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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

 

Cave de la colline de la Cavalade à Boirargues (http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/p-15826-La-Cavalade-une-fouille-archeologique-preventive-au-sud-de-Montpellier.htm)

Cave de la colline de la Cavalade à Boirargues (http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Actualites/Communiques-de-presse/p-15826-La-Cavalade-une-fouille-archeologique-preventive-au-sud-de-Montpellier.htm)

 

Boirargues se situe sur la rive gauche de la Lironde qui sépare Lattes centre et Boirargues.

Quatre-vingts sites, dont une vingtaine est fouillée, illustrent l’attractivité de la région depuis des temps immémoriaux. Elle est densément, anciennement occupée et la préhistoire bien représentée. Le plus ancien site remontant 300 000 ans en arrière, au Paléolithique inférieur

 

 

La colline de la Cavalade, à côté du Mas-Rouge, comportait un site du Néolithique final, précisément des environs de -2 900/-2 700.

Plus que l’époque, bien connue, ce sont les particularités du site qui intéressent. C’est en effet la première fois qu’on trouve en plaine une implantation complète d’une telle taille (6 ha). C’est un cadre villageois, un village de grande expansion, avec des types de structures qui ne sont pas anodines. On sait qu’en garrigue, ils vivaient dans des huttes de terre crue ; aujourd’hui, on aborde enfin l’habitat de plaine.

Il y a un grand nombre de silos, où l’on stockait les denrées, les céréales à l’abri de l’air et qui, abandonnés, sont devenus plus tard des dépotoirs de céramiques cassées, d’os de chèvre, de mouton, de bovin, racontant ainsi le régime alimentaire et les échanges entre groupes "néo". Un objet exceptionnel, unique en Languedoc, a été trouvé : il s’agit d’une hache de cuivre, qui présente des similitudes avec des objets du Nord de l’Italie.

 

 

Les vestiges, jamais appréhendés en Languedoc oriental sur une aussi vaste surface, riches en éléments de datation, vont permettre d’observer la chronologie d’occupation de ce village, son organisation spatiale (zones d’habitation, d’artisanat, de stockage, sépultures…) et l’évolution de celle-ci dans le temps.

Fragments de meules, faucilles en silex documentent les activités agricoles, tandis que débris de bois ou de torchis, figés par des incendies, renseignent sur le bâti. La fouille a révélé des fosses d'extraction de terre destinée à la construction des bâtiments en brique crue, des silos pour conserver les céréales à l'abri de l'air, des caves pour le stockage des denrées ou des liquides. Au-delà de leur fonction initiale, ces fosses, comblées naturellement ou volontairement par l’Homme, sont riches d’enseignements. Outils et vaisselle brisés, restes d’os d'animaux ou de végétaux, donnent des indications sur les aliments consommés.

 

Les vases découverts présentent des profils dérivés de formes géométriques simples (sphère, ove, cylindre) et sont ornés de décors en relief (pastilles repoussées ou appliquées, cordons) ou en creux (impressions au doigt, incisions) qui évoquent un style régional situé entre la fin du -IVè et le début du -IIIè millénaire. Les thèmes décoratifs sont en outre caractéristiques d’un ensemble culturel emblématique de la fin du Néolithique en Languedoc (celui du groupe de Ferrières), plutôt assimilé jusqu’ici à des zones d’habitation de garrigues et petits plateaux calcaires. Leur présence dans cette plaine permet de reconsidérer le territoire de diffusion de ces céramiques. Leur style est caractérisé par des pastilles en lignes horizontales droites ou ondées, des cordons parallèles rectilignes ou courbes et des lignes d’incisions en chevron, avec ici une possible déclinaison stylistique en "pattes d’oie".

 

D’autres objets témoignent des échanges et des réseaux de diffusion avec divers groupes humains, afin de se procurer des biens et ressources absents de l'environnement du site ou faisant appel à des spécialisations particulières : fragments de couteaux et pointe de flèche en silex, taillés à partir de plaquettes en provenance du Gard, une hache en pierre polie issue du sud des Alpes italiennes ou encore une hache en cuivre peut-être en provenance du Nord de l’Italie, ainsi que des éléments de parure en calcaire, calcite et coquillage et une aiguille à chas en os.

À la fin du Néolithique, un type de silex particulier se présentant sous la forme de plaquettes est exploité à grande échelle dans des gîtes situés dans le Gard, pour fabriquer des couteaux, des poignards et des pointes de flèche. On les retrouve sur une aire géographique qui s’étend vers le Larzac et jusqu’au pied des Pyrénées, mais la majorité ne dépasse pas la région de Carcassonne.

Les haches en pierre polie apparaissent au début du Néolithique, dès -5 600 en Languedoc. Elles sont utilisées pour déboiser la forêt afin d’ouvrir des espaces cultivables pour les agriculteurs, pour obtenir du bois pour la construction des maisons et pour la fabrication d’objets domestiques. En Languedoc oriental, à la fin du Néolithique, les haches polies proviennent pour l’essentiel du Sud des Alpes italiennes, circulant de proche en proche sur plusieurs centaines de kilomètres avant d’être emmanchées sur place avec des gaines en bois de cerf.

Dans le sud de la France, la métallurgie du cuivre débute un peu avant -3 000, avec la fabrication de parures et de poignards. La fabrication de hache serait plus tardive de quelques siècles, les rares exemplaires connus provenant du Nord de l’Italie. Cette hache aurait donc circulé sur plusieurs centaines de kilomètres avant d’arriver en Languedoc.

 

 

Certaines fosses ont ici également été utilisées, après leur abandon, pour y déposer les défunts. Ces sépultures s’inscrivent dans une tradition Néolithique qui conserve les inhumations à proximité directe voire dans les espaces villageois, selon des expressions très variées qui évoluent sur la durée et selon les habitudes culturelles régionales. Ici cependant, l’utilisation de fosses déjà en cours de remblaiements permet d’attester une tendance de mise à l’écart des tombes par rapport aux aires domestiques connue pour la fin du Néolithique. Sept inhumations ont été fouillées à ce jour, présentant surtout des enfants ou adolescents. Le soin apporté au corps, en position fléchie, recouvert ou enveloppé (nattes végétales, cuir…), suggère une pratique codifiée par la communauté.

 

 

Après la Préhistoire, le site est de nouveau fréquenté à l’âge de Fer (au -VIè siècle), pendant l’Antiquité et jusqu’au Moyen Âge.

La présence d’un enclos témoigne d’une fréquentation du site dès le milieu du -VIè siècle. Elle complète plusieurs découvertes de fossés circulaires identiques (généralement associés au domaine funéraire) faites sur d’autres sites languedociens.

Le site est également traversé par une voie reliant Lattes à Castelnau-le-Lez, d’origine probablement protohistorique, qui perdure à l’Antiquité et peut-être même jusqu’au Moyen Âge.

Dans le courant du IVè siècle de notre ère, un ensemble funéraire est établi le long de la voie. La fouille a permis de dégager une dizaine de sépultures, réunies en un espace probablement familial utilisé pour au moins sept individus adultes et cinq sujets immatures (enfants et adolescents), certains accompagnés de dépôts funéraires. De part et d’autres de la voie, des traces de plantations de vigne et d’arbres fruitiers, illustrent une mise en culture, de l’époque romaine au Moyen Âge.

 

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