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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

Foyer chasséen à La Reille, Montbazin

Foyer chasséen à La Reille, Montbazin

 

La dépression de Montbazin s'étend, sur une largeur de 5 km, de Montpellier à l'Étang de Thau, soit sur une longueur supérieure à 20 km.

C'est un plateau calcaire au paysage ouvert et homogène et au relief relativement plan entrecoupé de petits ravins et de collines (puech).

Le village est traversé par la Vène. Il est situé sur le tracé de la Via Domitia, voie romaine créée vers -120, à l'emplacement de l'antique vicus de Forum Domitii, bourg-étape entre ceux de Sextantio (actuellement Castelnau-le Lez près de Montpellier) et de Cessero (actuellement St Thibéry, au franchissement de la rivière Hérault) et, plus globalement entre Nemausus (Nîmes) et Beterrae (Béziers), les plus proches agglomérations antiques du secteur.

 

 

La Baumasse-d'Antonègue à Montbazin (tout comme la Station des Ramandils à Port-la-Nouvelle dans le massif des Corbières, et la grotte du Salpêtre à Pompignan) semble appartenir au complexe industriel néandertalien de la grotte de l'Hortus à Valflaunès. Cet habitat est établi sur les premières garrigues jurassiques bordant la plaine littorale. La Méditerranée est à 14 kilomètres du gisement, ce qui en fait un des plus méridionaux du département.

Des silex moustériens ont été découverts dans cette grotte avec abri sous roche. Les silex, ainsi que la faune, étaient emballés dans l'argile rouge des plateaux.

 

 

Sur les collines de la Moure au Nord de Montbazin, la prospection systématique de nouvelles zones de reboisement a permis de découvrir plusieurs sites de la Préhistoire récente et du ler âge du Fer. Ces dernières découvertes confirment les observations déjà réalisées les années précédentes sur les communes voisines de Poussan et Balaruc pour ces périodes : les premiers reliefs jurassiques sont densément occupés par des sites étendus qui dominent les bassins agricoles actuels.

 

 

Des occupations chasséennes anciennes (-4 000) ont été localisé à La Reille (ou Reylha). Le terroir de la Reille est situé à près de 2 km au Sud de l’agglomération antique de Forum Domitii (Montbazin) et donc de la voie domitienne qui traverse cette dernière. Il est localisé sur un petit plateau dominant le ruisseau de Reylha, au pied de la colline de Puech Gayes (sachant qu’une occupation gauloise est attestée sur cette colline). Plus bas, le site de la Reille est entaillé par le passage d’un petit vallon qui permet l’écoulement naturel des eaux vers le ruisseau de Reylha.

Situé dans un terroir riche en vestiges archéologiques, témoins d’une occupation dense surtout à partir de l’époque gallo-romaine, l’environnement immédiat du site de la Reille est marqué par des éléments majeurs de l’occupation protohistorique et antique de cette zone Nord du Bassin de Thau : l’oppidum de Puech Gayes à l’Ouest, la voie domitienne et l’agglomération gallo-romaine de Forum Domitii (Montbazin) au Nord, ainsi qu’un dense réseau d’établissements ruraux de plus ou moins grande importance (les plus proches sont ceux de Réa et Salamanes, respectivement au Sud et au Nord de la Reille). En outre, diverses occupations préhistoriques sont avérées dans les hauteurs avoisinantes (contreforts des massifs de la Moure et de la Gardiole), en particulier sur le Moure des Costes où un habitat néolithique est attesté.

 

La topographie du site se caractérise par la présence du ruisseau ou "fossé" de la Reille, entaillant profondément le relief et s’écoulant vers le Sud-Sud-Est. Il délimite ainsi deux zones bien distinctes.

L’une, correspondant aux deux tiers Ouest de la surface explorée, consiste en un plateau peu élevé assis sur un socle rocheux de molasse, agrégats et marnes miocènes. L’autre, correspondant au tiers Est, est une zone plus basse, au relief peu accentué, caractérisée par une forte sédimentation essentiellement d’origine fluviatile. C’est sur les secteurs les plus hauts et dont le sous-sol est le plus stable que sont installées les occupations humaines de la Reille, pour la période antique. Les zones basses, peu riches en vestiges, portent essentiellement les traces d’activités agricoles. L’occupation néolithique est quant à elle située en bordure du ruisseau actuel, sous une puissante sédimentation de colluvions et d’alluvions mêlés. Il a été trouvé beaucoup de mobilier en très bon état : silex taillés (lames, pointes, outils), des céramiques modelées, parfois décorées, typiques de la culture et qui ont facilité l'identification, des restes de faune (ovins, caprins), indices de l'alimentation des habitants, et le foyer.

 

Sur le flanc oriental du plateau, surplombant à peine la rive droite du ruisseau actuel, une occupation du Néolithique moyen a pu être mise en évidence. Elle s’étend du Nord au Sud sur une soixantaine de mètres de longueur et une dizaine de mètres de largeur, et présente en sa partie centrale une accumulation de niveaux stratifiés, dont de possibles niveaux de circulation. Le mobilier relativement abondant associé à cette occupation permet de l’attribuer au Chasséen ancien.

D’autre part, une forte structuration du paysage est mise en place durant la période gallo-romaine, essentiellement aux Ier et IIè siècles de notre ère avec une continuité jusqu’aux IVè-Vè siècles. Elle s’illustre au Nord par l’implantation d’une villa vinicole, dotée d’un chai, de deux bassins de décantation, d’un puits, et de diverses canalisations et écoulements d’eau.

La structuration du paysage antique s’illustre au Sud par le passage d’une voie de grande ampleur, de près de 10 m de large. Reconnue du Sud-Est au Nord-Ouest sur une longueur d’au moins 100 m, elle présente deux phases de fonctionnements, avec recharges et d’ornières. Cette voie s’insère dans le réseau cadastré dit "Forum Domitii A".

L’état observé au diagnostic est abandonné avant la charnière des Ier et IIe siècles de notre ère. Elle cède la place à une zone funéraire datée au plus tôt de cette période, dont au moins huit tombes à inhumation ont pu être reconnues. Une tombe à incinération n’est pas attribuable de façon certaine à la même phase mais pourrait être contemporaine de la voie. Une seconde incinération est quant à elle postérieure à la voie. L’extension de cette nécropole s’étend sur au moins 70 m du Nord-Ouest au Sud-Est.

Ponctuellement, une carrière opportune pratiquée dans un affleurement de molasse au centre de l’emprise contribue à l’aménagement ancien de la Reille, peut-être dans le courant de l’antiquité.

 

 

Le site de Montbazin/La Reille s’insère dans ce réseau antique très structuré par des voies et plusieurs agglomérations. Cette organisation du territoire notamment de la plaine littorale entre l’Antiquité et le Moyen Âge a pu être approchée plus à l’Est à Villeneuve-les-Maguelone/Fontmajour.

Le terroir de la Reille est situé à moins de 3 km au Sud de l’agglomération antique de Forum Domitii et donc de la voie domitienne qui traverse cette dernière. L’occupation antique du site est implantée sur un petit plateau dominant le ruisseau de Reylha, au pied de la colline de Puech Gayes. Ce plateau est entaillé par le passage d’un petit vallon naturel qui permet l’écoulement naturel des eaux vers le ruisseau.

C’est peut-être une première occupation de la fin du premier âge du Fer attestée sur le promontoire tout proche de Puech Gayès (situé sur un relief en bordure de la voie domitienne au centre du bassin de Montbazin, il s’étend sur plusieurs hectares et marque une occupation de type oppidum) qui est à l’origine de la mise en valeur du paysage alentour de la Reille. Mais il faut bien sûr tenir compte de la proximité immédiate de la Via Domitia et de la création de l’agglomération de Forum Domitii située par les auteurs à la fin du -IIè siècle. Ce territoire révèle en effet une mise en culture du sol dès le -Ier siècle dont les orientations des cultures ne sont pas sans rappeler celles de la cadastration dite "Forum Domitii A". Cependant les vestiges restent peu éloquents.

Un chemin de terre est aménagé pour desservir les parcelles agricoles. Il sera ensuite pérennisé dans son tracé par une voie carrossable intégrée au domaine gallo-romain.

 

 

L’emplacement de la voie Domitienne, au sommet de la terrasse bordant l’actuel "chemin des romains", est confirmé. L’habitat s’étend sur près de 7 ha. On remarquera l’absence de tout habitat "luxueux". Point de mosaïque ni d’hypocauste, seuls sont présents les indices d’architecture en gros appareil, des sols de tuileau et des enduits peints où le rouge prédomine.

De même, en dehors d’aménagements "périurbains" (drainage, canalisations...), il n’a pas été rencontré de collecteurs maçonnés, de rues dallées, de bâtiments publics.

Cette apparente pauvreté des équipements collectifs tranche avec l’importance accordée aux relais dans les itinéraires antiques.

La chronologie du site, bien que mal documentée, fait apparaître dans les niveaux anciens les indices d’une occupation d’époque républicaine.

 

Les lieux-dits Les Salles et Les Courbes (emplacement de Forum Domitii), aux Avenasses, aux Côtes et aux Cresses, ont livré un abondant mobilier céramique et métallique d'époque romaine, avec même des restes de fours aux Tuilières.

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