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Publié par Collectif des 12 Singes

Anneaux disque de couleur verte mouchetée de noir, où la roche est soigneusement polie

Anneaux disque de couleur verte mouchetée de noir, où la roche est soigneusement polie

 

« La Grenouille » est le sobriquet connu des Herrlisheimois et des Herrlisheimoises. La tradition voudrait que l’étendue des prés qui entourait Herrlisheim regorgeait d’une multitude d’amphibiens sauteurs et nageurs, qui, au moment des belles saisons, chantaient leurs amours de doux, mais bruyants, coassements.

 

 

À la fin de la période du Néolithique moyen (de -4 600 à -4 000), des anneaux-disques en serpentine, tels ceux de la tombe d'Herrlisheim, correspondent à des symboles du pouvoir. Les disques perforés sont des pièces extrêmement rares et caractéristiques pour la Lorraine. On les a rencontrés par paires : la première à Herrlisheim, dans une gravière où l'on avait déjà recueilli beaucoup d'antiquités celtiques. Ces disques-bracelets irréguliers de type alsacien ont été trouvés dans le secteur Nord de la Franche-Comté, en Alsace et aussi en Lorraine. Ces trouvailles sont capitales car elles permettent de combler le vide lorrain entre l'Alsace et le Bassin parisien au Néolithique ancien et moyen, et de noter l’influence ou la présence des groupes poinçonnés dans ce secteur.

 

Herrlisheim a livré deux bracelets dont la forme générale est ellipsoïdale :

  • Un bracelet irrégulier complet en roche métamorphique gris-vert probablement passé à l'avant bras d'un squelette. Ce bracelet a une forme grossièrement ellipsoïdale et une ouverture centrale relativement circulaire (6,2 - 6,5 cm). Un des "côtés" du bracelet est très irrégulier (2 concavités et un renflement qui transforment l'allure générale du bracelet en modifiant la largeur de la couronne à deux endroits différents). La section est de 4 cm au niveau le plus large de la couronne et épaisse de 0,8 cm, et s'amincit vers les bords extérieurs (0,1 cm). Il y a d'innombrables stries de polissage sur l'ensemble de la surface du bracelet excepté sur les tranches intérieures et extérieures qui sont parfaitement polies.
  • Un bracelet irrégulier entier en roche métamorphique vert sombre moucheté de noir. Ce bracelet a une forme ellipsoïdale, mais tout à fait irrégulière. Son ouverture centrale est, elle aussi, ellipsoïdale (5,8 - 7,7 cm). La section est de 3,5 cm au niveau de la largeur maximum de la couronne et de 1 ,8 cm au niveau de la largeur minimum de celle-ci. À un endroit, le bord semble avoir été affûté pour donner un bord tranchant. Les surfaces sont planes (0,9 cm d'épaisseur) et s'amincissent vers l'extérieur.

 

Les mains des inhumés de Herrlisheim, de Cravanche, des Chenets et de Saint-Pierre-la-Garenne s'étaient bien introduites dans des disques à perforation "large" comprise entre 5,6 cm et 7,6 cm. Celle des bracelets en schiste de Buxières-les- Mines (Allier) ont encore une moyenne moindre, variant entre 5 cm et 6 cm d'ouverture. L'évidement central est bien supérieur à l'ouverture de certains bracelets de bronze dont le diamètre est de 4,5 cm et de ceux en cuivre pur à diamètre de 3,5 cm trouvés au bras du squelette d'une jeune fille de Riedisheim.

Beaucoup de préhistoriens ont écrit que le bord extérieur de la couronne est presque toujours tranchant. En Alsace, le contour extérieur des disques-bracelets est intentionnellement émoussé et poli avec soin, même dans la pièce ovalaire d'Herrlisheim qui n'est tranchante qu'en haut et qu'en bas justement aux endroits où elle ne frotte pas le corps. Quant au rebord intérieur, il est curieux de constater que ce sont précisément les pièces de Cravanche et d'Herrlisheim portées sur leur propriétaire qui offrent une arête assez vive. Les autres disques ont une bordure émoussée avec écrasement vers les faces pour rendre le frottement moins pénible à l'épiderme, ce qui d'ailleurs importait assez peu.

Enfin, il n'est pas jusqu'à la matière, précieuse pour l'époque, qui ait été choisie intentionnellement par tous les fabricants : jadéite, néphrite, chloromélanite, euphotide, serpentine, etc... Toutes ces pierres nobles dont les gisements en Alsace étaient très recherchés par les néolithiques étaient polies et lissées à l'extrême pour en faire ressortir les teintes bleues, vertes, jaunes, orangées et violacées qui élevaient ces parures au rang de bijoux de luxe.

 

D’après les fouille de Gonvillars en Haute-Saône, les disques-bracelets irréguliers de type alsacien peuvent être datés du Néolithique moyen et attribués presque avec certitude à un groupe apparenté au Roessen, le Roessen type Wauwil, dans la seconde moitié du -Vè millénaire. La carte de répartition de ces ornements montre une concentration dans la Trouée de Belfort et la région de Bâle, avec expansion vers la vallée supérieure de la Saône et dans la vallée du Rhin, de Schaffhouse à Strasbourg. On constate que la zone de diffusion de ces objets se superpose partiellement à celle du Roessen type Wauwil. Ces parures, qui se portaient aux bras, ont une forme générale ovoïde ou subrectangulaire aux angles très arrondis, avec une ouverture centrale circulaire. La couronne présente deux plages polies, parfois une seule, reliées entre elles par deux minces arcs. Bien que quelques variétés de roches aient été utilisées, la serpentine, matière noble aux reflets chatoyants, semble avoir eu la préférence.

Trouvés in situ aux bras de squelettes (Cravanche, Herrlisheim- près–Colmar), mais aussi à Ungersheim, Riedisheim et Merxheim, la présence des disques-bracelets dans des sépultures peut être interprétée comme des offrandes rituelles, mais aussi comme des bijoux qui ornaient autrefois le vivant. À la grotte de Cravanche (Belfort) l'un des disques en serpentine entourait l'humérus d'un squelette de femme tandis que l'autre avait glissé dans les éboulis inférieurs. À Herrlisheim, les os de l'avant-bras du mort étaient passés à l'intérieur de l'orifice central de l'un des disques en serpentine. Le dolmen de Mané er-Hroëk a livré un célèbre anneau-disque en jadéite posé sous l'extrémité d'une grande hache rituelle. D'autres dolmens dans l'Oise (Copière) et l'Ille-et- Vilaine (Fougères) en renfermeraient également. On remarquera que les disques perforés sont rares partout ailleurs qu'en Alsace. Toutefois, le fait qu’aucun anneau-disque n’ait été découvert dans les 300 tombes Grossgartach et Roessen de Basse-Alsace renforce l’opposition entre les deux régions.

Ces divers cas pris dans des régions très éloignées l'une de l'autre expliquent la raison pour laquelle en Alsace à Schiltigheim, Cravanche, Herrlisheim, Mulhouse, Ungersheim, dans l'Aude à Villarzel-Cabardès, dans une fissure de rocher dans la Manche à Glatigny, ces anneaux isolés du squelette ont été trouvés par paire, l’un à côté de l'autre.

 

Leur fragilité, le fini du travail, la nature de la roche, qui est étrangère au pays, ne permettent pas d'en faire de simples outils, soit racloirs ou lissoirs, comme on l'a avancé. Ce devaient être des objets de prix et même de luxe, soit des amulettes symboliques et liées à certaines pratiques religieuses, soit des ornements, pendeloques, coulants de vêtements ou bracelets. Le grand volume des uns et l'acuité du rebord intérieur des autres, rendaient assurément de tels bracelets bien gênants ; de plus, le faible diamètre des trous ne permet le passage que de mains fort petites. Les anneaux-disques fonctionnent par paire (un porté à chaque bras) et ils sont le plus souvent retrouvés au-dessus du coude des défunts. C'est le cas à Cravanche, à Réguisheim et à Gondenans. Une seule exception est connue : au moins un des bracelets de Herrlisheim a été retrouvé autour d'un avant-bras. Compte tenu du diamètre des perforations, généralement compris entre 6 et 7 cm, ces anneaux-disques devaient être passés dès l'enfance, puis gardés en permanence afin que la chaire s'adapte à cette contrainte.

La répartition des instruments de pierre polie, en Alsace, permet d'y distinguer sept zones caractérisées non-seulement par leur richesse ou leur pauvreté relative, mais aussi par des conditions topographiques et géologiques spéciales. Ce sont :

1) La partie méridionale du Haut-Rhin (Sundgau) comprise entre la frontière suisse au Sud ; le chemin de fer de Bâle à Mulhouse à l'Est ; le canal du Rhône au Rhin, depuis Mulhouse jusqu'à Montreux, au Nord, et la frontière franco-allemande à l'Ouest. Cela englobe la Vallée supérieure de l’Ill, avec les cantons de Ferrette, Hirsingue, Dannemarie, Altkirch, Landser, Habsheim et Mulhouse (16 localités avec 34 pièces). Il s’agit de montagnes de formation jurassique, se reliant à celles du pays de Porrentruy, de collines tertiaires, recouvertes en partie de lehm ou de diluvium rhénan ;

2) La grande plaine qui s'étend depuis Huningue jusqu'à Strasbourg, entre le Rhin et le pied des Vosges, limitée par le cours de la Bruche et traversée par l’Ill avec ses nombreux affluents, englobe la grande forêt de la Hardt, des champs et prairies. Les terrains sont des alluvions modernes et anciennes du Rhin entre ce fleuve et l’Ill, lehm et diluvium vosgien entre l'Ill et les Vosges. Cela concerne les cantons de Huningue, Ensisheim, Colmar, Andolsheim, Brisach, Marckolsheim, Benfeld, Erstein, Geispolsheim et Strasbourg, soit 10 localités avec 22 pièces ;

3° Les collines sous-vosgiennes et les premiers contreforts des Vosges, avec l'entrée des vallées, soit la région très habitée des vignobles. Cela concerne une partie des cantons de Massevaux, Thann, Soultz, Guebwiller, Rouffach, Wintzenheim, Kaysersberg, Ribeauvillé, Barr, Obernai, Rosheim et Molsheim, soit 23 localités avec 45 pièces ;

4° La haute montagne avec le fond des vallées, depuis Massevaux jusqu'à Saverne, région des grandes forêts et des hauts pâturages, limitée à l'Ouest par la crête des Vosges, soit 8 localités seulement avec 15 pièces ;

5° La partie montagneuse du Bas-Rhin enclavée dans la Lorraine et formée des cantons de Saar-Union, Drulingen et la Petite-Pierre. Une seule localité (Ratzviller) a livré une pièce ;

6° La région de collines, fertile et arrosée de nombreux cours d'eau, limitée au Sud par la Bruche, à l'Est et au Nord par la ligne Strasbourg-Haguenau-Niederbronn, à l'Ouest par les Vosges, soit les cantons de Schiltigheim, Truchtersheim, Molsheim, Wasselonne, Hochfelden, Bouxwiller, Brumath, Bischwiller, Haguenau et Niederbronn. Sauf quelques lambeaux de terrains jurassique et triasique, le lehm recouvre toute cette région. 56 localités ont livré 188 pièces ;

7° La partie septentrionale du Bas-Rhin, comprenant la grande forêt de Haguenau. Le sol de cette forêt est un diluvium vosgien formé principalement de sable et de cailloux quartzeux ; le reste est en grande partie recouvert de lehm (quelques affleurements de terrain tertiaire vers l'Ouest). Cela concerne les cantons de Woerth, Soultz-sous-Forêts, Seltz, Wissembourg, Lauterbourg. Une seule localité (Hatten) a livré une pièce.

 

 

Herrlisheim-près-Colmar se trouve bâti sur un chemin qui conduit de la plaine d’Alsace aux Vosges.

 

Les pots globuleux à col haut évasé dit « en entonnoir » apparaissent à la fin du Bronze moyen (-1 600 à -1 300) et persistent au début du Bronze final (-1 300 à -950). Pour le groupe Rhin-Suisse, on place ce type de vase dans le SB Ia, dans la tradition du Bronze C. On signale toutefois que le Haut-Rhin présente des formes plus trapues à cols plus larges que celles connues pour le Bas-Rhin, notamment dans la forêt de Haguenau. Les pots globuleux à col vertical ou légèrement évasé (comme ceux également de Rixheim, Riedisheim, Wittelsheim ou Illfurth) présentent des affinités avec les récipients du Pays de Bade et du Wurtemberg.

Les « cruches » globuleuse à anse en X et bord déversé portent des décors cannelés et parfois des mamelons. Elles sont différentes des exemplaires issus de la forêt de Haguenau sur lesquels les décors excisés sont beaucoup plus fréquents. On peut donc considérer ces récipients comme une évolution des formes traditionnelles du Bronze moyen avec un décor du Bronze final. En Alsace, de tels récipients sont, par exemple, également connus à Schweighouse, à Appenwihr V, dans la tombe 2 d’Appenwihr VI et à Meyenheim. En-dehors de l’Alsace, des exemplaires similaires sont, par exemple, connus à Reutlingen tombe 4, à Immendingen tombe 9, à Unteröwisheim, à Forst, Bade-Wurtemberg, à Vuadens/Le Briez tombe 1, canton de Fribourg, à Neftenbach I-5, Neftenbach II-4 et Fällanden-Wigartenstrasse B3, canton de Zürich. Pour le Bassin parisien, le motif des mamelons, connu dès le Bronze moyen III, est associé à des décors cannelés au début du Bronze ; les « godrons » disparaissent au cours du Bronze Final I. Quelques vases portant des mamelons sont mentionnés à Guerchy, au Faubourg-Saint-Gervais à Auxerre ou à Villeneuve-la-Guyard, Yonne.

 

Pour le Bronze Moyen III (-1 400 à -1 300) et le Bronze Final I (-1 300 à -1 200), des couvercles en céramique sont mentionnés dans le tumulus 57 d’Oberfeld et dans la sépulture à incinération d’Herrlisheim.

Les os brûlés peuvent être déposés soit dans la fosse soit dans un vase ossuaire. À Herrlisheim, une coupe sert de couvercle au vase ossuaire : ceci annonce déjà l’agencement funéraire caractéristique de l’étape moyenne du Bronze final. Malgré une apparente homogénéité des pratiques funéraires au début du Bronze final, due à la pratique quasi systématique de l’incinération en tombe « plate », l’agencement des tombes et le mode de dépôt dans les fosses illustrent en réalité une diversité certaine. Les femmes sont inhumées avec une paire d’épingles ou de bracelets, comme à Herrlisheim.

Les anneaux de jambe en tôle de bronze à noyau en bois et extrémités emboîtées sont des parures très fréquentes dans toute la zone hallstattienne du Nord des Alpes : ils apparaissent en Bade, Wurtemberg et Suisse dès le Brone Final I, mais sont surtout nombreux à partir du Bronze Final II. C'est de cette dernière période que date une tombe (relativement proche des tertres du Bronze moyen d'Appenwihr, forêt de Kastenwald) trouvée à Herrlisheim, qui a livré un anneau de jambe creux ainsi qu'une fibule à timbale, une petite épingle à tête sphérique et une boucle d'oreille en or à fermeture par emboîtement. L'épingle avec col perforé est longue de 21 cm, son extrémité proximale était arrondie au sommet d'une tige cylindrique creusée de gravures fines (comme à Horbourg, 9 km au Nord-Est).

 

 

On notera qu’on a découvert des céramiques et objets en bronze de la période Bronze final dite des Champs d'Urnes à Herrlisheim, dans la côte de Hattstatt.

Le tube enroulé de la sépulture 090 d’Ensisheim/Reguisheimerfeld, datée du Bronze Final IIb par un gobelet à épaulement, présente la particularité d’être constitué d’une feuille d’or. En Alsace, seule la structure de combustion du BF IIb/III d’Uffheim a livré un matériau similaire : 6 feuilles d’or décorées au repoussé dont certaines sont enroulées en tube. Dans le reste de la région, ne sont recensés que des tubes en bronze spiralés, comme à Habsheim et à Herrlisheim ainsi qu’à Kurzgeländ 5-III et 23-I dans la forêt de Haguenau.

 

La dernière phase du Bronze final IIIb (vers -1 000) voit le retour progressif du petit tumulus qui contient, le plus souvent, une sépulture unique, qu’elle soit à incinération, comme à Ensisheim « forêt de la Hardt » et à Nordhouse (Bas-Rhin), ou à inhumation, comme à Herrlisheim. Là, une épingle à tête vasiforme et un bracelet larges et convexes portant un décor riche et couvrant de lignes, triangles hachurés et cercles concentriques, se trouvaient à côté d’une grande quantité de vases. Ce mobilier témoigne des relations privilégiées avec la Suisse orientale, le Sud-Ouest de l’Allemagne et des contacts avec des régions occidentales, jusque vers la confluence Seine-Yonne.

 

On a recueillit dans la gravière de Herrlisheim un grand vase plat et colorié en trois couleurs (rouge, brun et blanc) avec dessins en triangles ou chevrons et recouvert d'un vernis violacé. L'argile employée pour ce vase était un peu grossière et finement sableuse. Cette poterie constitue, à tous égards, une exception au milieu du grand nombre de produits céramiques de l'âge des métaux. Par son ornementation polychrome, obtenue à l'aide d'un émail, par sa dureté provenant d'une cuisson régulière, elle se sépare absolument des produits ordinaires de l'art du potier indigène (sauf dans le tumulus du Liesbühl près de Huningue). Dans les stations de l'Âge du Bronze du duché de Bade, les vases colorés par application d'émail deviennent abondants.

 

On retrouve de la céramique du Bronze final III b d’Herrlisheim (vases ornés de dents de loup hachurées, vers -1 000) dans la grotte du Quéroy (Charente), dans les Ardennes, le Marais de Saint-Gond, le Sud du Bassin parisien, le Jura et plaines de la Saône, en Suisse orientale, jusqu’au Périgord et l’Aude.

Le décor de cercles concentriques et lignes pointillées a eu une postérité extrêmement modeste au Bronze Final III, qui se résume en de rares exemples : tête d'épingle de Thonon (Haute-Savoie), panneau décoratif de l'anneau réniforme de Morges (Suisse), et déjà le type précis du décor disposé en triangles de l'anneau réniforme de Boutigny (Seine-et-Marne) est à proprement parler peu répandu par rapport à un autre type décoratif, apparemment de même inspiration, qui l’а largement supplanté : celui des cercles concentriques reliés par des faisceaux de lignes, tel qu'on le distingue, encore associé à des pointillés, sur l'anneau réniforme du musée de Braunfels. Ce motif est fréquent à partir du Bronze Final III, notamment dans l'Est de la France, en Suisse, dans les régions rhénanes, sur des bracelets à ruban large incurvé (tombe de Herrlisheim, dépôt de Wallstadt, dépôt de Ray-sur-Saône en Haute-Saône, etc.), sur les têtes globuleuses d'épingle. L'anneau réniforme de Boutigny, provenant d'un dépôt à majorité d'objets homogènes, peut être daté du Bronze Final II. C'est à cette époque qu'apparaissent les réniformes allemands portant ce décor. Certains cependant peuvent encore avoir été fabriqués au Bronze Final IIIa, comme celui de Kleedorf ou peut-être celui de Schwalbach, mais rien ne le prouve vraiment. La plupart des contextes de ces anneaux ont une majorité d'objets ayant existé au Bronze Final II ; la présence parfois d'éléments signalés au Bronze Final IIIa permet de préciser que ces dépôts et tombes se situent à la fin du Bronze Final II. D'ailleurs il est évident que le nombre restreint d'exemplaires entiers connus puisse être quasi contemporain de fragments déjà destinés à la refonte puisque cette fabrication ne semble pas avoir eu de suite.

 

 

La côte de Hattstatt a livré des bracelets du Hallstatt ou Premier Âge du Fer. Les bracelets en tôle de bronze richement décorés ressortent comme une spécialité de la Suisse occidentale. Ils datent de la dernière période florissante (На В2, vers -900) et des exemplaires comparables se signalent en France : Ray-sur-Saône, Neuville-sur-Essonne, Rolampont, Nantes, Basse-Yutz, Frouard.

 

Si le type « très haut » est particulièrement répandu en Suisse occidentale, il était rare en Allemagne du Sud-Ouest, jusqu'aux découvertes du Magdalenenberg à Villingen. Les seuls exemplaires semblables trouvés en Alsace proviennent d'Herrlisheim et de Maegstub (forêt de Haguenau) et on les isole car leur hauteur est supérieure à 8,5 cm. Ces bracelets apparaissent à partir du début du Ha Dl (-VIIè siècle).

Les deux bracelets en lignite appartiennent au type « haut » (6 à 6,7 cm) par leur hauteur de 6,1 et 6,7 cm. Ce type formerait un petit groupe cohérent centré dans le Sud du Jura souabe, entre la Bavière et le lac de Constance. Les exemplaires plus occidentaux sont rares : deux bracelets en Suisse et deux bracelets en Alsace (Herrlisheim et Bischoffsheim). On date ce groupe du Ha D2, sans preuve tangible. Le bracelet de Riedwihr, associé à une agrafe en fer bien datée du Ha Dl, atteste l'apparition de ce type dès cette phase et pose peut-être le problème de la validité d'une séparation entre les groupes « très hauts » et « hauts ».

 

À Colmar, la rue de Herrlisheim (5 km au Nord du village du même nom) a livré une occupation protohistorique (Bronze final et Hallstatt C).

 

 

La côte de Hattstatt a également livré des tombes de l’époque de la Tène (deuxième Âge du Fer, à partir de -500).

 

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