alsace, au pied du massif montagneux des Vosges. Le site est localisé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Strasbourg, sur le territoire de la commune de Mutzig, dans le Bas-Rhin. Il se trouve également à l'entrée de l'axe de circulation Molsheim - Schirmeck - Saint-Dié - Epinal, reliant l'Alsace à la Lorraine, axe qui emprunte les vallées de la Bruche, de la Fave et de la Meurthe.

Le secteur de Mutzig, Molsheim constitue un compartiment tectonique surélevé dénommé "horst", au contact de la faille rhénane qui borde et marque la transition d'unité topographique des Collines sous vosgiennes à la plaine d'Alsace. Ce secteur resserré entre le Felsbourg et le Drei-Spitze (700 m de large), s'ouvre après Molsheim vers un ensemble inférieur de plaine : la basse vallée de la Bruche, qui s'étend depuis Mutzig en direction de Strasbourg, vers la confluence Bruche - Ill. Culminant à 398 m, le massif du Mutzigberg est prolongé dans sa partie occidentale par un promontoire aux flancs raides (rocher du Felsbourg), surplombant la vallée de près d'une centaine de mètres. Le goulet d'étranglement que constitue l'entrée de la vallée confère à ce paysage une silhouette caractéristique visible par temps clair depuis l'agglomération strasbourgeoise.

Localisé sur le versant en terrasses du massif gréseux du Felsbourg, exposé plein sud, la station moustérienne est composée de plusieurs gisements étagés, avec des profils stratigraphiques montrant près d'une quinzaine de niveaux cendreux, à outils et restes osseux de repas, d'habitats successifs scellés sous des formations de versant sableuses et sablo-limoneuses. Elle bénéficiait, selon toute probabilité, d'un topoclimat particulièrement favorable à proximité d'un cours d'eau, la Bruche, qui représentait des atouts certains pour l'implantation de l'homme préhistorique. De 1992 à 1997, plusieurs sondages archéologiques ont montré que la station préhistorique s'étendait sur une grande partie des terrasses du versant méridional du massif gréseux du Felsbourg (Rebmann Th., Sainty J., Oberkampf M., et ali 1992-97).

Ces vestiges attestent pour la première fois de façon certaine une implantation humaine au Paléolithique moyen, située le long du cours de la Bruche, depuis les Collines sous vosgiennes de Mutzig et ouverte sur la plaine d'Alsace. Au point de vue climatique, les néandertaliens de Mutzig ont vécu dans les Vosges de l'Est et en Alsace, dans le contexte du Pléniglaciaire weichsélien aussi appelé würmien (au début du Middle Glacial entre 60000 et 30000 ans BP), sous un climat continental rigoureux de type périglaciaire. Les Vosges sont couvertes à l'Est d'une vaste calotte de glace et de neige. Les glaciations du Quaternaire ont produit des inlandsis, des calottes glaciaires et le développement de langues glaciaires qui ont couvert et marqué de nombreuses montagnes. Les glaces épaisses ont raboté certains reliefs ou entamé le sol d'une manière spécifique. Leur fonte a ensuite libéré une énorme quantité d'eau ; cette double action, associée à des phénomènes de cryoturbation, de solifluxion (gélifluxion)… a laissé de nombreuses traces encore visibles dans les régions anciennement englacées : landes, paysages de marais et de tourbières, lacs.

 

 ! Il fallait définir un territoire sans exclure les espaces limitrophes, ressources ou lieux d'échanges ou de vie pour les Hommes qui l'habitent ! En période glaciaire, pour survivre, les espèces soumises à un froid trop important pour elles, doivent descendre vers les plaines et/ou se rapprocher de l'équateur. Elles doivent le faire d'autant plus qu'elles sont sensibles au froid, ou survivre en populations moins nombreuses et parfois moins denses dans des régions-refuges moins touchées par le froid.

Lors des 3 dernières glaciations, il ne semble pas y avoir eu beaucoup de disparition globale d'espèces sur la planète, mais pour les espèces à faible capacité de dispersion, le froid a eu pour conséquence l'extinction locale de nombreuses populations au sein de métapopulations alors existantes, avec comme corollaire une réduction de la diversité génétique dans certains groupes2; ces effets "négatifs" pour la biodiversité peuvent avoir été atténués par l'exondation des plateaux continentaux permis par la baisse des niveaux marins. Il y a ainsi eu de nouveaux espaces, qui ont reconnecté des habitats quasiment disjoints (hormis pour les oiseaux et mammifères marins et quelques espèces) lors des phases interglaciaires (par exemple l'actuelle France était reconnectée à l'actuel Royaume Uni durant les 3 dernières glaciations, permettant aux grands mammifères (mammouths notamment) de passer d'une zone à l'autre en traversant l'actuel plancher de la Manche et du Pas de Calais.

 

 

Mutzig-Felsbourg : une station moustérienne de référence européenne

Mutzig Felsbourg présente deux occupations très spécifiques : l'une comme habitat régulier saisonnier, où des chasseurs de grands gibiers ont dépecé et consommé de nombreux animaux (mammouth, renne, cheval, cerf, mégacéros...), l'autre comme station occupée ponctuellement lors de passages. Nous y avons découvert une industrie riche et originale dont la particularité réside, à défaut de silex, dans l'utilisation de roches volcaniques et volcano-sédimentaires. Des variations sensibles d'industries et d'organisation spatiale indiquent des occupations différenciées à Mutzig, mises en évidence (entre Mutzig 1, 2 et Mutzig 8).

Mutzig, Felsbourg s'affirme d'ores et déjà comme une station d'habitat et de chasse importante. Cette découverte apporte des informations précieuses, notamment par son industrie à la pétrographie si particulière et ses associations faunistiques de transition entre faune forestière et steppique. Ce site exceptionnel illustre cette période méconnue des premières implantations moustériennes en Europe rhénane et apporte la démonstration de la vie sociale des populations préhistoriques. Son implantation, les vestiges archéologiques répertoriés, traduisent une activité de chasse. Nous pouvons désormais mieux cerner le fonctionnement du campement de cette société " d'hommes anciens " à la pensée conceptuelle, produisant des outils manufacturés standardisés, de petite taille dans le contexte culturel de la civilisation moustérienne, vivant de chasses, dans le domaine de la moyenne vallée de la Bruche. Nous avons mis en relief la pensée technique, les stratégies d'exploitation et les potentialités pétrographiques de l'espace bruchois, autour de cet habitat préhistorique.

La découverte de la station moustérienne de Mutzig Felsbourg permet de combler bien des lacune concernant le Paléolithique moyen en Alsace, dans la région du Rhin supérieur et de mieux comprendre comment l'homme a su résoudre les problèmes de la quête d'une matière première indispensable mais rare en région du Rhin supérieur. Cela démontre l'aptitude de l'homme moustérien à maîtriser son environnement, et permet d'apporter d'intéressantes informations sur son mode de vie dans une optique naturaliste de reconstitution des paysages par l'étude stratigraphique, et de connaissance de l'organisation du territoire de chasse par l'étude de l'origine des roches utilisées. L'extension des vestiges archéologiques, leur densité, le bon état de conservation des vestiges osseux piégés sous des horizons lehmifiés et scellés par des éboulis de blocs gréseux, pour une station d'habitat sur terrasses, l'abondant outillage retrouvé avec un choix pétrographique remarquable, l'absence de silex, font de Mutzig Felsbourg un site de référence pour l'étude de l'implantation humaine dans l'espace rhénan moyen au Pléistocène supérieur, s'insérant parmi les sites des grandes régions européennes de référence pour le Paléolithique moyen.

 

D) CONCLUSION

Outre le grand intérêt que présente le site de Mutzig pour la préhistoire alsacienne, son originalité réside dans l'utilisation par les hommes de Neandertal de diverses roches siliceuses issues de la vallée de la Bruche. C'est pourquoi cette étude thématique associe d'une part l'étude du site, du matériel lithique et de l'habitat, d'autre part l'étude des roches utilisées par l'homme.

Les résultats de 1994 et début 1995 se sont révélés très encourageants pour les deux axes de recherches : les sondages et les prospections de surface ont fourni de nombreux outils et éclats de débitage, dont des éclats Levallois, couteaux à dos naturel et larges couteaux à dépecer, racloirs simples convexes, convergents, convergents doubles " rectangulaires " et déjetés, denticulés, industrie sur galets... Les prospections pétrographiques dans la vallée de la Bruche ont été fructueuses et ont permis de localiser d'excellents gisements de matières lithiques, alluviaux ou en affleurements, de nature et qualité en tout point semblables aux outils néandertaliens de Mutzig.

Ces résultats permettent d'étendre la zone d'implantation humaine à toutes les parcelles explorées actuellement, avec cependant une perte d'information importante pour les parcelles ayant subi des remaniements lors de l'aménagement de petites terrasses pour la culture de la vigne. Nous avons pu constater que l'habitat, d'abord repéré au bas de la pente, se retrouve de plus en plus haut sur le versant. L'extension du gisement est donc attestée aussi bien dans les secteurs de bas de pente que dans la partie moyenne du versant sur les terrasses substructurales du Felsbourg.

Par ailleurs, le dernier sondage M8 a donné une très importante série lithique, où les racloirs dominent (racloirs déjetés, racloirs convergents...). Il semble avoir un faciès culturel plus ancien que celui des séries que nous avions précédemment à Mutzig (couteaux à dos, denticulés...). L'étude statistique exhaustive de ce matériel (en cours pour l'ensemble du site) permettra de faire des comparaisons avec les autres gisements de l'est de la France, notamment les sites de Gigny, dans le Jura et de Porrentruy (Suisse), les gisements de surface de Lorraine, Luxembourg, Bade-Würtemberg (Allemagne).

L'implantation humaine dans la chaîne jurassienne est en relation étroite avec la topographie. Les vallées du J. oriental et central, de basse altitude, furent colonisées bien avant les hauts plateaux et hautes vallées du J. occidental. Pour les époques les plus anciennes, les connaissances sont liées à la dernière glaciation. Glaciers alpins et jurassiens ont détruit la majeure partie des sites d'altitude et du flanc sud, alors que les sites du pied du flanc nord ont été épargnés: Alle, Romain-La-Roche (dép. du Doubs), Gigny (dép. du Jura). Seules quelques grottes ont conservé des vestiges du Moustérien (Cotencher, Saint-Brais) attestant les passages très épisodiques de l'homme de Néandertal avant et au cours du Würm.

Le J., limitrophe avec la France, est une chaîne de moyenne montagne formant l'un des trois espaces naturels de la Suisse, d'altitude modeste (1700 m au plus haut), de superficie réduite (14 000 km², dont près du tiers en Suisse), situé géologiquement entre les cantons de Vaud, Neuchâtel, Berne, Jura, Soleure, Bâle, Argovie, Zurich et Schaffhouse. On entend aussi par J. une région transfrontalière entre Genève et Bâle, l'arc jurassien, qui recoupe une parenté, voire une identité historique et économique. Une partie du J. est également devenue un canton à part entière depuis 1979. La chaîne du J. est une succession d'anticlinaux et de synclinaux, résultat de l'accumulation de calcaires et marnes du Mésozoïque et du plissement de ces sédiments à la fin du Tertiaire. L'appellation "Jurassique" désigne ainsi une division de l'ère secondaire, entre le Trias et le Crétacé. Le relief du massif est dissymétrique: côté suisse, dans sa partie occidentale, le J. plissé, orienté sud-ouest-nord-est, plonge abruptement sur la plaine molassique du Moyen Pays; le J. tabulaire impose sa topographie à la partie orientale, comme du côté français. La rigueur du climat hivernal et la vigueur de la barrière topographique, aussi hermétique que celle des Alpes, ont contribué à son isolement et à la préservation de paysages originels. Du J. vaudois au J. argovien, l'historiographie locale est soumise à la logique propre aux cantons qui se partagent le massif et aux villes de son piémont qui en ont dicté le compartimentage.

 

La plupart des roches utilisées pour façonner les outils ont été retrouvées, soit sous forme de galets roulés dans le lit de la Bruche, soit sous forme de blocs dans les cours d'eau des vallées secondaires, soit en affleurements... Dans ces derniers gisements, les roches sont souvent très fines et particulièrement aptes à la taille, de meilleure qualité que les galets roulés de la Bruche, altérés, souvent fissurés (saltation). Cette constatation nous amène à supposer que l'homme de Neandertal a sans doute dû organiser de petites expéditions à une assez longue distance de son lieu d'habitation, pour se procurer les meilleures matières lithiques, certains outils étant façonnés dans des matériaux remarquablement homogènes.

L'extension des vestiges archéologiques, leur densité, le bon état de conservation pour un site de plein-air, l'outillage varié avec un choix pétrographique remarquable, font du site de Mutzig, le site de référence pour l'étude de l'implantation humaine dans l'espace rhénan moyen au Pléistocène supérieur.

 

Ateliers paléolithiques sur rhyolite beige à Nideck (1997-1998)

Un affleurement de roches volcaniques exlploité est situé au fond d'un vallon à versants raides particulièrement escarpés des Vosges moyennes, dans le massif du Nideck. De nombreux nucleus subcirculaires de type Discoïde ou prismatique, éclats, ont été découverts sur un affleurement d'allure lenticulaire et d'extension très limitée de rhyolites leucocrates (beiges) particulièrement siliceuses. Ces découvertes attestent clairement de la présence de néandertaliens en plusieurs endroits de la vallée de la Bruche au cours du Pléniglaciaire weichsélien, autour de 65 000 à 40 000 ans av. J.C.

 

station moustérienne de plein air et abri sous roche de Mutzig Felsbourg et ateliers de débitage paléolithiques moyen de Nideck à industrie sur rhyolite. Les deux gisements sont localisés à 15 km l'un de l'autre, et situés dans la vallée de la Bruche, en Alsace, dans la région des Collines sous vosgiennes, dans le département du Bas-Rhin, à une quarantaine de km à l'ouest de Strasbourg. Leur intérêt dépasse largement le cadre rhénan. de par son unicité et richesse archéologique. Il feront l'objet de plusieurs communications ultérieures.

Nous présentons à ce colloque l'industrie néandertalienne sur rhyolites du Permien du Nideck, dans un vallon enclavé aux versants abrupts en zone de moyenne montagne. Il s 'agit d'ateliers d'exploitation et débitage de blocs volcaniques siliceux d'une roche montrant une exceptionnelle aptitude à la taille malgré son apparente hétérogénéité.
Notons au préalable que dans les Vosges, massif septentrional du nord-est de la France, les conditions météorologiques sont rudes, encore de nos jours comme en témoigne la pluviosité exceptionnelle : 1500 l/m²/an en val de Bruche. Le climat moyen à 1000 m est similaire à celui existant à 2000 m en milieu alpin. Nous sommes donc bien en condition de milieu de montagne

Un vallon d'accès peu aisé
C'est à l'occasion de la reconnaissance géologique du bassin versant du Nideckbach, dans l'objectif d'un recensement des roches aptes à la taille expérimentale, au beau milieu d'un secteur de moyenne montagne isolé et abrupt, que des ateliers d'exploitation préhistorique de matériaux lithiques ont été mis au jour fin mars 1997.

La découverte de nucleus et d'éclats montre que le débitage eut lieu in-situ. Le secteur archéologique à industrie lithique est situé dans un vallon à versants raides et à pentes particulièrement escarpées, au lieu-dit Nideck Kleineck sur un affleurement d'allure lenticulaire et d'extension très limitée de roches volcaniques : des rhyolites beige crème. L'homme paléolithique est venu dans le vallon particulièrement isolé de Nideck qui constituait certainement une halte connue, pour se procurer ces blocs de roches volcaniques siliceuses qu'il a débité sur place.
L'accès au vallon du Nideck est limité au Nord par le rebord d'escarpement abrupt de 30 m de hauteur du château du Nideck, au-dessus duquel l'horizon est barré par les interfluves d'une ligne de reliefs gréseux d'altitude moyenne 950 m, se poursuivant vers le sud-ouest, en direction du massif du Donon (1010 m). Le vallon du Nideckbach est ouvert en aval sur un axe de circulation sud-est menant à moyenne distance dans la vallée de la Bruche, en suivant le cours de la Hasel. Le secteur du Nideck montre une topographie remarquable faite de profondes et étroites vallées aux parois subverticales d'orgues rhyolitiques, tufs et roches ruiniformes volcano-détritiques.
Le site se trouve à proximité des Cascades du Nideck, au pied du versant sud sud-ouest du massif du Schieferberg (605 m au sommet), sur une parcelle forestière appartenant au domaine de la Réserve Naturelle O.N.F. du vallon du Nideck. Son altitude moyenne est de 380 m, avec un niveau de base du talweg à 365 m (Ruisseau du Nideckbach). La puissance des formations volcaniques est proche de 240 m.

L'affleurement de roches volcaniques exploitées
Les séries géologiques d'origine sont les terrains primaires du Permien, étage du Saxonien, formations de tufs et rhyolites hyper-acides du secteurs du Nideck, Lutzelhouse. La dynamique de mise en place de ces coulées a du être proche de celle observable au Katmaï, seule région au volcanisme rhyolitique actif aujourd'hui. Il s'agit pratiquement de coulées mixtes sur versant avec gaz fluidifiés à haute température qui se stabilisent tout en incorporant des débris de coulées antérieures (enclaves énallogènes), en montrant une prismation par rétraction de la roche s'étant refroidie.

Le gîte de matières premières se situe au-dessus d'un versant en pente assez raide (20 à 25 °), à la faveur d'un replat sur une lentille compacte de rhyolites siliceuses claires, où la roche affleure en gerbes avec des prismes de débit subvertical. Cet affleurement, rafraîchi à la faveur de l'entretien du sentier forestier qui le traverse, arbore un profil en saillie bien marqué par un promontoire à petit replat sommital dominant le talweg du ruisseau du Nideckbach d'une quinzaine de mètres. On note un rétrécissement concomitant du vallon du Nideck au niveau de cette venue de laves émises. Ce sont des rhyolites homogènes d'allure fluidale, compactes et pétrosiliceuses, à enclaves et phénocristaux altérés, dans un fond pâteux recristallisé. Cette roche est lithologiquement bien plus dure et cassante que la roche encaissante, sa structure fluidale souvent visible à l'œil nu, et sa texture microlitique porphyrique sont caractéristiques de cette série volcanique acide du Permien du Nideck, de faciès paléovolcanique du Saxonien inférieur.
La venue principale de rhyolites claires, exploitée pour le débitage, forme une coulée en relief (roche dure en saillie), perpendiculaire au versant naturel. Elle est large de 15 m à 20 m, et longue de 40 m à 50 m, et est insérée au sein des formations encaissantes d'ignimbrites rhyolitiques, tufs, cinérites et brèches volcaniques diverses non expoitées par les hommes préhistoriques pour cause de piètre aptitude (trop peu siliceuses, trop hétérogènes, trop tendres).
Tantôt rouges hématisées, de faciès porphyre amarante, ou blanches à gris beige (feldspaths dissous), à enclaves brunes leur donnant un faux air de nougat, les matières premières aptes au débitage par percussion furent exploitées en surface par les néandertaliens. Ces rhyolites siliceuses paléovolcaniques appelées jadis porphyres quartzifères, ont une cassure esquilleuse, courbe à conchoïdale, avec individualisation d'arêtes vives naturellement bien marquées d'angle variant entre 50 et 90°.

Les exploitations préhistoriques de Kleineck principalement situées sur le toit de la nappe rhyolitique claire se poursuivent dans la pente jusqu'au ruisseau sur la surface correspondant au front du gîte en affleurement. Ce front rhyolitique se présente en surface sous forme de petits bancs réguliers de 1 à 2 m de puissance à débit décimétrique, souvent circonscrits par des diaclases parallèles et un clivage donnant à ces blocs une allure rhombique. Ce débit partage les affleurements rocheux en " gerbes ", parallélépipèdes ou prismes irréguliers épais de 5 à 20 cm et à faces planes à ondulations indiquant une fluidalité, un écoulement. Des cannelures sont souvent présentes sur les faces des blocs prismatiques, elles accompagnent les plans de fissuration mises en place lors du refroidissement de ces formations volcaniques effusives. Le diaclasage tridirectionnel qui en résulte donne un front de taille à débit soit prismatique, soit rhombique, qui a permis à l'homme préhistorique l'arrachage manuel de blocs et de plaquettes à faces planes, à arêtes aiguës et de dimension moyenne L = 30 cm, l = 5 à 10 cm, E = 15 cm. On perçoit ainsi mieux les fortes contraintes inhérentes au mode d'affleurement de ces roches. On peut penser que ces contraintes d'affleurement ont été utilisées au mieux de leur potentiel.
Les formations de rhyolites leucocrates hyper-acides, contrairement aux ignimbrites et tufs trop hétérométriques et trop peu siliceux, ont particulièrement intéressé les hommes préhistoriques, d'une part pour leur bonne aptitude à la taille, pour leur module facilement exploitable dû au débit de la roche, d'autre part par une bonne accessibilité des affleurements en gerbe à blocs facilement désolidarisables de l'affleurement.

Jean Detrey vous présente les types de débitage et caractères typo-technologiques de l'industrie lithique sur rhyolite siliceuse leucocrate de Nideck Kleineck...

Conclusion
Je conclurai en soulignant une fois encore l'intime relation entre l'accessibilité aisée, les modes d'affleurements de la roche : débit, clivage, fluidalité de ces rhyolites leucocrates hypersiliceuses et l'exploitation par l'homme paléolithique moyen des Vosges et d'Alsace. Nideck peut être interprété aujourd'hui comme un gîte d'exploitation d'une matière première lithique unique : la rhyolite, par des modes de gestion utilisant principalement les techniques de débitage au percuteur dur.

Nideck est un bon exemple de gestion d'une des ressources lithiques d'un territoire parcouru par l'homme de Néandertal au Paléolithique moyen en région du Rhin supérieur. C'est le premier gîte de matières premières d'importance exploité par Néandertal et déterminé en prospection géologique en val de Bruche.

Ces découvertes viennent apporter la confirmation d'une occupation de la vallée de la Bruche en profondeur, au Paléolithique moyen à Nideck Kleineck, à 15 km en amont de la station moustérienne de référence de Mutzig Felsbourg. Elles témoignent une fois de plus de l'ingéniosité et de la capacité d'adaptation des néandertaliens à leur biotope. La continuation de la prospection géologique et pétroarchéologique de la vallée de la Bruche est de toute première importance pour la connaissance de la Préhistoire la plus ancienne de l'espace sud-rhénan. L'étude que nous menons aujourd'hui a pour principal résultat le renouvellement fondamental de nos connaissances sur la vie des hommes de Néandertal pour la région du fossé rhénan, et permettra à terme d'obtenir un modèle d'étude d'un territoire exploité et précisément localisé, à une période de la Préhistoire paléolithique.

 

L'apport de ces stations à la recherche préhistorique est important. Les groupes préhistoriques du val de Bruche chassaient principalement le renne et le cheval, mais aussi le mammouth, le bison, l'aurochs, la saïga, le mégacéros, le cerf élaphe, le chevreuil, le renard et le loup. Ils consommaient leurs proies au Felsbourg, ainsi qu’en témoignent des foyers avec vestiges osseux carbonisés.

Un approvisionnement local et de moyenne distance en roches autres que le silex est dominant dans l'industrie lithique néandertalienne du val de Bruche. Il se retrouve dans d’autres stations néandertaliennes à industrie réalisée de manière prédominante sur quartzite et quartz, comme à Lellig près de Grevenmacher (Luxembourg), principalement sur plaquettes de quartzite siégénien de type Taunus provenant de Sierck-les-Bains, et sur galets mosellans et ardennais. À Alle (Alle Pré-Monsieur, Jura suisse), les moustériens privilégiaient l'exploitation de nodules de silex du Jurassique (Jurassique supérieur, Dogger, Malm). On y trouve des outils en roches vosgiennes, abandonnés au profit du silex : les Néandertaliens venaient ou circulaient probablement depuis le sud des Vosges (Belfort).

quelques stations suisses de plein air, difficilement datables, présentent des caractères typologiques rappelant des groupes français rhodaniens anciens.

Le canton bernois touche les trois grandes régions naturelles: Alpes et Préalpes au sud, Plateau, Jura au nord-ouest. D'ouest en est, il s'étend de la Singine et du lac de Neuchâtel jusqu'au Napf et au Susten. L'évolution du peuplement préhistorique reflète à la fois les variations climatiques et la diversité des paysages: sur le Plateau, les étendues planes comme le Seeland, les rives des cours d'eau utilisés comme voies de communication et les bords non inondables des vallées de l'Aar, de la Gürbe et de l'Emme forment les principales zones de colonisation. Le Frienisberg, le plateau de Rapperswil et la Haute-Argovie appartiennent aux régions élevées du Plateau, le Napf, le Längenberg et le bassin du Schwarzwasser aux Préalpes. Dans les Alpes, qui culminent à plus de 4000 m d'altitude, l'homme occupe les rives des lacs de Thoune et de Brienz, ainsi que les fonds et les terrasses des vallées. Le Jura bernois comprend le Chasseral (point culminant à 1607 m), des vallées longitudinales et des cluses et le pied sud de la chaîne, au climat favorable.

Berne : Les plus anciennes traces de présence humaine remontent à différentes phases de la dernière glaciation (Paléolithique moyen et supérieur). Elles se trouvent dans trois grottes du Simmental (naît au pied du glacier de la Plaine Morte à la frontière entre le canton de Berne et celui du Valais ; situé à 2 750 m d'altitude dans le canton de Berne en Suisse et fait partie des plus grandes plaines glaciaires des Alpes. Le glacier couvre dix kilomètres carrés et se trouve dans le massif du Wildstrubel dans l'Oberland bernois. La région de la Plaine Morte se trouve au-dessus de Crans-Montana ; coup d'œil exceptionnel sur les Alpes et sur la vallée du Rhône), le Schnurenloch près d'Oberwil, le Ranggiloch au-dessus de Boltigen et la Chilchlihöhle au-dessus d'Erlenbach. Les cavernes (abris naturels scellés de plus par la montée ultérieure des glaces) les ont protégées, alors que d'éventuels sites de plein air ont été détruits soit par les glaces, soit par l'érosion. La fin de la glaciation a libéré de nouveaux territoires de chasse.

 

-60 000, Baden-Württemberg : Les premières traces de peuplement d'un groupe de chasseurs dans la vallée du Lone dans la grotte Bocksteinhöhle, à 6 km de la cavité du four d'oiseau, produit avec leur, grâce à des outils, armes de chasse chevaux , rhinocéros laineux et mammouths tués. Erste Siedlungsspuren einer Jägergruppe im Lonetal in der, 6 km von der Vogelherdhöhle entfernt, die mit ihren, durch Werkzeuge hergestellten, Jagdwaffen Pferde , Wollnashörner und Mammuts erlegten.

 

·  -57 000 : interstade de Brorup de courte durée. A ce jour, le plus ancien témoin de la présence humaine dans le canton de Saint-Gall (lac de Constance) est le foyer du Drachenloch, au-dessus de Vättis (2427 m, comm. Pfäfers). Vieux de plus de 50 000 ans, il atteste le passage saisonnier d'un groupe de chasseurs néandertaliens lors d'une phase chaude de la dernière glaciation.

 

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