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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Le Papyrus d'Ipuwer décrit l'Égypte dans un état de chaos, un monde à l'envers. Un symptôme de cet effondrement de l'ordre est la complainte que les fonctionnaires quittent leur servitude et agissent en Rebelles

Le Papyrus d'Ipuwer décrit l'Égypte dans un état de chaos, un monde à l'envers. Un symptôme de cet effondrement de l'ordre est la complainte que les fonctionnaires quittent leur servitude et agissent en Rebelles

 

L’esprit de changement, de Révolution, est intrinsèque à l’humain : l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin, donc il faut changer ses méthodes pour être meilleur !

Même si, malheureusement, l’être humain n’est pas naturellement bon (comme tous les autres animaux, qui ne connaissent d’ailleurs pas cette notion), qu’il a besoin de valeurs de vie en société (mais aussi donc d’institutions pour régler les problèmes, mais non hiérarchisées – d’égal à égal), il n’est pas prêt à abandonner sa Liberté. Ainsi, tout système politique (qui gère la cité) ne peut abuser des contraintes imposées aux humains très longtemps. La gestion humaine est un art du compromis de chacun pour vivre en société ; mais lorsque les compromis deviennent compromettants pour le Respect de sa dignité humaine, « l’Insurrection est pour le Peuple, et pour chaque portion du Peuple (les individus), le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Un Peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut être assujetti aux lois des générations précédentes » (Constitution Française).

 

Ainsi, vers -2200 de l’autre ère, la première grande Révolution Sociale se produisit en Égypte : « La Sublime salle de justice, ses écritures sont enlevées, les places secrètes sont divulguées. Les formules magiques sont divulguées et deviennent inefficaces, parce que les humains les ont dans leur mémoire. Les offices publics sont ouverts ; leurs déclarations (titres de propriété) sont enlevés ; malheur à moi, pour la tristesse de ce temps !... Voyez donc : des choses arrivent qui n’étaient jamais advenues dans le passé : le roi est enlevé par les pauvres... Ce que cachait la pyramide est maintenant vide. Quelques hommes sans foi ni loi ont dépouillé le pays de la royauté. Ils en sont venus à se Révolter contre l’Uraeus (cobra dressé, symbole de la royauté) qui défend Râ (dieu du Soleil) et pacifie les Deux Terres (Haute et Basse Égypte)... Les pauvres du pays sont devenus riches, tandis que les propriétaires n’ont plus rien. Celui qui n’avait rien devient maître de trésors et les grands le flattent. Voyez ce qui arrive parmi les humains : celui qui ne pouvait se bâtir une chambre, possède maintenant des (domaines ceints de) murs. Les grands sont (employés) dans les magasins. Celui qui n’avait pas un mur pour (abriter) son sommeil est propriétaire d’un lit. Celui qui ne pouvait se mettre à l’ombre possède maintenant l’ombre ; ceux qui avaient l’ombre sont exposés aux vents de tempête. Celui qui ne s’était jamais fabriqué une barque a maintenant des navires ; leur (ancien) propriétaire les regarde, mais ils ne sont plus à lui. Celui qui n’avait pas une paire de bœufs possède des troupeaux ; celui qui n’avait pas un pain à lui devient propriétaire d’une grange ; mais son grenier est approvisionné avec le bien d’un autre... Les pauvres possèdent les richesses; celui qui ne s’était jamais fait de souliers a maintenant des choses précieuses. Ceux qui possédaient des habits sont en guenilles ; mais celui qui n’avait jamais tissé pour lui-même a maintenant de fines toiles. Celui qui ne savait rien de la lyre possède maintenant une harpe ; celui devant qui on n’avait jamais chanté, il invoque la déesse des chansons... La femme qui n’avait même pas une boîte a maintenant une armoire. Celle qui mirait son visage dans l’eau possède un miroir de bronze... Les esclaves (femmes) parlent tout à leur aise, et, quand leurs maîtresses parlent, les serviteurs ont du mal à le supporter. L’or, le lapis, l’argent, la malachite, les cornalines, le bronze, le marbre... parent maintenant le cou des esclaves. Le luxe court le pays; mais les maîtresses de maison disent : « Ah ! si nous avions quelque chose à manger ». Les nobles dames en arrivent à avoir faim, tandis que les bouchers se rassasient de ce qu’ils préparaient pour elles ; celui qui couchait sans femme, par pauvreté, trouve maintenant de nobles dames. Le fils d’un homme de qualité ne se reconnaît plus parmi d’autres : le fils de la maîtresse devient fils de servante... » (selon les Admonitions d’un vieux sage, du scribe Ipuwer). En effet, à la faveur des troubles qui marquent la fin de l’Ancien Empire, les interdits religieux ne sont plus respectés, et la richesse change de mains. Le pharaon et les possédants furent destitués de leurs privilèges. Les rapports de propriété furent abolis.

Au bout d’une trentaine d’années, cette première tentative Révolutionnaire pour établir une société où les travailleurs et les paysans se gouvernent eux-mêmes échoua. Il faudra attendre des siècles pour que d’autres Révolutions permettent de nouveau aux travailleurs et aux paysans de pouvoir récolter et maîtriser le fruit de leur labeur.

Sous Menkaouhor (Akaouhor), de -2 450 à -2 441, les fonctionnaires provinciaux et ceux de la Cour ne sont plus nécessairement choisis parmi les membres de la famille royale. Ils acquièrent progressivement une certaine indépendance qui minera progressivement l’autorité centrale.

Bien que puissante et présente dans les régions voisines et organisant des expéditions militaires et commerciales vers la corne de l’Afrique, la VIème dynastie (-2 364 à -2 181) voit se développer le pouvoir local de certains nomarques (administrateurs des nomes / provinces) et la remise en cause du pouvoir central memphite, ce qui aboutira à un profond bouleversement. Les grands fonctionnaires locaux constitueront une véritable noblesse féodale dont les intérêts seront souvent en opposition avec ceux du souverain. Ils obtiendront le droit de transmettre leurs charges en héritage, aussi les terres et les paysans qui en constituaient l’apanage.

Avec la Vème puis la VIème dynastie, suite à des séries de Révoltes populaires contre la construction des pyramides (construites par des artisans, dont une partie avec du « béton »), les dimensions de celles-ci se réduisent (on augmente la taille des centres Collectifs, on diminue celle des insignes de pouvoir personnel) : la plupart des souverains de cette dynastie seront ensevelis à Saqqarah, dans des pyramides de petites dimensions. Les tombes des nobles, appelés mastabas, prendront place au pied de ces pyramides.

La VIème dynastie (règne de Téti, de -2 364 à -2 334) débute dans un climat d’Insurrection. Téti monte sur le trône et, afin de légitimer son pouvoir, épouse une fille d’Ounas qui lui donnera Pépi Ier. Il engage des mercenaires nubiens pour mâter la Révolte dans plusieurs nomes et pour rétablir son autorité. Il confie à son architecte Mineptah-Ank-Mériré la mission de construire un double palais royal et une « petite » pyramide pour son tombeau de 80 mètres de côté et de 45 mètres de hauteur. Le pharaon saura s’entourer de premiers vizirs compétents, notamment Kagemmi et Méri qui rétabliront l’ordre et le pouvoir sur les nomes Rebelles.

La vallée du Nil sera colonisée jusqu’à la troisième cataracte sous la VIème dynastie. Les souverains enverront de nombreuses expéditions, Pacifiques, vers le Sud sous les règnes de Pépi Ier (-2 315 à -2 250). Les 35 années de son règne connaîtront plusieurs Soulèvements de nomes qui feront alliance dans les petites provinces pour s’opposer au pouvoir du pharaon. Les victoires remportées par le vizir Ouni dans le Sinaï et en pays de Canaan ne suffiront pas à rétablir l’autorité du roi, qui assistera impuissant à la montée du courant séparatiste qui marquera l’avènement de la VIIème dynastie. Une conspiration dans le harem laisse supposer que le règne de Pépi Ier n’a pas été facile. Il mènera une politique de grands travaux dans les principaux sanctuaires de Haute-Égypte à Dendera, Abydos, Éléphantine et à Hiérakonpolis. Il tente alors de rehausser la symbolique de son pouvoir en glorifiant la religion et les dieux, justement à l’origine (ou en tout cas justification) de son autorité.

Méren Rê II (mort vers -2 181) n’aurait régné qu’un an et serait l’époux de Nitocris qui, selon Manéthon, sera la dernière reine de la VIe dynastie. Elle aurait entraîné dans sa mort les meurtriers de son époux. Cette figure légendaire pourrait recouvrir celle de Neith, femme de Pépi II. Celui-ci succède au court règne de son frère et va régner plus de 60 ans sur l’Égypte, menant de nombreuses expéditions, devenues militaires sous son règne, vers le Sud. Mais il n’osera pas prendre position sur les princes conspirateurs.

 

A la fin de la VIème dynastie, une crise économique, politique et sociale de grande ampleur frappe progressivement l’état égyptien. À terme, elle provoque notamment la désagrégation de l’état centralisé. Après la mort de Nitocris, qui marque la fin de l’Ancien Empire, la dynastie est victime d’une Révolution sociale. La monarchie memphite s’effondre définitivement sous le choc d’une invasion étrangère. À l’est du Delta, les nomades ne cessaient de s’approcher des terres cultivées pour y abreuver leurs troupeaux. Ils regardaient les riches campagnes avec convoitise et, seule, une organisation bien conçue pouvait les empêcher de s’introduire en Égypte et de s’y installer, car ils étaient insaisissables, se déplaçant sans cesse et n’exposant aux coups des sédentaires que des fractions minimes de leurs tribus. La décomposition du pouvoir central et, sans doute aussi, l’incapacité des nomarques locaux expliquent leur pénétration dans l’intérieur du pays. D’ailleurs, les féodaux livrés à eux-mêmes finirent par négliger l’intérêt général. Leur égoïsme engendra une Révolution au cours de laquelle les titres de propriété furent abolis, les lois divulguées et foulées aux pieds et les grands réduits à la misère. Les tombes royales et le palais royal furent violés et le souverain divin, lui même, avili.

Cette fronde expliquerait en partie notre manque de renseignements sur les noms des divers architectes royaux de la IVème dynastie qui ont également construit des pyramides et le martelage des figures de Chéops : la seule image que l’on possède de lui provient d’une petite statuette brisée en mille morceaux ; même les trésors des pyramides ne furent pas épargnés. Comme le révèle le chant mélancolique du harpiste : « Les dieux (les rois) qui furent jadis ensevelis dans leurs pyramides, qu’est-il advenu d’eux ? Leurs murs sont tombés en ruines, leurs places ne sont plus ; c’est comme s’ils n’avaient jamais existé ! ». Et jaillit de ses lèvres comme une philosophie qui explique aux générations futures la vanité des choses et la nécessité de mourir : « Les corps passent et disparaissent, tandis que d’autres demeurent depuis le temps des ancêtres. Les plaintes ne sauvent personne du tombeau, car il n’est accordé à personne d’emporter avec soi son bien, et aucun de ceux qui sont partis n’est revenu ! S’il est une chose que tu peux acquérir et que jamais tu ne perdras : donne du pain à celui qui a faim et n’a pas de champ et assure-toi à tout jamais un bon nom auprès de ta postérité ».

Il faut noter, par ailleurs, que cette catastrophe sociale eut un résultat positif et durable : l’accession du Peuple aux rites funéraires. Les conceptions et pratiques funéraires n’échappent pas à l’esprit de réforme et voient apparaître le rôle important accordé à Osiris.

Seul le roi possédait de plein droit l’immortalité, parce qu’il était dieu. Il pouvait la communiquer à qui il voulait pour se donner dans l’au-delà une cour et des serviteurs. Il possédait des recueils liturgiques qui assuraient son existence impérissable, les Textes des pyramides. Or, après la Révolution, les simples particuliers s’approprièrent des rituels similaires qui sont à l’origine des Textes des sarcophages, que l’on inscrira sur les parois des cercueils au Moyen Empire. Les Égyptiens attachaient donc au moins autant d’importance à assurer la pérennité de leur vie d’outre-tombe qu’à acquérir des biens immédiatement utilisables. C’est un trait de caractère que le Peuple souligna dès cette époque.

L’effondrement de l’état engendra toute une série de principats indépendants du pouvoir central. Cette période, qui coïncide avec les VIIème-Xème dynasties (vers -2 180 / -1 987), est appelée la Première Période Intermédiaire. Elle est marquée par une importante crise économique, due aux lacunes du contrôle centralisé de la crue du Nil, qui provoqua des récoltes insuffisantes, engendrant ainsi des conflits sociaux qui créèrent un climat général d’instabilité. Les pharaons de Memphis, qui se chevauchent parfois, n’interviennent que très rarement dans les rouages du pouvoir administratif en place à Abydos. L’alternance au pouvoir est rapide.

 

-1 169 : Ramsès III (de -1 198 à -1 166) se consacra à la reconstitution du pays, en particulier les temples. Des problèmes économiques, en l’an 29 de son règne, entraîneront les travailleurs, chargés de la décoration des monuments de la Vallée des Rois, de Deir el-Medina dans la Grève : ils Protestèrent contre le retard de ravitaillement (deux mois), se couchant devant les remparts de Médinet-Habou, après avoir commis un mauvais coup contre le tombeau de pharaon. Les salaires avaient été détournés par de hauts fonctionnaires peu scrupuleux et les ouvriers se tuant à la tâche n’avaient pas été écoutés.

 

Les Israélites ont témoigné d’une des fois les plus brûlantes, mais ont également Contesté avec beaucoup d’audace non seulement les puissants – maîtres de l’intérieur ou de l’extérieur qui les dominaient –, les guerres, le luxe insolent, l’injuste répartition des richesses, mais aussi l’ordre établi par Yahweh.

L’une des plus anciennes et des plus profondes Contestations de l’humain surgit du Livre de Job (dates et origines difficilement précisables, mais il ne semble pas être juif et il daterait d’avant le Pentateuque, cinq livres traditionnellement attribués à Moïse, donc vers le -XIIè siècle). Étant un juste, il intente un procès à Yahweh qui, ayant fait un pari avec le diable, joue avec lui. Il est le cas-type de l’injustice divine.

Le prophète postérieur Hababuc expose ses griefs à Yahweh, formulant devant lui sa plainte : « Pourquoi conserves-tu le silence quand le méchant engloutit un plus juste que lui ? »

 

Les prophètes israélites, différents par le tempérament, par leurs conclusions s’accordaient dans une totale austérité, dans un pessimisme immédiat, annonçant la ruine du pouvoir, de la société, de la nation. Leur Révolte partait de l’inégalité que l’évolution des structures avait rendue plus criante : « A la possession Collective du sol s’était substituée la propriété individuelle. La Solidarité du clan, si rigoureuse chez les nomades, s’était relâchée et la Fraternité qui y régnait autrefois avait laissé le champ libre aux égoïsmes des particuliers ». Ainsi, la scission entre les classes sociales ne cessait de s’accentuer : il y avait d’une part les riches qui se trouvaient en même temps les juges, et d’autre part les pauvres, exploités par leurs maîtres, victimes de l’arbitraire du roi.

 

Vers -1 000 : Jonadab, fils de Rekab, préconise le retour à la vie nomade qui agrée au dieu du désert. Plus de champs ni de vignes : c’est la civilisation matérielle toute entière qu’il met en cause.

 

-970 à -931 : Grand réformateur, Salomon dota son royaume d’une administration perfectionnée, de prestigieuses constructions et d’un commerce florissant. Qu’il s’agisse de l’entretien de l’armée et de l’administration, ou de la construction du grand Temple de Jérusalem, les réalisations de Salomon firent peser une très lourde charge sur les ressources nationales.

-934 : Ahia de Silon, prophète de Juda, réclama, au nom de Yahweh, la rénovation sociale de Juda, dénonçant impitoyablement les injustices sociales. Jéroboam, qui se Révolta contre Salomon, fuit en Égypte.

-931 : A la mort de Salomon, le Peuple réclama à son fils héritier Rohoboam (brutal et mauvais gestionnaire des affaires politiques), l’allégement d’un fardeau financier (levée de lourds impôts et institution de la corvée) devenu écrasant. Les Anciens se réunirent à Sichem et exigèrent de Rohoboam, également présent, qu’il allège les charges devenues si accablantes sous Salomon. Rohoboam refusa brutalement. Le mécontentement de onze tribus sur les douze, entretenu par les manœuvres du pharaon Chechonq Ier, vint à bout de l’unité du territoire (les Anciens ayant  rompu avec la dynastie de David) qui fut scindé en deux royaumes rivaux : au Nord, celui d’Israël mené par Jéroboam (les Anciens l’élevèrent à la royauté d’Israël, car avant qu’il ait levé la main sur Salomon, le prophète Ahia de Silo l’avait déjà désigné comme futur roi d’Israël au nom de Yahweh) et au Sud, celui de Juda, fidèle à Rohoboam.

 

-882 : Élisée était un prophète d’Israël, disciple d’Élie (individualiste, il lutta pour maintenir dans sa pureté l’ancien culte de Yahweh, notamment en détruisant les hauts lieux de Baal, dieu phénicien de l’orage et de la fertilité, lié au culte du Veau d’or). Il ne s’adressait pas aux riches et aux puissants mais encourageait le Peuple à se Libérer lui-même. Il fut l’un des premiers à mener une action Révolutionnaire. Il préconisait la suppression des corvées et de l’esclavage (vers -820).

 

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