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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Cet article est un BROUILLON afin de vous montrer à partir de quelles sources nous construisons nos synthèses et comment nous en extrayons la substantifique moelle.

Alors qu’aujourd’hui nous en sommes au traitement des informations concernant notre évolution des singes du Vieux Monde aux grands singes, sans queue, ce brouillon sera étoffé puis recyclé dans différentes synthèses (que vous pourrez suivre facilement grâce au tag Alsace).

 

 

Le réchauffement du climat amena en Europe, dans les zones de moyenne altitude, une végétation steppique (toundra), qui se transforma lentement en forêt par l'acclimatation de diverses espèces: les bouleaux apparurent vers 10 500 av. J.-C., à la période de Bölling (petit interstade chaud vers la fin de Würm), suivis au Boréal, début du Postglaciaire, par les pins sylvestres et des feuillus (noisetiers, ormes, chênes, tilleuls, frênes, aunes).

 

Au début du Postglaciaire, l'activité humaine se concentra sur les rives des plans d'eau, lacs ou étangs qui parsemaient le Plateau (Mésolithique, non traité).

Un abri sous roche datant du Mésolithique, vers -8000, a été fouillé dans la région de Vionnaz, associé au Sauveterrien8. Des traces d'occupation humaine de la même époque ont été retrouvées près de Zermatt attestant la présence de l'homme en altitude dès cette époque reculée.

 

Au Mésolithique, l'homme chassait surtout le cerf, l'élan, le chevreuil, le sanglier, l'aurochs, l'ours brun, le loup, le renard, la martre et le chat sauvage. Le cerf, qui se répandit rapidement dans les zones de forêt, fut le principal gibier de l'ère postglaciaire et le resta jusqu'au Moyen Age, mais en proportions toujours moindres. La faune du Néolithique (vers 5500-2200 av. J.-C., apparition de l'agriculture et de l'élevage) ne se distingue guère de l'actuelle, sinon par une répartition très différente de ses effectifs, à travers l'espace et le temps. Le cerf et le sanglier jouaient un rôle important. Dans le Moyen Pays vivaient le bison d'Europe, l'aurochs, le chevreuil et le chamois; dans les Alpes, et en partie dans le Jura, le bouquetin, le chamois, le lièvre variable et le lagopède. Les défrichements modifièrent fortement le milieu vital de la faune. Ils provoquèrent une érosion de la couche d'humus qui eut pour effet, tout comme d'autres activités humaines, d'augmenter les apports de matières minérales et d'azote dans les plans d'eau, où se produisit dès 3600 av. J.-C. une eutrophisation favorable à la croissance des roseaux. Oiseaux et poissons durent s'y adapter (recul des poissons nobles au profit des poissons blancs, par exemple). La présence croissante du lièvre commun signale aussi un paysage plus ouvert. La part du gibier dans l'alimentation diminua, sauf en temps de crise où la chasse pouvait alors devenir excessive, même après le Néolithique. On signale peu de changements à l'âge du Bronze, du Fer et à l'époque romaine. La progression de l'agriculture, s'ajoutant à la chasse, finit par faire disparaître le bison d'Europe, l'aurochs et l'élan.

 

Bettingen (CH), limitrophe de Riehen : station en plein air néolithique (à Schafrain)

Möhlin

Comm. AG, distr. de Rheinfelden. Village-rue le long du Möhlinbach, qui comprend Obermöhlin et Untermöhlin, ainsi que Riburg et les villages abandonnés de Rappershausen. Habitat du Néolithique au Chleizelgli

stations néolithiques de plein air à Mumpf, Zeiningen, Möhlin et Olsberg

 

Zurich, lac de

Avec sa partie supérieure (Obersee ou haut lac), séparée de la partie inférieure par la digue de Rapperswil (SG), le lac de Z., de forme très allongée, occupe une surface de 88,17 km². Sa largeur maximale est de 3,85 km, sa profondeur de 136 m. Il renferme les îles d'Ufenau et de Lützelau. Il appartient aux cantons de Z., Schwytz (distr. de la Marche et des Höfe) et Saint-Gall (ancien distr. de See, auj. région de See-Gaster). Les moraines de l'Albis à l'ouest et du Pfannenstiel à l'est flanquent son bassin, creusé par le glacier de la Linth et du Rhin.

Les rives sont habitées depuis le Néolithique. Les stations littorales découvertes en 1853-1854 à Obermeilen (comm. Meilen : station de palafittes, comprenant de nombreux pieux émergeant de la craie lacustre) et dès 1914 à Horgen-Scheller sont célèbres.

 

  • -10 000 : début de Holocène
  • Le Magdalénien final (10 000 av. J.-C.) est présent à Kastel et dans de nombreux autres sites du Jura et de la région d'Olten (grottes, abris sous roche, stations de plein air). Les trois strates de l'abri de Chesselgraben (comm. Erschwil) montrent la transition entre le Paléolithique supérieur et le Mésolithique (9700-9500 av. J.-C.). Plusieurs stations de plein air épipaléolithiques et mésolithiques autour des lacs d'Inkwil et de Burgäschi témoignent du comblement progressif de ces plans d'eau au cours des millénaires.
  • Appenzell : grotte d'Altwasser I, entre le Sämtisersee et le Fählensee dans l'Alpstein, des os travaillés de bouquetin, de chamois, de renard, de martre et d'oiseaux, ainsi que des silex de la période de transition Paléolithique-Mésolithique (vers 10 000 av. J.-C.). Les fouilles du château fort d'Urstein (comm. Hérisau) ont mis au jour des outils mésolithiques.
  • L’Epipaléolithique (-9 800 à -8 200) marque la fin du Paléolithique et la reconquête d’un couvert forestier plus ou moins ouvert vers le nord qui favorise l’installation du cerf et de l’aurochs.
  •  vers 10 000 av. J.-C : abri sous roche du Mannlefelsen à Oberlarg, dans le Sundgau. Les géographes actuels appellent S. les collines au sud de Mulhouse, entre la forêt domaniale de la Hardt à l'est et la ligne de partage des eaux (Rhin-Rhône) à l'ouest, qu'ils distinguent du Jura alsacien, vers la frontière suisse, voisin des cantons de Bâle, Soleure et du Jura. On distingue, d'ouest en est, le Haut-S., celui des étangs et des carpes, le Moyen S., vallées de l'Ill et de son affluent le Thalbach, enfin le Bas S. C'est un territoire rural dont les villes principales sont Altkirch, capitale historique, et Ferrette.
  •  

Celles de la Linth avaient déjà repoussé les eaux au-delà de Ziegelbrücke à la fin du Tardiglaciaire (vers 9500 av. J.-C.), séparant les lacs de Zurich et de Walenstadt (niveau des eaux: 403-404 m).

Au moins deux autres ateliers de taille, datés de l'Épipaléolithique (entre -9 000 et -8 000) à Löwenbourg (Jura suisse). Leur mobilier consiste surtout en lamelles aménagées en pointes, lames à dos, burins, grattoirs et perçoirs; les éclats de taille et nucléus sont nombreux. Le site fut exploité à plusieurs reprises au cours du Mésolithique, puis du Néolithique, notamment vers 4000 av. J.-C. dans des galeries de mines peu profondes. Le matériau extrait fut exporté en particulier vers les stations littorales du pied sud du Jura.

 

A quelque distance du lac de Burgäschi actuel (Petit lac morainique sur les communes bernoise de Seeberg et soleuroise d'Aeschi), on a exhumé divers outils de silex du Paléolithique et du Mésolithique. Ils signalent des sites habités à la fin de la dernière glaciation, le lac étant alors probablement beaucoup plus étendu qu'aujourd'hui. Le plus connu d'entre eux est celui du Fürsteiner, sur une légère élévation de terrain, qui a fourni un ensemble exceptionnel, pour le Plateau suisse, d'objets du Paléolithique supérieur (env. 10 000 av. J.-C.).

Au Mésolithique, le climat se réchauffa et amena une faune nouvelle; la forêt progressa, gênant la liberté de mouvement des chasseurs-pêcheurs et cueilleurs, qui établirent leurs campements au bord de lacs et de marais (sites importants autour du lac de Burgäschi et du marais de Perles), là où les variations du niveau des eaux empêchaient les arbres de prendre racine. Dans les Alpes, le Diemtigtal et le Simmental ont livré des vestiges mésolithiques.

 

Après la fin de la dernière glaciation et le retour de la forêt, le mammouth et le rhinocéros disparurent, de même que, vers 9000 av. J.-C., le renne (qui avait atteint son effectif maximum vers 17 000 av. J.-C.); la marmotte, le lièvre variable et le lagopède quittèrent le Moyen Pays, le cheval sauvage se raréfia. L'ours, le bouquetin, le chamois, la marmotte et la perdrix des neiges se retirèrent dans la zone des Alpes après le recul des glaciers.

 

A la fin de la dernière glaciation, la vallée du Rhône est rapidement libérée des glaces; les chasseurs-cueilleurs du Mésolithique vont, dès 9000 av. J.-C., recoloniser le territoire. Leurs traces sont observées en plaine, à Vionnaz (comm. Collombey-Muraz), ou dans l'abri sous bloc de Mörderstein dans le bois de Finges (comm. Salquenen); les groupes humains se déplacent jusqu'en haute altitude où ils établissent des campements saisonniers (région de Zermatt, du Simplon ou de l'Albrun).

 

-VIIIè millénaire : grottes du Simmental, le Schnurenloch près d'Oberwil, le Ranggiloch au-dessus de Boltigen et la Chilchlihöhle au-dessus d'Erlenbach.

 

  • -8 000 : début du stade pré-boréal en France. Net réchauffement. Des espèces aimant la chaleur (chêne, hêtre, charme, noisetier) se répandirent rapidement. au terme de la dernière glaciation, vint le Préboréal: les périodes de végétation s'allongèrent de quatre à cinq semaines, la limite de la forêt remonta de 400 m, les glaciers alpins fondirent et se réduisirent à leur taille moderne. Le Postglaciaire a subi huit phases froides importantes (séparées par des phases chaudes très marquées), longues parfois de plusieurs siècles.
  • Après cette hausse rapide qui inaugura la période dite Postglaciaire ou Holocène, les températures se stabilisèrent à un niveau proche de l'actuel (0,6-0,7°C en plus ou en moins pour la moyenne estivale, d'après les dernières recherches), avec de faibles oscillations de 1,2-1,4°C, suffisantes cependant pour faire varier à plusieurs reprises la limite de la forêt (plus ou moins 100 m autour de son état actuel), le niveau des lacs et la taille des glaciers alpins.
  • Il se divise en deux grandes périodes. La première commence par une phase froide, les oscillations de Palü (crue des glaciers vers 7500 av. J.-C.)
  •  
  • Le Mésolithique d’Europe nord-occidentale (10 200 à 6 500 BP) correspond aux dernières communautés de chasseurs-pêcheurs-cueilleurs dans un environnement naturel tempéré et boisé (pins, bouleaux, chênes, etc.). L’arrivée de ce climat tempéré chasse les espèces froides comme le renne et le cheval vers le nord ou en altitude. Elles sont remplacées, entre autre, par le cerf, le chevreuil, le sanglier et l’aurochs.
    La stabilité du climat et la présence d’une faune non migratrice semblent avoir favorisé une augmentation démographique de la population qui développe de nouvelles stratégies de chasse et des armes (arc) adaptées au milieu boisé et au gibier. Les diverses structures d’habitat découvertes en Europe (foyers, tentes, etc.), établies en plein air mais aussi sous abri rocheux, témoignent des facultés d’adaptation à des milieux naturels. Les nombreuses sépultures mésolithiques étudiées en Europe, tant individuelles que collectives (nécropoles), témoignent de pratiques funéraires avec des rites plus ou moins codés (inhumation, incinération, manipulation des corps, sépultures individuelles et collectives au Mésolithique en Europe nord-occidentale : Si une inhumation est connue de longue date (Loschbour I), une crémation vient d’être reconnue à proximité (Loschbour II), Luxembourg ; La présence d’une dalle (de couverture ?) rougie reposant sur le squelette, de deux fragments de côtes d’aurochs placés à côté du thorax (offrandes carnées ?) et d’un petit silex rond trouvé à l’intérieur du crâne (viatique ?), plaident en faveur d’une inhumation volontaire. Une structure de combustion, distante de quelques mètres de l’inhumation, appelée « foyer » par les anciens fouilleurs, recelait également quelques restes humains très fragmentés appartenant à un seul individu. Ayant la particularité d’être brûlés et de porter des traces de découpe au silex, ces ossements suggèrent une crémation du défunt avec manipulation du corps ante ou post-mortem. Parmi les restes osseux se trouvait un élément de parure brûlé : un coquillage fossile percé (Bayana lactea) originaire de la bordure tertiaire du Bassin parisien. La crémation de Loschbour II est plus ancienne que l’inhumation de Loschbour I. Cette inhumation est attribuable à une phase finale du Mésolithique (présence de trapèzes). Les nombreux remplissages sis dans les versants des formations de grès).

passage d’un groupe de chasseurs dans la vallée de la Moselle, il y a près de 10 000 ans. A ce jour, il s’agit du premier site de cette période reconnu dans le Bassin mosellan. Cette période est marquée par d’importants changements climatiques. D’un paysage steppique « ouvert » au climat froid de la fin du Paléolithique supérieur, où les hommes chassaient le renne et le cheval, on passe à un environnement plus chaud caractérisé par le développement de la forêt et marquant le début de l’Holocène. Dans cet environnement « fermé », les populations du Mésolithique chassent désormais une faune tempérée, représentée notamment par le cerf. Chassait-on, à Remerschen-Raederbierg, encore le renne et le cheval ou bien déjà le cerf ? La question restera probablement sans réponses. Le sol sableux n’a pas livré de restes osseux et l’absence de pollens n’aura pas permis de connaître l’environnement végétal. Mais d’autres questions se posent déjà aux archéologues préhistoriens, dépassant largement le cadre de nos frontières, portant sur l’origine géographique de ces hommes et leur mode de vie, sur la provenance de la matière première, un silex d’excellente qualité inconnu dans nos régions, et sur les axes de circulation.

Néolithique et Chalcolithique (environ -7500 à -1800)

 

Dans les Alpes, la limite supérieure de la forêt de résineux, tels que pins, aroles, mélèzes, atteignit au Préboréal (vers 7000 av. J.-C.) 2000 m, puis varia plusieurs fois de 100 à 300 m au gré de variations climatiques mineures. Des groupes de population mésolithique suivent de peu le retrait des glaciers (dès le VIIIe millénaire av. J.-C.). Les sites de cette époque, tel l'abri de Collombey-Muraz ou des vestiges de campement à Château-d'Œx, sont encore rares, mais il est permis d'en espérer d'autres après la découverte de camps de chasseurs sur le versant italien du Splügen, à plus de 2000 m d'altitude.

premier optimum postglaciaire (7000-3500 av. J.-C.). Des oscillations plus faibles sont toutefois documentées durant celui-ci: celles du Schams (6700-5700 av. J.-C.) et du Mesocco (5500-4000 av. J.-C.).

  • -7000 : domestication du mouton. L'homme maîtrise les amputations1.
  • -6900 : domestication du chien.

 

Au Col-des-Roches (comm. Le Locle), en 1926, on a identifié pour la première fois en Suisse la présence du Mésolithique. Microlithes de formes géométriques, poinçons en os, canines de cerf perforées "signent" une phase tardive de la culture qui précéda l'arrivée de l'économie de production. Aux Brenets, mais également à Villers-le-Lac (F), les rives du Doubs ont été fréquentées par ces mêmes chasseurs, pêcheurs, cueilleurs. vallée synclinale du même nom. Limitée à l'est par le Crêt-du-Locle, par le Col-des-Roches et la frontière française à l'ouest.

Le premier signe de civilisation date du Mésolithique final (6000-5000 av. J.-C.). L'abri du Col-des-Roches révéla la première céramique connue du canton de Neuchâtel, ainsi que de nombreux outils. On trouva également une molaire de mammouth ainsi que des ossements attestant la présence de cervidés et de sangliers. Col-des-Roches (Le Locle) un abri-sous-roche qui atteste la présence de l'homme. Celui-ci y vivait vers le VI e millénaire av. J.-C et pratiquait une industrie sur silex, fabriquant des objets de petites dimensions (lamelles, grattoirs, barbelures de harpon, pointes de flèches, lames). Les renseignements sur cette époque restent peu nombreux dans le canton de Neuchâtel ; en revanche, celle-ci est mieux connue par d'autres stations fouillées en Suisse. Les hommes vivaient dans des abris le long de la chaîne jurassienne ou dans des campements sur le Plateau. Ils se déplaçaient pour se nourrir, pratiquant la cueillette, la chasse et la pêche. Les végétaux devaient être consommés en grande quantité mais on n'en retrouve que peu ou pas de traces lors des fouilles.

Sur le plan artistique ou peut-être religieux, les gens du Mésolithique peignaient des motifs géométriques sur des galets avec de la poudre d'ocre

 

 

  • -5750 : première céramique cardiale en Corse. Premières poteries néolithiques. Cette transition s’accompagne également de la maîtrise de diverses techniques, comme celles de la poterie, du tissage et du polissage de certains outils en pierre ou en os soumis à des usages violents, comme la hache et l’herminette, qui permettent d’ouvrir le paysage pour implanter les champs et les fermes. Le climat est tempéré, chaud et humide, avec un paysage de chênaie mixte (chênes, ormes, tilleuls et frênes).

 

Apparition d’agriculteurs venus des Balkans, qui y développent le tissage, la poterie, le polissage de la pierre et l’élevage. La grande plaine orientale apparaît comme un avant-poste de l’espace égéo-anatolien qui forme le cadre de la première révolution agricole. A l’inverse, l’ouest de l’actuelle Hongrie connaît une agriculture extensive sur brûlis impliquant de fréquents déplacements des populations. Les hommes de la civilisation du Körös vivent d’agriculture, d’élevage, de pêche et du ramassage des escargots. Ils réalisent par ailleurs de petites poteries anthropomorphes caractéristiques qui figurent des divinités féminines.

On sait aujourd'hui que l'agriculture est née au Proche-Orient, dans le "Croissant fertile". Cette technique est arrivée dans les Balkans ; puis par la voie maritime et fluviale, par la Méditerranée jusqu'à nos régions ou par le Danube jusqu'au centre de l'Europe. Les deux courants ont atteint la Suisse. Alors que le climat se réchauffait, les hommes pratiquant l'agriculture vers le Ve millénaire se sont installés dans un pays de forêts. Vers 3900 avant J.-C., sur la rive des lacs, ont été construits les villages dont il reste les pilotis qui formaient les structures des cabanes. Ces poteaux étaient enfoncés profondément dans le sol. Les habitations étaient en bois, de forme quadrangulaire, sans doute recouvertes d'un toit à deux pans. A l'intérieur, on trouvait un ou plusieurs foyers. Les parois étaient constituées de branches entrecroisées, recouvertes d'argile. Sur les lieux, on retrouve, empilés en couches successives, les apports naturels (galet, gravier, sable, limon, craie...) et les restes abandonnés par les habitants (vaisselle, outils, foyers, nourriture...). Les sites ont été habités sur une durée de 3'000 ans: c'est plus long que de la naissance de Jésus-Christ à nos jours ; aussi ne sommes-nous pas surpris que ces êtres aient pratiqué des techniques différentes et employé des matières premières diverses. Par rapport aux populations paléolithiques qui vivaient de la chasse, de la pêche et de la cueillette des plantes sauvages, nutritives et médicinales, les habitants du Néolithique ont ajouté l'élevage d'animaux qui avaient peu à peu été domestiqués, ainsi que l'agriculture. A cet effet, ils aménageaient ou occupaient des clairières ouvertes à la culture du sol. Les cultures imposaient un choix de vie qui a amené la population à s'établir en un endroit donné. C'est ce que l'on appelle la sédentarisation. Seuls un incendie ou l'épuisement du sol amenaient parfois les hommes à se déplacer. Dans les champs, ils cultivaient des plantes oléagineuses comme le lin, le pavot; des céréales comme l'orge, le millet et plusieurs variétés de blé (engrain, amidonnier). En outre, les hommes du Néolithique pratiquaient l'élevage des boeufs, des moutons, des chèvres, des porcs et des chiens; les animaux étaient mis dans des enclos pour la nuit. La cueillette, la chasse et la pêche leur apportaient le complément de nourriture indispensable à leur alimentation.

Les techniques

Sur le plan technique, le silex était encore utilisé mais les gens de cette époque travaillaient d'autres roches dures, jadis emmenées des Alpes par les glaciers. Ils les sciaient, les bouchardaient (travail de piquetage pour donner la forme) et les polissaient. Ils employaient de plus le bois de cerf et l'os comme matières premières. Ils filaient et tissaient des fibres végétales pour obtenir des tissus (mal conservés jusqu'à nos jours). Ils connaissaient la vannerie, mais surtout le travail de l'argile. Au cours des trente siècles de présence au bord du lac, les hommes pratiquaient la poterie. Chaque civilisation possédait des formes et des décors spécifiques. Grâce à la présence de céramique dans les sites, on peut retrouver l'époque à laquelle vivaient les hommes. Dans les musées, les pièces en terre sont nombreuses, accompagnées d'autres objets caractéristiques de cette période: la hache en pierre dont parfois seul le tranchant est poli, et pourvue d'un manche. La pierre est fixée à la gaine protectrice en bois de cerf, le tout attaché par des fibres au manche. Selon la position du tranchant de la pierre, on est en présence d'outils différents, hache ou herminette (outil de charpentier dont la lame transversale au manche permet notamment de creuser des troncs).

Un autre outil porte le nom de hache-marteau. Ici la pierre est perforée de part en part pour recevoir le manche. A l'examen, il semble que cet outil sans usage frappant relève de l'objet de prestige. La difficulté de fabrication, notamment le forage du trou à l'aide d'un tube creux et d'un arc, laisse à penser que cet objet avait une fonction plus importante que celle qu'on lui attribue aujourd'hui.

- Pirogue en cours de dégagement sur le site de Champréveyres (Hauterive). Elle date de 4000 av.J.-C environ -


Les échanges

Les transports à dos d'hommes, voire d'animaux ont sans doute été fréquents. Le déplacement par voie d'eau était le plus aisé et les pirogues sont là pour attester de l'existence de ce mode de faire. Dans les fouilles, on trouve aussi quelques fragments de roues qui démontrent que le roulage existait déjà. Il s'agissait d'un disque plein, en bois d'érable, percé d'un trou carré, renforcé par deux listes de frêne. Les deux roues et l'axe qui les reliait tournaient ensemble.

La vie spirituelle

Les croyances sont difficiles à saisir car il ne reste rien de ces cérémonies. On peut cependant admirer des menhirs à La Béroche, quelques pierres à cupules (des blocs erratiques qui portent des traces d'un creusage sous forme de petits trous circulaires), des restes de dolmens, mais faute de squelettes, il n'est guère possible de parler des pratiques religieuses. On sait cependant que les morts étaient ensevelis dans des caissons en dalles ou en dolmens (tombeau fait de grosses pierres plates).

 

 

Trois éléments appuient l'hypothèse d'une migration de population comme source de la Néolithisation du Valais, par opposition au phénomène d'acculturation privilégié dans les Alpes occidentales. Tout d'abord la simultanéité en Valais de la disparition des techniques du Mésolithique et de l'apparition de toutes les techniques du Néolithique : il n'y a pas d'état intermédiaire9. Ensuite l'absence de la faune locale des ancêtres sauvages des espèces domestiquées, ce qui implique une importation des troupeaux. Enfin, l'absence de transition entre économies fondées sur la chasse et celles sur l'élevage10. Du fait de la proximité de la céramique, on admet généralement que ce sont des pasteurs du sud des Alpes9,11 qui, guidant les troupeaux à travers les cols alpins (Simplon, Théodule, Collon, etc.), ont amené les nouvelles techniques agricoles12. Les villages sont alors situés en plaine, sur des cônes de déjection de rivière, sur le versant ensoleillé de la vallée. Le site de Sion (Planta) semble déjà bien occupé au VIe millénaire av. J.‑C. et la chasse semble déjà ne plus être qu'une activité accessoire10. À cette époque le cheptel semble composé pour la majeure partie de caprinés et de bovins à part à peu près égales13. Froment et amidonnier sont attestés14. La céramique, influencée par le sud des Alpes est différente de celle du Plateau suisse et la civilisation du Valais est qualifiée de culture du Néolithique ancien valaisan. Certains auteurs voient dans l'importance du peuplement de la région le signe de l'importance du site dans l'exportation dans toute l'Europe de haches polies en obsidienne verte originaires des Alpes du Sud, alors symbole de pouvoir dans toute l'Europe de l'Ouest et du Nord.

Une nouvelle culture apparaît au début du Néolithique moyen (début du Ve millénaire av. J.‑C.), apparentée au Cortaillod ancien du plateau suisse

 

  • -5 500 : morceaux de poterie et des silex à Liestal (plus vieux indices d'habitat sédentaire en Europe centrale) sur un éperon rocheux au confluent de l'Ergolz et de l'Orisbach, sur la voie menant de Bâle aux cols jurassiens du Hauenstein. ils relient le Moyen-Pays au sud et le Rhin supérieur au nord. Le col du Bas-H. (691 m) qui relie Olten à Liestal par Trimbach et Läufelfingen était probablement déjà traversé. Olten surveillait le passage de l'Aar et les cols situés au nord. Sont à la Liestal Hurlistrasse, en plus d'un site dans le canton de Neuchâtel, la plus ancienne preuve de la présence de Néolithique Culture La Hoguette été trouvé en Suisse.

La colonisation des rives du lac de Constance remonte au Mésolithique (IXe millénaire av. J.-C.). Les stations littorales du Néolithique et de l'âge du Bronze (IVe-IIe millénaire av. J.-C.), telles Arbon, Steckborn, Eschenz, Wangen (D), Hornstaad (D) et Unteruhldingen (D)

Depuis la préhistoire, le trafic des cols grisons emprunte les vallées du R. alpin, du R. antérieur (qui donne accès au Lukmanier, itinéraire favori surtout au Moyen Age) et du R. postérieur (qui mène au Splügen et au San Bernardino, par une route où les gorges de la Viamala et de la Rofla représentaient de sérieux obstacles). Aux environs de Coire, des ponts en bois sont attestés anciennement à Reichenau, Felsberg, Haldenstein et Untervaz. Au Néolithique (5500-2200 av. J.-C.), les nombreuses stations se concentrent en basse altitude dans les plaines fluviales et le long des axes de transit: Mesocco-Tec Nev, Coire (zones Zindel et Ackermann), Zizers-Friedau, Untervaz-Haselboden, Tamins-Crestis, Cazis-Saint-Pierre et Castaneda-Pian del Remit. A Coire, où l'on a retrouvé des cabanes en bois et des traces de sillons (zone Ackermann), le matériel a révélé des liens avec le nord (civilisations de Lutzengüetle et de Pfyn). A Cazis-Saint-Pierre, où l'on aurait affaire à un atelier, vu le grand nombre de scies de grès et d'objets en bois de cerf que l'on a dégagés, les analogies semblent conduire vers le Rheintal et la Suisse orientale, en l'occurrence vers la civilisation de Horgen. L'habitat de Tamins-Crestis est contemporain de cette dernière (vers 3000 av. J.-C.). La station de Mesocco-Tec Nev, occupée vers 5000 av. J.-C. ou peu après (Néolithique ancien), est sans doute en relation avec des groupes d'Italie du Nord. Celle de Castaneda, où l'on a découvert quelques vestiges de constructions et des traces de sillons, probablement néolithiques, date de la fin de l'ère. L'homme s'aventura aussi à plus haute altitude (abri sous roche de Zernez-Ova Spin, objets en silex et haches en pierre recueillis en Engadine et dans le val d'Avers), mais sans doute seulement pour chasser.

 

Entre 5500 et 2200 av. J.-C., les habitats se cantonnent en basse altitude: ville de Sion et collines environnantes, région de Saint-Léonard, colline du Heidnischbühl (comm. Rarogne), environs de Brigue (Naters, Bitsch). Les prairies situées au-dessus de la limite supérieure de la forêt sont exploitées pour l'estivage des troupeaux de chèvres et de moutons et, dans une moindre mesure, de bovins, mais les témoins de ces pratiques sont très discrets, comme dans l'abri d'Alp Hermettji (comm. Zermatt), à 2600 m.

 

La désignation de haut Rhin s'applique au segment du fleuve compris entre Stein am Rhein et Bâle.

En aval de Rheinfelden, le cours du haut R. est calme. A Bâle, le fleuve fait un coude et prend la direction du nord. Autrefois, le R. supérieur cherchait son lit dans un labyrinthe de bras au milieu de prairies humides.

 

Dès le Néolithique, les aires habitées se sont concentrées le long des cours d'eau et des lacs. Les habitats du Néolithique (non traité), qui vit s'imposer l'économie agricole (céréaliculture, élevage, pâturage en forêt), se trouvent surtout sur les rives des lacs et rivières du Plateau et du Jura, ainsi que dans le bas et le centre du Valais. D'après les connaissances actuelles, les phases de refroidissement du Postglaciaire n'ont pas interrompu le peuplement des Alpes.

 

En Suisse les processus d'implantation de l'économie Néolithique, dont l'agriculture n'est qu'une des composantes, bien qu'essentielle, semblent débuter vers 5500 av. J.-C. environ. Les disparités de la documentation archéologique ne permettent pas de proposer un modèle qui retrace la transition des sociétés des derniers chasseurs (stade de la prédation) vers celles des premiers agriculteurs néolithiques (stade de la production agro-pastorale); seule la coexistence des deux groupes semble assurée au sein d'une Forêt primaire de feuillus, encore peu modifiée par l'action anthropique. Dans les régions bâloise et zurichoise, défrichements, cultures vivrières d'Amidonnier, d'Engrain et de pois, cultures textiles de lin, de pavot sont attestés dès le Néolithique ancien; en Valais et au Tessin, une économie néolithique évoluée semble s'être mise en place rapidement. Les pratiques de l'agriculture au sens étroit du terme ( Terres ouvertes) et de l'Elevage, la fabrication d'outils en pierre polie, de céramique et de meules sont directement associées dans les sites du Néolithique ancien.

 

Les vestiges néolithiques les plus anciens du canton de Soleure sont des outils en silex du VIe millénaire découverts près du château de Burgäschi (Hintere Burg), ainsi qu'une fosse à Biberist (Spitalhof) remplie de pierres de chauffe et de charbon de bois daté au carbone 14 de 4660-4480 av. J.-C. Les tombes en ciste de Däniken sont sans doute du Ve millénaire, car elles ont livré un gobelet du Wauwilermoos typique de la civilisation d'Egolzwil. On distingue trois régions: le "haut" autour de S. (partie occidentale), le "bas" autour d'Olten (partie orientale) et le Schwarzbubenland au nord du Passwang (partie septentrionale). Les cantons limitrophes sont Berne, l'Argovie, Bâle-Campagne et le Jura. L'enclave de Kleinlützel et celle de Hofstetten-Flüh, Metzerlen, Rodersdorf touchent au Sundgau français, celle de Steinhof est entourée par Berne. Trois grands axes transjurassiens empruntent le territoire soleurois: routes d'Oensingen à la vallée de la Birse par la cluse de Balsthal et le Thal, d'Oensingen à Liestal par le Bas-Hauenstein et d'Olten à Liestal par le Haut-Hauenstein (Hauenstein). Le point culminant du canton est la Hasenmatt (1444 m) dans la chaîne du Weissenstein. La population se concentre dans la vallée de l'Aar et sur le cours inférieur de l'Emme, qui se jette dans l'Aar à l'est de S. La Dünnern, entièrement soleuroise, rejoint l'Aar à Olten. Au nord, la Birse sert de frontière cantonale en quelques endroits.

 

Dès le Néolithique moyen (4900 à 3200 av. J.-C. environ), avec l'installation des Stations littorales, l'occupation et l'exploitation des sols s'intensifient au fur et à mesure de la croissance démographique. Les champs sont probablement cultivés quelques années de suite avec une succession de différentes plantes (le Froment est majoritaire sur le Plateau) cultivées en alternance avec une Jachère de longue durée. A partir des friches, une forêt secondaire de noisetiers ou de bouleaux se rétablit rapidement; elle fournit facilement à l'homme du bois d'œuvre ou de chauffe, ainsi que les produits de la Cueillette (noisettes et pommes). Ce système agraire, bien adapté au domaine forestier (hêtraie - sapinière) encore prédominant, permet une bonne régénération des sols. Les surfaces défrichées au fur et à mesure des nécessités, probablement par le feu, sont encore modestes.

 

A Kehrsiten (comm. Stansstad) des fouilles subaquatiques entreprises en 2004 ont révélé une série d'habitats au bord du lac des Quatre-Cantons, datés d'entre 4000 et 3100 av. J.-C. Les premières analyses ont identifié quatre phases d'occupation, qui correspondent aux civilisations de Cortaillod (vers 4000 av. J.-C.), Pfyn (vers 3750 av. J.-C.) et Horgen (vers 3150 av. J.-C.), ainsi qu'à la transition Pfyn-Horgen (vers 3450 av. J.-C.). Kehrsiten est actuellement l'unique station littorale connue dans toute la zone des Préalpes. Des lames de hache en pierre, divers outils en silex et des objets en cristal de roche attestent un autre habitat néolithique à la Loppburg (à l'extrémité nord-est du Lopper, contrefort du Pilate séparant les lacs d'Alpnach et des Quatre-Cantons); ce site fut aussi occupé durablement à l'âge du Bronze final (1400-1100 av. J.-C.), comme le prouvent des reliefs de repas, de la céramique, une épingle en bronze, des foyers et des fragments de murs. On a repéré des campements temporaires du Bronze à la Rotzberg (comm. Ennetmoos) et au col de Rengg (comm. Hergiswil), passage apparemment déjà fréquenté au Néolithique et à l'âge du Bronze.

 

Au Néolithique récent et final (3200 à 2200 environ), leur proportion augmente. La durée des jachères se réduit et des surfaces plus grandes sont exploitées aux alentours des villages. L'intensification des pratiques agricoles est contemporaine de l'essor démographique admis pour cette période.

Genève : matériel lithique façonné dans du silex ou des roches vertes. Plusieurs stations littorales ont fourni ce type d'outillage, parmi lesquelles celle d'Anières qui possédait en outre une série de pieux datés du début du troisième millénaire av. J.-C. Les influences culturelles seraient à cette époque plutôt issues du Jura français, de l'Isère ou encore de la basse vallée du Rhône. établissement contemporain rappelle l'existence de sites terrestres occupés de façon complémentaire aux stations littorales.

 

La situation alpine changea dès le Ve millénaire av. J.-C., avec l'arrivée, dans un contexte européen, de communautés de paysans et d'éleveurs néolithiques. Les vestiges archéologiques viennent surtout des vallées: l'emplacement des habitats semble avoir dépendu des sols et du climat, comme le montre la station de Heidnisch-Bühl (comm. Rarogne). L'analyse palynologique de sédiments lacustres et palustres prouve l'extension parallèle des céréales cultivées et des défrichements.

 

Jusqu'à la fin du Mésolithique (vers 5000 av. J.-C.), la forêt est pratiquement "vierge". Selon les recherches récentes, nous devons l'imaginer très touffue, avec de rares trouées (Marais, zones alluviales, clairières dues à des ouragans). La situation changea au Néolithique, quand l'homme devenu agriculteur se mit à intervenir durablement dans le milieu naturel, d'une part en défrichant pour créer des champs et des parcelles à bâtir, d'autre part en tirant de la forêt du bois de feu et de construction, ainsi que du fourrage. Ces activités, liées à l'habitat, à l'alimentation et à l'élevage, ont laissé des traces dans les profils polliniques (pollens de céréales, de légumes et de plantes typiques des pâturages, charbon de bois dû au brûlis) et sont prouvées par l'archéologie, qui a mis au jour dans les stations littorales du Néolithique et du Bronze des vestiges organiques révélateurs et fort bien conservés (branches, écorces, charbon de bois, feuilles, graines, fruits). Autour du lac de Zurich et des lacs jurassiens, l'exploitation de la forêt est attestée: défrichements, pâturage, récolte de glands et de feuilles pour le fourrage, d'écorces (utilisées comme isolant ou pour leurs fibres), de noisettes, de bois de feu, sélection d'arbres réservés à la construction, utilisation de bois pour fabriquer des outils. Les conséquences de ces interventions humaines sont discutées; pour l'extension de la forêt mixte de hêtres, par exemple, il faut aussi prendre en compte des facteurs climatiques. Mais il est certain que l'exploitation et le défrichement de forêts à proximité des habitats ont fait naître de nouveaux paysages et milieux végétaux (prairies, lisières de forêt).

 

Dès les débuts de la sédentarisation (Ve millénaire av. J.-C.) les pieds et flancs du Jura sont occupés. Des échanges s'établissent au travers de la chaîne jurassienne (silex, roches alpines et vosgiennes pour les haches polies, voire céramique). Les matériaux locaux comme le silex sont exploités en plein air ou en mine à Pleigne ou à Lampenberg. L'habitat reste néanmoins rare.

 

Les premières traces attribuées à des agriculteurs-éleveurs dan le canton de Vaud, prenant le relais des cultures fondées sur une économie de prédation (chasse-pêche-cueillette), sont identifiées dans les abris fréquentés auparavant: à Baulmes (quelques tessons de céramique, 5500-5000 av. J.-C.), au Mollendruz (céramique et pierre polie, 5000-4500 av. J.-C.), mais aussi sur la colline de la Cité à Lausanne (vers 4500 av. J.-C.). Les terrasses du Plateau et les rives des lacs vont dès lors être investies par des habitats sédentaires, la forêt défrichée, les champs de céréales cultivés à proximité des fermes et hameaux. Si quelques témoignages (Sous-Colachoz, comm. Concise) suggèrent une occupation dès 4500-4000 av. J.-C., le mode d'habitat palafittique (les "lacustres") se généralise à partir de 3900 av. J.-C. et se maintient, avec des interruptions parfois de plusieurs siècles, jusqu'à l'âge du Bronze. On dénombre près de nonante palafittes sur les rives vaudoises du Léman et du lac de Neuchâtel, ce qui fait du canton de V. le plus riche de Suisse en stations littorales; les baies de Morges, Yverdon-les-Bains, Yvonand, Concise, entre autres, présentent une succession de villages, dont la restitution est facilitée par une conservation exceptionnelle en milieu humide (bois, tissus, vanneries); la dendrochronologie permet de dater les constructions et de restituer le plan de villages composés de maisons sur poteaux, de forme quadrangulaire, au plancher en général surélevé. La civilisation de Cortaillod, centrée sur la Suisse occidentale, se développe en différentes phases, de 5000 à 3300-3250 av. J.-C. environ, soit durant tout le Néolithique moyen. Les premiers paysans et éleveurs du canton de N. sont originaires du bassin méditerranéen, contrairement à ceux du canton de Schaffhouse qui sont parvenus en Suisse en remontant le cours du Danube. Les sites de Bevaix-Treytel-A Sugiez et Saint-Aubin-Derrière la Croix, au pied du château de Vaumarcus, ont livré des foyers datés au radiocarbone du Ve millénaire avant notre ère, accompagnés de céramique fine à mi-fine brun-rougeâtre munie d'anses et de mamelons, analogue à celle signalée dans l'abri du Col-des-Roches. Le terme de Cortaillod ancien désigne cette première forme de Néolithique identifiable en pays neuchâtelois. Meules, molettes, grains carbonisés attestent la mouture de céréales (le blé nu, en l'occurrence), tandis que les haches en roche verte polie ont été utilisées pour le travail du bois. Une hache polie perforée fut à coup sûr importée. Ces foyers font partie d'emplacements marqués par la présence de menhirs, monuments érigés également sur la façade atlantique de l'Europe. Les datations reculées obtenues sur les sites de Bevaix et de Saint-Aubin attestent que la région de La Béroche constitue un lieu d'émergence du mégalithisme en Suisse occidentale. A Saint-Aubin, un alignement de quatre menhirs précéda un second ensemble de cinq pierres dressées à partir de la fin du IIIe millénaire. A la frontière des cantons de Vaud et N., entre lac et Jura, ce site est interprété comme une zone de rencontres et de cérémonies liées à des communautés agricoles. Le dolmen de Colombier-Plant de Rives (aussi appelé "allée couverte d'Auvernier"), sépulture collective mégalithique, fut découvert en 1876.

Issu d'une composante d'origine méditerranéenne, le Cortaillod sera remplacé par un bref épisode de la civilisation de Horgen, originaire de la région du lac de Zurich (3250-2950 av. J.-C.), puis par la civilisation de Lüscherz qui voit l'arrivée d'influences méridionales (2950-2700 av. J.-C.) et se transforme en Auvernier cordé: le Néolithique final montre ainsi une empreinte de la civilisation de la Céramique cordée (2700-2450 av. J.-C.), centrée sur le nord-est du Plateau, à laquelle succède la culture du Campaniforme (2450-2200 av. J.-C.). Les stations littorales sont abandonnées à la suite d'une dégradation climatique vers 2400 av. J.-C.

Le domaine funéraire est particulièrement bien représenté au Néolithique moyen sur le littoral lémanique, avec des inhumations en position repliée à l'intérieur de cistes (caissons de pierres) pouvant recevoir plusieurs individus, regroupées en nécropoles; les plus célèbres sont celles de Chamblandes (qui a donné son nom à ce type de tombes en cistes) et de Pierra-Portay (toutes deux comm. Pully), des Gonelles (comm. Corseaux) ou de Lausanne-Vidy. Les alignements de menhirs de Clendy (comm. Yverdon-les-Bains) ou de La Possession (comm. Lutry), ainsi que plusieurs mégalithes ou groupes de mégalithes, sur la rive nord du lac de Neuchâtel et à Lausanne-Vidy, témoignent de préoccupations religieuses. L'étude des productions de ces sociétés et de leur évolution dans le temps (formes et décors de la céramique, des outils en pierre polie, silex, bois de cerf, os) permet de jalonner trente siècles de Néolithique. Quelques objets en cuivre font leur apparition dès le IVe millénaire.

 

Au Néolithique, la Céréaliculture permit d'augmenter notablement la part des hydrates de carbone, au point de risquer des déséquilibres et des carences. Cependant, dans les stations littorales de Suisse, on rencontre une alimentation variée, comportant selon les saisons noisettes, baies, prunelles et autres fruits. La Cueillette, la Chasse et la Pêche restaient importantes. Les provisions hivernales consistaient en céréales, en fruits séchés (surtout des pommes) et en viande, peut-être fumée, fournie par les Animaux domestiques abattus en automne. La cueillette conserva une grande importance au début du Néolithique, même après les débuts de l'agriculture. Les plantes constituaient un complément indispensable aux céréales et permettaient une alimentation relativement équilibrée. La culture des céréales et légumineuses, plantes annuelles, précède vraisemblablement de plusieurs milliers d'années celle des arbres fruitiers (Cultures fruitières); en revanche, les fruits sauvages furent récoltés de tout temps. Comme les conditions de conservation y sont particulièrement favorables aux matériaux organiques, les stations littorales du Néolithique et de l'âge du Bronze dans l'arc alpin fournissent de nombreux renseignements sur la cueillette. Des millions de restes végétaux proviennent de plantes sauvages récoltées. Les fruits riches en calories et aisés à stocker, comme les noisettes, avaient une importance particulière. Les pommes étaient coupées en deux et séchées en grande quantité. Outre les prunelles, framboises, mûres et fraises des bois étaient récoltées en nombre, probablement comme complément saisonnier. Des modélisations ont démontré que la cueillette fournissait jusqu'à la moitié des calories apportées par les végétaux.

 

 

Lucerne : dans le Wauwilermoos lucernois : deux types ont existé, aussi bien les habitations à même le sol que les constructions élevées au-dessus de la terre ferme (Stations littorales).

terrain humide, mais non immergé. Quelques surfaces de glaise tassée sont interprétées comme sols de maisons en bois plus ou moins grandes. Plusieurs villages se succédèrent au même endroit. Chacun comprenait au moins deux ou trois maisons et était entouré d'une épaisse palissade, percée d'ouvertures étroites que des sentiers, couverts de rondins pour éviter l'enlisement, reliaient aux champs et aux forêts.

La civilisation d'Egolzwil (peu apr. 4300) est bien documentée, avec cinq habitats (dont la station éponyme d'Egolzwil E 3). Un village éphémère fut construit à même le sol dans la zone d'alluvionnement du lac, le frêne, le chêne et l'aune servant de bois d'œuvre. Un foyer placé au centre des maisons dispensait chaleur et lumière. La céramique, faite sans tour, consistait principalement en vases arrondis et en écuelles munies de deux anses (d'un volume moyen de 1,8 à 2,8 l), à côté de récipients pouvant contenir 6 à 8 l et de quelques gobelets de Wauwil. Parmi les objets remarquables figurent des faucilles (à manche droit en bois dans lequel des lamelles de silex étaient fixées en épi à l'aide de brai de bouleau), des manches de hache, des massues, des bâtons à fouir et une pochette à parure en tissu ornée de coquillages méditerranéens.

L'occupation des rives lacustres commença avec la civilisation d' Egolzwil (env. 4400-4200 av. J.-C.). Grâce aux conditions de conservation assurées par ce milieu, la culture matérielle du Néolithique récent est particulièrement bien connue. On a mis au jour au Wauwilermoos des maisons avec plancher en bois posé directement sur le sol et foyer en argile. Le mobilier comprenait de la vaisselle en céramique, des outils en silex et autres pierres, des objets en bois, en os, en bois de cerf, des textiles. Des lames de hache et des poignards en cuivre sont les témoins de l'arrivée du métal à cette époque. Des coquillages importés attestent de relations avec le monde méditerranéen. A la Station 3 d'Egolzwil (vers 4300 av. J.-C.), deux tiers des ossements proviennent d'animaux domestiques (moutons, chèvres, porcs, rares bovins), un tiers de bêtes sauvages (cerfs, chevreuils, sangliers, élans). La proportion des bovins augmente à la fin du Néolithique. On cultivait le blé et l'orge, le lin, le pavot, les pois; on cueillait des noisettes, des pommes sauvages, des baies et des herbes.

Entre 3900 et 3500 av. J.-C. apparaissent des stations littorales de la civilisation de Cortaillod, entourées par une palissade du côté de la terre. A Egolzwil E 4, plusieurs habitats se superposent; il semble que les bâtiments les plus récents étaient construits sur un soubassement fait de plusieurs couches de poutres. Cette technique, déjà observée auparavant à Egolzwil E 1 et E 2, répond à une élévation du niveau du lac, due peut-être à des raisons climatiques. La civilisation de Horgen (3500-2700 av. J.-C.) est représentée en trois endroits, notamment sur l'île du Mauensee (lac sis à l'est du W.), celle de la Céramique cordée (2700-2500 av. J.-C.) en quatre endroits.

L'habitat terrestre découvert en 2002 à Dornach (Landskronstrasse) doit être attribué aux phases ancienne et classique de la civilisation de Cortaillod (3962-3711 av. J.-C. selon le carbone 14). Les habitats lacustres mis au jour sur les rives du lac de Burgäschi appartiennent au Cortaillod classique (3835-3830 av. J.-C. selon la dendrochronologie pour Burgäschi-Ost), tout comme ceux de l'île du lac d'Inkwil. L'habitat de hauteur du Dickenbännli (comm. Olten) a donné son nom à un type de perçoirs en silex répandus dans tout le nord de la Suisse vers 4000 av. J.-C. Les sites de la civilisation de Horgen (3300-2800 av. J.-C.), tels Egerkingen-Ramelen et Trimbach-Frohburg, sont tous sur des hauteurs, tout comme ceux de la Céramique cordée (2750-2450 av. J.-C.), à l'exception de Burgäschi-Nord.

Jura français : à la fin du IVème millénaire une forte progression démographique poussa les tribus à la sédentarisation avec des regroupements en village comme au camp de la Roche d'or (Besançon) et du bois du Mont (Désendans-Doubs). C'est à cette époque que sont apparues les cités lacustres de Chalain ou encore de Clairvaux dans le Jura.
L'agriculture céréalière (blé et orge) et l'élevage (boeufs et porcs) furent importés de la vallée du Rhône et de la région du Danube 4000 ans av. JC.

entre -3800 et -3500 les terres neuchâteloises sont l'origine de la civilisation de Cortaillod dont les hommes commençaient à construire des villages, cultiver des céréales et façonner des poteries. La plus ancienne agglomération fouillée dans le canton, Hauterive-Champréveyres, a ainsi pu être datée de 3810 av. J.-C.

Plusieurs cités lacustres ont été répertoriées sur le premier plateau du Jura (500 à 600m d'altitude). Une première implantation est découverte à l'extrémité nord du lac de Clairvaux, le hameau de la Motte aux Magnins installé à 100m environ du rivage sur une île qui émerge à peine des hautes eaux cette installation (3 à 4 rangées de maison rectangulaires) est datée d'environ 3700 ans av. JC. Sur le même lac suivront d'autres implantations et l'abandon progressif de ce premier hameau. Les rives du lac de Chalain ont été occupées de 3700 à 800 av. JC, on dénombre actuellement 24 habitats du néolithique et de l'âge du bronze construit chacun en 2 à 7 phases. Les premières découvertes du lac de Chalain datent de 1904.

 

Du Néolithique datent les haches en pierre et les poignards en silex, exceptionnellement en cuivre. Ces objets étaient probablement à la fois des outils, des armes et des marques de prestige.

 

Au Cortaillod classique (3900-3750 av. J.-C.) appartient le vaste abri sous roche de la Baume du Four (comm. Boudry), halte de chasse dans les gorges de l'Areuse. Les premiers villages identifiables remontent vers 3900 av. J.-C. Les civilisations de Cortaillod, de Horgen, de Lüscherz et d'Auvernier cordé se succèdent jusque vers 2400 où elles font place au Campaniforme, correspondant à l'âge du Cuivre ou Chalcolithique. Un millénaire et demi représente donc la durée du "Néolithique lacustre". Par cet adjectif, on désigne simplement la proximité d'un lac, nullement l'existence de plates-formes sur l'eau. Cette période fut marquée par la pérennité des ressources vivrières (chasse, pêche, élevage, agriculture, cueillette), des modes de construction (maisons rectangulaires en bois), de la circulation en pirogues, des techniques de façonnage de la pierre, du bois de cerf, de l'os, de l'argile. Le terrain idéal pour approfondir les connaissances sur cette longue époque consiste dans les rives lacustres, où l'humidité constante a permis la conservation optimale des trouvailles en matières organiques périssables: outils en bois, roues de chars, vannerie, tissus, fruits, graines. Les variations du niveau lacustre se lisent dans les couches de craie qui séparent les phases d'habitat. Les formes et décors des objets utilitaires servent d'indicateurs typologiques précieux, parfois datables à une année près grâce à la dendrochronologie.

L'observation des stratigraphies conjuguée à l'accroissement des zones fouillées offre des perspectives de plus en plus détaillées sur les modes de vie et l'environnement. Ainsi, au IIIe millénaire, le silex brun-blond d'excellente qualité du Grand-Pressigny (vallée de la Loire) atteste - sous forme de milliers de poignards, lames, grattoirs, pointes de flèches - d'échanges transjurassiens dont la contrepartie helvétique n'est pas connue. L'abondance des stations littorales (Vaumarcus, Saint-Aubin, Bevaix, Colombier, Auvernier, N., Hauterive, Saint-Blaise, Marin-Epagnier, Thielle-Wavre, Le Landeron) contraste avec la rareté des sites campaniformes: seules quelques habitations sur une hauteur dominant l'Areuse, à Cortaillod-Sur les Rochettes, et deux sépultures, à Cortaillod-Courbes Rayes et Saint-Blaise-Chemin du Diable ont été identifiées. Les palafittes, ayant été abandonnés entre 2500 et 1900 av. J.-C., ne livrent pour ainsi dire aucun témoignage de cette époque.

 

 

-3610 : début de l’érection des mégalithes en France.

 

Des pains complets au levain sont attestés dès 3600 av. J.-C. environ.

 

·  -3430 : apparition de la culture de Roessen à la Baume de Gonvilla en Haute-Saône. Au Néolithique moyen, de nouvelles niches écologiques (plateaux, versants, reliefs semi-montagneux) sont exploitées pour diversifier les activités agro-pastorales. Les cavités naturelles (grottes, abris) accueillent de nouvelles activités spécialisées (halte de chasse, aire de stabulation, habitat-refuge, traitement et stockage de denrées alimentaires, lieu funéraire, etc.). Les fouilles récentes effectuées dans la grotte de Waldbillig ont permis de préciser certaines activités domestiques effectuées en milieu souterrain à la période Rössen (- 4 900 à - 4 300). La grotte de Waldbillig, de par ses propriétés particulières (température stable, obscurité), a été employée au Néolithique à des fins de stockage, comme grenier naturel et éventuellement aire de stabulation. Des activités spécialisées permettant la conservation des grains (grillage, torréfaction) et des ressources carnées (cuisson, fumage) y ont également été pratiquées. Difficile d’accès, elle a pu servir d’habitat-refuge. La chasse et l’élevage sont représentés par quelques pointes de flèches (certaines avec traces de colle de fixation), des ossements d’animaux sauvages (cerf et sanglier) et domestiques. l’industrie lithique, pauvre, est composée de divers outils à vocation essentiellement agricole ; quelques lames de faucilles en silex (avec lustré), molettes et meules en grès bigarrés évoquent collecte et mouture de produits céréaliers. La découverte au centre de la grotte d’un important foyer entouré de trous de piquet en bois est interprétée comme une structure de combustion aménagée pour la cuisson, le grillage et le fumage de certains aliments.

·  -3400 : site de Chassey-le-Camp, Saône-et-Loire, à l'origine du nom "chasséen.

 

Le Mésolithique débute vers 8000 avant J.-C. avec un net réchauffement

climatique qui crée des conditions nouvelles favorables à la vie et à l’activité

humaines ; un climat plus doux et plus humide se met en place, avec

une faune et une flore proches de la nôtre.

Au niveau économique, le Mésolithique constitue une période charnière

entre le monde des derniers chasseurs du Paléolithique et celui des premiers

agriculteurs-éleveurs du Néolithique. L’outillage connaît une évolution

importante, avec deux caractéristiques principales :

• la miniaturisation des pièces en silex, d’où le nom de microlithes donné

à ces petits éléments, dont la longueur excède rarement 20 mm

• la géométrisation des pièces : triangles, arcs de cercle, trapèzes...

Ces pièces sont assemblées entre elles sur une hampe pour former une

arme composite (un harpon ou une pointe de flèche par exemple) ; si l’une

d’entre elles se brise, il est très facile de la remplacer : la pièce détachée

est née !

De nouvelles techniques de chasse, adaptées à un gibier plus petit que la

grande faune quaternaire, se développent, en particulier avec la chasse à

l’arc.

SITES MAJEURS :

Le site d’Oberlarg, dans le Sundgau, constitue, depuis les fouilles menées

de 1971 à 1981 par la Direction des Antiquités Préhistoriques, le site de

référence pour cette période. Il faut mentionner aussi Climbach et les sites

des terrasses de la Moder dans le secteur de Haguenau.

 

Peuplement mésolithique

et écologie de la vallée de la Moder en aval de

Haguenau (Basse-Alsace) : contribution à l’étude des civilisations

épipaléolithiques et mésolithiques de la vallée

du Rhin entre Bâle et Mannheim.

 

Le Mésolithique correspond à la période climatique du Boréal (selon la Classification de Köppen) marquée par le développement de la forêt.

Le Mésolithique est caractérisé par un certain nombre de changements comportementaux des groupes humains. Si certains de ces changements (réduction des territoires de chasse, développement de l'arc…) paraissent fortement liés aux modifications du milieu conséquents au réchauffement climatique post-glaciaire (reconquête forestière, disparition des grands herbivores migrateurs des steppes tels que le mammouth, le renne au profit des herbivores forestiers tels le cerf, sanglier, chevreuil ou du petit gibier), d'autres (bouleversement dans les représentations artistiques et symboliques, développement du microlithisme…) semblent liés aux dynamiques internes d'évolution des groupes humains4.

Ceux-ci conservent un mode de vie nomade ; cependant l'abondance et la diversité des ressources par rapport à l'âge glaciaire favorisent des déplacements sur des territoires plus restreints selon des rythmes saisonniers. Un campement a ainsi des chances d'être occupé d'année en année à une saison donnée pour effectuer des opérations plus ou moins spécifiques au site. L'idée de sites « agora » qui auraient accueilli à des moments clefs des rassemblements de groupes vivant séparément le reste du temps mais partageant des frontières et des intérêts communs (échange de matériau par don / contre-don, exogamie, chasse demandant des effectifs importants pour des battues…) a été avancé par certains chercheurs mais reste difficile à prouver4.

Les contacts entre les groupes sont néanmoins avérés par la diffusion de traits culturels (apparition du débitage Montbani, développement des trapèzes au sein du groupe des armatures de flèches…) sur des territoires importants. Les innovations semblent essaimer de proche en proche avec traduction et ré-interprétation du groupe receveur en fonction de son propre système technique préexistant, ainsi que les possibilités mécaniques des matériaux à sa disposition.

L’emploi de l’arc et de la flèche, en particulier, se généralise sur le continent européen et en Afrique. La microlithisation des armatures de chasse s'accentue par rapport à la période précédente. Ces petits éléments sont en règle générale réalisés en fracturant des lames essentiellement débitées dans du silex (mais également dans de l'obsidienne, des quartz…). Au début du Mésolithique, les armatures les plus courantes sont les pointes. Le stade moyen (autour de 8 000 BP) voit le développement des armatures triangulaires alors que pour la période récente (6 500 BP), ce sont les trapèzes qui dominent les assemblages. L'utilisation de l'ensemble de ces armatures comme pointes de flèches est probable même si les hampes ont le plus souvent disparu depuis longtemps. Les découvertes de flèches complètes (hampe et armature) sont rarissimes5.

La fin du Dryas récent6 correspondant au début de l'Holocène, provoque en Europe la disparition des espaces steppiques au profit de boisements de reconquête (en France, pins puis noisetiers au huitième millénaire et enfin chênaie mixte au septième millénaire)1.

 

Busmauer est localisé dans la vallée de l’Eichel sur le ban de la commune d’Oermingen (situé en Alsace Bossue, à la frontière entre l'Alsace et la Lorraine, le site se trouve à quelques kilomètres de Sarre-Union), à 259 m NGF, en amont du ruisseau du Tiefengraben avant que celui-ci ne se jette dans la Sarre à 5 km en aval. Il est orienté au Sud-Ouest. La préhistoire est représentée par des pièces lithiques couvrant les périodes du Paléolithique moyen, du Mésolithique et du Néolithique (également sur le site de Kleinberg, dans le même village, sur le flanc Est de la vallée de l’Eichel à 300 m NGF ; le site est orienté au Sud). À l'Ouest de la Sarre, les formations argileuses du Keuper ont engendré une succession de collines et de dépressions aux formes douces, mais le calcaire coquillier ouvre la plus grande partie de la région et confère au paysage un aspect plus accidenté. La partie orientale se rattache aux Vosges du Nord. La Sarre du Sud au Nord et l'Eichel d'Est en Ouest échancrent ce plateau de l'Alsace Bossue et constituent deux axes importants de communication.

 

prospère au milieu des terres noires et grasses du Ried alsacien (dérivé de l'alémanique « Rieth » qui signifie jonc (roseau)). ? Ried signifie pâturage ?

La dénomination ried s'applique à des régions de prés inondables et, ou de forêts tunnels à la végétation luxuriante en pays tempérés. Le « Petit Ried », au nord de Strasbourg, et le « Grand Ried », bordée à l'Ouest par l'Ill et à l'Est par le Rhin et qui se situe entre Strasbourg et Colmar, ont été modelés par les divagations du Rhin dans sa zone d'épandage. Les mille hectares du ban de la commune de Rhinau (Bas-Rhin) situés sur la rive droite du Rhin constituent le dernier exemple de forêt tunnel tempérée en Europe occidentale. Depuis 1989, le polder d'Erstein qui sert à réguler les crues du Rhin est classé réserve naturelle. Il est possible de découvrir dans cette réserve la biodiversité qui existait dans le grand ried lorsque le Rhin était encore sauvage (non canalisé).

 

Le Mésolithique n’a été abordé, depuis la fouille de l’abri

du Mannlefelsen à Oberlarg, qu’à travers des prospections

de surface. la faune d’Oberlarg a été étudiée

par A. Bridault. Les principales caractéristiques des assemblages

sont la dominance du cerf à l’Épipaléolithique,

celle du sanglier au Mésolithique ancien, l’équivalence de

leurs proportions au Mésolithique récent. L’autre espèce

systématiquement rencontrée est le chevreuil, toutefois

en proportion moindre que l’aurochs à l’Épipaléolithique.

 

Le site de Spechbach-le-Haut (Violot,

Lack 1991), ainsi qu’un ensemble implanté sur le plateau Saint-Éloi

sur les communes de Bretten, Bellemagny et Guenevatten

(Haut-Rhin) ont livré des industries

attribuables au Mésolithique ancien (assemblages de

pointes à base retouchée ou naturelle, triangles isocèles

et scalènes, présence de segments). Leur appartenance

au Beuronien A a été affirmée. Toujours dans le Haut-

Rhin, des éléments du Mésolithique ancien ou moyen (lamelles,

pointes et triangles scalènes) ont été rencontrés

dans le comblement de fosses rubanées à Ensisheim–

Ratfeld et Zimmersheim–Hauesleplatz (Mauvilly 1993).

On notera aussi la fouille de l’Abri Saint-Joseph à Lutter. séquence allant du Mésolithique ancien au Néolithique (néolithisation du massif

jurassien ; elle

n’a concerné qu’en 2009 la couche 5 avec une industrie lithique mi-néolithique, mimésolithique,

accompagnée d’un céramique rare rattachée à la tradition de la Hoguette).

La campagne en cours vise à étudier les modalités du

passage du Mésolithique récent au Néolithique.

Pour le Bas-Rhin, des sondages effectués au Mont Saint-

Michel à Saint-Jean-Saverne ont révélé des indices d’une

occupation au cours du Mésolithique, sans que l’on

puisse être précis en raison de la modestie de l’ensemble

recueilli (grattoir, nucleus, lamelles) (Ring 1993 ;

Ring 1995). Outre les industries de la région de Haguenau

(Mésolithique ancien et récent) (Dillmann 1971) et de

Lembach-Climbach (Mésolithique moyen) (Sainty, Schellmanns

1984), on rappellera l’existence sur l’autre rive du

Rhin, dans la région de Baden-Baden, de séries analogues

ainsi que des indices d’Épipaléolithique (pointes

à soie d’origine ahrensbourgienne, site Federmesser de

Baden-Oos Eichtung)

gisement mésolithique de Lembach-

Climbach (Bas-Rhin)

 

Alors que le dernier épisode glaciaire s’achève (vers 9700 ans av. JC), que les forêts repoussent et que les cervidés (cerfs, chevreuils) remplacent les rennes remontés vers le nord, des groupes de chasseurs parcourent la région de Darney et l’ouest du département. Ces hommes appartiennent à une culture dite de l’Ahrensbourgien caractérisée par des pointes de flèches aux formes caractéristiques (pointe à cran, à troncature oblique) retrouvées notamment à Vioménil et Hautmougey.

 

Cette période dite de transition entre la Paléolithique supérieur et le Néolithique s’étend dans notre région entre 9700 et 5000 ans av. JC. Des forêts de bouleaux, de pins, puis plus tard de noisetiers, chênes, ormes s’implantent et deviennent le territoire de chasseurs qui se déplacent en bande d’une quinzaine d’individus chassant avec l’arc. Ils occupent des abris-sous-roche dans les vallées encaissées, à proximité de sources ou de cours d’eau, mais ils sont aussi présents sur les versants des côtes avec un point de vue dégagé, dans des tentes. Des cultures différentes fréquentent tout l’Ouest vosgien avec notamment une forte implantation à Vioménil où de nombreux microlithes, petites armatures de flèche obtenues par débitage de lamelles en silex ou silexite.

 

Au Mésolithique, le climat qui devient plus clément permet à la forêt de se développer. Les hommes vont s’adapter à ce nouvel environnement avec la miniaturisation de l’industrie lithique. L’utilisation de l’arc se généralise. Le Mésolithique est assez bien représenté sur l’ensemble du territoire de la Lorraine essentiellement par des découvertes de surface. Malheureusement, aucun site clos offrant une bonne stratigraphie n’est actuellement connu. Plusieurs occupations ont livré des séries lithiques assez représentatives permettant de les replacer dans leur différente phase culturelle respective. Le Mésolithique ancien (-9800 à -8000 ans avant J-C) a été identifié à Montenach (Moselle) alors que la phase moyenne (-8000 à -6800 ans avant J-C) est représentée à Walschbronn (Moselle). Le Mésolithique récent à final (-6800 à 5500 ans avant J-C) est un peu mieux connu avec les occupations de Maizières-les-Metz, Puttelange-les-Thionville et Himmeling (Moselle). Sur plan culturel, deux ensembles ont été identifiés : le Beuronien et le Montbanien.

 

Des cités lacustres virent le jour sur les bords du lac de Constance au Néolithique. Le sud de l'Allemagne, l'Autriche (Culture du lac de Mondsee), l'Italie du Nord en ont aussi de beaux exemples. En France, les lacs jurassiens comme au lac de Chalain ou de Clairvaux où la présence humaine repérable sur le territoire de la commune de Fontenu est très ancienne. Les fouilles menées à l'extrémité ouest du lac de Chalain en 1904 et reprises dans les années récentes ont mis au jour une implantation s'étendant de – 4000 à – 750 av. J.-C.

 

Maisons constitués de poteaux de bois reliés par divers matériaux intermédiaires (clayonnage, torchis). Au Luxembourg, les premières maisons connues sont celles apportées par la culture du Rubané durant le Vème millénaire. Les villages rubanés sont implantés en fond de vallée principale (Grevenmacher, Remerschen) et secondaire (Diekirch), sur les collines limoneuses du sud-est du Gutland (Alzingen, Aspelt, Weiler-la-Tour), plus rarement sur les plateaux gréseux en tête d’éperon rocheux (Altwies). Les maisons rectangulaires (d’environ 16 m de long sur 6 m de large) sont orientées nord-ouest/sud-est. Leur charpente est en troncs d’arbres, les murs en clayonnage et torchis, le toit en matière végétale (chaume, roseau) soutenu par des poteaux internes. L’intérieur des maisons est rythmé par les « tierces » des poteaux porteurs du toit. Disposés perpendiculairement à l’axe de l’habitation, ils divisent l’espace en pièces différentes (domestique, activité artisanale, grenier, grange, étable). A l’extérieur, les murs sont souvent bordés de fosses creusées pour extraire la matière à fabriquer le torchis, utilisées ensuite comme dépotoir et égouttage à toiture. Elles peuvent contenir des restes culinaires (ossements d’animaux chassés et élevés, plantes consommées), des objets usés ou cassés de la vie quotidienne des premiers agriculteurs-éleveurs.

maison à tranchée continue, ce qui est plutôt caractéristique de la région septentrionale du Rubané que de la région mosellane. Un autre bâtiment particulier est une maison de plan tripartite de type Grossbau, d'une largeur de 7,30 m pour une longueur observée de 31,50 m. Ces grands bâtiments sont assez rares dans nos régions, et le site de Altwies-"Op dem Boesch" comporte les deux seuls actuellement connus pour le bassin mosellan.

Lux. : lames de haches de prestige en jadéite alpine

 

Muttenz-Rütihard: Pour 7500 BC, les gens vivaient comme
Les chasseurs-cueilleurs vivant dans des camps saisonniers. Ceux-ci étaient
eux, par exemple, en tant que base pour la chasse au chevreuil dans le plus
forêts denses. L'été chaud a
Abondance de nourriture, le froid de l'hiver a nécessité la création
d'approvisionnements adéquats.

la cueillette des plantes a constitué le point de départ de leur domestication. En Europe, durant le Mésolithique, la cueillette fournit également un élément fondamental de l'alimentation. Au nord, les noisettes semblent avoir été particulièrement appréciées, mais l'on mangeait aussi des glands et des châtaignes d'eau; dans certains sites, les fouilles ont permis de constater que racines et tubercules étaient également récoltés.

 

http://www.geologie.uni-freiburg.de/root/people/ex/krecher/Besiedlung.htm

A eu lieu au cours de la transition entre l'ancienne culture de chasseurs-cueilleurs à la production de cultures économiquement ici dans le Middle Stone Age (Mésolithique), restes trouvés dans les refuges de certaines vallées et les altitudes de la Forêt Noire reste des formes de vie paléolithique. Emplacements des petits espaces et équipements de stockage sont comme exemple typique miniature le Dreisamtal l'environnement du Feldberg et Schauinsland.
Dans la première période de réchauffement post-glaciaire il ya environ 5000 ans, de nouvelles tribus venus d'Asie Mineure et dans les régions des Balkans dans le plan du Rhin supérieur. Ces souches répandues dans les grandes cultures parce qu'ils ont trouvé des conditions favorables: un climat chaud mais pas sec, facile à éditer et fertile sol de loess et les matières premières nécessaires à la fabrication de leurs équipements. Dans ce contexte particulièrement le bloc Isteiner entre Bâle et Fribourg est mentionné, qui a également déjà été largement utilisé comme un emplacement de stockage. En vous y trouverez calcaire dégingandé Silexknollen (quartz) dans le faciès Rauracischen du Jurassique supérieur. Silex est devenue forte et les ustensiles de tous les jours pointues traitées (à la même époque était aujourd'hui en Turquie, du cuivre au moins transformés localement!).
Avec les agriculteurs sédentaires de la première étape sur le premier logement fixe sous la forme de maisons longues. La décoration et la forme des céramiques préparées soulignent la soi-disant culture de poterie linéaire qui s'est installé dans la vallée du Rhin. Cultures ultérieures ont déjà dû faire avec des conditions moins favorables. La culture néolithique Michel Berger a esquivé à des altitudes que le Tuniberg, Castle Hill sur la chaise ou l'empereur Zähringerplatz Castle Hill. Seulement maintenant, peut donc être presque parler d'une population d'au moins Oberrrheingrabens et ses environs vers -2500.

 

Ce courant a pour origine le nord des Balkans, c’est-à-dire le nord de la Bulgarie et le sud-ouest de la Roumanie autour de 5800 av. J.C. On retrouve la céramique rubanée, associée à une architecture particulière, des productions techniques distinctives, et la pratique de l’agriculture et de l’élevage jusque dans le Bassin parisien vers 5000 av. J.C.

vers 6500 avant J.-C.

  • « Précéramique » (Grèce)
  • Sesklo (Grèce)

 vers 6000 avant J.-C.

vers 5500 avant J.-C.

vers 5000 avant J.-C.

  • Épicardial (sud de la France, jusqu'aux régions atlantiques)
  • Rubané (de l'Europe centrale au Bassin parisien)

vers 4500 avant J.-C.

Dans le nord du canton de Schwytz, sur les rives du lac de Zurich, la région du Frauenwinkel (entre Pfäffikon et les îles de Lützelau et Ufenau) et les deux côtés de la langue de terre et digue de Hurden sont l'objet depuis 1996 de fouilles archéologiques, en partie subaquatiques. Les vestiges découverts à Hurden (comm. Freienbach) se rapprochent de la civilisation de Cortaillod, à l'ouest (env. 4500-3500 av. J.-C).

Dès l'âge du Bronze, plusieurs ponts ont été lancés entre la pointe d'Endingen (Rapperswil SG) et la langue de Hurden (la plupart apr. 1800 av. J.-C.). On a recensé à ce jour environ 200 000 pilotis, correspondant à sept passerelles; le matériel découvert à proximité (épingles, haches, poignards) atteste d'actes rituels: durant des siècles, les ponts eurent un rôle religieux. Des habitats occupaient les rives au débouché des ponts. Sur la rive schwytzoise, on en a identifié dix entre Altendorf et Bäch (comm. Freienbach), grâce à l'étude des fonds de cabane et de la disposition des pieux, appartenant à des horizons s'étageant entre 4300 et 2700 av. J.-C.

 Lützelau et de Freienbach relèvent des civilisations de Pfyn (4000-3300 av. J.-C.) et de la céramique cordée (2750-2450 av. J.-C.).

vers 4000 av. J.C.

vers 3500 av. J.C.

vers 3000 avant J.-C.

 

Les périodes épipaléolithique et mésolithique (- 10 000 à - 4 500) sont mieux connues grâce aux fouilles de l'abri du "Mannlefelsen" à Oberlarg. D'autres traces d'occupation ont été relevées à Mulhouse-Est, Spechbach-le-Bas et Bruebach.

La période néolithique (- 4 500 à - 2 000) correspond à la venue de peuplades de type méditerranéen, originaires de l'embouchure du Danube, qui apportent l'agriculture et l'élevage, alors que dans nos régions l'homme vivait jusque là de chasse et de cueillette. Il apprend à façonner la poterie et à polir la pierre et habite des cabanes rectangulaires en bois, chaume et torchis. Les fouilles faites à Riedisheim, Habsheim, Sierentz et Mulhouse-Est ont fourni de nombreux renseignements sur cette période. De cette époque datent des vestiges découverts sur les hauteurs d'Oltingue.

 

 

Hirtzbach (Sundgau) : hache de pierre a été mise à jour vers 1880 dans la digue du Landfuerstenweyer. Il faut noter au sujet de ce plan d'eau que certains chercheurs ont cru déceler que sa rive ouest était l'emplacement de constructions sur pilotis (cité lacustre). Si cela correspond à la réalité, il faudrait aussi admettre que cette retenue d'eau (plus de cinq hectares) est déjà très ancienne. Il faut dire qu'il n'y avait en son temps qu'à créer une digue, les conditions de présence d'eau et d'imperméabilité du sol étant remplies par ailleurs, pour être certain de la pérennité de l'ouvrage.

Le territoire communal est traversé par plusieurs chemins très anciens, antérieurs à l'époque gallo-romaine au cours de laquelle ils furent améliorés. Parmi ces voies, il convient de citer :

  • le chemin "romain" de Mandeure à Kembs, en bordure de la forêt communale,
  • un chemin qui reliait Seppois à Altkirch par un tracé qui ne correspond à aucune voie encore existante,
  • celui qui menait de Dannemarie à Hirsingue : on en connaît une partie conduisant notamment du "St-Glueckerweg" en passant par la "pfaffengasse" et une partie de la rue de Carspach et continuant vers Hirsingue par l'"Allewagla",
  • le chemin qui reliait Porrentruy (Jura suisse, au centre de l'Ajoie, à l'intersection des routes Bâle – Belfort - Delémont - Besançon) à Colmar. C'est le chemin qui, venant de Largitzen, suit le côté Est des trois Gemeindeweyer pour arriver au Kreutzweg et passer devant l'église de Carspach pour continuer vers le Nord par Galfingue.

 

 

 

Les agriculteurs-éleveurs du Néolithique (5500 à 2000 av. JC). Ils sont arrivés par la remontée des vallées du Rhône et du Danube. Il s’agit d’un phénomène d’acculturation progressive, c’est-à-dire que les chasseurs du Mésolithique rencontrent les néo-sédentaires. Certains chasseurs se sédentarisent à leur tour tandis que d’autres restent nomades, un temps seulement. Les premiers villages se constituent alors par la création de clairières grâce à l’outil symbole de la période : la hache polie. L’habitat se présente sous la forme de maison en poteaux de bois, mur et clayonnage et torchis, toiture de chaume ou de roseau où vivaient les animaux élevés et les hommes. Des palissades entouraient les habitations.

A la fin de la période mésolithique ont été un changement fondamental dans la vie des gens: ils étaient sédentaires. Bâtiments résidentiels maintenant fixés ont été érigés et lui-même pris en charge par l'agriculture et l'élevage. Chasse joué qu'un rôle mineur: les gens étaient devenus des agriculteurs. La transformation de l'ancienne vie au début de la période néolithique était tellement dramatique qu'il est désigné aujourd'hui comme la «révolution néolithique». En raison de la nouvelle vie, de nouveaux appareils et ustensiles, tels que la hache de pierre ou des vases d'argile originaire.

Du agriculteurs du Néolithique, il ya pas beaucoup de découvertes à partir du sol Bâle. Mais il ya encore assez pour établir que ici 5000-2500 av. Les gens ont vécu, les animaux sont élevés et que vous avez pratiqué l'agriculture. Les vaches, cochons, chèvres et moutons des agriculteurs néolithiques étaient généralement assez petite taille. Le mouton ressemblait à la brebis Tavetscher. Pour le Néolithique, outre des objets isolés au Petit-Huningue, à Riehen et à Bettingen. À cet égard, des traces évidentes viennent des villages Riehen et Bettingen. Mais aussi sur City Ground haches de pierre et d'autres dispositifs typiques du Néolithique est apparu. Cela conduit à l'hypothèse que les premiers habitants sédentaires de la zone urbaine sur la colline de la cathédrale et Spalenberg agricole. Exactement là où les villages de ces agriculteurs étaient, comment ils étaient gros et combien de temps il a été utilisé, maintenant n'a pu être trouvée pour. Outils de silex à Riehen et bagues ainsi que sur la colline de la cathédrale de Bâle, des vases d'argile cuit à Liestal et Binningen.

Riehen-Bischoffhöhe/Oberfeld: Pour 3900 BC construit néolithique
Les agriculteurs leur village sur un site à l'arrière Bord de l'éperon de la Forêt Noire. Ils cultivaient sur petits champs et conduisaient leurs troupeaux dans les forêts de chênes à proximité au pâturage. Collecte des plantes, des animaux de chasse et pêche enrichi le régime.

Avec l'apparition de l'agriculture et de l'élevage au Néolithique, la chasse perdit de son importance; elle devint un complément de l'économie de production et servit à protéger les troupeaux, les plantations et les hommes contre les bêtes sauvages.

 

Le cours du Rhin se fixe entre le IVe et le IIe millénaire av. J.-C.

 

La période du mésolithique est nettement mieux connue sur le plan archéologique que la précédente. Des fouilles à Oberlarg (l’abri épipaléolithique et mésolithique d’Oberlarg), Mulhouse Est, Spechbach le Bas et Bruebach par exemple, ont révélé des implantations humaines de cette période. Le climat est très proche du nôtre, ce qui crée les conditions propices à une implantation humaine plus conséquente. Cette période est une charnière entre les derniers chasseurs de l'épipaléolithique et les premiers agriculteurs-éleveurs du néolithique.

De nouvelles techniques de fabrication des outils sont mises au point. La miniaturisation des silex apparaît. Ceux-ci sont appelés "microlithes" (petits éclats de moins de 20 mm éventuellement retouchés). Ils sont assemblés et insérés dans des hampes de bois pour former une arme ou un outil (harpon, pointe de flèche, faucille, ...). De nouvelles techniques de chasses voient également le jour, telles que l'arc, qui est mieux adapté à la chasse d'un nouveau type de gibier, plus petit.

Le site d'Oberlarg est un site de référence pour cette période. Mannlefelsen à Oberlarg et les prospections en forêt de Haguenau constituent une référence pour l’Épipaléolithique et le Mésolithique de la région.

 

l’abri Saint-Joseph, à occupations mésolithique

et néolithique

 

Néolithique (-5.500 à -2200) : La culture du Rubané en Alsace

Les plus anciennes céramiques découvertes en Alsace sont datées du Néolithique ancien, vers 5500 avant J.-C. Les poteries, à fond arrondi, se déclinent en différents modules : de grands vases à provisions généralement non décorés, des vases intermédiaires servant à la cuisson des soupes et des bouillies de céréales, et enfin des vases plus fins réservés à la consommation des aliments. Les grands récipients sont munis d’une ou deux rangées de petites anses : ils contenaient les réserves de grains et étaient suspendus, afin de garder les provisions à l’abri des petits rongeurs. Les gobelets, en pâte noire très fine, portent un décor gravé dans la pâte crue très caractéristique, composé d’un ruban orné de points qui ondule tout autour de la panse. Ce motif, appelé « décor rubané », a donné son nom au Néolithique ancien qui s’étend de 5500 à 4900.

 

Haute-Souabe et de la zone Federsee étaient déjà au Néolithique dans le domaine du stress nord-sud et est-ouest influences, et de la compétence des croisés parce que la randonnée essentiel et les routes commerciales reliant ces zones avec l'autre (Oberschwaben und das Federseegebiet lagen bereits im Neolithikum im Spannungsfeld nord-südlicher und ost-westlicher Einflüsse, und in seinem Gebiet überkreuzten sich denn auch die wesentlichen Wander- und Handelswege, die diese Zonen miteinander verbanden). Il n'est pas surprenant, donc, que le Federsee au cours des millénaires de nombreux groupes culturels et ethniques a vécu et ont laissé leur empreinte

 

le Néolithique

danubien (5500-4300 av. J.–C.) dans le bassin du

Rhin

Néolithique alsacien, notamment à travers ses publications

sur la nécropole néolithique de Lingolsheim, Erstein, Wolfisheim, Achenheim

grands décapages avec comme exemples les

fouilles de Bischoffsheim, Rosheim, Niedernai

Au néolithique ancien, une révolution s'opère, avec la venue de peuplades originaires du bassin du Danube, qui, poussées par des raisons économiques ou démographiques, colonisent dans une première phase les terres loessiques d'Europe Moyenne, d'Alsace et de Belgique, apportant avec elles des techniques nouvelles : le polissage de la pierre (avec de nouveaux outils : des haches et herminettes polies), la poterie, des habitations en bois, chaume et torchis, et surtout l'agriculture et l'élevage. C'est à cette époque semble-t-il que l'homme se sédentarise dans la région. La culture du Rubané (du nom des poteries décorées de "rubans" incisés) fait partie de cet ensemble de cultures qui modifient considérablement la donne en Europe à cette époque et qui est bien présente dans le Sundgau.

Vers 5300 avant JC, un mouvement né au Danube atteint l'Alsace.

Au VIe millénaire av. J.-C. naît un courant culturel quelque part dans la région du Danube, qui apporte des modifications radicales du style de vie. Ainsi, des innovations importantes provenant du Proche Orient sont adoptées, telles que la confection de poteries et surtout l’élevage et l’agriculture, qui ainsi entraînent une sédentarisation en petites agglomérations de populations qui jusque-là se nourrissaient surtout de cueillette et de chasse, mode de vie qui les obligeait à nomadiser régulièrement.

Une partie de cette population danubienne va toutefois migrer vers l’ouest pour des raisons jusque-là inconnues (raisons économiques, démographiques, militaires ?), et ainsi coloniser une bonne partie de l’Europe occidentale. Ce mouvement atteint l’Alsace vers 5300 av. J.-C., avant de continuer à coloniser le territoire de la France en se scindant en deux vagues distinctes, une se dirigeant vers la Lorraine et le Benelux,  et l’autre continuant vers le bassin parisien. L’ensemble du Dreyeckland est donc touché par ce mouvement de plein fouet. C’est ainsi à cette période que l’humanité va se sédentariser dans notre région, après s’être substituée aux populations de chasseurs-cueilleurs du mésolithique, descendants directs des hommes de Cro-Magnon, qu’ils vont toutefois côtoyer pendant un certain temps. Les préhistoriens nomment ces nouveaux venus « Culture du Rubané » en raison des décors en rubans très caractéristiques de leurs poteries. Il s’agit de la partie la plus ancienne du néolithique.

I. L’agriculture

Ces nouveaux arrivants cultivent le blé et l’orge principalement, mais également

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