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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Cet article est un BROUILLON afin de vous montrer à partir de quelles sources nous construisons nos synthèses et comment nous en extrayons la substantifique moelle.

Alors qu’aujourd’hui nous en sommes au traitement des informations concernant notre évolution des singes du Vieux Monde aux grands singes, sans queue, ce brouillon sera étoffé puis recyclé dans différentes synthèses (que vous pourrez suivre facilement grâce au tag Alsace).

 

 

-55 000 : glaciation de Würm II. Des terres émergèrent entre -55 000 et -40 000. Paysage de steppes. Le refroidissement à la fin des interglaciaires se manifeste par l'extension des forêts de conifères (sapins et épicéas), par l'essor des espèces peu exigeantes et par l'augmentation des herbacées. Würm moyen semble avoir été plus sec que l'ancien.

 

L'extension maximale des groupes moustériens se situe peu avant leur extinction entre 50 000 et 35 000 ans. C'est sans doute à cette dernière période qu'appartiennent la majorité des sites helvétiques. Une colonisation plus dense, même dans les Alpes, est attestée vers 50 000-40 000: établissements en plein air, sous grotte et sous abri (Paléolithique) de chasseurs-cueilleurs tirant parti de la faune (mammifères tels que rennes, mammouths, rhinocéros laineux), ainsi que des fruits et baies des bois.

Les plus anciennes traces d'activité humaine découvertes à ce jour dans les A. suisses se trouvent dans quelques grottes de Suisse orientale (Drachenloch, Wildenmannlisloch, Wildkirchli), du Simmental ou du Valais (Vouvry). Il s'agit de campements saisonniers de chasseurs du Paléolithique moyen et final (50 000-10 000 av. J.-C.). Dans l'environnement alpin, l'homme subsiste difficilement et doit faire preuve d'une forte capacité d'adaptation. Pourtant il pénétra les A. très tôt, avant la fin de la glaciation de Würm déjà, et y habita en permanence dès le Néolithique au moins, parce qu'il y trouvait des ressources spécifiques, gibier, pâturages, minerais, minéraux, et en empruntait les passages pour se livrer à des activités d'échange.

 

Drachenloch : Caverne naturelle du Drachenberg, dans le calcaire de Seewen, au-dessus de Vättis (comm. Pfäfers SG). L'entrée s'ouvre vers l'est, à 2427 m d'altitude. La grotte, longue de 70 m env., comporte six salles, fouillées par Theophil Nigg et Emil Bächler de 1917 à 1923 et par Elisabeth Schmid en 1954. Au-dessus du niveau stérile préwürmien, une strate dite de l'ours des cavernes présente deux foyers, l'un entre les salles II et III (49 000-53 000 ans au moins), l'autre entre les salles I et II (5370 ans environ; datations au carbone 14). Après arrêt de la sédimentation, dépôt d'argile recouvert d'une couche holocène superficielle avec coquilles d'escargots. On n'a trouvé dans la grotte ni objets, ni traces de dépeçage. La faune alpine préhistorique est représentée par l'ours et la panthère des cavernes. La date beaucoup trop récente d'un des foyers est peut-être due à une contamination de l'échantillon analysé.

 

On a également trouvé au bord du Rhin à Stein-Bustelbach (dans le district de Rheinfelden, canton suisse d'Argovie) un outil en pierre comparable à ceux de Löwenbourg ou de la grotte de Cotencher (dans le massif du Jura suisse, canton de Neuchâtel), datés des environs de -50 000 ans. Les premiers habitants indigènes du canton appartenaient à la race néandertalienne qui occupa l'Europe occidentale entre 70'000 et 35'000 ans avant J.-C. On en a retrouvé des traces dans les grottes et les abris-sous-roche. Ces hommes ont fréquenté la région du futur canton de Neuchâtel et ont élu domicile à la grotte de Cotencher (Rochefort) et à la grotte des Plaints (Couvet, dans le Val-de-Travers). Ils avaient un physique plutôt lourd, ils étaient grands et musclés avec une forte ossature. Leur visage était marqué par un front proéminent. Ils possédaient néanmoins une grande maîtrise technique: ils fabriquaient des outils en pierre, peut-être en bois. Ils vivaient de cueillette, de pêche et de chasse; ils s'attaquaient aux mammouths, aux rennes, aux bisons... Pour cela, ils recouraient à la chasse collective, organisée, exigeant une tactique et un équipement (massues, lances et javelots). L'animal, tel le renne, offrait de la viande à manger, de la peau à tanner, des viscères pour faire des attaches, des os pour la fabrication d'outils. Les hommes de Neandertal se vêtaient de fourrure. Connaissant l'usage du feu, ils l'employaient pour l'éclairage, le chauffage, la cuisson et la protection. A Cotencher, outre les outils, il faut savoir qu'ils n'étaient représentés que par un maxillaire supérieur appartenant sans doute à une femme ! Un homme de Cro-Magnon a été retrouvé dans la grotte du Bichon, près de La Chaux-de-Fonds, victime d'un accident de chasse, mortellement blessé par une ourse. L'inventaire des restes animaux de Cotencher est impressionnant car on a dénombré 63 espèces. On trouve des vestiges d'ours en grande quantité, ainsi que des espèces aujourd'hui disparues, comme le rhinocéros à narines cloisonnées, le lion des cavernes, la panthère des cavernes; d'autres bêtes ont migré maintenant vers les steppes et les toundras de l'Est et du Nord européen: le lemming, le hamster, le glouton, le renne, le renard polaire, le renard corsac, le cyon (parent du chien), le cheval. Actuellement certains animaux ont choisi de vivre en altitude: la marmotte, le chamois, le bouquetin, le lagopède, le campagnol des neiges. Quelques espèces disparues de la région pourraient y vivre si on les réintroduisait: il s'agit de l'ours brun, du loup, du cerf élaphe, du bison d'Europe. Les oiseaux étaient nombreux: aigle royal, canard, faucon pèlerin, grand-duc, etc.

 

Les gisements en grotte ou sous abri se répartissent à des altitudes moyennes entre 350 et 700 m, à l'exception de quelques grottes d'altitude comme celle des Plaints (comm. Couvet). Moins nombreux qu'en Franche-Comté, où se trouve le site de référence du Moustérien jurassien à la Baume de Gigny, les sites se concentrent dans la région de la Birse et, plus bas, sur les contreforts dominant la région au sud de Neuchâtel. Là s'ouvre la grotte de Cotencher qui demeure, plus d'un siècle après sa découverte, le site majeur du Moustérien helvétique. Sa riche faune est constituée d'une association d'animaux très différents qui, de nos jours, ne pourraient coexister dans aucun milieu naturel connu. Cela suppose une grande variété de paysages, une mosaïque d'écosystèmes relativement contrastés où la steppe glacée pouvait côtoyer des zones forestières refuges. Par rapport aux sites de plein air, les gisements en grottes présentent le plus souvent plusieurs périodes d'occupations. Les vestiges laissés par les Moustériens sont en général peu abondants mais témoignent d'activités diversifiées.

 

Riehen-Ausserberg : -46 000 : Les conditions environnementales comme aujourd'hui en Alaska. hyènes des cavernes, Mammouths, des cerfs géants et des grands troupeaux de jeu errent dans leurs pérégrinations le paysage le long du méandre Rhin (grosse Wildtierherden durchstreiften auf ihren Wanderungen die Landschaft am mäandrierenden). Néandertaliens chassé ces animaux.

 

-44 000 : grotte de Bacho Kiro en Bulgarie. On a nommé Bachokirien cette culture qui représente les plus anciennes manifestations de l'Aurignacien

Le Bohunicien semble issu du Moustérien et cohabite avec le Szélétien (du nom de la grotte de Széléta, près de Miskolc en Hongrie), davantage influencé par l'Aurignacien bien que plus ancien que ce dernier, qui sera peu à peu présent dans les régions environnantes.

 

La diversité paysagère caractérisant le canton de N. a entraîné des conséquences particulièrement sensibles dans l'histoire de son peuplement. Entre 426,5 m - altitude minimale des berges émergées à la fin du Pléistocène - et 1400 m s'étagent des biotopes accueillants ou rébarbatifs en fonction des glaciations, de l'extension des forêts, de l'accessibilité variable des rives habitables. Le canton de N. se distingue par la présence de toutes les cultures connues en Suisse occidentale. Les premiers témoignages d'un séjour humain en terre neuchâteloise furent identifiés dans la grotte de Cotencher (comm. Rochefort) dominant les gorges de l'Areuse, sur l'axe conduisant du Plateau suisse aux plaines de la Saône. A l'altitude de 660 m s'ouvre un abri sous roche orienté au sud, daté d'environ 40 000 ans avant notre ère; fouillé en 1916, il acquit une réputation européenne grâce à la richesse de sa faune: soixante-deux espèces y ont été recensées, parmi lesquelles figurent l'ours, le lion et la panthère des cavernes, le rhinocéros laineux, le renne, le cheval et seize espèces d'oiseaux. L'industrie lithique s'apparente au Moustérien du sud de la France. Un maxillaire supérieur, exhumé en 1964, est l'un des deux vestiges néandertaliens connus en Suisse. En amont de Cotencher, à 1120 m d'altitude, la grotte des Plaints (comm. Couvet) a livré elle aussi des ossements et des outils de pierre taillée attribuables au Moustérien.

La grotte de Cotencher (dans le massif du Jura suisse, canton de Neuchâtel) a livré un sujet féminin d'une quarantaine d'années. La petitesse relative de son maxillaire indique un type néandertalien microdonte qui s'apparente à celui de la grotte de l'Hortus dans l’Hérault, ce qui laisserait penser à l'existence de contacts de populations entre le Jura suisse et la région méditerranéenne française vers -42 300/-40 100. La grande vague de froid a causé l'homme de Néandertal à abandonner leur mode de vie nomade. Ils ont demandé la protection de la Méditerranée, où environ 28.000 perdre leurs traces

En Suisse, les restes néandertaliens, bien que limités, permettent de tirer des conclusions intéressantes. Ainsi, dans une aussi petite région, au moins deux types d'hommes de Néandertal sont représentés et se sont vraisemblablement succédé, l'un de type méditerranéen daté d'environ 40 000 ans (Cotencher), l'autre beaucoup plus robuste de type classique daté autour de 30 000 ans (Saint-Brais). Ces Néandertaliens sont tout près de leur extinction définitive et l'on peut supposer qu'ils forment une population résiduelle, sur des territoires que les Cro-Magnon porteurs des nouvelles cultures du Paléolithique supérieur n'ont pas encore découverts ou n'ont pas encore jugé nécessaire d'exploiter. Il est en effet hors de doute que les derniers hommes de Néandertal ont été les contemporains des premiers hommes modernes.

 

gisement paléolithique en altitude dans le massif du Säntis suscita un intérêt considérable. Les fouilles de la grotte du Wildkirchli, puis du Drachenloch

ces grottes d'altitude ont avant tout servi de refuge au grand ours des cavernes (Ursus spelaeus).

 

Wildkirchli : Ensemble de trois vastes grottes reliées entre elles, entre 1488 et 1500 m d'altitude, dans la falaise atteignant 120 m de hauteur, à l'extrémité orientale de l'Ebenalp (Säntis), au sud-ouest de Weissbad (AI). La grotte dite Altarhöhle, à voûte en berceau aplati et dont l'entrée s'élargit en vestibule, fut aménagée en 1657 en chapelle par le curé Paulus Ulmann. On lui ajouta en 1785 un retable et en 1860 un nouveau clocheton. Un mur isole la chapelle de la partie postérieure de la grotte (dite Kellerhöhle), sous la fissure transversale suintante. La grotte voisine fut habitée durant l'été par des ermites entre 1658 et 1853. Une cabane fut ensuite installée et exploitée comme restaurant (auberge de montagne Aescher). En 1972, le petit ermitage fut restauré et transformé en musée. Cette grotte se resserre au fond en un couloir conduisant à une large et haute caverne dans la montagne, par laquelle on accède, au-delà d'un impressionnant amoncellement de déblais, à l'entrée de la grotte supérieure dite Obere Höhle, 12 m plus haut. D'anciennes trouvailles d'os et de dents d'ours des cavernes découvertes sur le sentier de la falaise, devant les grottes inférieures, sont conservées au Musée d'histoire naturelle de Saint-Gall. La collection s'est enrichie des fouilles effectuées par Emil Bächler dans les trois grottes entre 1903 et 1908. En 1904, il identifia des silex provenant d'une couche supérieure de l'Altarhöhle comme étant des outils préhistoriques. Leur similitude avec des objets du Moustérien (Paléolithique) prouvait pour la première fois la présence en montagne de l'homme de Néandertal. On parla alors de "civilisation de W." et des découvertes ultérieures, dans d'autres grottes de montagne, conduisirent à la désignation de "Paléolithique alpin": ces deux théories, sans fondement scientifique, ont été abandonnées.

Vers 1900, l'état de la recherche ne permettait pas d'appréhender précisément la relation entre les ossements d'ours des cavernes et les vestiges de civilisation au cours de la dernière glaciation. Après 1950, les analyses sédimentologiques permirent de classer les strates des grottes dans la chronologie, entretemps affinée, de la glaciation de Würm et de les dater entre 60 000 et 10 000 ans. La plus grande partie de l'Altarhöhle était restée intacte pour des recherches ultérieures. On put donc rapidement dégager les déblais des premières fouilles et mettre en évidence une stratigraphie complète pour observer les différentes couches sédimentaires et en prélever des échantillons. La tâche fut confiée au Laboratoire de préhistoire de l'université de Bâle en 1958-1959.

La nouvelle tranchée le long du profil longitudinal creusé autrefois par Bächler révéla, sous un déblai de 1,5 m, des couches intactes, dont on retira tous les ossements et pierres jusqu'au sol vierge, dans une fouille profonde de 5 m et large de 1,3 m. Dans le profil (long de 7 m et haut de 5 m), on identifia trois complexes stratigraphiques que l'on put différencier par les analyses sédimentologiques, les ossements d'animaux et les outils de silex. Les couches inférieures, souvent composées de cailloux grossiers et d'argile, se sont formées pendant la longue phase du Würm ancien (90 000-45 000 ans). Les grottes servaient d'abris pour l'hibernation, la mise bas et la mort de l'ours des cavernes. L'interstade würmien qui suivit (env. 45 000-30 000 ans), plus tempéré, est attesté par une argile fortement désagrégée. Dans sa partie supérieure, comme au début du complexe stratigraphique qui lui succède, irrégulier et formé de petits cailloux, on a découvert des outils en silex qui, à côté d'une quantité d'os de chamois, de bouquetins et de loups, témoignent d'expéditions de chasse estivales dans la montagne par l'homme de Néandertal. L'érosion de la falaise, en même temps que celle du glacier du Säntis, a détruit les foyers à l'entrée primitive de la grotte pendant le maximum würmien, il y a 30 000 à 20 000 ans. C'est durant cette période qu'a disparu l'ours des cavernes. A l'entrée actuelle de la grotte, les blocs de roche tombés du surplomb de la falaise attestent la fin de l'époque glaciaire. Le dernier inventaire archéologique rattache les outils de silex découverts par Bächler et ceux trouvés plus récemment à la phase finale du Moustérien (vers 40 000 ans).

les grottes du Wildkirchli, à 1500 m d'altitude environ, attestent la présence de chasseurs du Paléolithique au milieu de la dernière glaciation (il y a env. 40 000 ans)

 

 

-40 000 : interstade de Laufen (net réchauffement en France). Estimation de l'arrivée de la première vague d’Homo sapiens en Europe occidentale. On retrouve quelques dizaines de sites du Szélétien dans le sud-ouest de la Moravie (partie orientale de la République tchèque), dont celui de Vedrovice il y a environ 40 000 ans.

 

canton de Saint-Gall (lac de Constance) : Plus tard (38 000-28 000 av. J.-C.), des Néandertaliens séjournèrent au Wildenmannlisloch sur le Selun (commune de Alt Sankt Johann). Ils utilisaient des outils en quartzite à grain fin, pierre que l'on trouve à environ 9 km de Wildhaus.

 

Les premiers témoignages d'un séjour humain en terre neuchâteloise furent identifiés dans la grotte de Cotencher (comm. Rochefort) dominant les gorges de l'Areuse, sur l'axe conduisant du Plateau suisse aux plaines de la Saône. A l'altitude de 660 m s'ouvre un abri sous roche orienté au sud, daté d'environ 40 000 ans avant notre ère; fouillé en 1916, il acquit une réputation européenne grâce à la richesse de sa faune: soixante-deux espèces y ont été recensées, parmi lesquelles figurent l'ours, le lion et la panthère des cavernes, le rhinocéros laineux, le renne, le cheval et seize espèces d'oiseaux. L'industrie lithique s'apparente au Moustérien du sud de la France. Un maxillaire supérieur, exhumé en 1964, est l'un des deux vestiges néandertaliens connus en Suisse. En amont de Cotencher, à 1120 m d'altitude, la grotte des Plaints (comm. Couvet) a livré elle aussi des ossements et des outils de pierre taillée attribuables au Moustérien.

 

·  -35 000 : début de la glaciation de Würm récent, moins froide que celle du Würm ancien en France. Début du Châtelperronien. Le Protoaurignacien (-35/-32 000) est présent de manière assez uniforme en Europe méridionale, de la Roumanie au Sud de la France et à l'Espagne en passant par l'Italie. Le Paléolithique supérieur se caractérise par un climat essentiellement froid et sec. Les fouilles effectuées sous abris, en grotte et sur des sites de plein air attestent une organisation sociale très structurée basée sur un mode de vie itinérant saisonnier. L’économie de subsistance des groupes de chasseurs des plaines froides nordiques est basée sur la chasse en milieu ouvert, en particulier du renne.

Dans les moments les plus froids du Würm, l'homme dut éviter les zones stériles proches des glaciers, mais il put les reconquérir au Würm récent, à mesure que les glaces se retiraient (surtout entre 12 000 et 10 000).

Des phénomènes de pergélisol durant la période entre 33 000 et 28 000 ans ont été identifiés dans l'est du plateau alpin suisse. La seconde avancée glaciaire ne commença que vers 32 000 ans au plus tôt car, à cette époque, les Alpes étaient libres de glace jusqu'à environ 1800 m d'altitude, comme en témoigne la découverte d'un ours brun dans une grotte à Melchsee-Frutt.

 

La dernière grande avancée glaciaire (115 000-15 000 ans) est rythmée par des périodes tempérées pendant lesquelles l'homme préhistorique réoccupe les massifs alpins: les plus anciens témoins du Paléolithique dans le canton du Valais, vieux de 35 000 ans environ, proviennent de la région de Tanay (comm. Vouvry), à 1800 m d'altitude.

 

·  -32 000 : industrie de type Aurignacien (Aurignacien O).

L'Aurignacien ancien (32 - 29 000) est connu en Europe centrale (vallée du Danube, Jura souabe), dans le Sud-Ouest de la France, dans les Asturies et en Italie centrale. En Allemagne, le Szélétien caractérisé par des pointes foliacées est appelé Altmühlien ou Blattspitzen gruppe ; on le retrouve particulièrement en Bavière, en Thuringe et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Dans le territoire maintenant couvert par le Grand-Duché de Luxembourg, il existe des preuves d'habitants primitifs de retour à l'âge de pierre du Paléolithique ou vieux il ya plus de 35.000 ans. Les plus anciens objets de cette période sont os décorés trouvés à Oetrange.

Un des cas, propres à la situation luxembourgeoise, touche à l’extension de l’Aurignacien, au travers de l’Europe moyenne. Trop rares dans les sites de grottes, on dispose ici des données rarissimes sur les implantations dans les paysages ouverts qu’ont occupés les premiers Hommes modernes au sein du dernier inter-pléniglaciaire (Altwies-Laangen Aker). Comme à Lommersum et dans de trop rares autres sites à cette latitude, l’occupation fut reconnue dans les limons flués du pléniglaciaire suivant. L’importation des roches, lointaines et cassantes, souligne les mouvements en action, au même titre qu’une nécessité nouvelle requise par le façonnement des matières osseuses, alors traditionnellement utilisées. Contacts extérieurs, gammes d’outillages et procédés élaborés manifestent une emprise spécifique sur un paysage conçu sur une grande ampleur, spatiale et temporelle. Ainsi, au sud du Luxembourg, l’autre "filtre" était constitué d’une carence locale en matériaux permanents, et cette situation constitue comme un fond idéalement dépouillé pour que s’y manifestent celles des civilisations qui en ont surmonté les contraintes. Au sud comme au nord (galets abondants ou loess stériles), ces contextes sont à prendre comme témoins d’échange et d’analyse sur lesquels se cristallisent des comportements par ailleurs inédits, même si leurs impulsions traditionnelles d’origine peuvent être tracées également en zones extérieures. Ainsi encore y voit-on se délimiter des champs à répercussion européenne considérable : la limite des blocs sculptés en bifaces, peu intenses au-delà du Rhin et s’imprégnant ici sur des matériaux aux contraintes dimensionnelles strictes. Les pointes pédonculées gravettiennes aux retouches plates des limbes (à Oetringen-Kakert, par exemple), aux affinités nettement septentrionales (voir Muffendorf), ont ici une aire d’extension lointaine confirmée par la pénétration de matériaux exotiques. Parmi les diverses composantes aux origines du Gravettien "classique", au centre comme à l’ouest de l’Europe, cette apparition de caractères stylistiques si particuliers confirme et amplifie le sens de ce mouvement, du nord vers le sud du continent.

 

Cependant, changé avec l'homme moderne, non seulement la machine est faite et techniques, mais aussi les croyances. Les appareils sont désormais généralement élaborées tees de longue haleine, connu sous les lames. Os et bois de cervidés sont de plus en plus utilisées pour la fabrication de l'appareil. Les pointes de projectile ont été faites, entre autres choses faites de bois de renne. Se trouvent aussi de plus en plus de bijoux comme des dents d'animaux percées, et nouveau, c'est la production d'objets d'art petites dits tels que statuettes ou des gravures sur os et la pierre. Les Photos de nombreuses grottes en France et en Espagne témoignent de la créativité artistique de l'homme moderne en Europe. La culture la plus ancienne de l'Homo sapiens sapiens en Europe est appelée Aurignacien. Elle a duré environ 35000 à 28000 ans avant le présent. De cette période, en Saxe-Anhalt, les conclusions de Breitenbach. En plus de la caractéristique des dispositifs Aurignacien tels que des éraflures, des lames et des burins retouchées était un os avec lignes incisées parallèles trouvés à Breitenbach. Il est à ce jour le plus ancien objet connu décoré en Saxe-Anhalt.

[Jedoch veränderten sich mit dem modernen Menschen nicht nur die Geräteherstellung und Techniken, sondern auch die Glaubensvorstellungen. Die Geräte wurden nun in der Regel aus lang gezogenen Abschlägen, so genannten Klingen, gearbeitet. Knochen und Geweih verwendete man zunehmend für die Geräteherstellung. Geschossspitzen wurden unter anderem aus Rentiergeweih gefertigt. Auch finden sich vermehrt Schmuckobjekte wie durchbohrte Tierzähne, und neu ist die Anfertigung von so genannten Kleinkunstobjekten wie Statuetten oder Gravierungen auf Knochen und Stein. Die zahlreichen Bilderhöhlen in Frankreich und Spanien zeugen von der künstlerischen Kreativität des modernen Menschen in Europa.

Die älteste Kultur des Homo sapiens sapiens in Europa wird Aurignacien genannt. Sie dauerte von ca. 35000 bis 28000 Jahre vor heute. Aus dieser Zeit stammen in Sachsen-Anhalt die Funde von Breitenbach. Neben den charakteristischen Geräten des Aurignacien wie Kratzern, retuschierten Klingen und Sticheln wurde in Breitenbach ein Knochen mit parallel verlaufenden Ritzlinien gefunden. Er ist das bislang älteste bekannte verzierte Objekt aus Sachsen-Anhalt]

 

 

·  -30 000 : L'Aurignacien récent (-30 à -27 000) est également présent en Allemagne, dans le sud de l'Angleterre et en France.

 

Le canton de Lucerne comprend quatre ensembles géographiques: la région de L., l'Entlebuch préalpin, le haut-pays de Willisau et, au nord, les vallées parallèles du Plateau (Wigger et Rot, Suhr, Wyna, Seetal) qui s'écoulent vers l'Argovie au nord-ouest. Les glaces recouvrirent presque entièrement le territoire du canton lors de la dernière glaciation, qui culmina vers 20 000 av. J.-C. Les preuves d'une présence humaine antérieure sont rares. On a retrouvé des restes d'animaux (mammouth, renne, cerf mégacéros) et, dans la grotte de Steigelfadbalm sur le Rigi, à côté d'ossements d'ours des cavernes, quelques outils en pierre datant peut-être du Paléolithique moyen (av. 30 000 av. J.-C.). Massif montagneux situé entre le lac des Quatre-Cantons et le lac de Zoug, dont les alpages et forêts appartiennent pour deux tiers au canton de Schwytz et pour un tiers à celui de Lucerne, culminant à 1798 m à R. Kulm. 1360 Riginun. La roche calcaire de R. Hochfluh (1698 m), au sud-est, forme le dernier contrefort des Alpes; R. Kulm, R. Scheidegg (1651 m) et R. Kaltbad (1550 m) sont quant à eux constitués de molasse. Des ossements d'ours et de hyènes des cavernes, de bouquetins et de cerfs, retrouvés dans la grotte de Steigelfadbalm (comm. Vitznau), remontent au Paléolithique moyen; deux outils en silex non datés attestent une présence humaine.

 

Les plus anciennes traces de vie humaine dans le bassin fertile du Heilbronn Neckarauen datant de la période paléolithique (30.000 BC). Près de Heilbronn rencontré déjà dans les préhistoriques vieilles routes de longue distance qui traversaient le Neckar là.

Ainsi à l'Aurignacien (vers -38 000 à -26 000), premier faciès culturel attribué à l'homme en Europe, sont associées les statuettes de Vogelherd, de Geissenklösterle et de Hohlenstein-Stadel qui restituent des figures en ronde bosse représentant des mammouths, des félins, des ours, des chevaux et des hommes.

première statuettes et gravures en France. Le plus ancien art Date de sculptures de la grotte Vogelherdhöhle à Stetten ( district de Heidenheim ), ils sont environ 32.000 années. Ici, de nombreux outils tels que grattoirs et étaient bifaces trouvés. Le grattoir est un outil en pierre ou en os qui comporte une partie frontale plus ou moins arrondie et épaisse. D’après les analyses tracéologiques, le grattoir a surtout servi à la préparation des peaux (tannage, épilation...).

À cette époque également trouvé cheval sauvage il sculpté, ce qui rend plus ancienne suffisamment vérifiable dans le monde plastique est.

 

Dans les régions proches de la Suisse, en France et dans le sud de l'Allemagne, le Paléolithique supérieur débute vers 35 000 ans avant notre ère. A l'exception du Châtelperronien, limité à la France et qui semble être la dernière culture des hommes de Néandertal, toutes les civilisations suivantes sont le fait de l'homme de Cro-Magnon (homo sapiens sapiens). Le Paléolithique supérieur helvétique se réduit au seul Magdalénien (18 000-12 000). Pourtant, au nord, la vallée du Rhin a dû constituer au début du Paléolithique supérieur une zone de passage privilégiée entre l'Europe centrale danubienne et l'Europe atlantique. L'Aurignacien et le Gravettien sont d'ailleurs bien attestés près des frontières au nord de Schaffhouse, dans le Jura souabe.

 

·  -28 000 : interstade d'Arcy. Net réchauffement. La technique du "briquet" pour obtenir du feu est inventée en Europe, notamment dans la grotte de Vogelherd (Stetten ob Lonetal), Allemagne. Elle se base sur les procédés par percussion, utilisant les étincelles produites par le choc d'une roche dure telle que le silex et d'un minerai de fer, tel que la marcassite (sulfure de fer).

L'extension maximale du glacier de la Linth (Est de la Suisse, cantons de Glaris, Saint-Gall et de Schwytz) lors de la dernière glaciation fut atteinte vers 28 000 ans. Moyen Pays ressemblait à une steppe froide avec une limite de la forêt située entre 700 et 800 m et une limite des neiges persistantes également très basse. jusqu'à 32 000 ans au moins, cette limite resta au-dessus de 1800 m. Ce n'est que durant l'extension maximale des glaciers entre 28 000 et 18 000 ans qu'elle descendit en-dessous de 1000 m (région du Napf, Jura). La fin de chaque glaciation s'accompagnait d'un immense transfert de masse géologique avant que la couverture végétale pût stabiliser la surface du terrain dégagé par la fonte des glaces.

·  -27 500 : début de la phase glaciaire du Würm IIIb.

 

Achenheim : Au cours des avant-dernier et dernier glaciaires, on peut observer une double partition des lœss purs. Alors que la partie inférieure est déposée irrégulièrement, la partie supérieure l'est plus régulièrement. Entre ces deux faciès de lœss, qui correspondent au pléni-glaciaire inférieur et supérieur, se situe, dans le dernier cycle glaciaire (Würm), un sol qui est corrélable avec le sol inter-stadiaire de Kesselt, daté d'environ -26 000.

 

 

À partir de -26 500, suite à l'interstade Maisières, l'Europe connaît un refroidissement important qui atteindra son maximum après le Gravettien, au Solutréen.

Strate 8 d’Achenheim près de Strasbourg : 32 artefacts pour lesquels exclusivement des silex de bonne qualité ont été utilisés. Ce petit ensemble provient d'une couche de limon directement au-dessous de l'horizon de Kesselt (-26 000). Les pièces qui renseignent typologiquement sont deux pointes de la Gravette, dont une est peut-être encore inachevée, l'autre a un dos retouché bipolaire. Un fragment d'une pointe de la Font-Robert (Périgordien IVa) avec fracture typique témoigne de l'utilisation de celle-ci comme armature d'un projectile. En plus, on a deux outils "pédonculés" qui n'ont jamais eu d'autre zone de travail : ce seraient vraisemblablement des perçoirs, également présents dans le Gravettien d’Europe de l’Est. Hormis ces types caractéristiques du Gravettien, se trouvent d'autres outils communs au Paléolithique supérieur tels que des pièces esquillées et grattoirs sur lame.

Strate 7 : (horizon de Kesselt, environ -26 000). 7 artefacts. Cet ensemble doit appartenir au Gravettien uniquement à cause de la datation. Sauf un perçoir "pédonculé", les autres outils sont sans signification culturelle.

 

La dégradation du climat entre 25000 et 15000 ans rendit la région du Jura inhospitalière avec la formation d'une calotte glacière sur le haut-Jura. de -25000 à -19000 le glacier du Rhône recouvrait l'ensemble du Valais

 

Au cours du cycle gravettien, un épisode plus clément, caractérisé par une augmentation de l'humidité et un réchauffement très relatif, est reconnu entre environ -24 500 et -22 500 sous le nom d' « oscillation (ou épisode) de Tursac », interstade de Paudorf.

 

·  -23 000 : début de la phase glaciaire du Würm IIIc.

Au plus fort de la glaciation de Würm (env. 22 000 av. J.-C.), seules quelques zones d'altitude, comme le massif du Rigi, le groupe des Mythen, ainsi que les Alpes du Wägital et du Muotatal étaient libres de glace.

 

– 21 000 : le réchauffement commence par toucher l'hémisphère Nord, au-dessus de 60° de latitude, à cause d'un léger changement orbital qui a rapproché la Terre du Soleil à l'été boréal. De plus, l'axe de rotation est incliné de sorte que l'hémisphère Nord bénéficie le premier du surplus d'insolation. Ce réchauffement provoque la fonte des calottes glaciaires, entraînant un afflux d'eau douce dans l'Atlantique.

La déglaciation de Würm se déroule en cinq étapes, sur 10 000 ans, et se solde par une hausse des températures d'environ 4 °C et une élévation du niveau marin d'environ 130 mètres. glacier du Rhône, les observations à la surface de blocs erratiques près de Burgäschi et de Steinhof ont permis de situer son maximum dans le plateau alpin suisse à 18 900 ans.

Les glaciers atteignirent leur extension maximale vers 20 000-18 000, sous un climat semi-désertique très froid. La température était plus basse qu'aujourd'hui de 12 à 15°C en moyenne annuelle et de 8 à 10°C en été et il tombait environ 500 mm/an de précipitations en moins. La forêt disparut entièrement.

 

-20 000 : début du techno-complexe Solutréen (feuille de saule).

 

– 19 000 : suite à l'afflux d'eau douce, la circulation thermohaline de l'Atlantique s'arrête et la chaleur s'accumule au sud. Tandis que l'hémisphère Sud se réchauffe, l'hémisphère Nord se refroidit à nouveau.

 

– 18 000 : le réchauffement gagne les hautes latitudes de l'hémisphère Sud, notamment l'Antarctique, ce qui provoque un dégazage massif du dioxyde de carbone accumulé dans les profondeurs de l'océan Austral. L'excès de CO2 dans l'atmosphère produit un effet de serre qui constitue dès lors le moteur principal du réchauffement global ainsi la moyenne de la température planétaire augmente malgré le refroidissement intense de l'Atlantique Nord.

grotte de Kastel (comm. Himmelried), site qui a livré les seuls artéfacts du Magdalénien inférieur (18 000 av. J.-C.) découverts en Suisse (canton de Soleure).

La phase tardive de la dernière glaciation fut marquée par deux réchauffements importants, vers 17 000 et 14 600 ans, qui firent fondre les glaces en quelques centaines d'années.

 

·  -17 000 : Solutréen moyen (feuille de laurier). Tardiglaciaire (17 000-10 000). Cette dernière période connut des stades (Dryas I et III) qui firent régner dans les Alpes un climat semi-désertique froid. Les températures annuelles moyennes du Dryas I (environ 17 000-15 000) étaient de 7 à 11,5°C inférieures aux actuelles. Les glaciers des Alpes progressèrent.

·  -16 000 : interstade solutréen. Très net réchauffement. Solutréen supérieur. Frise en bas-relief de La Chaire-à-Calvin (Mouthiers).

Le réchauffement se fit en plusieurs poussées, vers 16 000, 14 500, 13 000 et 10 000, au cours du Tardiglaciaire.

L'étude de la mise en place des grands lacs actuels puis de leur fluctuations montre que la fonte des glaciers était déjà bien amorcée il y a 18 000 ans. L'occupation magdalénienne est d'abord attestée dans la vallée de la Birse à la Kastelhöhe (comm. Himmelried). La couche moyenne de ce gisement, datée d'environ 18 000 ans, a livré une industrie de Magdalénien ancien, caractérisée par un outillage encore fréquemment réalisé sur éclats. La fin de cette période correspond au Magdalénien moyen à triangles et baguettes demi-rondes non décorées qui pourrait être représenté dans le site de Birseck-Ermitage (comm. Arlesheim). La faune trouvée dans ce niveau est franchement glaciaire et les paysages steppiques.

 

Plaine marécageuse sur le territoire des comm. de Wauwil, Egolzwil et Schötz (canton de Lucerne). Il ya environ 22000 années, le glacier a atteint sa plus grande ampleur. La puissance du glacier arrêtée jusqu'à Schötz et dans le domaine de Alberswil. Libéré des glaces vers 17 000 av. J.-C., le Plateau put à nouveau être colonisé. Au cours de la fonte des glaciers, qui a duré quelques milliers d'années, beaucoup de sédiments a été déposé.

paysage ouvert la toundra avec des herbes, herbes, d'arbustes et d'arbres nains. Le réchauffement climatique de plus en plus favorisé le développement de petits groupes de bouleaux et de pins. Sur les collines sèches près des nombreux lacs et étangs, les premiers habitants s'installent. C'était la chasse nomade et la collecte répandue dans la culture magdalénienne. L'emplacement idéal de l'établissement sur l'image facilité les résidents à chasser les troupeaux de rennes passent et chevaux sauvages qui étaient particulièrement sans défense dans la traversée des eaux. Les moraines laissées par les glaciers étaient à l'origine beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui.

 

Caractérisé par des outils en bois de renne souvent décorés de figurations animales et, dans ses stades supérieurs, par des harpons, le Magdalénien suisse est daté de 16 000 à 12 000 av. J.-C. Les sites les plus importants sont ceux d'Hauterive-Champréveyres (NE), de Neuchâtel-Monruz et de la région de Schaffhouse (Kesslerloch, Schweizersbild). Ils habitaient dans des huttes, malheureusement disparues, ainsi qu'à l'entrée des grottes ou sous les surplombs rocheux. Ils employaient des outils en os (aiguilles à coudre et poinçons), en silex (grattoirs et burins), peut-être en bois. Ils possédaient une grande maîtrise de la taille du silex. On a retrouvé des traces de l'homme de Cro-Magnon à Hauterive-Champréveyres et à Neuchâtel-Monruz grâce à la présence de foyers. On sait dès lors qu'il cuisait des aliments sur des plaques de pierre chauffées, servant de grills, ou qu'il portait de l'eau à ébullition dans des récipients qui n'auraient pas résisté à la flamme, en y plaçant des pierres chauffées au feu. Même si l'art est peu représenté sur les sites neuchâtelois (signalons néanmoins trois petites "Vénus", voir ci-contre, trouvées en 1990 sur le site de Monruz)

 

Les premières traces d'occupation humaine après le retrait du glacier de la Reuss (phénomène que l'on n'a pas encore pu dater avec précision) sont antérieures à 13 000 av. J.-C. Elles apparaissent en six endroits. En quarante-six points répartis sur la rive de l'ancien lac de Wauwil (alors de niveau élevé), on a trouvé des objets de l'Epipaléolithique (env. 12 000-9000 av. J.-C.): nombreux poinçons, pointes à dos et grattoirs sur éclat attribuables à la civilisation de Fürsteiner.

Les petits outils en silex (microlithes) caractéristiques du Mésolithique ancien et moyen (env. 9000-6700 av. J.-C.) sont présents sur trente-trois sites. Des vestiges du Mésolithique récent et final (6700-5500 av. J.-C.) sont attestés en plus de vingt endroits. Une technique améliorée de taille du silex et de nouveaux types d'outils apparaissent à Schötz station 7 (Rorbelmoos). La présence de pollens de céréales dans les couches datant d'environ 6500 av. J.-C. permet de conclure à la possibilité d'activités agricoles au Mésolithique récent. En revanche, deux tessons (malheureusement de contexte peu clair) et une pointe de flèche de type Bavans, provenant de deux sites, ne suffisent guère à prouver l'existence au W. d'une civilisation paysanne néolithique au Ve millénaire.

De nombreux sites paléolithiques et mésolithiques mis au jour depuis quelques années s'ajoutent à ceux, déjà connus, du Wauwilermoos. Ils se trouvent en général sur des terrains sablonneux et secs proches d'un plan d'eau. On y a trouvé surtout des objets en silex. Les fouilles de Schötz-Rorbelmoos ont révélé des outils en os et en bois de cerf; elles ont permis de montrer qu'au Mésolithique tardif, on chassait principalement le cerf, mais aussi l'aurochs, l'élan et le sanglier. Le silex était généralement importé de la région d'Olten et d'Otelfingen.

L'analyse pollinique de carottes de forage indique que la céréaliculture était déjà pratiquée, très modestement, vers 6600 av. J.-C. (Mésolithique tardif), mais la sédentarisation, corollaire des véritables débuts du Néolithique, intervint au plus tôt vers 5500 av. J.-C. Les habitats de cultivateurs se situent pour la plupart au bord de lacs et de marais. La Suisse centrale semble avoir constitué pendant la plus grande partie du Néolithique un groupe autonome, distinct des civilisations d'Europe centrale, mais fortement influencé par elles.

 

 

·  -15 300 : Magdalénien inférieur. optimum dit de Lascaux. Les températures sont au plus haut.

Le rocher situé au milieu des chutes du Rhin marque la frontière entre les cantons de Schaffhouse (comm. Neuhausen am Rheinfall) et de Zurich (comm. Laufen-Uhwiesen). La plus grande chute d'Europe, formée il y a 17 000 ans lors de la dernière glaciation, a une hauteur de 23 m et un débit de 600 m3 par seconde en été (250 en hiver).

L'arc et les flèches, restèrent pendant des millénaires les principales armes de jet. Le site de Mannheim-Vogelstang (Allemagne) a livré un vestige interprété comme un fragment de petit arc datant de -15 737 ± 165 : il s'agit d'un fragment de pin (Pinus sylvestris). Les plus anciennes preuves directes incontestées de l'utilisation de l'arc ont été mises au jour dans la tourbière de Stellmoor (arrondissement Hamburg-Wandsbek, région de Hambourg, Allemagne)2. Il s'agit de fragments d'arcs et de flèches datés par le radiocarbone de 12 680 à 11 590 ans cal BP, mis au jour dans un campement de chasseurs de rennes ahrensbourgiens (Épipaléolithique), situé au bord d'un ancien lac glaciaire. Les flèches étaient faites de pin et étaient composées d'une hampe principal et d'une longue pré-hampe de 15-20 centimètres (6-8 pouces) avec une pointe en quartz.

Toutefois, certaines armatures en silex, en bois de cervidé ou en os suggèrent, dès les phases anciennes du Paléolithique supérieur, un emmanchement sur des hampes fines et une vitesse de propulsion élevée qui font penser, non seulement au propulseur, mais aussi à l’arc. »2. En effet, la petite taille de certaines pointes de la Gravette (Gravettien) pourrait indiquer que l’arc existe depuis au moins 25 000 ans, mais ces pointes ont aussi pu être lancées par des propulseurs plutôt que des arcs. Des pointes encore plus anciennes ont été mises au jour en Tunisie et datent de 50 000 ans avant le présent3.

Certaines peintures rupestres d'Espagne orientale attestent de l'existence de l'arc il y a 10 000 ans3.

 

 

– 14 700 : la circulation de l'Atlantique se rétablit quand la débâcle des icebergs provenant de la baie d'Hudson se calme. Le réchauffement de la zone australe s'arrête pendant 2000 ans tandis que l'hémisphère Nord (entre 30 et 60 degrés de latitude) se réchauffe ce qui accélère à nouveau la fonte des calottes de glace et conduit à une augmentation du niveau marin de 4 à 5 mètres par siècle.

·  -14 500 : Magdalénien moyen.

vers 14 000 ans, les cols alpins, tels le Simplon et le Julier, étaient déjà libres de glace. Le réchauffement s'accéléra vers 14 500 (température moyenne en juillet sur le Plateau occidental: 10-12°C) et vers 11 000 (gain de 4,3-7,2°C en quelques décennies, pour la moyenne annuelle sur le Plateau).

Au Tardiglaciaire (il y a env. 14 000 ans), il se forma lors d'un premier recul des glaces un grand lac allant de Zurich au Bodan et jusqu'à Glaris. Après une dernière avancée des glaciers jusqu'à Netstal

 

Jura : Le climat redevenant plus clément de nouvelles tribus porteuses de la civilisation Magdalénienne vinrent s'installer dans la région. La vallée du Doubs s’inscrit dans le prolongement de la vallée de la Saône, l’ensemble constituant une liaison naturelle entre la vallée du Rhône et la Vallée du Rhin. De nombreuses découvertes ont été réalisées parmi celles-ci ont peut citer le profil de Bouquetin sur un galet de calcaire à Ranchot (Jura).

grottes préhistoriques (abri du colonel Martin) sur Ranchot témoignent de la présence des premiers hommes dans la vallée du Doubs. L’abri des Cabônes ou abri du Colonel Martin, situé en rive droite du Doubs, à quelques mètres de la rivière, est une petite grotte orientée au sud-ouest qui s’ouvre largement vers l’extérieur pour former un abri assez vaste creusé dans une petite falaise calcaire. L’ensemble inférieur est constitué par des limons de débordement du Doubs de couleur jaune incorporant une blocaille anguleuse et des blocs issus du démantèlement du porche de l’abri. Ces limons recèlent un niveau archéologique qui témoigne de  l’installation sous l’auvent rocheux de chasseurs de rennes vers  12600 avant JC. Des passages épisodiques sur le site ont cependant pu avoir lieu nettement plus tôt, vers 14 000 avant JC.
Sur les 80 m2 fouillés, un aménagement circulaire de blocs calcaires et plusieurs foyers ont été mis en évidence et un mobilier relativement abondant a été mis au jour.
L’industrie lithique est riche ; l’outillage, avec près de 750 pièces, est dominé par les lamelles à dos, les burins, les  grattoirs, les pointes aziliennes, les pointes à cran et à dos anguleux.

 

os et des bois de Renne gravés à Arlay (Jura). en bordure du massif jurassien s'ouvre la grotte Grappin ou de Saint-Vincent, commune d'Arlay(Jura), découverte en 1889. De nombreuses fouilles se succédèrent. Cette cavité a livré un matériel abondant rapporté au Magdalénien moyen, matériel qui est souvent cité en référence. L'industrie en matière dure animale, les navettes en bois de renne, et certains éléments artistiques (décor à cupules, schématisation extrême de la face humaine) ont contribué à faire de ce site un jalon essentiel entre le sud-ouest (Roc-de-Marcamps), le centre de la France (La Garenne à Saint-Marcel), et l'Europe orientale (Maszycka). Quant à l'industrie lithique, elle est considérée comme présentant de très grands rapports avec celle de Saint-Marcel. très abondant mobilier, attribué au Magdalénien moyen « à navettes », que de nouvelles datations AMS placent à la fin du Pléniglaciaire supérieur, avant 15 000 BP

 

Entre – 13 000 et – 11 500, l'afflux d'eau douce dans l'Atlantique Nord entraîne un second arrêt de la circulation thermohaline. L'hémisphère Nord se refroidit une seconde fois tandis que l'Antarctique se réchauffe. Puis, la circulation atlantique se rétablit et les températures des différentes bandes de latitude se stabilisent doucement à des niveaux proches de la climatologie actuelle.

 

4.2 - Fin du Dryas I (Pré-Bölling, 14000-13000)

C'est la première grande étape du peuplement magdalénien de la Suisse. A partir des centres de Schaffhouse et de la vallée de la Birse, les gisements se multiplient et se diversifient. L'homme occupe des vallées plus petites et commence à s'établir jusqu'aux environs de 500 m d'altitude. La chasse est variée et les sites spécialisés soit dans le petit gibier (perdrix des neiges, lièvre variable, renard polaire) soit dans les espèces montagnardes (bouquetin) soit dans la chasse des grands troupeaux (renne, cheval). Cette première phase de colonisation est certainement liée à l'amélioration climatique du Bölling, mais la faune dite froide n'a pas encore disparu. Les cultures de cette période correspondent au Magdalénien supérieur classique. La célèbre grotte du Kesslerloch présente une stratigraphie complexe qui s'étend sur l'ensemble du Magdalénien supérieur. Les plus anciennes armes connues sont des épieux en bois. Au Paléolithique final déjà, elles étaient munies de pointes spéciales en silex, en os ou en bois de renne (par exemple au Kesslerloch). Les nombreuses pointes de sagaies courtes à long biseau évoquent encore le Magdalénien III français, tandis que les harpons à un rang de barbelures font le lien avec le Magdalénien V. La faune associée, qui comprend le mammouth, le rhinocéros laineux et le bœuf musqué, disparaît de Suisse avant l'oscillation du Bölling vers 13 000 av. J.-C.

La deuxième partie de cette période correspond à une extension rapide des Magdaléniens supérieurs à partir de 13 500 av. J.-C. L'industrie est caractérisée par l'abondance des lamelles à dos. Si l'outillage lithique présente beaucoup d'analogie avec celui du Kesslerloch, l'outillage osseux est beaucoup plus pauvre. Denise Leesch subdivise ce Magdalénien supérieur en deux groupes: le premier, dans lequel les sites d'Hauterive-Champréveyres et de Neuchâtel-Monruz peuvent être pris comme référence, comporte plus de 50% de lamelles à dos simple, tandis que le second avec, comme représentant typique, la station de plein air de Moosseedorf-Moosbühl, compte de fortes proportions de lamelles à dos tronquées, des rectangles et des perçoirs à longue pointe.

 

 

·  -13 500 : Magdalénien supérieur marquée par vague de froid (Dryas I).

De la culture subséquente, le Gravettien, sont connus dans la localité de Thuringe Bilzingsleben-Simsensee conseils souches de type européen occidental, appelé Font Robert points. Avec le Magdalénien, qui date de l'âge de glace à la fin et c'est le dernier de la vieille pierre culture de l'âge, les résultats sont plus fréquents en Saxe-Anhalt, en particulier dans le domaine de la région Saale-Unstrut, les sites sont assez nombreuses. Lors de la chasse, l'utilisation de la lance-flammes est nouveau. Nebra à outils en os Unstruttal nombreux pierre et ont été trouvés à partir de la période de 15.000 ans avant aujourd'hui. Là, entre autres, trois figures féminines très stylisées sont venus à la lumière, dont deux sont en ivoire de mammouth, les autres ont été sculptés à partir d'os. Même temps, ils ont leurs parallèles dans des personnages de Oelknitz en Thuringe et d'autres sites en Europe centrale, Europe orientale et occidentale. Même dans l'art rupestre français, ils sont connus, et très probablement assister à une notion similaire de la foi

[Aus der darauf folgenden Kultur, dem Gravettien, stammen die aus dem thüringischen Fundort Bilzingsleben-Simsensee bekannten Stielspitzen vom westeuropäischen Typus, so genannte Font-Robert-Spitzen.

Mit dem Magdalénien, das in die Späteiszeit datiert und die letzte Kultur der Altsteinzeit bildet, werden in Sachsen-Anhalt die Funde häufiger; besonders im Bereich des Saale-Unstrut-Gebietes sind die Fundstellen recht zahlreich. Bei der Jagd ist der Einsatz der Speerschleuder neu. In Nebra im Unstruttal wurden zahlreiche Stein- und Knochengeräte aus der Zeit um 15.000 Jahre vor heute gefunden. Dort kamen unter anderem auch drei stark stilisierte Frauenstatuetten zutage, von denen zwei aus Mammutelfenbein, die andere aus Knochen geschnitzt wurden. Sie haben ihre zeitgleichen Parallelen in Figuren aus Oelknitz in Thüringen und anderen Fundorten in Mittel-, Ost- und Westeuropa. Selbst in der französischen Höhlenkunst sind sie bekannt und zeugen sehr wahrscheinlich von einer ähnlichen Glaubensvorstellung, die uns jedoch bis heute unbekannt ist]

 

4.3 - Bölling et Alleröd (13000-12000)

La phase d'amélioration climatique suivante conduit à un changement important dans la végétation qui, de steppique, devient rapidement arborescente. L'interstade du Bölling est bien marqué par un développement rapide du genévrier et des bouleaux arborés. L'extension humaine se poursuit, en particulier en altitude. La colonisation du Moyen Pays s'amorce et l'homme s'établit entre Alpes et Jura dans la région bernoise. Les Magdaléniens venant de Savoie pénètrent à leur tour dans la région de Genève et atteignent l'extrémité du Léman. Pendant cette période perdurent les Magdaléniens supérieurs classiques et apparaissent de nouveaux groupes dont les assemblages lithiques sont caractérisés par des pointes à dos anguleux et des pointes à cran de type hambourgien. Les stations de Winznau dans la région d'Olten, de la Kohlerhöhle (comm. Brislach) et de la Brügglihöhle (comm. Nenzlingen) dans la région de la Birse caractérisent bien ce Magdalénien final. La faune de ces gisements est de type glaciaire steppique (association renne, cheval, lièvre variable) auquel s'ajoutent des éléments plus forestiers.

 

Le groupe de Veyrier (Genève), du Magdalénien final (-13 000), est célèbre pour ses pointes de sagaie en bois de renne, ses représentations animales ainsi que son outillage lithique.

 

Les oscillations chaudes de Bölling (13 000-12 000) et Alleröd (11 700-10 700), séparées par deux brèves périodes de froid, permirent la reforestation; les températures annuelles moyennes n'étaient que de 2-3°C inférieures aux actuelles.

During the period from 15 to 9 ka cal BP, global climatic warming occurred, characterized by rapid oscillations between warm and cold.  A period of warming, the Meiendorf /Bölling interstadial, started shortly before 14.7 ka cal BP (ca. 13 ka BP). It was interrupted by a brief cooler event at about 14-13.9 ka cal BP (ca. 12-11.8 ka BP) known as the older Dryas (Dryas II). The time immediately before and during the Meiendorf /Bölling episode played an important in the recolonisation of Middle Europe by Magdalenian foragers.

Vers 12 500 av. J.-C., le pin sylvestre, jusque-là discret, se développe rapidement. C'est le début de l'Alleröd. Le renne disparaît, tandis que les espèces forestières se développent (cerf, chevreuil, sanglier). Cette période apparaît surtout comme une phase de conquête du paysage par la forêt, durant laquelle d'autres chasseurs, moins nombreux que les Magdaléniens, occupent alors la bordure du Jura. Il s'agit de groupes aziliens ou de cultures apparentées.

 

Schwytz : Des campements du Paléolithique final et du Mésolithique ancien ont été découverts en 1980 sur la rive nord du lac de Sihl et explorés scientifiquement après 1994; ils représentent les plus anciens témoins certains d'une présence humaine dans le canton (vers 12 500 av. J.-C.). Les fouilles systématiques menées depuis 2000 dans les grottes karstiques du Muotatal ont révélé de nombreux sites, depuis le Dryas récent (vers 10 000 av. J.-C.). Outre un unique outil (un perçoir en silex trouvé en 2009), elles ont mis au jour des ossements travaillés (marques d'outils tranchants et de feu) et des morceaux de charbon de bois datés au carbone 14, qui attestent des activités de groupes de chasseurs poursuivant surtout des bouquetins et des cerfs (alpages de Bödmeren, Twärenen et Silberen).

 

Thurgovie : Les rares traces de la présence humaine la plus reculée (groupes de chasseurs) sont de très petits objets en silex trouvés sur l'île de Werd près d'Eschenz et dans la vallée du Seebach, tout près du Weinland zurichois. Ils datent de la fin du Paléolithique supérieur (11 000-9000 av. J.-C., fin de la dernière glaciation).

 

Deux sites appartiennent de façon certaine à l'époque la plus ancienne du Magdalénien supérieur: les grottes du Kesslerloch et de Freudenthal (comm. Schaffhouse)

stations du Paléolithique supérieur dans le canton de Schaffhouse (grottes du Kesslerloch et de Freudental). Grotte située sur la comm. de Thayngen SH, sur le versant nord du Fulachtal, à l'extrémité sud-est du Reiat, d'une superficie de 200 m², subdivisée par un pilier de pierre. Elle possède une entrée vers le nord-est et une vers le sud. Le K. a livré d'importants vestiges d'habitat du Paléolithique supérieur (Magdalénien, 13 000 - 11 000 av. J.-C.). L'endroit semble avoir servi de point de rencontre à des groupes de chasseurs avant les chasses saisonnières de l'été. La faune y est représentée par des restes de plusieurs espèces: renne, cheval sauvage, lièvre des neiges, lagopède, bouquetin, chamois, marmotte, rhinocéros laineux et mammouth. Le site n'a pas livré d'autres vestiges que des foyers et des concentrations d'artéfacts. Le mobilier comprend plusieurs milliers d'objets manufacturés en pierre, en bois de cervidés et en os. Les objets lithiques sont essentiellement en silex local des horizons supérieurs du Reiat. De nombreux indices témoignent du travail des bois de cervidés et de l'os (matière brute, objets façonnés, outils). On ne compte pas moins de deux cents pointes de flèches, dont la moitié a une base taillée sur une seule face. Le mobilier comprend également d'autres armes de chasse (harpons, propulseurs), divers outils (alènes, ciseaux, polissoirs, aiguilles) et des pendeloques en dents d'animaux, coquillages fossiles, escargots et jais. Les figurations artistiques y sont particulièrement remarquables, qu'elles soient sculptées sur des outils ou des pendentifs, ou gravées, principalement sur des alènes. L'image gravée du "renne broutant" est mondialement célèbre.

Le gisement classique du Kesslerloch a livré une quarantaine de pièces d'art mobilier remarquablement décorées auxquelles s'ajoutent de nombreux os portant des traces non figuratives. La grande majorité des figurations se trouvent sur des objets utilitaires (neuf propulseurs, sept baguettes, quatre bâtons percés). Le reste des objets se partage entre des fragments de bois de renne ou d'os gravés, des sculptures allongées en forme de fuseau, deux plaquettes de lignite gravées et une sculpture énigmatique (peut-être un insecte) en jais. Outre la tête de bœuf musqué, sans doute un élément de propulseur, la pièce la plus fameuse du Kesslerloch demeure le bâton percé orné d'un renne

 

La majorité des sites du Magdalénien suisse se situent sur l'arc jurassien, entre Genève et Schaffhouse. Quelques stations, parfois de très grande importance comme celle de Moosseedorf-Moosbühl indiquent une pénétration sur le Plateau, d'autres atteignent les Préalpes jusqu'à des altitudes voisines de 1000 m. La colonisation des territoires libérés par le retrait des glaciers s'est effectuée à partir des régions plus clémentes où les hommes s'étaient réfugiés. Globalement, la migration vient de l'ouest, c'est-à-dire des foyers magdaléniens de l'est de la France. En raison des barrages créés par le gigantesque glacier du Rhône dans le bassin lémanique, c'est par le nord-ouest de la Suisse, libre de glace, que les premiers Magdaléniens ont entamé la conquête de ces nouveaux espaces. Ils ont ensuite suivi le Rhin jusqu'au lac de Constance et les bords du Jura jusque dans le pays de Neuchâtel.

Comm. BE, distr. de Fraubrunnen, située dans le Moosseetal, comprenant le village de M., les hameaux de Sand et de Tannaker, ainsi qu'une partie du lac de Moossee. Les stations de plein air de la fin du Paléolithique de Mossbühl I et II sont situées sur une terrasse plane au sud-est du lac de Moossee. Seule la première de ces stations, découvertes en 1860, a fait l'objet de fouilles étendues; elle constitue le plus grand site magdalénien de Suisse (70 000 silex) datant de la fin de la dernière glaciation (vers 13 500 av. J.-C.) et, vu son état de conservation exceptionnel, l'une des principales stations de plein air de cette époque dans le Moyen Pays. Parmi les objets particuliers, on recense une aiguille en os, des petites boules d'ocre (colorant minéral), des perles de lignite, une statuette féminine stylisée de jais (2,2 cm de hauteur) et des débris d'ambre importé des régions baltiques. On dénombre une forte proportion de lamelles à dos dans les outils de silex. De multiples vestiges, des foyers et de faibles traces de trous de poteaux disposés en cercle semblent indiquer l'emplacement de tentes. D'après les ossements retrouvés, le renne était de loin le gibier le plus chassé.

 

 

Le territoire du canton de Vaud comprend le Jura plissé (dont la vallée de Joux), le Plateau (avec le Gros-de-Vaud et le Jorat) et les Préalpes (Les Ormonts, le Pays-d'Enhaut), est partagé entre les bassins du Rhône (Venoge) et du Rhin (Broye, Orbe, Sarine). Il touche le Léman (La Côte, Lavaux, Chablais), ainsi que les lacs de Neuchâtel et de Morat. Il a une frontière avec tous les cantons romands sauf le Jura, ainsi qu'avec Berne et la France. Dès l'Antiquité, il est traversé par des voies de communication européennes. diversité géographique et environnementale

Les premiers témoignages d'une fréquentation humaine sur le territoire vaudois remontent à la fin du Paléolithique. Quelques outils en silex taillé du Magdalénien supérieur, vers 13 500 av. J.-C., ont été recueillis dans la grotte du Scex du Châtelard (comm. Villeneuve), associés à une faune des derniers temps glaciaires. Cette période est également discrètement représentée dans l'abri Freymond (comm. Mont-la-Ville) près du col du Mollendruz.

L'Azilien, qui succède vers 12 500 av. J.-C. au Paléolithique, est présent dans deux abris jurassiens, au Mollendruz et dans l'abri de la Cure (comm. Baulmes); mais c'est principalement la séquence mésolithique, contemporaine du grand réchauffement et de l'installation de la forêt, qui s'y développe: outillage microlithique en silex (armatures de flèches, grattoirs), en os ou bois de cervidé, foyers et aménagements sommaires témoignent de haltes de chasseurs-cueilleurs entre 9000 et 6000 av. J.-C. Le territoire montagnard des Préalpes est fréquenté dès l'Azilien, puis au Mésolithique, à l'instar de l'abri sous bloc des Sciernes-Picats (comm. Château-d'Œx). Un petit abri a été fouillé sur le Plateau molassique, à Ogens. A Lausanne-Vidy, les rives du Léman sont également parcourues par des chasseurs nomades.

Dès le retrait glaciaire, des hommes du Magdalénien et du Mésolithique franchissent le Jura et s'installent passagèrement dans des grottes et abris: col du Mollendruz, Baulmes, col des Roches, Saint-Brais, vallée de la Birse, Thayngen. L'exploitation des silex locaux montre des déplacements préférentiels guidés par l'orientation des chaînes montagneuses et le réseau hydrographique.

 

Au Paléolithique supérieur, l'homo sapiens est repéré sur le site de plein air du Moosbühl à Moosseedorf (campement, silex, ossements d'animaux) et dans des abris sous roche du Jura. Deux des plus grands sites paléolithiques en Suisse, Mossbühl I et II, sont situés sur une petite colline près du lac Moossee. La date de sites à la dernière période glaciaire (environ 13.500 avant JC) et contiennent plus de 70.000 silex magdaléniens. D'autres découvertes incluent une aiguille en os, perles ocres de colorant, perles de lignite, une statuette féminine faite de jet (hauteur 2,2 cm [0,87 po]) ainsi que des fragments d'ambre importé de la région de la Baltique. Des foyers entourés par ce qui semble être des sites de tentes ont également été découverts. Un certain nombre de squelettes et ossements animaux montrent que les gens de Mossbühl principalement chassés rennes. [3] Les stations de plein air de la fin du Paléolithique de Mossbühl I et II sont situées sur une terrasse plane au sud-est du lac de Moossee. Seule la première de ces stations, découvertes en 1860, a fait l'objet de fouilles étendues; elle constitue le plus grand site magdalénien de Suisse (70 000 silex) datant de la fin de la dernière glaciation (vers 13 500 av. J.-C.) et, vu son état de conservation exceptionnel, l'une des principales stations de plein air de cette époque dans le Moyen Pays. Parmi les objets particuliers, on recense une aiguille en os, des petites boules d'ocre (colorant minéral), des perles de lignite, une statuette féminine stylisée de jais (2,2 cm de hauteur) et des débris d'ambre importé des régions baltiques. On dénombre une forte proportion de lamelles à dos dans les outils de silex. De multiples vestiges, des foyers et de faibles traces de trous de poteaux disposés en cercle semblent indiquer l'emplacement de tentes. D'après les ossements retrouvés, le renne était de loin le gibier le plus chassé.

 

En raison de la prédominance de la chasse au renne, le Paléolithique supérieur est souvent désigné comme l'âge du Renne. C'est pourquoi, après la disparition de cet animal entre 12 500 et 12 000 ans av. J.-C., on isole la fin du Paléolithique supérieur en la dénommant Epipaléolithique ou Paléolithique final. En Suisse, les cultures de la première partie du Paléolithique supérieur sont inconnues en raison des érosions provoquées par la dernière grande avancée glaciaire dont la phase la plus intense se situe de 22 000 à 18 000 ans avant notre ère. Le Magdalénien (18 000-12 000 ans), dernière culture paléolithique des chasseurs de rennes, est donc le seul complexe culturel du Paléolithique supérieur bien attesté en Suisse. Au sud des Alpes, le Magdalénien est inconnu et remplacé par les cultures épigravettiennes. Globalement, outre l'outillage de pierre très diversifié et allégé par l'emploi systématique de lames comme support des outils, le Paléolithique supérieur est caractérisé par le développement des outils en os, ivoire ou bois de cervidés, l'apparition de l'art et l'usage systématique de la parure.

 

 

Schweizersbild : Site préhistorique sur le territoire de la comm. de Schaffhouse. Cet abri sous roche, orienté vers le sud-est, se situe au pied d'une falaise, à proximité d'une source. Sous la saillie naturelle du rocher ont été découverts les vestiges d'un important habitat du Paléolithique supérieur (Magdalénien, vers 12 000 av. J.-C.).

os de renne, de cheval sauvage, de lièvre alpin, d'âne sauvage, de cerf et de sanglier. Dans cette couche ont également été observés un foyer et un atelier de taille du silex. Les artéfacts mis au jour par les fouilleurs comprennent plusieurs centaines d'outils en silex (parmi lesquels des pointes à cran), des outils en os et en bois de cervidé (pointes de sagaie à double biseau, harpons, alènes, bâtons perforés, aiguilles et bijoux). Le site de S. est surtout connu pour les œuvres d'art paléolithique qui y ont été découvertes, notamment une plaquette d'ardoise gravée des deux côtés de figures d'animaux et un bâton perforé représentant deux chevaux sauvages à la file. Les gravures sont plus stylisées que celles des objets du Kesslerloch, et d'un dessin plus délié. Une petite statuette en jais représentant une femme, prétendument trouvée ultérieurement dans les déblais de la fouille, est moins connue.

 

Les deux gisements voisins du Petersfels et du Schweizersbild ont livré l'essentiel des œuvres d'art du Magdalénien supérieur récent. Site préhistorique sur le territoire de la comm. de Schaffhouse. Cet abri sous roche, orienté vers le sud-est, se situe au pied d'une falaise, à proximité d'une source. Sous la saillie naturelle du rocher ont été découverts les vestiges d'un important habitat du Paléolithique supérieur (Magdalénien, vers 12 000 av. J.-C.). Le site a été découvert en 1891 par Jakob Nüesch, qui y a effectué des fouilles de 1891 à 1893. Sous une couche archéologique grise contenant des restes postérieurs au Paléolithique (notamment des tombes néolithiques) se trouvaient les niveaux d'habitat du Paléolithique supérieur. Au-dessous, une couche de débris laissés par les rongeurs, ne contenant pratiquement aucun artéfact, recouvrait un lit de galets de l'âge glaciaire. La stratigraphie ne peut pas être reconstituée avec certitude. Au bas, une autre couche de débris de rongeurs contenait aussi des restes de lemming à collier, de renard polaire, de renne, de cheval sauvage, de lièvre variable, de même qu'un fragment de côte de rhinocéros laineux. Au-dessus, une couche archéologique jaune a livré principalement des os de renne, de cheval sauvage, de lièvre alpin, d'âne sauvage, de cerf et de sanglier. Dans cette couche ont également été observés un foyer et un atelier de taille du silex. Les artéfacts mis au jour par les fouilleurs comprennent plusieurs centaines d'outils en silex (parmi lesquels des pointes à cran), des outils en os et en bois de cervidé (pointes de sagaie à double biseau, harpons, alènes, bâtons perforés, aiguilles et bijoux). Le site de S. est surtout connu pour les œuvres d'art paléolithique qui y ont été découvertes, notamment une plaquette d'ardoise gravée des deux côtés de figures d'animaux et un bâton perforé représentant deux chevaux sauvages à la file. Les gravures sont plus stylisées que celles des objets du Kesslerloch, et d'un dessin plus délié. Une petite statuette en jais représentant une femme, prétendument trouvée ultérieurement dans les déblais de la fouille, est moins connue.

 

Les autres figurations proviennent de la Rislisberghöhle (comm. Oensingen), de Neuchâtel-Monruz et de Veyrier. L'art de la fin du Magdalénien se différencie de celui de la phase précédente par une plus grande stylisation des représentations. Les sujets multiples sur un même support deviennent plus nombreux et peuvent être figurés en superposition comme sur la plaquette en calcaire du Schweizersbild gravée de trois chevaux et cinq cervidés. Enfin, et surtout, l'art du Magdalénien supérieur récent de la Suisse est caractérisé par les figurines féminines en jais type Petersfels-Monruz. Réduites à une schématisation extrême, ces très petites statuettes sont le plus souvent perforées à l'endroit où devrait se trouver la tête qui n'est jamais figurée. Elles devaient posséder une signification symbolique très importante. Les figurations féminines du Magdalénien supérieur, qu'il s'agisse de représentations pariétales, de gravures sur des pierres, plaquettes ou tout autre objet transportable ou de statuettes et pendeloques, forment un ensemble très homogène du sud de la France à l'Elbe. Cette similitude due à une symbolisation particulière de l'image féminine et à un style de représentation codifié, souligne l'unité spirituelle du monde magdalénien.

 

·  -12 300 : interstade de Bölling. Léger réchauffement.

 

La strate 2 d’Achenheim, près de Strasbourg, a livré 16 artefacts. La position chronostratigraphique dans la couche de lœss la plus haute indique certainement un Magdalénien, bien que les pièces ne donnent aucune indication typologique. Un artefact semble être une pointe à dos et un nucleus est peut-être une "version miniature" d'un nucleus "pièce arquée".

 

·  -11 800 : nouvelle vague de froid (Dryas II).

 

Marqué par plusieurs avancées des glaciers, par un abaissement de 200 m de la limite supérieure de la forêt, le Dryas III (-11 000-10 000) fit suite à un refroidissement de 3-4°C en quelques décennies (vers -11 000) et se termina par un réchauffement tout aussi rapide de 3-5°C, accompagné de précipitations plus abondantes. Dryas III, dernière grande offensive du froid. Le dernier retour important du froid avec la réapparition du renne dans les Ardennes et l’Eifel achève cette époque.

 

La glaciation du Würm ne correspond pas à une absence de toute fréquentation de l’homme de Cro-Magnon après la disparition des néandertaliens (entre 35 000 et 30 000 ans av. JC). Les sites de mittelpaläolithischen sont principalement dans Birstal et ses vallées latérales et la vallée du Rhin entre Bâle et Säckingen.

 

mosaïque de territoires dessinés par des formations géologiques variées et un dense réseau hydrographique. Les massifs primaires des Vosges et du Morvan et le massif secondaire du Jura offrent les reliefs les plus marqués. Le coeur de l’interrégion se situe à la jonction des bassins versants de quatre cours d’eau majeurs : Rhin, Meuse, Seine, Saône-Rhône.

espaces à forte urbanisation des zones frontalières (trouée du Jura, vallée du Rhin et de la Meuse, sillon mosellan) Le massif primaire des Vosges et le massif secondaire du Jura accusent les limites orientales de l’Alsace et de la Franche-Comté, tandis que le Morvan jette un pont entre la Bourgogne et le Massif Central. Le coeur de l’interrégion se situe à la jonction des bassins versants de quatre fleuves majeurs ouvrant vers la mer du Nord, la Manche, l’Atlantique et la Méditerranée : bassin du Rhin et de la Meuse pour l’Alsace et la Lorraine, bassin de la Seine pour l’essentiel de la Champagne-Ardenne, bassins Saône-Rhône pour la Franche-Comté ; la Bourgogne étant la seule région répartie sur plusieurs bassins : Seine, Loire et Saône-Rhône. Qu’il s’agisse de ce système hydrographique rayonnant ou des reliefs et des frontières cités plus haut, on réalise le poids du déterminisme géographique qui fait de ce Nord-Est une mosaïque de territoires, favorable aux conflits mais aussi aux contacts, au repli comme à l’ouverture, aux apports et aux transferts.

l’Alsace, qui représente environ le quart de la Bourgogne en terme de superficie, offre une des plus fortes densités de population pour la France (212 hab/km2), soit quatre fois celle de la Bourgogne. La Lorraine, au 3e rang de l’interrégion pour la superficie, possède le plus grand nombre d’habitants et présente une densité assez forte (69 hab/km2), soit deux fois la population de la Franche-Comté voisine.

Attractivité des zones frontalières : agglomérations de Montbéliard-Belfort au débouché du Jura vers la Suisse, de Mulhouse-Bâle et Strasbourg sur la vallée du Rhin, de Sarrebruck-Forbach sur la Sarre, de Thionville à Metz dans le sillon mosellan

 

Significative Paléolithique preuve vie culturelle dans le Bade-Wurtemberg riche circa il ya 35.000 à 40.000 ans. Le Jura souabe est une région karstique, qui sont bien connus environ 2500 grottes.

Quel âge ont les conclusions des anciens instruments de musique connus de l'humanité (une flûte en ivoire mis au jour en 1979 Geissenklösterle ) et l'art ( Lion Man ), qui ont été découverts dans les grottes du Jura souabe, en particulier dans ceux des Lonetals .

La Vénus de Hohle Fels1 ou Vénus de Schelklingen est une statuette, représentant une femme2, mise au jour en 2008 dans une grotte située près de Schelklingen, en Allemagne. Elle date de 35 000 à 40 000 ans et relève de la culture archéologique aurignacienne, correspondant à l'arrivée de l'homme moderne en Europe, au tout début du Paléolithique supérieur3.

Cette découverte repousse la date de la plus ancienne sculpture préhistorique connue et de la plus ancienne œuvre d'art figurative de plusieurs millénaires, établissant que de telles œuvres furent produites tout au long de l'Aurignacien. La statuette pèse 33,3 grammes et mesure 59,7 millimètres de haut pour 34,6 de large. Elle est taillée dans de l’ivoire de mammouth laineux. Il pourrait s’agir d’une amulette qui se portait en pendentif.

Les premières traces de l'activité artistique est une année-vieille flûte 35.000 en os d'aile de cygne, qui a été trouvé dans une grotte près de Blaubeuren sur le Jura souabe.

En raison de cette rencontre très tôt a perdu le contact avec la certitude que c'est des produits d' humains anatomiquement modernes (Homo sapiens) et non de l' homme de Néandertal est.

 

 

Le Paléolithique supérieur est représenté de façon modeste en Lorraine.

 

Quelques outils datant de Cro-magnon ont été retrouvés à Belfort.

 

Le Paléolithique supérieur (- 35000 à - 10000 ans) est marqué par l’arrivée de l’Homme moderne (Cro-Magnon) et la disparition de l’Homme de Néandertal. Cette période, caractérisée par un climat essentiellement froid et sec, reste encore mal connue en Lorraine. Quelques occupations, ainsi que plusieurs découvertes isolées, indiquent une fréquentation de la Lorraine au Pléistocène supérieur par des groupes de chasseurs-cueilleurs lors des phases tempérées. L’Aurignacien (- 37000 à - 28000 ans) est représenté par deux stations de surface : Auboué (Meurthe et Moselle) et Havange (Moselle). Sur le site d’Auboué, l’industrie lithique en silex d’importation est caractérisée par la présence de plusieurs produits de débitage (éclats et produits technologiques) associée à de l’outillage (grattoirs carénés, burins, lamelles Dufour..). Une chaîne opératoire orientée vers la production de lamelles a été identifiée.

 

Dans l’Ouest vosgien, l’abri constitué par la grotte Jeannuë de Rebeuville est resté longtemps la seule référence d’une présence humaine entre 30 000 et 10 000 ans. Depuis, les découvertes se sont enchaînées comme celles du secteur de Hautmougey où se succèdent des marqueurs d’une présence humaine entre 34 000 et 26 000 av. JC.

 

Il reste que le maximum glaciaire atteint entre 20 000 et 18 000 ans av. JC a laissé la Lorraine sans trace d’occupation. Le Gravettien (- 28000 à - 22000 ans) n’est actuellement pas connu en Lorraine. Parmi les plus célèbres reliques de cette époque en 1908 lors de fouilles dans les comptes Wachau découvert Vénus de Willendorf . Cette année vieil ouvrage 25.000 en pierre de l'art montre une femme avec de très gros seins et est donc communément appelé un symbole de fertilité interprété. Grâce à la datation de la trouver est probable que le Fonds humains anatomiquement modernes (Homo sapiens) est affecté.

 

Solutréen

(Omis dans le sud de l'Allemagne en raison du froid maximum)

 

Le sud de l’Alsace, l’actuel Sundgau, et l’Alsace centrale n’auraient étés fréquentés qu’au Paléolithique supérieur (-35.000 à -10.000). La préhistoire dans le Sundgau

l’absence actuelle en Alsace de toute autre trace de Paléolithique supérieur que celle de l’Aurignacien mentionné à Achenheim. Il serait raisonnable de penser qu’un examen attentif du piémont vosgien et du Jura alsacien pourrait à terme combler ce manque.

D'autres sites où des restes préhistoriques ont été retrouvés se situent aux alentours de Ferrette, de Bollwiller, d'Eguisheim et dans la grotte d'Oberlag dans le Sundgau. Ils datent du Paléolithique supérieur, en particulier du Magdalénien. Au paléolithique final, a lieu la fin de la glaciation vers -9.000. Des trouvailles datant de cette période ont été faites à Riedisheim (fouilles d'un campement de chasseurs de Mammouths), à Eschentzwiller et Bendorf (abri sous roche), entre autres. A cette période, l'Homo Sapiens Sapiens, c'est-à-dire l'Homme moderne, a déjà pris possession du territoire. Pourtant, en raison du climat rigoureux qui précède la fin de la glaciation, la région reste peu fréquentée. Vers -10.000, un réchauffement rapide du climat a lieu, entraînant la disparition de nombreuses espèces mammaliennes (rhinocéros laineux, rennes, ...) et leur remplacement par d'autres espèces (sanglier, cerf, chevreuil, ...). La grotte du Mannlefelsen à Oberlarg, dans le sud du Sundgau, date de la fin de cette période. Il s'agit d'un campement de chasseurs.

 

 

Après ce maximum glaciaire, les hommes de Cro-Magnon reviennent dans nos régions en suivant les troupeaux de rennes qui remontent vers le nord. L’importance du réseau hydrographique est ici à signaler, la vallée de la Saône prenant ici une grande importance, toute la vallée de la Meuse et de son affluent le Mouzon. La grotte Jeannuë et le gisement dans le secteur de Grignoncourt montre bien les incursions des hommes de Cro-Magnon à la fin du Paléolithique supérieur. Le Magdalénien (- 18000 à - 10000 ans) a été reconnu à Saint Mihiel (Meuse) avec la présence d’une industrie lithique (grattoirs, burins, lamelles à bords abattus) associée à des ossements de rennes. Le site a été daté au Magdalénien supérieur (-12000 ans).

 

Les environs de Mulhouse sont habités depuis le paléolithique mais le site même qu'occupe la ville aujourd'hui ne présentait pas assez d'avantages pour qu'une agglomération s'y constituât. Des restes préhistoriques ont été retrouvés aux alentours de Ferrette, de Bollwiller, d'Eguisheim et dans la grotte d'Oberlag dans le Sundgau. Ils datent du Paléolithique supérieur, en particulier du Magdalénien.

 

WOLSCHWILLER : L’abri sous-roche du lieudit Langgruben : 61 objets en silex dont 18 fragments de lames ou de lamelles. Faute d’outils caractéristiques, la datation de cet ensemble demeure problématique. Le style de débitage de certaines des lames suggère cependant une attribution au Paléolithique supérieur ou à l’Épipaléolithique d’au moins une partie de la série recueillie.

 

Stichel und Kratzer aus Silex («Feuerstein») de Bruderholz/Bâle (environ 15 000 ans).

Défense de mammouth dans la fosse -12 000

 

Les fouilles sur le "Bönistein", un puissant affleurement rocheux sur la bordure orientale des collines de Zeiningen, montrent qu'il ya déjà 10 'à 15.000 ans, les gens ici ont arrêté, qui vivaient de la chasse.

Comm. AG, distr. de Rheinfelden. Village à l'entrée du Wegenstettertal, à l'est de Rheinfelden. Nombreux vestiges isolés de l'âge de la Pierre au Möhlinerfeld, site de plein air à Wigg

 

stations de chasseurs et des zones de stockage des premiers Homo sapiens se trouvent, cependant, souvent aussi sur le Haut-Rhin. Les emplacements sont les grottes du mont des Oliviers à Ehrenstetten, à Chapel Hill, près de Munzingen et sur le Steinberg à Bollschweil. On peut supposer que c'était les petits, les groupes non-sédentaires des personnes qui vivaient de la chasse des animaux et des aliments d'origine végétale de collecte. L'âge de ces trouvailles est indiqué par 12000-8000 ans avant notre ère.

La Forêt Noire a été fortement glaciaire (jusqu'à il y a environ 10 000 ans).

 

Plus nombreux sont les vestiges datant de la phase finale de la glaciation de Würm (35 000-8000 av. J.-C.): outre quelques foyers isolés, des campements sur la rive droite du Magdenerbach, plusieurs fois occupés par des chasseurs de rennes et de chevaux (sur le flanc nord de la petite colline de l'Ermitage près de Rheinfelden).

 

Schaffhouse : Les premières traces d'habitat datent du Tardiglaciaire (Dryas ancien). Le site fameux du Kesslerloch près de Thayngen a livré notamment des reliefs de repas et des déchets datés par le carbone 14 de 15 500-12 000 av. J.-C., ainsi que de petits objets d'art (bâton orné d'un "renne broutant" gravé à la pointe). Cette grotte était utilisée au printemps comme camp de base par des groupes qui se livraient à la chasse aux rennes, peut-être déjà avec l'aide de chiens. D'autres sites se trouvent dans le Fulachtal (Bsetzi, Vordere Eichen), dans le Freudenthal (Rosenhalde) et dans la commune de S. (abri sous roche de Schweizersbild); on y a découvert des vestiges d'habitat et des objets d'art paléolithique (statuette de femme stylisée, en charbon fossile).

 

Bâle : Une occupation plus intensive du territoire à la fin du Paléolithique supérieur (Magdalénien, vers 12 000 av. J.-C.) est attestée par une douzaine de grottes (Brislach-Kohlerhöhle, Arlesheim-Hollenberg 3) et quelques stations de plein air à B. (Bruderholz), Muttenz (Rütihard) et Lausen. Magdalénien (Hechtliacker)

 

Vers 13 000 av. J.-C., alors que le climat se réchauffait, au moins trois Magdaléniens s'arrêtèrent à Alle (Noir Bois) où ils taillèrent quelques lamelles (petits éclats) de silex pour réparer leurs sagaies. L'un d'eux utilisa le matériau siliceux local. Les deux autres travaillèrent le silex de Bendorf (Haut-Rhin) qu'ils avaient amené avec eux.

 

Après un long épisode glaciaire, c'est vers 13 000 avant notre ère que des cro-magnons venus chasser le cheval principalement, mais aussi le renne, la marmotte, le lièvre des neiges et le lagopède, séjournèrent sur les rives du lac de Neufchâtel. dont le niveau était inférieur de 3 m à celui d'aujourd'hui. Le Paléolithique supérieur était inconnu dans le canton jusqu'à la découverte, en 1983, d'un campement magdalénien à Hauterive-Champréveyres. Ici, dans la steppe à saules et bouleaux nains, des groupes de chasseurs venaient s'installer saisonnièrement, de même que sur le site de N.-Monruz, à 1 km au sud-ouest. Les fouilles liées aux travaux de l'autoroute ont permis de dresser les plans des foyers, des amas d'ossements, des zones ocrées, des ateliers de taille du silex local ou importé. Parmi les outils prédominent les burins, grattoirs, lamelles à dos et perçoirs; de nombreux nucléus ont pu être reconstitués. Essentiellement en coquillages fossiles ou en dents, les pendeloques comportent aussi trois statuettes féminines en lignite de moins de deux centimètres, premières représentations humaines connues en Suisse.

 

La transition avec le Mésolithique, appellée Azilien, a été mise au jour à Löwenbourg. Une industrie lamellaire utilisant du silex local, datée de 12 000 à 10 000 av. J.-C., rassemble des pointes et des lames à dos (éclats dont l'un des bords est aménagé par une retouche), des lames tronquées, des burins, des grattoirs et des perçoirs.

 

Au Magdalénien succéda l'Azilien (Epipaléolithique) daté d'environ 10 300 avant notre ère. Des troncs de pins ont été exhumés sur le site de Champréveyres, aux côtés des modestes vestiges d'un campement de chasseurs. A Monruz, c'est également un campement qui a été mis au jour, tandis que la grotte du Bichon (comm. La Chaux-de-Fonds) surplombant le Doubs a révélé des traces de présence humaine, des ossements d'ours des cavernes et des armatures de flèches en silex.

 

 

L’Epipaléolithique correspond à la fin du Paléolithique supérieur et couvre les deux dernières phases climatiques du Tardiglaciaire. Plusieurs occupations, principalement dans le sud de la Meuse (Neuville-sur-Ornain, Cousange-les-forges) ainsi que plusieurs découvertes isolées témoignent de la présence de cette période de la Préhistoire en Lorraine. Sur le plan culturel, l’Epipaléolithique lorrain correspond essentiellement aux groupes à Federmesser (Azilien) caractérisés par les armatures à dos courbe.

Les groupes à Federmesser (aussi appelés complexes ou industries des pièces à dos courbe) est une tradition de fabrication d'outils de l'Épipaléolithique ou Paléolithique final de la plaine d'Europe du Nord, de la Pologne (appelée Tarnowien et Witowien dans cette région) jusqu'en France septentrionale (sud et l'ouest du Bassin parisien), datée entre 12000 et 10800 av. J.-C. Elle est étroitement reliée à la culture tjongerienne, puisqu'il a été suggéré que les deux cultures feraient partie d'un complexe plus généralisé qu'est l'Azilien.

 

 

L'Ahrensbourgien ou culture d'Ahrensburg (approximativement de -10700 à -88001) est une culture épipaléolithique d'Europe du Nord.

Elle doit son nom au village d'Ahrensburg, situé à 25 kilomètres au nord-est d'Hambourg, dans l'état allemand du Schleswig-Holstein où des flèches en bois de pin, les plus anciennes connues à ce jour et des massues de bois ont été retrouvées. Cette culture est associée à la culture de Bromme auxquelles on attribue le nom de culture de Lyngby.

 

Collines de HAUSBERGEN, Mittelhausbergen, au lieu-dit Zinkenthal

mammouth (Mammuthus primigenius), mais aussi des os de bovidés (Bos primigenius ), de rhinocéros laineux (Coelodonta antiquitatis), de bison (Bison prescus) et de cheval (Equus caballus). D’après les couches géologiques et la nature des animaux identifiés, tous de la même niche écologique, le gisement peut être attribué à la dernière phase du Pleistocène supérieur, soit 12 000 – 10 000 av. notre ère (fin du Paléolithique supérieur).

 

La fin de la dernière glaciation fut retardée par un stade d'oscillations froides entre 11 500 et 10 000 ans; au début de cette phase, les glaciers alpins firent une nette progression jusque dans les régions des cols. De même, les sédiments des lacs du Moyen Pays montrent des changements intervenus dans la composition isotopique et partiellement dans la végétation (flore). Cet ultime refroidissement de la dernière glaciation est appelé Dryas récent (soit stade d'Egesen pour l'extension des glaciers). Alors que cette oscillation froide était autrefois supposée limitée à la région du nord de l'Atlantique, à laquelle les modèles climatiques attribuaient une fonction de moteur des variations climatiques, la recherche actuelle, se fondant sur la datation des moraines frontales de Scandinavie, des Alpes et de Nouvelle-Zélande, tend à faire du Dryas récent un phénomène global.

 

Sundgau : Pour la période paléolithique, allant jusqu'à - 10 000, signalons des traces à Riedisheim (trouvailles isolées, fouilles d'un campement de chasseurs de mammouths), Eschentzwiller, Bendorf (abri sous roche).

 

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