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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Sites archéologiques de cette partie de la plaine (https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=zRpXnMc9mISE.kAKxVUHp74DM)

Sites archéologiques de cette partie de la plaine (https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=zRpXnMc9mISE.kAKxVUHp74DM)

 

Les plaines alluviales de Burnhaupt-le-Haut, Aspach-le-Bas, Schweighouse-Thann, Reiningue, Lutterbach, Pfastatt et Richwiller s’étendent de la rive droite de la Doller au Sud-Ouest jusqu’à la plaine de l’Ochsenfeld au Nord-Est, correspondant au cône d’épandage de la Thur. Des vestiges importants ont été découverts au sommet des collines de lœss : associé à la quasi absence de vestiges hors de ces sommets de terrasse, cela permet de mieux appréhender les modalités anciennes d’occupation du territoire. En effet, les abords de ces deux rivières structurent largement l’occupation de la zone, enserrée dans un paysage dominé par des collines de lœss, aux terres fertiles, et quatre forêts.

 

 

Du Néolithique, seule une occupation très diffuse a été remarquée à Reiningue : une grappe de trois silos installés en sommet de terrasse (de datation toutefois incertaine), fait peut-être écho à une herminette et trois fosses de type « fente » découvertes à quelques centaines de mètres, en contrebas de ladite colline.

Ces installations sont situées au sommet d’une colline lœssique qui culmine à 282 m. La "grappe" de silos est constituée de trois fosses circulaires aux diamètres similaires. L’attribution chronologique est délicate puisqu’aucun mobilier archéologique n’a été découvert. La présence d’autres structures (de stockage ou autre) n’est pas à exclure.

 

La grande forêt de la Hart (Hardt, sallux iuxta Rhenum) a laissé des traces de son extension jusqu'à la limite Nord du département. En jetant un coup d'œil sur la carte, on reconnaît facilement son ancienne étendue aux lambeaux de forêts que la charrue a épargnés, et qui portent encore le plus souvent le nom de Hart ou de Härllein. Le Nonnenbruch (Münebrüch), dans les cantons de Cernay et de Mulhouse, et le Langenholtz, dans ceux d'Huningue et de Ferrette, sont encore des restes imposants de la forêt primitive qui a dû couvrir le pays avant les temps historiques.

 

 

La rareté des gisements de la période de transition Néolithique-Âge du Bronze fait supposer qu'il y a eu alors quelque changement brusque dans l'état du pays, peut-être des invasions qui auraient supplanté les anciens habitants. En effet, avec l'introduction du métal apparaissent d'autres mœurs, une vie probablement plus sédentaire.

 

De nombreux tumulus, isolés ou réunis par groupes sur toute la surface de la plaine, sont les seuls monuments qui soient restés des peuples antiques. Ces tumulus sont des élévations faites uniquement en terre, sans moellons ni cailloutage. Leur forme est généralement circulaire, rarement en demi-lune ; leur diamètre varie entre 15 et 70 mètres et leur hauteur entre 0,60 m et 3,50 m. Ils renferment des urnes, des ornements en bronze et même des épées en fer ; ils se trouvent généralement dans les bois, auxquels ils semblent donner le caractère de bois sacrés. Ils sont extrêmement abondants dans la haute Alsace, où on les rencontre surtout dans la plaine comprise entre l'Ill et le Rhin, ainsi que dans la basse Alsace où ils se trouvent surtout entre le Rhin et le pied des collines sous-vosgiennes. La forêt de la Hart en renferme un grand nombre : c'est d'abord, en commençant au midi, le Lisbühel, sur le bord de la forêt, près de Blotzheim, puis les Gallebiehl, près de Schlierbach ; ceux du Gänseplon, près de l'île Napoléon ; ceux qui sont groupés autour du pont du Bouc ; ceux du camp des Chenapans ; ceux du Puits-à-roue, etc. La forêt de Rixheim renferme le Hünerhubel. À Ensisheim, la forêt dite Hubehvoeldele doit son nom à ceux qui s'y trouvent. Le Kastenwald d’Appenwhir et le Nonnenbruch de Wittelsheim sont également connus pour en renfermer un certain nombre (le Nonnenbruch en compte 28).

 

 

Richwiller, située dans la plaine au Nord-Ouest de Mulhouse, a une surface agricole utile de 260 ha, dont 208 ha de terres céréalières.

La découverte d’un gobelet à dépressions dans un tumulus, fondé au Bronze moyen, pourrait évoquer la réutilisation d’un tertre à l’époque romaine.

Si à l’époque préceltique plusieurs peuplades d’origine indo-européenne habitaient la contrée, seule la présence des Ligures (-1 500 à -500) est attestée. De leur langage ne subsistent que les racines de certains noms de montagnes et de cours d’eau. Les mêmes suffixes se retrouvent aujourd’hui dans leur région d’origine (le Piémont, la Vallée du Rhône, les Alpes Maritimes).

 

 

Lorsque l'on regarde la carte archéologique de Mulhouse et environs à l'époque préhistorique, on constate la rareté de découvertes de cette période dans le village de Lutterbach, sauf pour le Bronze final I. Le site du futur centre pénitentiaire a livré des vestiges d’un groupe d’habitations à proximité : cinq petites fosses creusées seraient un dépotoir.

L'absence de témoignages archéologiques de la protohistoire peut être expliquée par le profil topographique de Lutterbach sur les bords de la Doller.

 

On a découvert à Richwiller des céramique du Bronze final III b qu’on retrouve aussi dans la grotte du Quéroy (Charente), dans les Ardennes, le Marais de Saint-Gond, le Sud du Bassin parisien, le Jura et plaines de la Saône, en Suisse orientale, jusqu’au Périgord et l’Aude. Le décor de mamelons cerclés de cannelures, présent dans la céramique de la sépulture de Richwiller, est caractéristique du Bronze D1 du groupe à céramique cannelée. Il trouve des éléments de comparaison sur les vases d’Ensisheim.

 

 

Au -VIIIè siècle, les premiers Celtes arrivèrent du bassin du Danube. La fin de l'Âge du Bronze et la transition du bronze au fer (période de Hallstatt) sont marquées par les innombrables tumulus qui couvrent la vaste plaine d'Alsace. Leurs mobiliers funéraires varient depuis les plus simples jusqu'aux plus somptueux, selon la condition du défunt. Ici apparaissent les substances précieuses (or, ambre, corail) ; des pièces artistiques parfois richement ornementées ; enfin un outillage complet et prouvant une civilisation avancée.

Le bronze domine encore sensiblement et le fer semble réservé à la confection de quelques armes. À en juger par la quantité des tombes, la population devait être très dense. La rareté des armes, le nombre de bijoux et de poteries, la présence d'ossements d'âges et de sexes différents dans les sépultures, l’ordre qui avait présidé aux funérailles, enfin la superposition des tombes, prouvent à l'évidence que ces populations ont habité ces contrées pendant une longue ère de calme et de prospérité.

 

Dans la partie Nord de Richwiller, sur le lieu dit Neumatt, se trouve une nécropole composée de douze tumuli de l’époque hallstattienne ancienne. Il s’agit de tombes contenant des bracelets, des torques (colliers), des fibules (sorte d’épingles de sûreté) en bronze et un plat gravé datant de cette époque.

On note des affinités rhénanes incontestables, telle cette assiette à fond galbé décorée à l'intérieur d'un semi de cercles et de cercles oculés obtenus par estampage et placés dans des triangles curvilignes. Il s’agit d’une céramique de style Alb-Salem (Jura souabe) qui dans certains endroits date seulement du Hallstatt final. C'est le cas des trouvailles faites dans le tumulus de Blotzheim/Lisbühl et les stations/nécropoles d'Ensisheim, Eguisheim, Herrlisheim, Illfurth. Le tertre d'Appenwihr III fait exception, lui qui renfermait une grande épée de fer et un vase pansu à col court, forme très répandue du Rhin à la Bavière. La frontière entre les groupes alsaciens et jurassiens, plus qu'une ligne, se présenterait comme une marche étendue sur la trouée de Belfort d'Altkirch à Clerval.

Pour les besoins de leur commerce, les tribus celtes établirent de nombreux chemins ou pistes, souvent réutilisées postérieurement par les Romains. Ainsi, Reiningue était situé sur le chemin celtique Bantzenheim-Schweighouse-Belfort.

 

Des vestiges d'un habitat hallstattien ont été découverts à l'Ouest du ban de Lutterbach (Galgenhag-Kalkofen-Oberfeld).

 

 

Pfastatt a livré des traces du Hallstatt D3 (entre -500 et -475) et de La Tène (de -500 à -52). D’autres communautés celtes en provenance de La Tène (Suisse) se fixèrent en nombre dans la région. On peut attribuer au premier Âge du Fer (période de la Tène) quelques-uns des tumulus ou plutôt les inhumations superficielles de certains d'entre eux, sachant qu’on en a trouvé un certain nombre entre Pfastatt et Lutterbach (Tène récente). Le fer y est plus abondant, les armes rares pendant tout l’Âge du Bronze deviennent tout à coup nombreuses.

Après le long calme dans lequel se sont succédé les nombreuses générations du bronze, on dirait qu'il est survenu une époque de trouble et de combats : c'est là le commencement des grandes invasions d'outre-Rhin.

 

Pfastatt s'étend de part et d'autres de la colline du Haulacker, appelée à tort la dernière colline des Vosges, car on ne trouve ni grès ni granit dans le sol ou le sous-sol local. Il s'agit, en réalité, d'une colline d'origine éolienne, formée il y a quelques milliers d’années de lœss et de glaise. Le versant Ouest de cette colline est à rattacher géologiquement au bassin potassique. Le versant Est s'ouvre sur la plaine d'Alsace. La Doller et ses affluents, le Dollerbaechlein et le Steinbaechel, traversent la commune.

De l’époque gauloise, la cité garde l’ébauche du réseau routier actuel, la voie commençant à Finstatinse (ancien nom latin) étant l’une des principales voies de communication, reliant la vallée du Rhin, Illzach (Uruncis) et la route des Vosges.

D’une altitude moyenne de 250 mètres, le Haulacker a toujours attiré l’Homme qui y disposait du dernier point haut d’observation entre les Vosges et la plaine d’Alsace et y trouvait un limon fin et fertile.

Durant l'Époque gauloise, les Séquanes occupent le Haulacker : une tombe renfermant des objets en bronze et des bracelets y a été retrouvée (torque à disque et un bracelet à nodosités, Tène Ib entre -400 et -320). Des huttes gauloises ont été retrouvées sur les deux versants de la colline et au abord de la forêt. En effet, les Gaulois recherchaient la proximité de l’eau, comme la Doller à Pfastatt. Ils vivaient de la pêche, de la chasse et de l’agriculture. La Doller était riche en poissons, alors que la forêt était riche en gibier, en bois et en plantes.

Les Gaulois connaissaient la culture du pommier et du noisetier. En effet le sol calcaire des derniers contreforts du Sundgau et l’exposition plein-Sud de la colline du Haulacker sont les garants d’une exceptionnelle qualité et de rendement respectables.

 

Dans la forêt du Nonnenbruch, dans la partie appelée Vorwald, en bordure de Reiningue, des vestiges datant des âges du bronze et du fer ont été mis au jour dans plusieurs tumulus. Ces sépultures avec torques à disque avec décor en spirale et anneaux de fer font partie des sépultures « riches » de La Tène B1 (-400 à -320).

 

On a découvert une aire d’ensilage à Schweighouse-Thann située à La Tène ancienne/moyenne (Second Âge du Fer : entre -384 et -203). Installé au sommet d’une terrasse lœssique dominant le cours d’un affluent de la Doller, ce site spécialisé dans le stockage de denrées est d’une grande importance, cette période du Second Âge du Fer constituant une sorte de chaînon manquant dans la documentation régionale.

 

 

Le département du Haut-Rhin a été formé de plusieurs territoires ayant appartenu aux diverses époques de l'Histoire, à des circonscriptions politiques et religieuses différentes. Les Celtes avaient l'habitude de diviser leurs territoires en pagi, « associations de villages » ou « circonscriptions », et ces dernières en vici ou « groupements de plusieurs villages ».

Entre le -IVè et le -Ier siècles, l’unique et même langue celtique était pratiquée dans la région (Séquanie) comme dans le reste de la Gaule. Cette unité linguistique, bien curieuse comme le montrera l’histoire future de la région, sera bientôt détruite avec l’arrivée de hordes germaniques et celle de troupes romaines. La (première) confrontation en -72 entre Arioviste et Jules César aurait d’ailleurs pu avoir eu lieu sur le ban de Pfastatt.

Lorsque César envahit les Gaules, il trouva les Rauraques et les Séquaniens établis dans les limites du département actuel. Les premiers occupaient le Jura alsatique et le Leymenthal, c'est-à-dire les parties correspondantes aux anciens décanats de l'Ajove (allemand et français) et du Leymenthal ; il ne leur connaît point de capitale, la cité d'Augusta Rauracorum n'ayant été établie que postérieurement par Munatius Plancus, son lieutenant. Les seconds étaient répandus sur tout le reste du département jusqu'au Rhin ; leur capitale était Vesontio, Besançon. Il est vrai qu'à la même époque ils avaient dû céder cette partie de leur territoire à Arioviste et à ses Germains.

 

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