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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Cet article est un BROUILLON afin de vous montrer à partir de quelles sources nous construisons nos synthèses et comment nous en extrayons la substantifique moelle.

Alors qu’aujourd’hui nous en sommes au traitement des informations concernant notre évolution des singes du Vieux Monde aux grands singes, sans queue, ce brouillon sera étoffé puis recyclé dans différentes synthèses (que vous pourrez suivre facilement grâce au tag Alsace).

 

 

Dans la seconde période (3500 av. J.C. à nos jours), les variations se suivent à un rythme irrégulier et assez rapide: phases froides de Piora I et II (3200-2500 av. J.-C.) et de Löbben (1500-1100 av. J.-C.), séparées par le deuxième optimum postglaciaire (env. 2900-2250 av. J.C.)

 

 

Berne : Le cuivre était déjà utilisé au IVe millénaire av. J.-C. (épingle de Lattrigen datant de 3170 av. J.-C. environ, lame de couteau de Douanne). Des objets en cuivre (notamment cinquante-quatre perles fixées sur deux cordelettes) présentent un grand intérêt pour l'histoire des civilisations. Le mobilier archéologique consiste essentiellement en tessons de céramique du Cortaillod moyen (env. 3800 av. J.-C.).

Le bronze, alliage de cuivre et d'étain, se répandit peu avant 2000 av. J.-C. et ouvrit une ère nouvelle. On ne sait si les minerais indigènes de cuivre (on en trouve un peu, par exemple près de Lauterbrunnen) ont été exploités à cette époque. L'habitat resta d'abord concentré sur les rives des lacs et cours d'eau, puis le climat favorable (limite de la forêt montant par moments à plus de 2000 m) permit l'exploration et la colonisation des Préalpes et des Alpes. La région du lac de Thoune et du Niedersimmental semble avoir été densément peuplée (vestiges sur les routes des cols, sites de hauteur fortifiés de Spiezberg, de Cholis Grind à Saanen et de Pintel à Wimmis, nécropoles de Thoune-Allmendingen, Einigen et Hilterfingen).

 

  • 3000 av. J.-C. : présence des Celtes en Bohême et en Bavière. Au 3e millénaire avant notre ère, l'Age du Bronze a été introduit des steppes du nord-est de l'Europe par le biais de la culture de la céramique cordée, qui a sans doute amenée avec elle les premiers Indo-Européens en Europe centrale. Depuis au moins 3000 ans avant J.-C., les Proto-Celtes sont implantés en Bohême, où ils ont défriché une partie de la vaste forêt hercynienne.

 

Entre 2600 et 2400 ans av. JC nous pouvons noter l'apparition dans le Jura français de céramique au décor très élaboré ainsi que l'arrivée des premiers objets en cuivre venant de Suisse occidentale et du Languedoc.

 

entre -2500 et -2200, le Campaniforme se répand aussi en Valais18. Les tombes du Petit-Chasseur deviennent individuelles et les stèles, dites de type B, se caractérisent par des têtes plus grosses et un plus grand nombre de figurations d'armes.

Près des voies d'accès des cols alpins, de nombreux objets épars ont été retrouvés, témoins d'une probable intensification des échanges. On date également de cette période certaines pierres à cupules retrouvées en Valais (Zermatt, Anniviers, Saint-Léonard, Évolène)19.

Dès le XXIIe siècle av. J.-C., différentes traces de l'Âge du bronze ont été découvertes dans toute la haute vallée du Rhône. Une culture spécifique, la culture du Rhône s'y développe. Néanmoins, il n'y a pas de rupture avec la période campaniforme : ainsi la nécropole du Petit-Chasseur est toujours utilisée et des tombes individuelles à stèle mégalithique de type B sont toujours érigées. La première phase, la culture du Rhône préliminaire, est caractérisée par des objets en cuivre (moins de 1 % d'étain) et semble spécifique au Valais central, bien qu'une tombe près de Thoune puisse indiquer que cette culture s'étendait peut-être sur les deux versants des Alpes bernoises20. Au début de l'âge du Bronze (env. 2200-1500 av. J.-C.), une culture préhistorique particulière est identifiée, la civilisation du Rhône, en relation avec l'exploitation probable des gisements de cuivre proches, dans les vallées de Tourtemagne, d'Hérens ou d'Anniviers.

La période suivante voit la culture du Rhône s'étendre. Tout le Valais est désormais partie du territoire de cette culture, de même que les vallées de l'Aar et de la Sarine, et la région lémanique près de Lausanne. La culture du Rhône s'étend également au Jura français et une partie de la vallée du moyen Rhône. Le Valais fait partie du groupe Rhône-Aar. La culture du Rhône classique subit des influences de la culture d'Únětice attestée dans la région danubienne. Ces influences semblent provenir par les routes du nord des Alpes, mais également par celles du sud, et l'Italie du Nord20.

Entre -1800 et -1600, la culture du Rhône, dans sa phase qualifiée d'avancée, s'étend encore territorialement pour le groupe Rhône-Aar : les rivages des lacs de Neuchâtel, Bienne et Morat sont inclus de même que l'extrémité occidentale du lac Léman, jusqu'à Genève. Les objets métalliques sont très nombreux en quantité, bien que l'on remarque une diminution de la variété des formes, annonçant le déclin de la culture21.

Dès le XVIe siècle av. J.-C., la culture du Rhône décline rapidement ; mis à part en Valais où il semble perdurer quelque peu, il est remplacé dans le reste de son aire géographique par la culture des Tumulus originaire d'Europe centrale. Les mines valaisannes ne semblent plus exportatrices et l'influence du sud des Alpes grandit peu à peu22.

Dès -1450 le Valais, complètement hors de la culture des Tumulus dominant le plateau suisse, voit des habitats fortifiés se développer et est sous l'influence de la culture d'Alba-Scamozzina et semble contrôler le transit alpin23.

À la fin du XVe siècle av. J.-C., le sud du Valais semble sous l'influence nord-italienne de la culture de Canegrate bien que de nombreux éléments indigènes y soient mélangés, en particulier dans la région de Sion. Le Valais semble alors être à la limite des deux groupes culturels : Canegrate au sud des Alpes et la culture Rhin-Rhône-Danube au nord. On qualifie la culture régionale de groupe alpin de la culture de Canegrate. L'intensification des échanges alpins est manifeste24.

Des abris sous roche ont été découverts au-dessus de Zermatt et dans le val d'Hérens : la transhumance saisonnière des troupeaux entre la plaine et les alpages, déjà attestée à la fin du Néolithique, s'est maintenue.

 

 

Totalement dépourvu de minerai de cuivre, le Jura dépend de l'importation de ce métal qui, allié à l'étain également importé, permit le développement de la métallurgie du bronze. La transition du IIIe au IIe millénaire coïncide avec l'implantation progressive, dans les Alpes puis sur le Plateau, de cette technologie nouvelle. Les premières datations dendrochronologiques, toutefois, ne sont disponibles qu'à partir de 1700 av. J.-C. (Bevaix, Auvernier). Haches, petits poignards triangulaires à rivets, torques massifs, jarres et pots en céramique du type Morges-Les Roseaux témoignent de la discrète présence de cette phase d'occupation sur les rives neuchâteloises.

 

 

·  -2500 : apparition du Campaniformes en Languedoc et en Provence.

·  -2550 : apparition du Néolithique récent de la culture Seine-Oise-Marne.

 

 

Canton de Fribourg : Les rives seront occupées durant un millénaire et demi, jusque vers 2450 av. J.-C., avant d'être délaissées durant plusieurs siècles, le niveau des lacs s'étant fortement élevé à la suite d'une perturbation climatique. Cette lacune dans la documentation est partiellement comblée par les recherches effectuées sur le relief vallonné situé en retrait des lacs, mis en évidence lors de la construction de l'autoroute entre Morat et Yverdon. On connaît de cette période du début de l'âge du Bronze (Bronze ancien-moyen, 2300-1500 av. J.-C.) des hameaux de plaine (Ried, Morat-Blancherie) et des habitats de hauteur (Ile d'Ogoz, Tentlingen). Les coutumes funéraires sont caractérisées par des inhumations simples en fosse au Bronze ancien (Enney, Broc), des inhumations ou incinérations sous tumulus au Bronze moyen (Morat-Löwenberg, Châbles), des incinérations placées dans des urnes et déposées en pleine terre au Bronze récent (Vuadens).

 

Uri : Les témoignages de présence humaine les plus anciens remontent à 2200 av. J.-C. (site de collecte de cristal de roche de Hospental-Rossplatten et pointe de flèche en silex de Hospental-Gotthardmätteli, à plus de 1500 m).

 

Colmar : Vers 2200, apparaissent les premiers objets métalliques, en cuivre pur ; c’est la civilisation appelée « campaniforme » car les poteries ont une forme de cloche renversée.

C’est entre -2500 et -2000 que le cuivre est introduit en Bourgogne, probablement par des populations venues de l'actuelle Allemagne

 

habitats lacustres et les villages littoraux dont en particulier la civilisation campaniforme qui s'implante notamment au bord du lac de Neuchâtel et dans la baie de Zurich où les plus anciennes roues d'Europe, datant de 2500 av. J.-C., ont été découvertesnappey 1. Ces villages, dont certains peuvent alors compter jusqu'à une centaine d'habitants, seront abandonnés à la fin du IXe siècle av. J.-C. avec la civilisation de Hallstatt.

 

Grisons : On constate à l'âge du Bronze (env. 2200-800 av. J.-C.) une présence humaine beaucoup plus forte, liée vraisemblablement à la prospection de filons de cuivre. La colonisation gagna les vallées élevées, comme l'Engadine, l'Oberhalbstein et la Lumnezia. Les habitats occupaient de préférence des sites dominants (plateaux ou cuvettes au sommet d'une colline, terrasses à flanc de coteau); au Bronze final cependant, on en trouve aussi en fond de vallée. La civilisation intra-alpine du Bronze a livré un matériel très caractéristique, tant aux G. que dans les régions voisines (Rheintal saint-gallois, Liechtenstein, Tyrol du Sud). Ses principaux sites sont Lumbrein/Surin-Crestaulta, Falera-Muota, Maladers-Tummihügel, Cazis-Cresta, Savognin-Padnal, Salouf-Motta Vallac, Scuol-Munt Baselgia et Ramosch-Mottata. A Savognin-Padnal et Cazis-Cresta, on a mis au jour des éléments qui révèlent les structures d'un village (maisons alignées en une ou, plus rarement, plusieurs rangées).

La découverte à Saint-Moritz-Bad d'un système de captation des eaux de source, en bois de mélèze (Bronze moyen et final), a éveillé un grand intérêt. Des épées, un poignard et d'autres objets en bronze y avaient été soigneusement déposés, sans doute à titre d'offrandes votives. Les gravures rupestres de Sils im Domleschg-Carschenna et de Tinizong-Senslas, ainsi que de nombreuses pierres à écuelles et roches gravées ont peut-être un sens rituel et religieux. Au cours du Bronze final, les Alpes grisonnes furent le théâtre d'une grande mutation. La civilisation des Champs d'Urnes pénétra à partir du nord jusqu'au centre des G.

 

 

A Sarmenstorf-Zigiholz, sur la crête séparant le Bünztal du Seetal, se trouve un groupe de sépultures à incinération sous tumulus (vers 2400 av. J.-C.). La tombe collective découverte en 1997 à Spreitenbach-Moosweg date de la même époque: quatre femmes, quatre hommes, quatre enfants et un nouveau-né inhumés dans un unique cercueil en bois.

Comme ailleurs en Suisse, l'époque de transition entre le Néolithique et le Bronze (2400-1800 av. J.-C.) n'a guère laissé de traces, si ce n'est une double sépulture découverte en 1986 à Zurzach-Himmelrych. Des haches de bronze isolées de la période 1800-1600 av. J.-C. proviennent pour la plupart de la plaine de l'Aar ou des vallées inférieures de ses affluents méridionaux. En raison de l'accroissement démographique dès le XVIe s. av. J.-C. et peut-être aussi d'une période d'insécurité dès 1200 av. J.-C., l'occupation humaine s'accrut non seulement sur les rives des lacs (par exemple Seengen-Risle) et au flanc des vallées, mais sur des sites naturellement fortifiés (comme Kestenberg au-dessus de Möriken, Wittnauer Horn). Certains de ces sites de hauteur, renforcés de murs, furent habités jusqu'au premier âge du Fer (Hallstatt). On a trouvé des tombes du Bronze final notamment à Möhlin-Niederriburg.

 

Avec l'arrivée des métaux, les échanges s'intensifient à travers le Jura, la société s'organise et des sites de hauteur contrôlant les passages stratégiques se mettent en place: Montricher, Cornol, Courroux, Trimbach, Wittnau. Les fonds de certaines vallées de moins de 700 m d'altitude (Delémont, val de Ruz) sont défrichés, notamment dès le Bronze moyen. La forte implantation de la fin de l'âge du Bronze s'estompe un peu au cours de l'âge du Fer. Liée à la topographie, la tripartition politique gauloise (Séquanes et Rauraques au nord, Helvètes au sud) souligne bien que la chaîne jurassienne reste un obstacle.

 

A l'âge du Bronze, avec la métallurgie, les armes commencèrent à se distinguer des outils et des instruments de chasse. Presque tous les grands types d'armes et de moyens de protection (casque, cuirasse, jambière, bouclier), étaient alors connus. Armuriers réputés, les Celtes avaient de nombreuses formes de couteaux ordinaires, d'épées et de poignards. Dans cette société de guerriers, les armes étaient gages de sûreté, signes d'aisance et objets hautement symboliques, comme le montrent leur usage rituel (offrandes d'épées: dépôts de Berne-Tiefenau, Port, La Tène) et leur présence dans les sépultures (tombeau princier de Grächwil, avec char de combat). Les Celtes fabriquaient des casques en fer avec couvre-nuque, garde-joue et mentonnière (Giubiasco, Port), des boucliers, des cottes de mailles (Berne-Tiefenau).

 

 

 

On considère que les peuples proto-italo-celtiques (ancêtres des Gaulois et des Romains) sont arrivés vers 2300 avant notre ère avec l'avènement de la culture d'Unétice, à peu près centrée autour de la Bavière.

 

Le climat est à nouveau bouleversé, de nombreuses pluies obligent les hommes à vivre sur les hauteurs (Châtillon sur Glâne (FR) est un exemple de lieu fortifié)

 

 

On trouve pour la première fois à l'âge du Bronze (non traité) des villages qui peuvent avoir 1-2 ha de superficie.

L'âge du Bronze (2200 à 750-700 av. J.-C. environ) voit l'achèvement du façonnement du paysage par l'agriculteur. Au Bronze final, sur le Plateau, vers le lac de Constance par exemple, il est déjà semblable à celui du Moyen Age, où champs cultivés et prairies côtoient des parcelles de forêt aménagée. Dans le Jura, les premières traces de défrichements remontent au Bronze moyen et final. L'Orge devient la céréale prépondérante, suivie par l'Epeautre. Les millets font leur apparition, la part des Légumineuses (fève, lentille, pois) devient plus importante. On continue à cultiver lin et pavot, on introduit la caméline. Le très grand nombre de plantes de prairies et de pâturages parle en faveur de l'accroissement de ces biotopes au moins dès le Bronze final. Dans les vallées alpines, l'impact humain à proximité de la limite de la forêt s'accentue à l'âge du Bronze, mais nous ne savons rien sur les pratiques de l'estivage du bétail avant le Moyen Age. Pour l'ensemble de l'âge du Bronze, le système d'exploitation du terroir est de type agro-pastoral avec une rotation des cultures et une intercalation de jachères courtes et probablement pâturées. Le sol est travaillé à l'aide d'araires tirés par des bœufs comme le montrent les gravures rupestres du Val Camonica (Charrue). Les cultures d'été (millets et légumineuses) et d'hiver (épeautre) sont dorénavant bien attestées. Les secondes ont un mûrissement précoce et un rendement supérieur.

 

Lucerne : Des stations littorales (sur les rives des lacs de Sempach et de Baldegg) et de hauteur, des sépultures, des dépôts et des vestiges isolés montrent que toutes les parties du canton étaient habitées à l'âge du Bronze. On a mis au jour à Hochdorf-Baldegg un village avec palissade du Bronze ancien (2200-1500 av. J.-C.); les foyers en argile ou en pierre impliquent un plancher posé directement sur le sol. On élevait surtout du petit bétail (moutons, chèvres), mais aussi des chevaux, des bovins et des porcs. La part de la chasse (cerf et sanglier) restait importante dans l'alimentation. En sus des plantes cultivées (blé, millet, orge), on consommait des fruits sauvages (baies, pommes, poires, noix).

 

l'optimum de l'âge du Bronze (env. 1500/1400-1200 av. J.C.), long de deux à trois siècles; on observe ensuite des crues des glaciers dans la phase de Göschenen I (env. 1200-600/500 av. J.C., avant l'optimum de l'époque romaine)

Le Bronze moyen (1550-1350 av. J.-C.) n'est connu à ce jour que par quelques tessons de céramique et objets de bronze (par exemple à Sempach-Allmend). Comme dans le reste de la Suisse, les habitats de cette période s'éloignent du littoral.

Dans le village de Sursee-Zellmoos (lac de Sempach, Bronze final, 1350-800 av. J.-C.), on a mis en évidence un plan d'alignement; les maisons, posées sur une assise d'argile ou un dallage en pierre, avaient des murs en bois colmatés avec de l'argile et sans doute des fours voûtés en argile. Le village de Schötz, situé dans une plaine inondable, était densément peuplé; des tessons carbonisés, dans des fosses, sont interprétés comme des ratés de cuisson.

 

Les débuts du Bronze (2200-2000 av. J.-C.) restent quasi inconnus en terre vaudoise, mais entre 2000 et 1550 av. J.-C. se développe une véritable métallurgie du bronze (alliage de cuivre et d'étain), principalement illustrée dans le Chablais par des sépultures à inhumation, en position allongée sur le dos avec entourage de pierres, attribuées à la civilisation du Rhône (Ollon-Saint-Triphon, Pully, Ecublens). Les dépôts d'armes et de parures métalliques (comme à Neyruz, avec cinq haches et un poignard), interprétés dans un sens rituel, s'ajoutent aux données domestiques et funéraires. Les trouvailles de Lausanne-La Bourdonnette et Lausanne-Bois de Vaux, sépultures fastueuses ou dépôts, sont de prestigieux témoignages de cette civilisation. Délaissés vers 2400 av. J.-C., les villages littoraux réapparaissent peu avant 1800 av. J.-C. (Morges-Les Roseaux, Préverenges, Yverdon-les-Bains-Clendy, Concise-Sous-Colachoz); ils sont plus nombreux vers 1700-1600 av. J.-C., dans une phase dite "Roseaux" du nom de la station morgienne.

 

Canton de Soleure : Une lacune de près de 1000 ans sépare les ultimes vestiges du Néolithique des premiers témoins de l'âge du Bronze, qui n'apparaissent que dans la dernière phase du Bronze ancien (XVIIe-XVIe s. av. J.-C.). Il s'agit de quelques habitats, situés peut-être le long d'une route reliant le Plateau au coude du Rhin par le Jura. Au Bronze moyen (XVIe-XIVe s.), la présence humaine gagna les vallées jurassiennes: sites de hauteur de la Balmfluh près de Günsberg, de la Lehnfluh et de la Ravellenfluh près d'Oensingen, de Frohburg (comm. Trimbach), de la Holzfluh (comm. Balsthal) et de la Portifluh (comm. Zullwil). Les rares sépultures connues datent de la fin du Bronze moyen et du Bronze final. La colonisation du Jura progressa dans les dernières phases du Bronze final (XIIe-IXe s. av. J.-C.). De nombreux dépôts de bronze immergés ou placés près d'un cours d'eau, comme celui du Hinzihöfli de Granges, enterré près d'une source, sont interprétés comme des offrandes votives.

Comme dans les autres régions alpines, des dépôts d'objets de prestige, isolés ou regroupés (épingles, poignards, lames de haches, etc.), sont signalés jusqu'en haute altitude, ainsi à 2710 m au col de Torrent (comm. Evolène); ils témoignent peut-être d'un culte aux divinités topiques.

 

La civilisation du Rhône s'achève au début du Bronze moyen (1600-1500 av. J.-C.), marqué par une nouvelle interruption de l'habitat palafittique. La suite de la séquence (1500-1350 av. J.-C.) est représentée par des habitats en retrait des rives (Champ Vully, comm. Rances; Le Motti, comm. Onnens) ou dans la plaine (En Planeise, comm. Payerne), mais surtout par des tumulus (En Sency, comm. Vufflens-la-Ville), tertres funéraires recouvrant plusieurs sépultures successives, où l'on observe le retour progressif de l'incinération.

Le début du Bronze final (1350-1100 av. J.-C.) s'inscrit dans le prolongement du Bronze moyen. Le Châtel d'Arruffens (comm. Montricher), à près de 1400 m d'altitude au sommet du Jura, est un habitat fortifié (refuge temporaire?), occupé dès la fin du Bronze moyen.

Le dernier développement palafittique se place à la fin du Bronze final (1050-800 av. J.-C.). Les villages occupent de vastes surfaces, comprenant jusqu'à quelques dizaines de maisons; les stations de Corcelettes (comm. Grandson), de la Grande Cité (comm. Morges) ou de l'Eau Noire (comm. Avenches) ont livré une quantité impressionnante de témoins matériels: outils, parures et armes en bronze (interprétés pour la plupart comme des dépôts rituels) ou récipients en céramique. Les sites terrestres, implantés pour certains en des lieux élevés ou naturellement protégés (Lausanne-La Cité, Ollon-Saint-Triphon), sont moins connus. La fin du Bronze final, dite civilisation Rhin-Suisse-France orientale (RSFO), se caractérise par ses productions céramiques, métalliques, mais aussi par ses sépultures à incinération au mobilier d'accompagnement caractéristique, ainsi au Boiron (comm. Tolochenaz), à Saint-Prex, Saint-Sulpice ou Lausanne-Vidy.

 

 

Blieskastel Témoignage d'un règlement rapide ensembles du 7 mètres de haut menhir "Gollenstein". Construite il ya 4000 ans, il est considéré comme le plus grand menhir en Europe centrale (Sarre), non loin de Bitche, à 20 km au Nord de l’Alsace Bossue.

 

 

 

  • -1800 : Début théorique de l’âge du bronze en France
  • -1700 : Développement de la civilisation rhodanienne.
  • -1500 : début approximatif du Bronze moyen, extension de la culture des tumuli orientaux en France orientale. Entre 1500 et 1200 av. J.-C., par contre, l'âge du Bronze moyen est absent des stations littorales de Neufchâtel, à part quelques objets isolés. Mais dans la forêt de l'Eter, au-dessus de Cressier, un tumulus de douze mètres de diamètre au lieudit La Baraque abrite une sépulture au mobilier particulièrement riche (bague en or, hache, poignard, longue épingle). Une autre tombe sous tumulus a été retrouvée aux Favargettes (comm. Coffrane). "L'arrière-pays des palafittes" offre des pâtures dont la conquête est attestée par la céramique du Bronze moyen découverte à la Baume du Four et la présence d'une hache au Creux du Van. La reconquête des rivages connut son apogée entre 1050 et 850 av. J.-C., durant l'époque appelée "bel âge du Bronze" par Edouard Desor. Le canton de N. apporte une contribution essentielle à la connaissance de ces siècles sans écriture, notamment par l'observation aérienne, au travers des eaux hivernales, de villages entiers fouillés ultérieurement en plongée. Cortaillod-Est et Bevaix-Sud sont des exemples d'un proto-urbanisme ayant exigé la conception préliminaire de l'espace à bâtir. La dendrochronologie permet de mettre en lumière une gestion planifiée de la forêt, la sylviculture complétant l'agriculture. Rigueur géométrique des rangées parallèles de maisons, dimensions "standardisées" des habitations (longues de 8 à 15,5 m, larges de 5,5 à 6,5 m), omniprésence des pieux constituant les "squelettes" des constructions au plancher surélevé: telles sont les caractéristiques des agglomérations présentes dans chaque baie du lac. Par milliers, des objets complètent la reconstitution du quotidien: des moules en molasse ou en argile destinés à produire haches, épingles, faucilles, couteaux, rasoirs, anneaux et bracelets; de la céramique non tournée, parfois ornée d'étain; des manches de haches et de faucilles, en bois; des boucles d'oreilles en or, en perles de verre ou en ambre, ainsi que des objets en vannerie. La fin de cette époque demeure une énigme; une péjoration climatique entraînant l'élévation du niveau des lacs n'y semble pas étrangère.

 

Uri : L'habitat le plus ancien, daté du Bronze moyen (1450-1200 av. J.-C.), a été découvert sur la colline du Flüeli à Amsteg; ce site bien abrité, au débouché du Maderanertal dans la vallée de la Reuss et donc au départ de la route du Chrüzlipass, proche de filons de cristal, de cuivre et de fer, fut aussi occupé à l'âge du Fer (vers 500-450 av. J.-C.). La céramique prouve qu'à l'âge du Bronze Amsteg était en relation culturelle d'une part avec le Plateau et d'autre part avec le site de Padnal à Savognin. Celle de l'âge du Fer atteste des échanges avec le sud des Alpes (Quinto) et la vallée du Rhin alpin. Le trésor celte d'Erstfeld, d'importance européenne, est un autre témoignage du passage de l'homme dans les Alpes centrales au IVe s. av. J.-C.; il est généralement interprété aujourd'hui comme une offrande votive à une divinité montagnarde.

 

Au XIIe siècle avant notre ère, une crise climatique1 se manifeste par l'abandon d'un certain nombre de sites : à ce moment, cela faisait plusieurs siècles déjà que de nouvelles populations, venues d'Anatolie et du nord de la mer Noire, étaient en train de s'installer à leur tour dans la région : ce sont les Indo-Européens, auxquels on doit la civilisation de Tei-Monteoru et celle des « tombes à ocre rouge »2. il s'agit d'une sécheresse sévère et prolongée qui serait aussi à l'origine de la migration des peuples de la mer

 

 

Deux formes d'activités touchent spécifiquement les Alpes: l'estivage du bétail sur les alpages, éventuellement accompagné de défrichements pour abaisser la limite supérieure de la forêt, et la production extensive de bois de feu pour la réduction du minerai, dans des régions comme l'Oberhalbstein où la métallurgie est attestée depuis l'âge du Bronze (Mines). Néanmoins, et si l'on en croit les contemporains (Tacite, Germanie, 5, 1; Polybe, Histoires, III, 55, 9), on peut admettre que les Alpes et leur flanc nord étaient encore largement couverts de forêts à l'époque de la conquête romaine. Celle-ci ouvrit une période faste pour les exploitations agricoles, mais aussi pour de nombreuses branches économiques gourmandes en bois: bâtiment, construction navale attestée par exemple à Aventicum, tuileries, production de charbon de bois et de fer (Jura vaudois), ce qui eut des répercussions marquantes dans certaines régions. Les profils polliniques du Loclat (comm. Saint-Blaise) montrent un fort recul des chênes et des hêtres, mais aussi l'arrivée d'espèces cultivées nouvelles (Châtaignes, noix). Les régions alpines exportaient de la résine (Gemmage), de la poix, du bois de pin (Strabon, Géographie, IV, 6, 9), ainsi que des mélèzes, conduits par flottage en Italie du Nord et employés à Rome pour la construction de bâtiments de prestige (Pline l'Ancien, Histoire naturelle, XVI, 190, 200).

 

L'expansion humaine se poursuivit à l'âge du Bronze (2000-800 av. J.-C.): colonisation de vallées retirées, comme à Lumbrein-Crestaulta dans la Lumnezia, activités sur des cols et alpages de haute altitude attestées par des vestiges isolés. Après la découverte du métal, la recherche de minerai de cuivre, puis de fer, a sans doute contribué à peupler les régions alpines. On réduisait le minerai et on travaillait le métal notamment dans l'Oberhalbstein, comme le montrent les crassiers préhistoriques et les vestiges d'artisanat métallurgique de Padnal près de Savognin.

A l'âge du Fer (800-15 av. J.-C.), la présence humaine ne semble guère régresser, même si les sites connus sont moins nombreux. L'importance du trafic à travers les A. apparaît aussi bien dans la richesse du mobilier funéraire (singulière abondance de métal à Castaneda au débouché du val Calanca, et d'objets celtes en métaux précieux dans les trésors d'Erstfeld et de Burvagn) que dans le fait qu'on y trouve pêle-mêle des objets qui se rattachent aux civilisations du nord et du sud.

 

le Jura jouait un rôle important par ses cols et par ses gisements de fer. En outre, ses hauteurs escarpées et ses vallées écartées offraient une protection dans les époques troublées.

 

Le Sel ne fut guère utilisé comme moyen de conservation avant le IIe millénaire av. J.-C., comme semblent l'indiquer les fouilles archéologiques menées sur le site de sources salées et de dépôts de sel gemme. En Basse-Engadine, on tirait sans doute parti du climat dès le Ier millénaire av. J.-C. pour faire sécher de la viande de bœuf et de porc, dont on a retrouvé des omoplates percées. Le miel devait servir depuis longtemps d'édulcorant, comme le montrent des peintures rupestres en Espagne. L'usage de la cire, et donc, indirectement, la production de miel sont bien attestés en Suisse au IIe millénaire av. J.-C. (Apiculture).

A l'âge du Bronze furent introduites de nouvelles cultures: la fève, légumineuse peu exigeante particulièrement fréquente dans les Alpes (Terres ouvertes); le millet à grappes et le millet à panicules, qui servaient peut-être aussi à brasser de la bière (Brasserie). La vaisselle retrouvée dans les tombes prouve que les usages liés à la boisson se développèrent au IIe et surtout au Ier millénaire av. J.-C. Les aspects sociaux de l'alimentation, qui reflètent la tendance générale à la spécialisation des travaux et des fonctions, se laissent de mieux en mieux appréhender au Ier millénaire. Quelques sites suisses ont livré des amphores à vin et à huile en provenance de la Méditerranée occidentale.

 

 

Les Glockenbecher. Ce sont des prospecteurs Campaniforme de bronze, des colporteurs qu'on

retrouve en Espagne et pratiquement dans toute l'Europe. Ils sont connus par 4 ou 5 tombes

de gens de passage qui se sont fait enterrer là avec leur matériel (surtout des gobelets). Une

tombe à Künheim en a révélé le type ; individus de grande taille, au crâne haut et aplati (le

squelette est exposé au Musée de Colmar).

Ce sont des prospecteurs qui pénètrent le Ried par le Sud au cours du 2e millénaire

L'âge de bronze.

1 — Le bronze ancien et moyen. Il est mal connu. Alors que la civilisation est riche dans le

Bas-Rhin, elle est très pauvre dans le Haut-Rhin. Cette population réduite n'est d'ailleurs pas

implantée sur les sites néolithiques.

2 — Le bronze final. C'est l'époque des champs d'urnes, l'époque des incinérations. On

trouve des tumuli, avec des points d'incinération ; les corps sont incinérés, les ossements

ramassés et mis dans des urnes épaisses et de grande taille.

On a trouvé au Hohlandsbourg la trace d'un potier (50 000 tessons, son installation, sa

maison). Ce matériel est identique à ce que l'on trouve en Suisse, ce qui permet de penser que

l'origine du courant se situe en Suisse avant son extension en Alsace.

Le site du Hohlandsbourg s'explique par la recherche du vent nécessaire à la cuisson des

pots. Par ailleurs, la plaine de la Hardt a livré de nombreux tumuli d'incinération.

 

Si le début de l’âge du Bronze (le Bronze ancien) est mal connu dans la région, il n’en est pas de même pour le Bronze moyen, avec les nombreuses tombes à inhumation sous tumulus qui parsèment l’Alsace. La période du Bronze final témoigne de l’apogée de la métallurgie du bronze ; elle est caractérisée en outre par l’apparition et la généralisation d’un nouveau rite funéraire, celui de l’incinération en urne. Par sa taille (plus de 6 hectares), l’habitat fortifié situé sur le Hohlandsberg près de Colmar a une importance qui dépasse largement la région; il nous a livré toute la riche gamme des céramiques utilisées entre 1300 et 800 avant notre ère.

 

Schaffhouse : Le Néolithique final n'a guère laissé de traces; en revanche, le Bronze ancien (sauf dans sa phase initiale) est connu par des habitats et des sépultures. Les nombreux sites du Bronze final attestent, au moins pour le Klettgau, une forte densité d'occupation vers 1000 av. J.-C. Presque toutes les zones actuellement habitées l'étaient déjà à cette époque. On commença alors à défricher les pentes du Randen. Des places fortes se dressaient sur quelques hauteurs.

Vers 1000 av. J.-C. on apprit à récolter le minerai de fer et à le fondre : à côté du bronze, l'homme utilisa ce métal de plus en plus souvent pour fabriquer des armes et des outils. Le Jura de l'Hegau, où le minerai de fer était affleurant, était un site privilégié pour les hommes de la civilisation de Hallstatt : à cette époque, la région était habitée par des Celtes. Des sépultures de l'époque de Hallstatt (800–400 av. J. Chr.) et d'innombrables vestiges datés entre le VIIIe et le IIe siècle av. notre ère sont caractéristiques des peuples gaulois et Helvètes, lesquels, avec leurs oppidums et leurs riches tombeaux (par ex. ceux de Heuneburg et de Hohmichele près de Riedlingen) se distinguent par leur civilisation évoluée. On a encore trouvé tout récemment, en 2000, les superstructures d'un tombeau celte à Altheim.

Outre les vestiges archéologiques, la toponymie renvoie encore à un habitat celte ancien : noms de fleuves, comme le Danube, le Neckar, l'Enz, le Nagold ; ou de montagne, comme le Neuffen, la Teck, l'Ipf au sud-ouest du pays.

 

 

fouilles de tertres à Mackwiller par le pasteur

Ringel, d’autres tertres dans les forêts de Brumath et Haguenau (480 tumulus fouillés à Haguenau !).

et la zone des rieds entre Sélestat et Ensisheim

par M. de Ring, études d’enceintes protohistoriques parmi

lesquelles le Mur païen du Mont Sainte-Odile

 

Pays de Brisach

Algolsheim : nécropole avec des urnes funéraires de l’époque de Bronze. Algolsheim possède un riche patrimoine naturel puisque la forêt rhénane et l’Ile du Rhin se trouvent à proximité.

Sur le ban de la commune d'Appenwihr, dans la forêt de Kastenwald, se trouve un groupe de neuf tumuli. Ils ont été datés de l'époque du Bronze moyen

Wolfgantzen

d’ouest en est. Le ban a fourni quelques vestiges protohistoriques*, similaires aux

découvertes des villages voisins : Tertre avec tombes hallstiennes*. Vestiges antiques :

sépultures de l’époque du Bronze final*.

 

Hallstatt C succédant au Bronze final IIIb

 

enceintes fortifiées protohistoriques (Ratzwiller, Waldhambach)

 

Peu à peu, les civilisations « Seine-Oise-Marne » parviennent dans nos régions avec le bronze, ils peuplent les sommets des côtes calcaires et ils nous ont laissé les premiers mégalithes (comme le coffre funéraire de Beaufremont) placés sous des tumuli, petites buttes de terre et de pierres destinées à signaler les inhumations.

 

Le mégalithisme se rencontre en Lorraine avec plusieurs monuments connus, principalement localisés dans les marges ouest et sud de la région (à 100 km des Vosges). Il s’agit essentiellement d’allées couvertes, dolmens et menhirs. Des allées couvertes ou dolmens sont présents à Sexey-aux-forges (Meurthe et Moselle), à Beaufremont et Séraumont(Vosges) et à Montplonne (Meuse). Plusieurs menhirs sont encore en place tel que la « Hotte du Diable » à Milly-sur-Bradon (Meuse), la « Dame Schone » à Savonnières-en-Woëvre, la Pierre au Jô à Norroy-les-Ponts-à-Mousson (Meurthe et Moselle).

 

Entre 3000 et 2500 av. J.-C., des tribus indo-européennes venues d'Europe centrale s'établissent successivement en Europe occidentale. Pratiquant l'agriculture, la chasse et l'élevage, elles avaient une hiérarchie sociale bien définie avec au sommet les prêtres. La religion était marquée par le culte des ancêtres et des divinités symbolisées par des astres. Surtout, elles apportent avec elles la technique du cuivre.

 

  • Au IIe millénaire av. J.-C., les Celtes arrivèrent en Alsace. Les Celtes arrivent en Alsace au cours du premier millénaire av. J.-C. IIe millénaire av. J.‑C. : les Celtes arrivent dans le territoire qui forme aujourd'hui l'Alsace.

L'Alsace est alors une terre de transition pour les Celtes migrant vers le sud de l'Europe. Au cours de l'âge du bronze, la Bourgogne connaît trois périodes de migrations successives de peuples venus principalement d’Europe centrale. Ces peuples apportent avec eux leur culture et leur maîtrise de la technologie du bronze. La première vague de migration couvre la période du Bronze ancien, de -1800 à -1500. Elle fonde une phase de développement due à la production et au façonnage du métal et on assiste alors à une transformation de l’économie et de la structure sociale avec la création d’un nouveau corps artisanal pour le travail du métal. Le commerce et les échanges nécessaires à l’obtention de la matière première vont se développer considérablement. La nouvelle vague de migrations de -1500 à -1200 est celle de la civilisation du Bronze moyen, dite « des tumulus » qui fait progresser la métallurgie locale. Les hommes choisissent les plateaux de la Côte-d’Or (zone du Châtillonais ou Arrière-Côte dijonnaise) pour la construction de leurs tumuli. Au Bronze final, période s’étalant de -1200 à -800, a lieu le troisième flux migratoire. La population, dite « des champs d’urnes », apporte avec elle des coutumes particulières comme l’incinération mais aussi des connaissances dans l’industrie du bronze faisant faire à cette industrie des progrès décisifs.

 

Pour le début de l'âge du Bronze (2200-1800 av. J.-C.), on n'a découvert dans le canton que quelques vestiges isolés et aucun habitat. Vers 1800 av. J.-C. débuta un repeuplement des rives, dû probablement à un changement climatique. Les habitats d'Arbon-Bleiche 2, d'Eschenz-Orkopf et du lac de Nussbaumen-Inseli/Horn appartiennent à la fin du Bronze ancien (1800-1550 av. J.-C.). Vers 1550 av. J.-C., une grave détérioration climatique entraîna le déplacement des habitats vers l'arrière-pays (Wäldi-Hohenrain, Thurberg près de Weinfelden, flanc nord du Seerücken près de Kreuzlingen); on ne connaît aucune station littorale du Bronze moyen (1550-1350 av. J.-C.). Cette période fut sans doute troublée, comme le suggère la fortification érigée sur le site de hauteur de Toos-Waldi.

Au Bronze final (1350-800 av. J.-C.), toute la T. semble habitée, vu la répartition des vestiges. Un grand nombre de sites sont fortifiés. Durant les phases moyenne et tardive du Bronze final, un climat favorable entraîna un abaissement du niveau des eaux et les rives des lacs accueillirent à nouveau des habitats, notamment celui d'Eschenz-Werd et celui d'Uerschhausen-Horn sur le lac de Nussbaumen, où les fouilles de 1985-1991 ont montré que le village (sans doute plus de 100 maisons) dut être abandonné vers la fin du IXe s., après un demi-siècle seulement, probablement à cause de la montée des eaux.

 

L'usage généralisé du cuivre et de ses alliages stimula le commerce suprarégional. Le trésor de Sennwald-Salez (vers 2000 av. J.-C.) comportait des lingots de cuivre de taille standardisée, destinés au transport. Les bonnes conditions climatiques et l'exploitation du cuivre entraînèrent une colonisation accrue de l'espace alpin et partout une occupation humaine plus dense. Au Bronze ancien (2200-1500 av. J.-C.), les habitants de sites lacustres et de hauteur (comme Flums-Gräpplang, Mels-Castels, Wartau-Ochsenberg, Rapperswil-Jona-technicum) contrôlaient le trafic. Une passerelle en bois, plusieurs fois reconstruite, traversait le détroit du lac de Zurich à Rapperswil; avec le matériel trouvé à proximité, elle prouve l'importance du commerce suprarégional à la fin du Bronze ancien.

Une détérioration du climat provoqua l'abandon des sites lacustres vers 1600 av. J.-C.). Les habitats du Bronze moyen (Wartau-Herrenfeld, Rapperswil-Jona-Wagen-Erlen, Mels-Castels et Schänis-Gasterholz) étaient à flanc de coteau ou au sommet de collines. Des vestiges isolés (aiguilles, haches, armes) attestent une occupation relativement dense de l'ensemble du canton.

Au Bronze final (1350-800 av. J.-C.), des échanges à longue distance sont perceptibles, par exemple avec l'Italie septentrionale et centrale. Des objets provenant des vastes habitats de hauteur, en partie fortifiés, du Rheintal et du Seeztal (Oberriet-Montlingerberg, Mels-Castels, Flums-Gräpplang, Walenstadt-Berschis-Sankt Georg) indiquent que s'y installèrent de petits groupes originaires du Tyrol du Sud ou du Trentin. On y pratiquait le commerce des matières premières (minerai de cuivre gris) et des produits de luxe (ambre) et la production de laine a pu jouer un rôle. L'occupation du nord du canton est encore très mal connue; les habitats y étaient établis, semble-t-il, sur des terrasses (Goldach-Mühlegut, Wil-Fürstenaupark).

 

 

Vers 2000 av. J.-C., une nouvelle vague de migration amène la technique du bronze et le commerce entre les différentes aires régionales se développe. L'âge du bronze a duré de 2200-800 av. Cette section de l'histoire humaine est marquée par de grands bouleversements sociaux, économiques et religieux. L'âge du bronze est souvent désigné comme le temps de «guerriers, des artistes et des revendeurs." L’âge du bronze annonce le peuplement de cette région.

Les changements ont été déclenchées par l'utilisation d'un nouveau matériau: bronze, un alliage d'étain et de cuivre. Contrairement à la très répandue alpin étain de cuivre de l'Europe de l'Est, l'Espagne et l'Angleterre ont dû être importés. Il s'est développé dans un commerce à longue distance bien organisée, y compris les biens de grande valeur tels que l'or ou de l'ambre, le Rhin a joué un rôle important en tant que corridor de transport.

  • -2 200 à Bâle : Des outils, des armes et des ornements de bronze (Bronze = 9 parties de cuivre et 1 partie d'étain). colonie fortifiée sur l'éperon Martinskirchplatz (?); Monticule de l'enterrement au Britzigerwald (Riehen) épée de bronze, il ya environ 3300 ans, et plié rituellement sacrifiées comme un ex-voto. Il a été constaté à Riehen tombe de la civilisation campaniforme. Monticules graves du 13ème Siècle av. le Ziger forêt Brit à Riehen. Ils appartiennent à une grande nécropole, il a été mis par une communauté de l'âge du bronze à enterrer leurs proches dans une zone dépourvue d'arbres à cette époque. Parmi les graves collines avec un diamètre allant jusqu'à 8 m ont été trouvés à la fois le corps et l'inhumation d'urnes.

Dépôt de Spitalschürentor / Elizabeth Hill (lames de haches, faucilles, bracelets). Il ya quelque 2900 ans a été à la Elizabeth Hill, un grand nombre de faucilles en bronze, lames et le fer de lance de hache, mais aussi des bijoux enterré - peut-être une cachette en cas de danger imminent, mais peut-être lors d'un sacrifice.

 

la rive droite du coude (Petit-B.) est occupée dès les âges du Bronze et du Fer, de même que Sankt Alban, le site de l'usine à gaz (Gasfabrik), la colline de la cathédrale et Sankt Martin, futurs noyaux d'habitat. Cependant, on ne trouve au Bronze moyen et tardif (1500-800 av. J.-C.) que des vestiges isolés (dont un dépôt à Elisabethenschanze) et aucune trace de maison; puis quelques rares offrandes funéraires des débuts de La Tène (IVe s. av. J.-C.) au Petit-Bâle

 

Neufchatel : L'occupation des rives du lac de Neuchâtel s'interrompt pendant près de 600 ans ; c'est du moins ce que l'on constate à ce jour. Les hommes qui se sont établis vers 1700 av. J.-C. appartiennent à l'âge du Bronze. Les préhistoriens subdivisent la période en âges du Bronze ancien, moyen et final. Ces époques ont cependant des traits communs.

Un alliage

La métallurgie du cuivre était déjà présente dès la période néolithique. Techniquement l'emploi d'un alliage de cuivre additionné d'étain amenait plus de solidité et permettait surtout l'abaissement du point de fusion. Ces techniques, comme celle de la cire perdue, appelaient tout le savoir-faire d'un professionnel. Celui-ci coulait le métal chauffé à haute température dans des moules. Les bronziers pouvaient donc reproduire plusieurs fois le même objet. Les échanges se sont développés car les matières premières de l'alliage ne se trouvaient pas sur place. Par les mêmes voies commerciales, les habitants de l'âge du Bronze importaient aussi le sel, l'ambre, des perles de verre, le plomb, l'or, etc.

Le milieu neuchâtelois

Ces populations dont on connaît mal l'aspect physique vivaient dans un climat favorable, un peu semblable au climat actuel, avec des températures légèrement supérieures à celles que l'on connaît. Le niveau du lac était bas, entre 426,50 et 428 mètres (actuellement: 429,30 m.). Les plantes thermophiles (qui poussent bien à la chaleur) étaient donc plus fréquentes qu'aujourd'hui. Chez les animaux domestiques, l'élevage des chèvres et des moutons s'est intensifié. Le bœuf est toujours présent et l'observation des cornes montre qu'elles sont parfois usées par l'emploi du joug. On trouve toujours le cochon et le chien, animaux de compagnie et réserve de viande. Le cheval est domestiqué lui aussi (on a retrouvé des mors). L'apport carné dans l'alimentation est assuré au moins à 20 % par le gibier. On connaît le cerf, le chevreuil, le sanglier, le lièvre, le renard, l'ours, le hérisson ; parfois on trouve trace du castor, de l'élan, du loup, du chat sauvage, de l'écureuil ou de la tortue. Les fourrures de la martre et de la fouine devaient être appréciées. Les oiseaux étaient chassés, les poissons étaient pêchés, notamment la perche et le brochet.

A Champréveyres, grâce aux pollens, on peut dire que les roselières commençaient à se développer ; la forêt riveraine était composée de saules et d'aulnes glutineux ; plus loin, on trouve la chênaie buissonnante avec le noisetier, la ronce, le cornouiller sanguin, l'aubépine, le prunellier, l'églantier, le framboisier, le pommier et le poirier sauvages. Dans les endroits frais, le hêtre et le sapin blanc se mêlaient aux variétés de chênes. Sur les pentes du Jura croissaient les hêtres, les sapins et les épicéas. Dans les champs dont la surface était gagnée sur la forêt poussaient des céréales déjà connues au Néolithique (orge, millet, amidonnier, engrain), auxquelles s'ajoutaient l'épeautre et le froment.

La moisson était faite à la faucille, les céréales étaient séchées, battues sur l'aire ; on moulait à l'aide de meules en grès ou en molasse. La farine obtenue servait à faire des galettes ou des bouillies. Le pavot, le lin, le sésame et la caméline apportaient des éléments oléagineux. Les légumineuses donnaient des protéines ; on cultivait ainsi le pois, la lentille et la fève. Il est important de ne pas oublier les apports de la cueillette ; de nombreuses espèces végétales étaient comestibles: pensons aux fruits (poires, baies), aux graines (faînes, glands), aux racines (campanules, raiponces), aux feuilles d'orties, de rumex. La végétation fournissait aussi les plantes médicinales.

Les techniques

Les vêtements de l'âge du Bronze à Neuchâtel ne sont pas connus ; la laine, qui remplaçait le lin, ne s'est pas conservée. En revanche, on sait que le métier à tisser existait. Ailleurs les sites ont fourni des vêtements intacts. On peut parler de tuniques, de manteaux courts, de bonnets ronds pour l'homme ; de jupes, de corsages, de ceintures pour la femme. La vannerie était un artisanat très développé à cette époque. On a trouvé 150 paniers à Auvernier, tressés en osier (saule), en aulne ou en noisetier. La construction des maisons imposait le travail du bois, donc une activité de charpentiers et de menuisiers ; ceux-ci possédaient tous les outils nécessaires: la hache, l'herminette de pierre verte, les coins en bois, la hache emmanchée dans un andouiller de cerf, le ciseau à bois, la gouge, la petite scie.

La céramique est toujours importante, elle est plus raffinée encore qu'au Néolithique. Les pièces pouvaient avoir des formes et des décors très ressemblants à plusieurs centaines de kilomètres de distance les unes des autres. La poterie, présente par dizaines dans les maisons, n'était pas réalisée au tour, mais elle était montée au colombin (boudins placés les uns sur les autres) ou par moulage sur une forme de bois. Le décor était multiple et simple: incision, gravure, impression à la feuille d'étain, application de fils colorés ou peinture. Les formes ont évolué au cours du temps, offrant ainsi des possibilités de datation. On retrouve des tumulus (soit des amas de terre et de cailloux, sous lesquels on enterrait les morts) au début de l'âge du Bronze, ainsi que des tombes à incinération que l'on appelle des champs d'urnes, dans lesquelles on ne mettait que les cendres du défunt.

Les villages

A Neuchâtel, la fin de l'âge du Bronze est bien représentée ; vers l'an mil avant J.-C., les bords des lacs étaient occupés à Concise (Vaud), Bevaix, Cortaillod, Auvernier, Hauterive. On connaît des villages entiers dont certains pouvaient avoir 80 m. de côté, entourés de palissades. Chacun d'entre eux abritait de 150 à 300 habitants. Il formait soit un demi-cercle, soit une ligne droite le long du rivage. Pour édifier une telle agglomération, les hommes abattaient jusqu'à 3'000 arbres, souvent des chênes, dans les forêts les plus proches. Entre les maisons se dessinaient des ruelles. On constate qu'un plan général devait être pensé avant d'entreprendre la construction proprement dite. Habité durant un demi-siècle environ, le village de Cortaillod comptait une vingtaine de maisons. Celles-ci étaient construites selon un plan carré ou rectangulaire. Elles accueillaient tous les membres de la famille sous le même toit. Les hommes se protégeaient de l'humidité, en utilisant des matières isolantes. La maison comprenait en principe deux niveaux ; les parois étaient faites de branchages en noisetier entrelacés.

Sur le site de Champréveyres, au Parc de la Découverte, on a reconstruit une cabane de cette époque, haute de 7,50 mètres, sur une surface de 60 m 2, surélevée pour éviter les variations saisonnières du niveau du lac. A cet effet, il a fallu abattre 160 chênes, utiliser quatre tonnes de chaume de roseaux pour couvrir le toit et une tonne d'argile pour crépir les parois et le plancher. On repère dans l'eau les maisons aujourd'hui disparues, grâce aux pilotis qui marquent les structures des cabanes et les emplacements des palissades ou des clôtures qui entourent le village.

Les outils et les bijoux

Parmi les objets qui illustrent cette période, on trouve la hache de bronze coulée dans un moule et emmanchée, qui servait à l'abattage des arbres. Les agriculteurs utilisaient la faucille, elle aussi emmanchée, pour couper les céréales. Le pêcheur possédait des hameçons acérés mais on peut douter de l'efficacité des épées de bronze qui devaient simplement marquer la fonction de chef ou de responsable. Les gens se paraient de bracelets en bronze, décorés de motifs géométriques, d'amulettes en forme de soleil et de croissant de lune, d'épingles aux décors multiples (à tête plate, à tête de pavot, à tête ronde, etc.).

 

 

 

canton de Glaris : Des vestiges de datation incertaine indiquent peut-être des incursions dans des zones plus élevées dès l'âge de la Pierre. Les trouvailles deviennent un peu plus nombreuses au Bronze moyen (dès 1500 av. J.-C.). On rapproche ce phénomène de l'extension des cultures dans les sites favorables (qu'on observe dans d'autres régions), d'un trafic animé sur les cols (bien avéré au Klausen). Rien ne prouve pour l'instant que les nombreux filons de cuivre (Mürtschenalp, Kärpf, Guppen) aient été déjà exploités.

 

Vers 1400, l'Europe moyenne appartient à la Civilisation des Tumulus, constituée par différents groupes culturels. L’un d’entre eux est centré sur la région de Haguenau, un autre comprend le Sud de l’Alsace, du pays de Bade et du Wurtemberg. La nécropole d'Appenwihr appartient à ce groupe ; elle offre un important choix d'objets, qui témoignent de la vitalité et de l’originalité des productions régionales, notamment des bracelets cannelés et des parures de chevilles appelées « jambières ». Ces dernières sont des bijoux fragiles, formés par une large plaque en tôle de bronze obtenue par martelage qui est agrémentée d’un décor géométrique estampé et incisé : des rangées de petites bossettes obtenues au repoussé ornent le pourtour et la nervure médiane de la plaque, des lignes de triangles alternativement hachurés et lisses s’intercalent entre ces rangées. La plaque centrale se termine par une large spirale, obtenue par enroulement d’un long fil de bronze. Ces parures illustrent la dextérité des artisans bronziers de cette époque.

 

Une concentration importante du Fonds est d'identifier les points sur la colline de la cathédrale et de l'autre côté du Rhin, à Theodorskirchplatz et Kleinhueningen. Merci aux bonnes propriétés de bronze de fonte ont été en mesure de produire des complexes, des formulaires multi-artisans spécialisés. L'utilisation de bronze aux nouveaux systèmes d'armes et de techniques de combat ont changé. Cela se reflète dans les résultats d'épées et de lances, des casques et des boucliers ou des parties de chars dans la région de Bâle. Le Cathedral Hill était autour de 800 av. protégé par des fossés et des remparts probablement aussi contre les ennemis.

Offrandes d'objets précieux en bronze dans les rivières, lacs et marais, sous des rochers ou dans des grottes sont très répandues. Motifs fréquemment rencontrés d'oiseaux ou de navires de la marine indiquent le culte des divinités de l'eau.

Particulièrement richement décorées et élaborer des tombes sont indicatifs d'une société avec les différences de classe. Le monde des hommes a été marquée par des attributs militaires, que des femmes par les (différences régionales) éléments de costume. Après les 800 à 900 premières années, l'âge du bronze a commencé à incinérer les morts sur le bûcher. Ce changement de rite funéraire au début de l'âge du bronze indique un changement dans la perception d'une vie après la mort.

Dans l'agriculture, il y avait aussi plusieurs nouvelles fonctionnalités. Outre charrue, faucilles de cultures bronze et nouveaux, tels que le mil et l'épeautre et les légumineuses sont venus à nous. Chevaux pour l'équitation et comme animaux de trait des voitures ornées étaient plus importants. Des conditions climatiques favorables pendant l'âge du bronze tardif conduit à des récoltes abondantes et probablement à une croissance de la population.

Sur idéalement situé et facilement défendables collines, comme la colline de la cathédrale, est originaire d'imposants remparts et les douves des fortifications prévues. En outre, il y avait des fermes et des villages non pavées. Seule une société très organisée a pu construire ces villages fortifiés.

Couteau en bronze, comme il a été utilisé à Bâle il ya environ 3000 ans. L'ornement de la poignée en forme de tête humaine suggère une origine d'Europe du Nord.

Des sites d’habitat s’implantent pendant la période du bronze et du fer au bord du Rhin, près de l’ancienne usine à gaz (aujourd’hui campus Novartis) et sur la colline de la cathédrale. Cette dernière est fortifiée par les Celtes (Rauriques) au 1er siècle avant Jésus-Christ et ceinte d'un Murus Gallicus dont on aperçoit les vestiges près de la cathédrale.

A la fin de l'âge du Bronze ancien autour de 1600 av. (Symboles bleus) existait déjà établissements sur la Wartenberg à Muttenz près de Bâle et le Rhin-Kleinhueningen. Dans l'âge du bronze moyen (16e au 14e siècle avant JC). Avant que les colons sont arrivés peu à peu les terres. Dans l'âge du bronze tardif (14e au 8e siècle avant JC). Zones de peuplement toujours eu le même espace (In der Mittelbronzezeit (16.-14. Jhd. v.Chr.) stiessen die Siedler allmählich ins Landesinnere vor). Dans la région de Bâle et Birseck mais de nouveaux sites sont détectées (symboles rouges).

 

L'origine préceltique du nom de Sarnen suggère une colonisation des rives du lac de Sarnen dès l'âge du Bronze. On a mis au jour divers objets de la période 1500-1100 av. J.-C. (haches et poignards en bronze), notamment près des cols (Frutt, Brünig, Surenen), et relevé des vestiges d'habitat au Brand (comm. Lungern), au Landenberg (comm. Sarnen), ainsi qu'au Renggpass (comm. Hergiswil NW, près de la frontière cantonale actuelle), site où l'on a repéré aussi des traces d'élevage, au moins temporaire, de chèvres et de moutons. Il se pourrait donc que l'exploitation de terrains d'altitude ait commencé au IIe millénaire déjà.

Les témoins se raréfient dans tout le canton de Schwytz après 1200 av. J.-C.

 

Les peuples nomades ensuite porté à environ 2000 avant JC enfin le cuivre et le bronze au Haut-Rhin, de sorte que l'âge du bronze était maintenant arrivé chez nous.
Avec les nouveaux alliages et métaux spécialisation de l'artisanat est connecté, et qui n'émet pas de nouveau dans les zones du Proche-Orient et Europe de l'Est et a été importé dans notre région. Cependant, le fait récemment découverte sensationnelle de bronze Nebra Sky Disk (Saxe-Anhalt) date également de l'âge du Bronze ancien (vers 1600 avant JC.) Et se réfère à une compréhension astronomique et la présence d'une vision du monde, qui, auparavant, pour la région d'Europe centrale on ne soupçonnait pas.
Puis, vers 1300 avant JC il s'agit de nouvelles formes d'inhumation: l'incinération et l'enfouissement de l'urne dans les champs. Cette culture des champs d'urnes répandue est que par les découvertes archéologiques de Breisach également connu colline du château, qui sera d'une grande importance dans les derniers temps. Dans le même temps la culture minoenne est remplacée par les Mycéniens

 

Le début de l'âge du Bronze semble coïncider avec une évolution démographique. Les signes de présence humaine augmentent tout au long du IIe millénaire. La plaine d'Ajoie et la vallée de Delémont sont progressivement colonisées. De nombreux petits habitats, fermes isolées, parsèment le pied et les flancs des coteaux à la fin du Bronze moyen et au début du Bronze final. Au seuil du plateau des Franches-Montagnes, les grottes de Saint-Brais ont livré un mobilier céramique assez important de la fin du Bronze moyen. En face, près de Lajoux, les analyses de pollens ont montré que des défrichements ont lieu dès cette époque, laissant supposer des estivages de bétail. Un site contemporain est signalé au sommet du Mont-Terri en Ajoie. Celui du Roc (comm. Courroux) est un important gisement du Bronze final. Perché dans les rochers surplombant le passage de la cluse du Vorbourg, il domine le passage oriental d'accès à la vallée de Delémont.

La vie sociale se développe et se hiérarchise. Les deux nécropoles d'Alle (Les Aiges) et de Delémont (En La Pran) témoignent du rite de la crémation. Les plus anciennes sépultures (Les Aiges) remontent au début du Bronze final. La nécropole de Delémont suggère une séparation de l'aire d'inhumation. Elle a livré des perles en pâte de verre, preuves de relations avec les milieux méditerranéens. Les fils d'or retrouvés à Alle témoignent de rapports avec les régions de la Meuse et de la Marne.

 

Le Bronze ancien est presque absent du territoire cantonal, mis à part les débuts d'un habitat de hauteur au Wartenberg près de Muttenz et peut-être une hache à Ettingen-Büttenloch. Le Bronze moyen se concentre dans le nord du canton (Muttenz-Wartenberg, Aesch-Fluhstrasse, Pfeffingen-Schalberg), quoique des objets trouvés dans la région des sources de l'Ergolz et de l'Eibach (Wenslingen, Zeglingen, Oltingen) montrent que le col d'Erlimoos avait une certaine importance. Pour le Bronze final, outre le dépôt de fondeur d'Aesch (début de la période), de nombreux vestiges sont attestés non seulement au nord du canton: habitats de hauteur (Sissach-Bischofstein, Pfeffingen-Schalberg) et de vallée dans le Birseck (Reinach), tombes à incinération (Reinach, Binningen, Muttenz), mais aussi au sud (Waldenburg-Gerstelfluh, Diegten-Rutenrain, Gelterkinden-Baumgarten par exemple).

 

Zeiningen

Comm. AG, distr. de Rheinfelden : site de hauteur en dessous du Bönistein (Bronze final et Hallstatt final), site de plein air à Wigg au Bronze

important habitat du Bronze final au Wittnauer Horn

 

Strasbourg : c’est des environs de 1300 av. J.-C. que date l’installation durable de peuples protoceltes.

 

Colmar : Une présence celtes est attestée entre 1200 et 800 avant J.-C. grâce à la découverte de plusieurs urnes funéraires9.

Mais ce sont surtout les contemporains de l'âge du fer qui, à partir de 800 avant J-C, vont laisser d'importantes traces de leur occupation : des tombes, des urnes et des tumuli voisinent avec des armes, des ornements et des ustensiles de la vie quotidienne.

Animées par l'exploitation du minerai de fer, les vallées de montagne constituant la Vallée de la Bruche, se revendiquent alsaciennes et vosgiennes.

Canton de Glaris : A l'âge du Fer, les vestiges se concentrent sur la Maag près de Weesen; peut-être y avait-il au point de passage de la rivière une sorte de sanctuaire où l'on consacrait des objets, des armes surtout. Une interprétation analogue pourrait s'appliquer à un site qui a livré beaucoup d'objets du Bronze, au pied du Biberlikopf.

 

Valais : A l'âge du Fer (800-15 av. J.-C.), des nécropoles apparaissent jusqu'en moyenne montagne, en relation probable avec l'existence des premiers habitats permanents à ces altitudes, comme Loèche-les-Bains, Oberstalden (comm. Visperterminen), Bluche (comm. Randogne). Certaines vallées comme le Lötschental ou la vallée de Loèche, quasiment désertes aux époques antérieures, vont être occupées durablement. Ces phénomènes sont à mettre en rapport avec l'accélération des échanges transalpins par les cols. Sur le plan culturel, les communautés du V. entretiennent des contacts autant avec le nord qu'avec le sud des Alpes. Des particularismes microrégionaux sont observés dans les modes vestimentaires, comme les parures annulaires (bracelets, anneaux de chevilles connus dans les premières publications scientifiques sous le nom de "bracelets valaisans"). Si la pratique de l'incinération est attestée, discrètement, à la fin de l'âge du Bronze et au début de l'âge du Fer, l'inhumation redevient rapidement la norme: le défunt est allongé dans une fosse parfois recouverte par un tertre funéraire. Comme à l'âge du Bronze, des sites fortifiés de faible superficie sont établis sur des éminences

 

Neufchatel : Cette période se subdivise en deux époques: Hallstatt et La Tène ; il s'agit de deux sites dans lesquels on a décrit cette civilisation pour la première fois. L'un se trouve en Autriche et il correspond à la période située entre 750 et 450 avant J.-C. environ ; les Neuchâtelois connaissent l'autre, placé sur le territoire communal de Marin-Epagnier, et qui recouvre la période de 450 à 15 avant J.-C.. Vivaient chez nous des hommes appartenant au peuple celte dont on retrouve aujourd'hui les tumulus. Lors de fouilles, on a mis au jour des cendres, des ossements, quelques objets, quelques parures.

L'époque de Hallstatt

Pour la première partie de l'âge du Fer, il faut aller chercher parfois des informations en d'autres régions de Suisse et d'Europe. On sait que ce peuple avait une organisation sociale hiérarchisée car on a retrouvé des tombes princières, sans doute celles des chefs de l'époque, attestant de leur richesse due au commerce et aux échanges. Les rites funéraires devaient être somptueux. La sépulture la plus proche se trouve à Ins (BE) ; elle a livré des armes, des bijoux dont une chaînette en or. Dans le pays de Neuchâtel, le tumulus de Coffrane contenait un service à vin, se composant d'un chaudron de 28 litres et d'une tasse finement gravée, tous deux en bronze. Les archéologues sont dans l'attente de nouvelles découvertes pour accroître leurs connaissances sur cette époque.

Les Celtes occupaient une grande partie de l'Europe, soit de l'Irlande à la Hongrie actuelle. Ils sont partis aussi à la conquête d'autres territoires comme en Italie jusqu'à Rome ou même dans une partie de la Grèce, en direction de Delphes.

La civilisation de La Tène

On connaît aussi ce peuple par le second âge du Fer, appelé La Tène, du site neuchâtelois qui se trouve sur le territoire de Marin-Epagnier. Ici les premières trouvailles datent de 1857 ; il s'agit d'armes en fer. Les recherches ont été menées par Frédéric Schwab, Edouard Desor, Emile Vouga et Paul Vouga. Les interprétations diffèrent et tour à tour, La Tène fut considérée comme un poste militaire, un arsenal, un lieu de refuge, un poste-frontière, une place de commerce, un lieu de sacrifices. C'est cette dernière solution qui semble être retenue actuellement.

A cette époque, un pont y traversait la Thielle (sans doute en fut-il de même à l'époque romaine). Un second pont se situait en aval, près de Cornaux, à moins de trois kilomètres de La Tène. Les archéologues ont trouvé cet ouvrage effondré, sous lequel gisaient des squelettes d'hommes, d'enfants et d'animaux. Des objets faisaient partie de la découverte. La présence des Laténiens (c'est une autre façon d'appeler les gens de cette période) est attestée encore au Vully dont le sommet est occupé par un oppidum (lieu habité fortifié) et à Marin où se trouve une grande enceinte carrée dont la fonction exacte reste à définir.

 

 

Le point culminant des Basses Vosges, situé sur le territoire de la commune bas-rhinoise de Grandfontaine, domine de ses 1009 m, tout le pays de Sarrebourg et une bonne partie du plateau lorrain. De son sommet on jouit d'une vue si étendue que par temps clair on peut apercevoir les sommets de l'Oberland Bernois et saluer en face son pendant de la Forêt-Noire septentrionale, la Hornisgrinde.

Sans doute lieu de culte des Celtes 1) et carrefour commercial entre les Médiomatriques, les Leuques et les Triboques, le sommet du Donon était peu fréquenté durant le Moyen Age. On l'appelait alors Ferratus mons (1172)2) montagne ferrugineuse, ou Montagne de Framont, nom provenant des mines de fer qu'on exploitait déjà au XIII° siècle au lieu-dit "Les Minières" à Framont (commune actuelle de Grandfontaine).

bas-reliefs: des vingt et un qu'avait dénombrés Alliot, il n'en put retrouver que quatorze. Ces sculptures - pour la plupart des bas-reliefs du dieu celtique Mercure - se trouvaient au pied du rocher sur lequel était figuré un bas-relief représentant un lion et un sanglier avec l'inscription "BELLICCUS SVRBVR". trois autels votifs qui étaient, comme l'indiquait l'inscription apposées à leurs bases, dédiés à Jupiter. deux statues du Cavalier à l'anguipède. Un vaste puits de 4 m 60 de diamètre et de 4 m 10 de profondeur, qui se prolonge par un cylindre de 1 m 65 de diamètre, servait également au culte. En 1936 on découvrit aussi des vestiges de l'âge du bronze, ce qui confirme l'hypothèse de l'existence, à cette époque reculée, d'un sanctuaire au Donon. Pourtant les sommets voisins n'ont jusqu'à présent révélé aucune trace humaine préhistorique.

Le premier âge du Fer, appelé période de Hallstatt, est bien connu grâce aux nombreux tumulus régionaux, qui illustrent le retour à l’inhumation. Au cours de cette période, on constate une hiérarchisation croissante de la société. Les chefs se signalent par la possession d’une épée, en bronze ou en fer, et plus tard par celle d’une poignard en fer, comme celui de Riedwihr. Les femmes de la caste supérieure possèdent de riches parures en bronze : torques, bracelets, plaques de ceinture à décor estampé, bracelets en perles de verre, de lignite ou de jais, boucles d’oreilles en bronze ou en or. La peinture rouge ou noire fait son apparition sur les céramiques issues des nombreux habitats qui parsèment la plaine du Rhin. Le commerce avec les pays méditerranéens prend son essor. La civilisation gauloise connaît son apogée au cours du second âge du Fer ou période de La Tène, au cours de laquelle le rite de l’incinération supplante à nouveau celui de l’inhumation.

Dans les derniers siècles avant notre ère et toujours aux environs de la ville, près du Hohlandsbourg, une agglomération de hauteur remontant au Bronze final et se rattachant à la civilisation des champs d'urnes

pour l'âge du Bronze final ou Civilisation des Champs d'Urnes (XIIIe-VIIIe siècles avant J.-C.) les sites et leurs mobiliers se font nombreux et divers

 

Rhône : l’étain, le cuivre ou les peaux du nord sont échangées contre des productions de l’Orient et de la Méditerranée (ivoire, épices, étoffes, etc.).

 

La culture celtique classique de Hallstatt est également apparue autour de ce qui est maintenant la Bavière, avant de s'étendre dans le reste de l'Europe centrale.

Canton de Fribourg : Les habitats de bords de lacs (stations lacustres) sont définitivement abandonnés peu après 850 av. J.-C., à nouveau après élévation du niveau de l'eau.

Le passage de l'âge du Bronze à l'age du Fer se situe vers 800-750 av. J.-C. environ et coïncide avec une phase de détérioration climatique étalée sur une centaine d'années (civilisation de Hallstatt, civilisation de La Tène). Durant l'âge du Fer (jusque vers 50 av. J.-C.), l'intensité des défrichements s'accentue. Le déploiement du chêne et du hêtre est probablement le reflet de leur exploitation pour la récolte de glands et de faînes. Le charme, nouveau venu, fournit le bois nécessaire à la métallurgie. Le spectre des plantes cultivées à l'âge du Fer n'est guère différent de celui de l'âge du Bronze, si l'on excepte l'apparition de l'Avoine. Les plus grandes innovations sont à rechercher au niveau des techniques agricoles: l'artisanat du fer permet une plus grande diversification de l'outillage. Les araires se perfectionnent. La rotation des cultures avec des intercalations de jachères courtes est toujours attestée. L'utilisation de la fumure semble aussi prouvée. La gestion des herbages passe d'une gestion extensive des pâturages boisés à la fauche des prés, utilisés aussi comme pacages. La récolte du foin peut être mise en relation avec l'apparition de la stabulation dans des maisons-étables. On sait que les Helvètes exportaient non seulement des fromages et du bétail, mais aussi des céréales, ce qui montre que leur agriculture n'était plus seulement de subsistance.

 

Fribourg : mobilier des tumulus (tombes à inhumation ou à incinération sous tertres), répartis sur l'ensemble du canton (Bois du Galm, Bois de Châtillon, Guin, Bulle). Ces vestiges sont le reflet d'une différenciation sociale de plus en plus marquée et d'un pouvoir politique de plus en plus fort. Les richesses sont aux mains de personnages puissants qui contrôlent les circuits commerciaux (la route de l'étain passerait par la vallée de la Sarine) et se procurent des produits de luxe méditerranéens.

 

Berne : Il ne semble pas que le premier âge du Fer (Hallstatt, 800-450 av. J.-C.) soit lié à l'arrivée d'une nouvelle population. Le climat s'étant dégradé, il fallut abandonner les stations littorales (surtout celles du lac de Bienne) et les fonds de vallée pour gagner des sites en terrasse, sans doute plus petits que les anciennes stations. Les contacts commerciaux avec le sud des Alpes se renforcèrent, ce qui favorisa les influences culturelles méditerranéennes. En témoignent des objets comme l'hydrie de Grächwil, importée d'une colonie grecque d'Italie du Sud. Les inégalités sociales se manifestent dans l'aménagement et le riche mobilier (chars de parade notamment) des tombes dites "princières": tumulus atteignant 30 m de diamètre et 4 m de haut, érigés à la limite des sites en terrasse. A Bützberg, un tumulus a servi à plusieurs inhumations successives. Souvent un groupe de tumulus forme une sorte de nécropole (Grossaffoltern, Anet, Bannwil, Langenthal, Bützberg). La civilisation de Hallstatt est connue presque exclusivement, dans le canton de B. comme ailleurs, par les sépultures. Les vestiges d'habitat sont rares (Blanche Eglise à La Neuveville) et les sites fortifiés où l'on a voulu voir des résidences princières (par exemple Hasenburg à Vinelz, Städtiberg à Büren an der Aare, Schwandenberg à Münchenbuchsee) sont difficiles à interpréter. Le mobilier funéraire comprend des épées, poignards, pointes de lance, couteaux et pièces de char en fer, des diadèmes, anneaux et pendentifs en or (métal sans doute recueilli par orpaillage), des bracelets, torques et anneaux de cheville en tôle mince de bronze ornée de motifs géométriques (tumulus "princiers" d'Allenlüften près de Mühleberg, Anet, Bützberg). On trouve aussi des bracelets et des anneaux en jais et en lignite. Faite à la main ou au tour, la céramique funéraire portait des décors en creux et des peintures polychromes (Münchringen).

Le passage au second âge du Fer (La Tène, de 450 env. au Ier s. av. J.-C.) s'accompagne de nets changements stylistiques dans la métallurgie et l'artisanat. De nombreuses sépultures (les habitats correspondants sont encore presque inconnus) et les deux oppida de la presqu'île d'Enge en ville de B. et de Jensberg près de Studen témoignent de l'occupation du territoire bernois. Pour la première fois apparaissent des monnaies d'or ("coupelles à l'arc-en-ciel" à Melchnau), d'argent et de bronze, ainsi qu'une inscription grecque (le nom de "Korisios", gravé sur une lame d'épée du dépôt de Port). On a retrouvé des ateliers de verriers et de potiers dans l'oppidum helvète de Berne-Enge. L'artisanat du fer, d'un haut niveau technique, côtoyait le travail du bois, du cuir et de l'or. Les "enceintes quadrangulaires" servaient de lieu de culte (Grosser Bremgartenwald à B.). Les offrandes funéraires (nécropoles de Münsingen et de Berne-Enge) sont le signe d'une croyance dans l'au-delà.

 

De manière générale, l'influence celte se renforça au nord des Grisons durant La Tène moyenne et finale (céramique graphitée, fibules, etc.), sans doute en raison du trafic commercial nord-sud qui empruntait la vallée alpine du Rhin et qu'atteste le trésor de Cunter-Burvagn (bijoux et nombreuses monnaies d'or et d'argent, dont des drachmes de Marseille)

 

Vers le premier millénaire avant Jésus-Christ, les Celtes arrivèrent du sud de l’actuelle Allemagne et après avoir traversé le Rhin, s’installèrent en Lorraine et donc dans le Pays de Bitche. Ils arrivèrent facilement à s’imposer car ils connaissaient la technique du travail du fer qui révolutionna la vie dans la région.

Le travail des métaux, permettant à la fois de faire des outils pour de paisibles paysans, mais aussi des armes pour des hommes plus belliqueux, il se développa une nouvelle caste à côté des paysans, destinée à les " protéger " et qui finalement domina ses protégés.

Bien que d’humeur assez belliqueuse, les Celtes n’étaient pas des barbares et ils avaient développé une civilisation assez florissante. Les armes et les outils finement ouvragés, datant de cette période, en témoignent. La religion n’était certes pas étrangère à cette évolution car les druides, à la fois sages et savants, jouissaient d’un respect unanime.

Cependant, d’incessantes rivalités tribales finirent par affaiblir les Celtes

 

 

L'âge du fer.

1 - Époque Hallstadt : (700-550 av. J.C). Elle se caractérise par l'arrivée d'une

population venue d'Italie du Nord (tumulus au Nord de Colmar avec pyxide de facture

étrusque d'un guérisseur. C'est la première pyxide trouvée au Nord des Alpes). On a

trouvé à Pulversheim un potier qui faisait de la poterie peinte (600 à 700 pots

différents ont été dénombrés), de nombreux tumuli à Ohnenheim, Mussig et

Heidolsheim qui sont des hauts-lieux de l'époque.

Il y a donc à l'époque hallstadtienne une grande poussée colonisatrice du Ried.

2 — Époque La Tène. C'est la deuxième poussée italienne, mais qui ne passe pas

par le Haut-Rhin.

Il y a donc deux courants et deux peuples à l'époque La Tène et gauloise :l'un au Sud, les

Séquanes, l'autre au Nord, les Médiomatriques ; et il faut peut-être chercher là l'origine des

oppositions constatées entre les Haut-Rhinois et les Bas-Rhinois de l'époque actuelle.

 

-850/--700 : diffusion de la Civilisation de Hallstatt.

Le premier âge du Fer, appelé période de Hallstatt, est bien connu grâce aux nombreux tumulus régionaux, qui illustrent le retour à l’inhumation. Au cours de cette période, on constate une hiérarchisation croissante de la société. Les chefs  se signalent par la possession d’une épée, en bronze ou en fer, et plus tard par celle d’une poignard en fer,comme celui de Riedwihr. Les femmes de la caste supérieure possèdent de riches parures en bronze : torques, bracelets, plaques de ceinture à décor estampé, bracelets en perles de verre, de lignite ou de jais, boucles d’oreilles en bronze ou en or. La peinture rouge ou noire fait son apparition sur les céramiques issues des nombreux habitats qui parsèment la plaine du Rhin. Le commerce avec les pays méditerranéens prend son essor. La civilisation gauloise connaît son apogée au cours du second âge du Fer ou période de La Tène, au cours de laquelle le rite de l’incinération supplante à nouveau celui de l’inhumation.

Vers 900 av. J.-C., la technique du fer arrive en Franche-Comté. La région, point de passage pour les populations venant de l'est de l'Europe et désirant s'installer en France ou en Espagne, est alors assez peuplée. L'économie se développe : les mines de fer et les puits à sel que comptent la région permettent l'exportation vers les régions du bassin méditerranéen (Italie, Grèce...) de produits tels que les salaisons et des objets en corne. Durant l'Âge du fer, L'actuelle Lorraine est occupée par les Trévires au nord, les Médiomatriques dans la Basse-Moselle, les Leuques dans la Haute-Moselle, les Lingons à l'extrême sud-ouest2 et les Séquanes à l'extrême sud-est3.

La Lorraine se développe grâce au commerce du fer et du sel, ce dernier provenant du briquetage de la Seille et étant obtenu par évaporation en chauffant l'eau de certaines sources naturelles d'eau salée.

Le premier âge du fer voit la technologie du nouveau métal supplanter progressivement celle du bronze et permettre le développement d'une civilisation florissante, celle de Hallstatt. Les nécropoles et tumuli de cette période sont essentiellement identifiés en Côte-d’Or ainsi que sur les plateaux de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne. Réutilisant les sites d'éperons barrés comme le châtelet d’Étaules, le camp de Chassey ou encore le camp de Chora à Saint-Moré dans l’Yonne, leurs installations ont laissé d'impressionnants vestiges. C’est aussi l’époque d’occupationC 1 du mont Lassois près de Châtillon-sur-Seine, où les chercheurs Maurice Moisson et René Joffroy mettent au jour en 1953 la sépulture de la « princesse » de Vix, connue notamment par la découverte du cratère de Vix, immense vase de bronze.

grande diversité de peuples celtes1. Ils se répartissent ou s'affrontent pour le contrôle des voies terrestres et fluvialesA 4 d'un trafic qui s'écoule entre la Méditerranée et la Gaule septentrionale jusqu'à la Manche.

Avec le développement spirituel et de l'artisanat se produire également dans le Haut-Rhin vient de plus en plus sociale distinctions, c'est là que la distinction entre les couches supérieure et inférieure. Cette séparation est particulièrement sensible dans la période de Hallstatt, soit depuis environ 800 ans avant JC. perceptible. Ihringen Munzingen Zahringen et surtout la Breisach Castle Hill nous fait une couche supérieure villages fortifiés, qui se caractérisent par une grande portée pour le commerce méditerranéen avec des biens précieux.
Hallstatt également tumulus de personnes ou groupes de personnes haut placées, comme on sait Ihringen, où, entre autres objets précieux, l'or a également été constaté.

Mais avec la culture de Hallstatt entre dans un autre métal au premier plan, qui sera pour l'avenir de l'Europe est d'une importance exceptionnelle: le fer. Ce métal se trouve par exemple dans ce qu'on appelle «Bohnerzen" qui ont été déposés dans le Haut-Rhin et les contreforts des Alpes à l'époque de l'Éocène (il ya environ 36 millions d'années) dans des conditions subtropicales. On pense que ces matériaux ont été utilisés ici pour la production de fer. Il ne faut pas oublier ici que les civilisations du Proche-Orient ont longtemps été le fer et étaient culturellement très avancée. The Basics production artisanale ont été importés pour la plupart de ces zones.

Depuis l'époque de Hallstatt est survenu autres sources de Überliefung à la lumière. Étaient avant, en particulier les découvertes archéologiques qui nous renseignent sur la colonisation de l'information du Rhin supérieur, comme cela s'est produit depuis près de 400 sources écrites BC ajoutée qui ont été écrites dans la Grèce antique et les Romains. L'ancien «mondialisation», qui a également été causée par le commerce économique n'a pas seulement conduit à des connexions de grande envergure, mais a contribué à un développement spectaculaire et la diffusion de la culture humaine intellectuel et travail manuel. Les cultures les plus développés de la zone grecque et du Proche-Orient ont été renforcées entrée dans les zones européennes encore relativement sous-développés du nord, centrale et occidentale.

 

époques de Hallstatt et de La Tène (750 av. J.-C.-Ier s. av. J.-C.): petits et grands groupes de tumulus, au sud de l'Aar, surtout dans le Freiamt. Le commerce lointain nord-sud dut alors prendre un certain essor le long de la Reuss et de ses affluents. Ce n'est sûrement pas un hasard si la vallée de la Reuss abrite à Unterlunkhofen-Bärhau une nécropole de plus de soixante tumulus, la plus grande de ce type en Suisse; elle était sans doute celle d'une place forte, encore inconnue, semblable à celle de l'Üetliberg. Les principaux autres tumulus hallstattiens du canton se trouvent à Wohlen-Häslerau, Wohlen-Hohbühl, Schupfart-Tägertli, Seon-Fornholz et Reinach-Einschlag. Nous savons par les sources romaines que le peuple celte des Helvètes habitait le Plateau au Ier s. av. J.-C. Cette époque est mal connue: habitats à Mellingen et Baden-Kappelerhof, établissement fortifié de Windisch, sur un petit éperon au confluent de l'Aar et de la Reuss, peut-être l'un des des douze oppida auxquels Jules César fait allusion.

 

Une nouvelle dégradation climatique, au début du premier âge du Fer (800-450 av. J.-C.), entraîna un déplacement des habitats. Les sites de hauteur des vallées saint-galloises restèrent occupés. Les tumulus du Balmenrain (comm. Eschenbach) pourraient indiquer la proche présence d'un de ces domaines isolés dont on a supposé l'existence sans avoir jamais pu la prouver.

Au début du second âge du Fer (450-15 av. J.-C.), la population augmenta de nouveau. Un groupe rhéto-celtique vivait dans le Rheintal et le Seeztal; il entretenait apparemment de bons contacts avec le sud des Alpes. La plaine de la Linth, le Toggenbourg et l'Alte Landschaft se rattachaient à la civilisation du Plateau suisse. Entre le IIIe et le Ier s. av. J.-C., le Rheintal et le Seeztal ressemblèrent de plus en plus au reste du territoire cantonal, mais des différences persistèrent sur le plan rituel. Tandis qu'à Weesen se trouvait un site celte d'offrandes immergées, il existait à Wartau-Ochsenberg un site d'offrandes incinérées, encore en fonction après la conquête romaine, appartenant à la tradition des Alpes orientales.

 

Appelé civilisation de La Tène, le second âge du Fer débute au milieu du Ve s. A La Tène ancienne appartiennent une tombe, au Landeron, et quelques fibules dont celle de Rochefort-Champ-du-Moulin, en bronze et corail, décorée de têtes d'oiseaux affrontés et de masques humains. A cette relative sobriété répond la richesse du site de La Tène, dont la plus grande partie des trouvailles se rattache à La Tène moyenne. Les fouilles de qualité croissante effectuées entre 1857 et 2003 ont livré près de 3000 objets, souvent en parfait état: récipients en céramique ou en bois, 166 épées et fourreaux, 269 pointes d'armes de hast, 3 boucliers complets, 382 fibules, 193 éléments de ceintures, 25 rasoirs, 50 couteaux, plus de 200 outils divers, des ornements en tôle de bronze, 2 jougs, 4 roues, 4 monnaies d'or, des lingots de fer, sans compter les ossements de chevaux et d'hommes. Lieu sacré en eau calme, La Tène fut le théâtre de sacrifices et d'offrandes, depuis la berge ou le "pont Vouga" (milieu du IIIe s. av. J.-C.), qui franchit la Thielle. L'autre pont de La Tène, baptisé "pont Desor", est daté de 660-655 av. J.-C., époque à laquelle peut être également attribué le site de hauteur fouillé à l'emplacement des carrières de Cornaux-Le Roc.

Un paysage laténien se dessine progressivement dans l'Entre-deux-Lacs avec les deux enceintes quadrangulaires de Marin-Les Bourguignonnes et Marin-Chevalereux (à un kilomètre de La Tène), l'oppidum du Mont-Vully, dominant les Trois-Lacs de ses 70 hectares, et le pont celtique effondré de Cornaux-Les Sauges et ses abondantes trouvailles (squelettes humains, armes, outils) à environ trois kilomètres en aval de La Tène.

 

Les Celtes s'établissent définitivement au cours du VIIIe siècle avant notre ère. L'oppidum du Britzgiberg, situé au sud de Mulhouse fut aménagé par les Celtes au VIIe siècle av. J.-C., durant la période de Hallstatt. Vers le cinquième siècle avant Jésus-Christ, les dernières vagues celtiques venues du Danube civilisent la plaine d’Alsace édifiant entre autres l’oppidum du Britzgiberg et le “Mur Païen” du Mont Sainte Odile.

L'âge du fer (- 725 à - 50) est mieux connu dans le Sundgau, par la station de hauteur du "Brytzgyberg" à Illfurth, une véritable cité fortifiée qui contrôlait les voies d'accès des vallées du Rhône et du Rhin, à cet endroit stratégique. Le fer a été introduit en Haute Alsace par les Celtes 725 ans avant J.C. Les Séquanais et les Rauraques ont favorisé l'agriculture, l'élevage et le commerce grâce aux nombreux chemins celtiques, utilisés plus tard par les Romains pour la construction de leurs routes ("Roemerstrasse", "Herrenstrasse" ou "Herrenwege" qu'on trouve dans la toponymie locale).

Du Ve siècle au Ier siècle av. J.-C., l'Alsace était divisée entre deux tribus celtes : les Séquanes au sud et les Mediomatriques au nord plus ou moins supplantés par les germano-celtes triboques. Ces deux peuples sont affaiblis par l'installation d'une peuplade germanique dans la région, les Suèves, sous le commandement d'Arioviste. Ceux-ci domineront la totalité de la plaine en l'an -63. Les Séquanes remplacent les Celtes, mais menacés par les Eduens de Bou

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