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Publié par Collectif des 12 Singes

Céramiques du Rubané moyen (-5 200 à -5 000) trouvée près de la colline de l'Elsbourg

Céramiques du Rubané moyen (-5 200 à -5 000) trouvée près de la colline de l'Elsbourg

 

Entre Pfaffenheim et Colmar, les crues moins fortes de la Lauch engendrent des submersions capricieuses, notamment en décembre-janvier et en avril-mai. À l'inverse, les étés caniculaires assèchent le cours de la Lauch en plaine.

 

 

Lors des travaux de la construction de l'échangeur voisin sur la D 83, un site Néolithique a été mis à jour à proximité de la colline de l'Elsbourg.

6 fosses ont été mises au jour. À part quelques instruments (hache et silex), l'essentiel du matériel recueilli est céramique. Deux fosses renfermaient du matériel attribuable en majorité au Rubané moyen (-5 200 à -5 000), une seule au Rubané récent homogène (-5 000 à -4800). Avec sa céramique du Rubané moyen, le nouveau site de Hattstatt s'insère heureusement entre le site Rubané ancien de Colmar-Ruffacher Huben et ceux de Merxheim et de Rouffach-Gallbuhl, Rubané récent.

Le site a également livré des ossements de milan royal (Milvus milvus), bœuf (Bos taurus), chèvre (Capra hircus), bouquetin (Capra ibex), cerf élaphe (Cervus elaphus), mouton (Ovis aries), cochon (Sus domesticus), sanglier (Sus scrofa scrofa), ours brun (Ursus arctos).

 

 

En Alsace, la période du Bronze ancien est difficile à retrouver. On note essentiellement les cinq tombes de Kunheim–Les Résidences de Tilleuls (20 km au Nord-Est) et le site de Hattstatt–Ziegelscheuer (Lotissement Les Résidences du Vignoble).

Ce dernier site se démarque très nettement. D’1,2 ha, il est localisé au pied des collines sous-vosgiennes. Le substrat est composé de lœss remaniés provenant des placages localisés à l’Ouest de Hattstatt. Ces lœss apparaissent entre -0,60 et -1,20 m sous le niveau du sol actuel. Ils sont recouverts par une couche de limons noirs d’une épaisseur de 0,40 m en moyenne. La couverture supérieure est constituée de limons stériles d’origine fluviatile (limons de débordement de la Lauch). Le site se compose de cinq tronçons de fossés, douze fosses, trois trous de poteaux et cinq concentrations de fragments de grès. L’ensemble des structures en creux apparaît au sommet des lœss remaniés. Excepté dans le quart Sud-Est, on observe une couche de limons noirs qui semble combler une cuvette dont le pendage est orienté Sud/Nord et Sud-Est/Nord-Ouest. Leur nature permet de restituer une dépression humide, peu à peu comblée selon une mécanique naturelle, avec quelques apports humains.

Le site a livré des jarres décorées d’un cordon lisse sous le rebord (céramique de transition Bronze ancien–Bronze moyen, vers -1 600).

 

Ce qu’il faut souligner de ce site original est l’existence d’une zone spécialisée dans le prélèvement d’eau. Le site se trouve dans une zone basse où la nappe phréatique est très près du sol actuel. C'est justement la présence de l'eau qui fait la spécificité de ce lieu : au cours de la Protohistoire, le gisement aquifère a été exploité par le creusement de nombreux puits à eau. Au total, près d'une quarantaine d'entre eux ont été identifiés. Leur nombre était sans aucun doute beaucoup plus important. Les puits se répartissent en plusieurs groupes distincts au sein de deux zones de concentration principales, essentiellement au cours de deux phases d’occupation, le Bronze ancien III (-1 800 à -1 600) et le Hallstatt C (-950 à -650).

 

Comme à Oberschaeffolsheim (12 km à l’Ouest de Strasbour), Erstein ou Wyhl (30 km au Nord-Est de Colmar, de l’autre côté du Rhin), les structures profondes de ces puits se caractérisent par un creusement en entonnoir, prolongé par une partie inférieure cylindrique. Ce type de structures est attesté sur tous les sites d’habitat de la fin du -IIIè millénaire découverts en Alsace et dans le Sud du Bade (Erstein, 1 puits ; Houssen, 2 puits ; Sainte-Croix-en-Plaine, 1 puits ; Wyhl, 1 puits), même ceux fouillés sur de petites surfaces. En revanche, il semble faire défaut aux sites de la première moitié du -IIè millénaire, à l’exception, il est vrai, de celui d’Oberschaeffolsheim. Est-ce que cela traduit un changement dans l’organisation des habitats entre le Néolithique final et le Bronze ancien ?

 

 

L'un des puits hallstattiens, la structure 15, se distingue par sa grande taille et par sa profondeur plus importante. À sa base, en dessous du niveau de la nappe phréatique, se trouvaient des bois gorgés d'eau en très bon état (14 pieux et 2 planches) et de nombreux restes organiques. Un premier examen montre qu’il s’agit de bois de refend : bois provenant d’une même source (et certains poteaux ont été tirés du même tronc), le tronc ayant été débité en planches radiales que l’on a ensuite refendues à mi-bois. Ces bois de construction ont été de vieux chênes possédant plus de 200 cernes de croissance. Les séries chronologiques de deux planches du comblement permettent d’affirmer, par contre, qu’elles proviennent d’arbres différents. La planche n°2 issue du comblement possédait encore le dernier cerne formé et a pu être datée de -663. Comme l’indique sa datation plus ancienne de deux ans, il s’agit probablement d’un élément de construction rejeté dans le puits après l’abandon de celui-ci. Pour les poteaux du cuvelage, la date d’abattage correspond à l’année -661. Pour la planche n°1, l’aubier résiduel a permis une datation estimée en -659 ±10.

Ce puits de Hattstatt reste jusqu’à présent le seul puits à bois gorgés d’eau ayant livré une datation dendrochronologique alors qu’il n’est pas si rare de retrouver des puits de l’Âge du Fer. La courbe moyenne, longue de 254 ans, couvre une période allant de -914 à -661. On se situe donc à la période de transition entre le climat Subboréal (-3 800 à -600) et le Subatlantique (-600 à aujourd’hui). La tendance de croissance, bien marquée au stade juvénile est, par exemple, un élément très caractéristique de l’ensemble des séries. Les conditions de croissance semblent ainsi particulièrement bonnes jusqu’au début du -VIIIè siècle. Après cette période, la croissance se ralentit pendant pratiquement 100 ans jusqu’en -710, date à laquelle les accroissements annuels deviennent plus importants malgré l’âge avancé des arbres. Il est pourtant difficile, du point de vue de la dendrochronologie, de rapporter cet état de fait à la péjoration climatique postulée pour cette période. Ces variations de croissance peuvent également être le fait d’une évolution du peuplement forestier (forêt dense pour la dernière épouqe), en relation avec les facteurs stationnels ou la pratique forestière. Une combinaison de ces divers facteurs est également possible.

 

Cinq tronçons de fossés appartiennent à deux fossés rectilignes orientés selon un axe Est/Ouest, et à un fossé probablement sub-circulaire dont le diamètre avoisinerait les 30 m. Les fosses présentent des formes diverses. La majorité est de plan sub-circulaire avec un diamètre oscillant entre 0,80 et 1,40 m. Le mobilier archéologique y est rare. Deux des cinq empierrements mis au jour présentent un plan circulaire. Leurs diamètres respectifs sont de 2 et de 3 m. Ils reposent sur le sommet de la couche de limons noirs. Bien que des tessons protohistoriques mêlés aux blocs de grès aient été recueillis, il est difficile de formuler des hypothèses quant à leur fonction et à leur datation. Ces structures peuvent être mises en parallèle avec une sépulture hallstattienne et avec des aménagements identiques exhumés sur les nécropoles hallstattiennes de Tübingen et Böblingen (Bade-Wurtemberg). Cette interprétation tient beaucoup, il est vrai, à la découverte, sur le site, d’un fossé attribué au premier âge du Fer. Cependant, cette hypothèse reste extrêmement fragile.

 

De cette même période, on note également la présence d'une fosse unique à comblement détritique, ainsi qu’une urne probablement cinéraire.

On notera qu’on avait déjà trouvé une tombe sous tas de pierres datée d’Hallstatt au lieu-dit Gebreit.

 

 

Le puits a continué d’être utilisé : les trois pieux d’angles 5, 6 et 7 sont issus d’un tronc qui a été abattu en l’an 96. Le pieu DC12 présente des traces de travail identiques (rainures longitudinales). La datation est un peu plus tardive et correspond à l’année 112 ± 10 ans.

 

Obermorschwihr a livré des traces du Hallstatt D3 (entre -500 et -475) et de La Tène (de -500 à -52).

 

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