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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Tous nos textes sont présentés sur http://Collectif12Singes.over-blog.com et nos livres ont une version eBook : "Lendemain du Grand Soir" ; "La philosophie south-parkoise, ça troue le cul !!!" ; "Bouquin Coquin et Taquin d’une Catin et d’un Libertin" ; "Photograffi(ti)es d’Expressions Murales : Pierres Philosophales"

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Publié par Collectif des 12 Singes

Le monument de Stonehenge, d'après une ancienne gravure [La création de l'Homme et les premiers âges de l'humanité (Henri du Cleuziou, 1887) : https://archive.org/details/lacrationdelhomm00ducl]

Le monument de Stonehenge, d'après une ancienne gravure [La création de l'Homme et les premiers âges de l'humanité (Henri du Cleuziou, 1887) : https://archive.org/details/lacrationdelhomm00ducl]

Ça fait 1 an et 2 jours qu'on n'a plus publié sur notre blog et ça parlait justement d'un très vieux site mégalithique, avec allée solsticiale et cromlech !

À 10 jours des Journées Européennes du Patrimoine, c’est l’occasion d’un article de présentation du nouveau projet du Collectif des 12 Singes [canal (Pré)Historique] avec la page facebook des Dolmens et mégalithes du monde et la carte GoogleMaps des mégalithes organisés par époques.

 

 

Il existe de très bons sites avec de riches bases de données qui recensent les mégalithes par pays (pour la France, voyez T4T35.fr), la référence mondiale en la matière étant Megalithic Portal.

Visualiser les dolmens, coffres/cistes, menhirs, cromlechs, hypogées (tombes dans des grottes creusées) c’est bien, savoir lesquels sont "récents" (vers -2 000, Âge du Bronze en Europe ; vers -1 000 et même jusqu’à il y a peu en Afrique et Madagascar, Asie, aux Amériques et dans les Îles du Pacifique, Âge du Fer), lesquels sont vieux (vers -5 000 au Portugal et en Bretagne, au Sahara oriental, début du Néolithique Moyen ; vers -3 500 dans le reste de l’Europe, dans le Sahara nigérien, au Proche-Orient, dans le Caucase, Néolithique Récent), c’est mieux !

 

Carte des dolmens en Europe [La création de l'Homme et les premiers âges de l'humanité (Henri du Cleuziou, 1887) : https://archive.org/details/lacrationdelhomm00ducl]

Carte des dolmens en Europe [La création de l'Homme et les premiers âges de l'humanité (Henri du Cleuziou, 1887) : https://archive.org/details/lacrationdelhomm00ducl]

Comme GoogleMaps offre l’avantage de pouvoir faire une carte interactive avec des icônes pour chaque type de monuments, une photo, un texte descriptif et un lien, le tout avec la possibilité d’organiser ces données dans différents calques, nous avons commencé à faire une carte des Mégalithes du Monde répartis par tranche d’âge : avant -4 000 (Néolithique Moyen), -4 000/-3 500 (Néolithique Récent), -3 500/-3 000 (Néolithique Final), -3 000/-2 500 (Chalcolithique / Âge du Cuivre), -2 500/-2 000 (Campaniforme), -2 000/-1 000 (Âge du Bronze), -1 000 / Antiquité (Âge du Fer), Antiquité / Récemment.

Nous nous sommes globalement basés sur quatre sources : les actes du Colloque 2002 de Bougon consacré à « Origine et développement du mégalithisme de l'Ouest de l'Europe », « Bâtisseurs du Néolithique », « Mégalithismes en France : nouveaux acquis et nouvelles perspectives de recherches » et « Les Charpentiers de la pierre : Monuments mégalithiques dans le monde ».

D’autres très bons documents sont recensés sur le site de la IVè Rencontre du Groupe d'Études Mégalithiques Européennes.

 

Page d'accueil avec visite virtuelle de l’exposition « Jean Arnal et le Néolithique en Languedoc »

Page d'accueil avec visite virtuelle de l’exposition « Jean Arnal et le Néolithique en Languedoc »

En attendant que cette carte soit accessible à tous (ça y est, elle est là), nous vous faisons patienter avec un site développé à l’occasion de l’exposition « Jean Arnal et le Néolithique en Languedoc », consacrée à ce grand archéologue héraultais qui mit de l’ordre dans l’approche et la définition du Néolithique français (un des plus anciens et riches d’Europe occidentale). Vous y trouverez une visite virtuelle de l’exposition, toutes les informations relatives à ses travaux et aux sites qu’il a fouillés (plus d’autres, importants dans l’approche globale régionale), ainsi que des ressources complémentaires pour aller plus loin dans la connaissance de cette période charnière de l’Histoire humaine (vidéos, articles scientifiques plus récents, liens vers des sites de référence, etc.).

Menhir sanctifié à Ploemeur, près de Lannion [La création de l'Homme et les premiers âges de l'humanité (Henri du Cleuziou, 1887) : https://archive.org/details/lacrationdelhomm00ducl]

Menhir sanctifié à Ploemeur, près de Lannion [La création de l'Homme et les premiers âges de l'humanité (Henri du Cleuziou, 1887) : https://archive.org/details/lacrationdelhomm00ducl]

Voici également un petit texte issu de « Histoire monumentale de la France » (Anthyme SAINT-PAUL, 1906), qui explique ce qui est arrivé aux mégalithes depuis l’Antiquité et pourquoi nous devons préserver et valoriser ces constructions humaines titanesques, qui ont traversé les millénaires mais que les Hommes fracassent pour leurs pierres [X disait « Après tout, ce ne sont jamais que de vieilles/grosses pierres » (désolés, on n’a plus ni l’auteur ni la citation exact mais ça veut bien dire ce que ça veut dire)].

 

« Les mégalithes ont été jusqu'à nos jours l'objet de superstitions bizarres, surtout en Bretagne, où le clergé catholique les a vainement combattues depuis quinze siècles. Les conciles d'Arles (452), de Tours (567), de Nantes (668), de Rouen (689), de Tolède (681 et 693), de Leptines (743), accablèrent d'anathèmes les vénérateurs de pierres. Le concile tenu à Nantes sous Clotaire III les condamne en ces termes : « Il y a, dans des lieux abandonnés et couverts de forêts, certaines pierres auxquelles le paysan, trompé par les mauvais esprits, rend ses adorations, apporte ses vœux et ses présents : il faut toutes les enlever, jusqu'à leurs bases plantées dans la terre, et les jeter en des endroits où leurs adorateurs ne puissent plus les retrouver ». Chilpéric, saint Eloi, Charlemagne, en France (Edgar et Canut le Grand, en Angleterre), interdirent le culte des pierres et ordonnèrent la destruction des monuments. Deux capitulaires de Charlemagne, promulgués en 789 et 794, ordonnent de détruire partout où il est établi « l'abus insensé qui consiste à rendre un culte à des pierres et à allumer des flambeaux devant elles », traitant de sacrilèges les curés qui négligeraient de corriger de telles aberrations. Cette destruction en masse étant souvent impossible, en tout cas difficile et dispendieuse, on eut alors recours à de pieuses fraudes. Le clergé du Moyen Âge suivit généralement une tactique habile : il consacra les mégalithes au culte chrétien ; ne pouvant empêcher la vénération qu’on leur conservait, il en détourna le sens. Des menhirs reçurent des inscriptions ou d'autres signes chrétiens ; des dolmens furent affectés aux dévotions locales. À Saint-Germain-de-Confolens, on alla jusqu'à détruire les supports d'un de ces mégalithes pour les remplacer en sous-œuvre par cinq colonnes romanes qui en soutiennent aujourd'hui la table restée brute ; ainsi transformé, le dolmen passa au culte de sainte Madeleine. Aux Sept-Saints, près de Plouaret, c'est une chapelle bâtie sur un dolmen qui sert lui-même d'oratoire ; et au nord de Lannion, près de Perros, la chapelle de Saint-Quirec repose de même, depuis le XIIè siècle, sur une table de dolmen.

Vainement, saint Vincent Ferrier, de 1417 à 1419, et, le célèbre missionnaire Le Nobletz, de 1610 à 1650, prêchèrent dans toute l'Armorique pour en déraciner ces restes du paganisme.

 

Plusieurs menhirs demeurés sans nouvelle destination religieuse continuent d'alimenter les superstitions les plus naïves. Tel menhir ne manque pas de tourner sur lui-même, tous les ans à Noël, au premier coup de minuit. Un autre rend fécondes les femmes stériles qui viennent le toucher. Sur le territoire de Plouarzel (Finistère) se dresse un monolithe haut de 11 mètres. « Parfois, à l'approche de la nuit, deux nouveaux mariés se rendent dévotement au pied de ce menhir et se frottent contre la pierre, la femme d'un côté, le mari de l'autre. Après cette cérémonie, accomplie fort sérieusement, les deux époux s'en retournent joyeux au logis, l'homme sûr d'obtenir des enfants mâles, la femme heureuse de pouvoir, toute sa vie, gouverner son mari à sa guise ». À Belle-Île, des souvenirs légendaires ont fait baptiser deux peulvens qui se font face : l'un s'appelle Jean de Runello, l'autre Jeanne de Runello : ce furent deux époux métamorphosés en rochers.

 

 

Néanmoins, dans un grand nombre de provinces françaises, et particulièrement dans le Midi, aucune idée historique ou religieuse ne s'attache plus aujourd'hui aux mégalithes, dont les cultivateurs se montrent fort disposés à se débarrasser.

Une anecdote à mourir de rire si elle n’en était pas bête à pleurer :
« Vers 1884, un sous-préfet du Midi, antiquaire acharné, avait découvert dans un champ un magnifique dolmen. Il en fait aussitôt part à la Société archéologique du département et invite tous les sociétaires à se rendre dans le champ.
Au jour dit, les antiquaires sont exacts ; la foule s'empresse autour d'eux. Le sous-préfet arrive ; il fend la foule, l'air rayonnant... Mais bientôt il pâlit, regarde autour de lui, se frotte les yeux.
— Le dolmen ! où est le dolmen ? demande-t-il avec angoisse au propriétaire du champ. — Quel dolmen ? — Celui qui était là ? — Ah ! vous voulez parler de cette grosse pierre ! répond l'homme avec tranquillité ; j'ai pensé qu'elle gênerait pour la réunion, je l'ai fait casser et jeter sur la route ; comme ça on circulera mieux ! — Malheureux ! gémit le sous-préfet, et il pensa s'évanouir ».

 

Malgré les destructions, de plus en plus fréquentes à mesure que l’on cesse de les vénérer ou de les rattacher a l'Histoire, et à mesure que s'accentuent la cupidité des cultivateurs et l'intolérance des agents voyers (personnes chargées de gérer les biens communaux, d'entretenir la voirie), il reste encore en France de nombreux monuments mégalithiques. On trouve beaucoup de dolmens en Bretagne, en Anjou, dans le Maine et en Touraine, en Angoumois, dans le Poitou, en Vendée, dans le Quercy, dans le Rouergue et en Languedoc-Roussillon où ils sont magnifiques ».

 

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