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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Wittenheim-Le Moulin, Sépulture 33 (http://www.antea-archeologie.com/chantiers-archeologiques/Wittenheim_Moulin/84.html)

Wittenheim-Le Moulin, Sépulture 33 (http://www.antea-archeologie.com/chantiers-archeologiques/Wittenheim_Moulin/84.html)

 

Le village de Wittenheim est localisé dans la plaine de l’Ill, sur sa rive gauche, à environ 7 km au Nord de Mulhouse.

 

En Haute-Saône, la grotte de La Baume à Gonvillars a de petits tessons de poterie grossière dans un niveau mésolithique qui pourrait être contemporain des phases les plus anciennes de la céramique rubanée du Sud de la vallée du Rhin, comme on peut le voir dans la tombe d'accroupi de Wittenheim-Schoenensteinbach, le site de Wettolsheim et l’habitat de Rixheim.

Le tiers Ouest de la commune est occupé par la forêt sur alluvions de Nonnenbruch (principal massif forestier de l'Ouest de la région mulhousienne en plein cœur de la plaine de l'Ochsenfeld ; avant 1789, le massif s'étendait sur 4 500 hectares, soit 50 % de plus qu'aujourd'hui), située dans le cône de déjection de la Doller et de la Thur, et poussant sur leurs épandages de galets, de graviers et de sable. Outre l'exploitation du bois, la forêt était utilisée pour l'élevage des porcs qu'on menait à la glandée.

La première vague d'immigration danubienne se concentre pour le moment dans les secteurs alluvionnaires à la base de la terrasse du bas Sundgau, Mulhouse-Est, Habsheim et l’ancienne trouvaille de Schoenensteinbach, sur le cône de déjection de la Thur. La tombe d'accroupi de Schœnensteinbach a livré au lieu-dit Hoheroederen hubel/huegel un squelette accroupi avec au niveau de la tête de la poterie rubanée datant du Néolithique ancien (vase en terre grisâtre portant extérieurement un décor spiraliforme obtenu par de larges rubans disposés en zones continues, entre lesquelles on distingue quelques ornements géométriques, le tout incisé au trait à l'aide d'un outil à pointe très fine).

Cette sépulture fut également appelé Leimbuckel ou Tombe d'Arioviste. En effet, le combat d’Arioviste contre Jules César aurait eu lieu pour certains au Horoederenhubel (mont des Harudes) dans l’actuel quartier Jeune-Bois. Après la bataille, les fuyards se précipitèrent vers le Rhin, par la voie dite encore de nos jours le Harudeweg, le chemin des Harudes, par Cernay, Witt-Elzé et Witt-Ehnè ; ce chemin se prolonge vers l'antique station de Stabula (entre Bantzenheim et Ottmarsheim) sur les bords du Rhin extérieur, sous le nom de Heerweg, le « chemin des armées ». Le long du chemin des Harudes, au point coté 251 sur la carte de l'État-major (lieu dit Neumatt à Richwiller), se trouve un tumulus duquel ont été exhumés des ossements d'hommes, de femmes et d'enfants qui y gisaient pêle-mêle ; ce tumulus porte le nom significatif de Harude hubel, le « tumulus des Harudes ». En ces lieux on a trouvé des morceaux de fer de toute nature et des fers à cheval en quantité. De ce point néfaste les fuyards atteignirent le Rhin les uns vers Ruelisheim, et les autres vers Sausheim. Une charte du IXè siècle écrit ce nom Ruo-Leiches-haim, le nom allemand qui signifie « champ de repos des morts », dont on a fait Ruelisheim. Mais le peuple continue dans son patois à appeler ce village Ruur-Elze, mot tout celtique issu de Ru-eùr-El-ze : « chemin de rencontre » où se fit l'heureuse délivrance. Celui de Sausheim est écrit dans la charte Sowaneshaim. Ainsi germanisé par la finale, ce mot dans ses radicales n'en reste pas moins le composé celtique : Souv-ann, « le plongeon dans l'eau, ici, en ce lieu-ci ». Le peuple prononce Sauszè dans son patois alsacien, ce qui correspond aussi bien aux mots latins Salvus-esse, « être tiré du péril », qu'aux mots celtiques Salvi-ze, « être tiré du péril, là, en ce point ».

 

 

Situé dans un triangle formé par l'Ill et la Thur, sol formé d'une suite de dunes et de lœss, le centre du village est situé sur une de ces dunes.

Le lotissement du Moulin, au lieu-dit Grosstueck (près de la motte castrale), a livré une occupation sporadique du Néolithique ancien (Rubané, vers -5 000), marquée par de nombreuses fentes et huit inhumations. La présence dans un même espace de ces deux types de structures pose un problème. Est-on dans un contexte d’habitat ou un contexte de nécropole ? Il est difficile de répondre à cette question, les sépultures n’étant pas assez nombreuses pour trancher en faveur d’une nécropole, et le mobilier récolté trop peu nombreux pour pouvoir parler avec certitude de contemporanéité des deux types différents de structures.

La découverte d’un alignement de plusieurs fentes est aussi intéressante. Cette disposition en rangée n’a été observée que très récemment sur les sites néolithiques mais ce phénomène a déjà été mis en évidence à plusieurs reprises. En se bornant aux sites alsaciens, de tels alignements de fentes ont été observé à Kolbsheim Vogeseblick, Bergheim Saulager, Sierentz Les villas d’Aurèle ou Osthouse Kleinfeld.

 

Au Néolithique récent (Munzingen, début du -IVè millénaire), on trouve à nouveau des inhumations. Il s’agit de quatre sépultures en fosses circulaires. Elles sont accompagnées de trois silos contenant des dépôts de différentes natures, dépôts animaux (par exemple, dépôts humains en fosse circulaire et plus loin dépôt d’un bovin), dépôts céramiques, ou les deux à la fois.

Vers -4 300, la transition entre le Néolithique moyen et le Néolithique récent voit la disparition des nécropoles et le développement, dans une vaste aire qui se partage entre l’Europe centrale et l’Europe occidentale, d’une pratique massive de dépôts de corps humains et animaux au sein des habitats, dans des fosses circulaires dont la plupart sont des fosses d’habitat recyclées. L’étude de ce phénomène a notamment montré qu’une partie au moins des dépôts humains doivent être considérés comme des tombes dont certaines illustrent la pratique du « mort d’accompagnement » et a permis de prendre conscience de l’importance des dépôts animaux et de leur étroite imbrication avec les gestes, funéraires ou non, impliquant la manipulation des corps humains.

Il faudra faire un inventaire systématique des cas de dépôts humains ou animaux dans les cultures Ouest- et centre-européennes (du Sud de la France à la Hongrie) de la fourchette -4 300 à -3 100, pour se faire une idée précise de l’extension dans le temps et dans l’espace du phénomène. Il s’agira de se faire une idée précise de la composition des populations concernées (recrutement, liens de parenté, origine géographique, circonstance du décès) à l’échelle du site et, dans le cas des dépôts multiples, à l’échelle de la structure. La réflexion sur la signification des gestes mis en évidence pour les fosses circulaires prendra en compte l’éventualité de pratiques étrangères au domaine du funéraire stricto sensu et supposera une prise en compte des découvertes comparables réalisées dans d’autres types de structures, en premier lieu les fossés d’enceinte.

 

 

La rue de la Forêt, située dans le Mittelfeld (littéralement « le champ du milieu » : champ central de 90 hectares autour duquel s'articulent les différents quartiers de la ville), a livré vingt-deux structures dont quatorze fosses et huit trous de poteaux. Ces structures se concentrent dans le quart Sud du terrain et reposent sur un placage lœssique localisé entre les rivières de la Thur et de la Doller. Parmi celles-ci, on distingue six fosses du Néolithique ancien rubané et deux fosses du Néolithique moyen, distantes de 50 m l’une de l’autre. Au total, 182 fragments de céramiques ont été recueillis ainsi qu’une fusaïole et une hache polie de belle facture.

Ces vestiges laissent présager l’existence d’un habitat bien organisé à cet emplacement. Les sites rubanés sont nombreux en Haute-Alsace mais il existe une lacune des connaissances du peuplement entre la Thur et la Doller. Ceux du Néolithique moyen sont plus rares.

 

Le site abritait également un habitat du groupe épi-roessénien de Bruebach-Oberbergen avec 50 fosses-silos, circulaires ou sub-circulaires, relativement peu profondes, et un enclos constitué d’une palissade sub-circulaire.

Les principales caractéristiques stylistiques de ce groupe sont les suivantes. La forme décorée la plus représentée est un gobelet dérivant du Kugelbecher de la culture de Roessen. L’ornementation typique s’articule autour d’un décor horizontal situé sur la partie haute de la panse ou à la jonction col/panse. À ce décor viennent s’accrocher des bandes verticales dirigées vers le bas et/ou vers le haut, organisation rappelant les décors réduits du groupe de Bischheim. Le décor horizontal se compose le plus souvent d’une bande spatulée bordée vers le haut d’impressions triangulaires ou ovales. Cette bande est souvent renforcée vers le bas par une seconde bande composée de rangées d’impressions continues ou interrompues, réalisées à l’aide de peignes à dents multiples. Les bandes verticales présentent les mêmes caractéristiques que la partie pointillée du décor horizontal. En Haute-Alsace, le groupe de Bruebach-Oberbergen se divise en deux étapes : ancienne et récente. À Wittenheim–Rue de la Forêt, deux phases d’occupation ont été mises en évidence : la première, caractérisée par la cohabitation de décors de type Bischheim et de décors Bruebach réalisés au poinçon appartient au Bruebach-Oberbergen ancien issu de la plaine du Rhin et Neckar. La seconde, marquée par des décors de type Bruebach réalisés à l’aide de peignes à deux ou trois dents et par la disparition des décors de tradition Bischheim, relève d’un Bruebach-Oberbergen récent, stade bien représenté en Haute-Alsace. La réflexion sur les rapports du Bruebach-Oberbergen avec le groupe épi-roessénien d’Entzheim a été alimentée par la découverte d’ensembles Bruebach-Oberbergen dans le Bas-Rhin (les habitats Bruebach-Oberbergen recensés en Alsace sont aujourd’hui au nombre de 19).

 

L’enclos palissadé de type « Kreispalisadeanlage », large palissade en bois qui s’ouvrait sur une imposante entrée d’une cinquantaine de mètres de long, est attribué au Roessen III par les tessons découverts dans des trous de poteaux et que deux dates tendraient à situer vers le quarante-cinquième siècle. Il s’agit d’un enclos palissadé de plan elliptique de 73 m de diamètre, constitué de 41 trous de poteaux espacés de 3 m en moyenne. À l’Est, l’enclos est flanqué par un couloir d’accès orienté Est-Ouest, composé de deux alignements parallèles de trous de poteaux non appariés ; sa longueur est de 48 m pour une largeur constante de 2,10 m. Quelques tessons recueillis dans les trous de poteau assurent son appartenance à la seconde partie du Néolithique moyen (-4456/-4121 et -4701/-4405). Ces dates sont compatibles à la fois avec la fourchette proposée pour la culture de Roessen (-4 600 à -4 400) et avec les évaluations avancées pour le groupe de Bruebach-Oberbergen (-4 450 à -4 200). Quelques silos Bruebach-Oberbergen étant aménagés sur le tracé de l’enclos, c’est à la première phase d’occupation du site, correspondant au Roessen III, qu’il convient d’attribuer l’enclos et son couloir d’accès. Cette enceinte constitue un type de structure sans comparaison satisfaisante à ce jour, jusqu’alors inconnu en France du Nord et dans la vallée du Rhin au Néolithique moyen. Ce monument peut être rattaché à la famille des Kreisgrabenanlagen, un groupe étoffé d’enclos circulaires caractéristiques du Néolithique moyen du Bassin du Danube, entre la Bavière et l’Ouest de la Hongrie. Ces structures, composées d’un ou deux fossés circulaires complétés, à l’intérieur, par un nombre variable de palissades concentriques, comportent en règle générale quatre interruptions disposées selon les quatre points cardinaux. Dans plusieurs cas, ces dispositifs d’entrée sont complétés à l’extérieur par des couloirs ; aucun n’atteint cependant le développement de celui de Wittenheim. Les structures les plus anciennes apparaissent dans le Protolengyel de Hongrie occidentale, puis le type se diffuse rapidement en direction du Nord-Ouest et de l’Ouest, touchant successivement la Slovaquie, la Moravie, le Bassin de l’Elbe et la Bavière. Les cultures danubiennes situées au Nord-Ouest et à l’Ouest de cette aire ont été moins réceptives puisque, pour la culture de Roessen, l’inventaire se résume à l’enclos de Bochum-Harpen (Rhénanie) et très probablement à l’enclos de Wittenheim–Rue de la Forêt (le Roessen III du Sud de la plaine du Rhin se confond avec le faciès du Bischheim rhénan.

Dans la seconde phase de développement de ces enclos, on note une tendance au remplacement des structures combinant fossés et palissades par des enceintes où ne subsistent que les palissades : c’est à cette catégorie, celle des Kreispalisadenanlagen, qu’on a proposé d’attribuer l’enclos de Wittenheim, qui constituerait donc l’exemplaire le plus occidental de ce type de monument. Ces vestiges, qui ne délimitent aucun village (la petite taille de l’enclos et l’espacement important des trous de poteaux permettent d’exclure l’idée d’une enceinte protégeant un habitat), étaient certainement des lieux fédérateurs pour les populations avoisinantes, où prenaient probablement place des cérémonies à caractère rituel. La présence du couloir d’accès orienté en direction du soleil levant tend à conforter l’hypothèse cérémonielle. On ignore si on est en présence d’un type de structure courant en milieu Roessen tardif, les sites de cette période décapés sur de grandes surfaces demeurant extrêmement rares.

 

L’habitat du groupe épiroessénien de Bruebach-Oberbergen a livré une cinquantaine de fosses de type "silo", le plus riche ensemble connu pour cette entité culturelle. Ces découvertes permettent d’élargir la carte de répartition de ce groupe local (présent dans le Sud de la plaine du Rhin supérieur, le Nord de la Suisse et le Sud de la haute Souabe) encore non représenté au Nord de Mulhouse et qui correspond à l’horizon des ateliers-habitats orientés vers l’exploitation des roches noires vosgiennes issues des carrières de Saint-Amarin et de Plancher-les-Mines. Le site de Wittenheim, contrairement à la majorité des sites de cet horizon, n’est pas un atelier producteur spécialisé dans la production des ébauches de lames en schiste noduleux et en pélite-quartz (éclats de débitage absents) mais un site de type différent.

L’économie des roches siliceuses pendant le Roessen III et l’horizon épi-roessénien est encore peu connue, en Basse- comme en Haute-Alsace. Les petites séries de Wittenheim–Rue de la Forêt, Bruebach–Rixheimerboden et Ensisheim–Reguisheimerfeld permettent de souligner la variété des roches siliceuses utilisées (plus d’une douzaine) : les roches locales originaires de la partie septentrionale du Jura jouent un rôle secondaire ; les variétés les mieux représentées sont des matériaux d’excellente qualité originaires, pour partie, du Bassin parisien.

 

 

Au lieu-dit Klotzenanwaender de Kingersheim (au Sud de la rue du Dahlia), on a découvert des structures du Bronze ancien et du Bronze final (fosses d’un habitat RSFO).

Dans la Z.A.C. des Dahlias, les vestiges mis au jour, pour la période protohistorique, concernent le Bronze moyen, le Bronze final et La Tène. Ils sont relativement bien conservés et la céramique provenant des fosses et des sols est variée et abondante.

À l'Ouest de la zone, dans un secteur ayant mis au jour des structures datées de la Protohistoire, la fouille a livré une dizaine de fosses-silos pauvres en mobiliers. Seules deux structures ont pu être datées avec précision de l'époque du Bronze final IIb-IIIa (-1 150 à -1 000). Une fosse du Bronze final circonscrit l’occupation protohistorique au Sud-Est du site.

 

1,5 km au Nord, Wittenheim–Auf dem Wald a livré un habitat, deux fosses et deux silos, datés du Bronze moyen / Bronze final I (vers -1 300) pour le silo 103 et du Bronze final IIb (vers -1 150) pour le silo 101.

Le silo 101 accuse un plan ovale long de 2,08 m et large de 1,50 m. Sa profondeur conservée est de 0,96 m. Le fond rubéfié de la structure indique qu'un feu a été pratiqué pour durcir et assainir les parois. Le comblement présente une stratification qui témoigne de l'utilisation du silo avec notamment une couche qui atteste d'un chemisage des parois, mais aussi, de l'abandon de la structure avec des effondrements de parois et un niveau qui atteste une utilisation en dépotoir. Le silo 103 est plus petit que le précédent puisqu'il ne mesure que 1,80 m de long sur 1,10 m de large. Sa profondeur conservée est de 0,44 m. Le comblement ne présente que deux couches dont une témoigne de l'abandon du silo et de son utilisation secondaire en dépotoir. La fosse 102 présente la particularité d'être apparemment creusée à partir du fond du silo 101 et de receler une céramique entière.

Parmi le mobilier céramique recueilli, il a été possible d'identifier une jarre de stockage en céramique grossière, un pot à col rectiligne à épaulement en céramique fine, un pot à décor de cannelures et de motifs incisés, une coupe à bord décroché, décorée au peigne à dents multiples et une anse en "x" appartenant à un pot ansé.

Sur des sites d’habitat de la fin du Bronze moyen, certains critères morphologiques de la céramique font penser au tout début du Bronze final. Ces sites restent encore plus nombreux que les habitats clairement attribuables au Bronze final I-IIa. Notons que ces derniers gisements n’ont été découverts pour le moment que dans le Haut-Rhin. Une attention toute particulière est à envisager sur les sites présentant plusieurs phases d’occupation, coupées par de possibles hiatus (Hindisheim, Wittenheim, Wolfgantzen).

 

En 1968, la présence d'un peuplement datant de l'Âge du Bronze final fut déjà découverte au lieu-dit Lerchbuhl.

 

La rue de la Forêt à Wittenheim a également livré une occupation protohistorique. Dans l’angle Sud-Est, on a découvert 5 structures (fosses-silos et fosses d’extraction) dont 2 contiennent de la céramique. Le mobilier archéologique permet de les dater de la transition entre le Bronze final et l’Âge du Fer.

 

Sur le site Le Moulin-Grosstueck, localisé entre la rive de la terrasse de lœss et la plaine ello-rhénane, limité à l’Est par le Dollerbaechlein, la période protohistorique (Hallstatt D3-La Tène A1, de -500 à -450) n’est que très peu représentée et est, de plus, fort dispersée. En effet, seuls deux silos et une fosse ont pu être rattachés à cette période, ainsi qu’un peu de mobilier résiduel trouvé en petite quantité, notamment dans le fossé 105. Il est intéressant de noter que ces quelques structures se répartissent sur l’ensemble de la zone. On est peut-être là en présence d’un site totalement détruit par les périodes qui lui ont succédé ou en périphérie du site principal.

 

Au lieu-dit Brestenberg-Niederdorf, des tessons Bronze final I ou II ont été découverts rue des Violettes, lotissement des Amandiers II, sous des couches protohistoriques (Hallstatt et La Tène). Une dizaine de fosses du début du second Âge du Fer ont été localisées : elles ont livré notamment de la céramique commune (surtout des jattes à bord rentrant), des vases et gobelets en verre, également une fusaïole, une aiguille en os ainsi que des restes de couteau ; des ossements d'animaux et des déchets organiques (culinaires) ont aussi été découverts dans leur remblai.

 

Le site de Schoenensteinbach a également livré des traces de Hallstatt D3 et La Tène, sachant qu’on note des tumuli à Hohrederehubel (« mont des Harudes »), dans l’actuel quartier Jeune-Bois.

 

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