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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Tous nos textes sont présentés sur http://Collectif12Singes.over-blog.com et nos livres ont une version eBook : "Lendemain du Grand Soir" ; "La philosophie south-parkoise, ça troue le cul !!!" ; "Bouquin Coquin et Taquin d’une Catin et d’un Libertin" ; "Photograffi(ti)es d’Expressions Murales : Pierres Philosophales"

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L’idée, pour Partager auprès du plus grand nombre et facilité la lecture, est de mettre à disposition les contenus synthétisés par nos soins, puis les internautes le désirant peuvent télécharger les pdf illustrés ou commander les livres papier imprimés par un professionnel

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

 

Jarre de l'Aven de la Poterie (photo issue du site http://www.cournongrac.org)

Jarre de l'Aven de la Poterie (photo issue du site http://www.cournongrac.org)

 

*** Malheureusement, nous n’avons pu finir à temps cette synthèse vue la quantité de sources à traiter sur le riche passé de cette commune. ***

 

Cournonterral est située au bord du Coulazou, une rivière au cours irrégulier qui prend sa source à la Boissière et se jette dans la Mosson.

En remontant un peu plus de 1000 ans en arrière, Cournonterral n’existait pas. Cependant des gens vivaient entre les collines de la Moure et le massif de la Gardiole, territoire occupé aujourd’hui par cinq communes (Cournonterral, Cournonsec, Murviel-lès-Montpellier, Pignan et Fabrègues).

 

À l’ère secondaire, pendant la période Jurassique, des dinosaures ont probablement occupé le site. Une vertèbre et une empreinte de cet animal ont été trouvées dans le Coulazou.

Ce sol a connu également de formidables secousses. Ainsi sont apparues au tertiaire des massifs montagneux comme la Gardiole au Sud, et au Nord le pli de Montpellier qu’on appelle aussi les Collines de la Moure, ou ici le Grand Pioch. À la fin du tertiaire, nouveau bouleversement. Une mer, la Téthys, envahit le pays pour se retirer des millions d’années plus tard en laissant des traces de son occupation. Témoins, les nombreuses ammonites retrouvées dans les garrigues, les coquilles d’huîtres parfois géantes déterrées lors de travaux des champs, les dents de raies primitives trouvées dans les marnes bleues du Coulazou.

 

Au cours des millénaires, la mer s’est retirée, la végétation a recouvert la campagne. Des animaux terrestres de variétés différentes en fonction des ères climatiques sont apparus.

Pendant les périodes glaciaires, certaines espèces d’animaux ont habité ce territoire. Des ours, des rennes, des mammouths, des cerfs élaphe ainsi que des équidés ont été découverts : trois ossements de cerfs (ressemblant au Wapiti actuel), un équus (petit cheval) dans la Grotte du Squelette, une rotule de mammouth dans la Grotte de Farailles, des ossements de rennes et d’ours dans la Grotte d’Antonègre, et un site de 1000 m2 d’ossements d’animaux au lieu-dit Ste Cécile.

 

 

Le Massif de la Moure (près de Cournonterral, cet îlot calcaire se relie étroitement à la chaîne de la Gardiole - qui elle n'a fourni aucune cavité souterraine à l’exploration), renferme des grottes préhistoriques : Puits de l'Aven, Ravin de la Baumette, La Baume de Bioges, Pigaba, Combe Martine. Dans toutes ces grottes, on a trouvé des fragments de poteries et de vieilles monnaies.

 

La plus intéressante au point de vue géologique a pour nom "Pigaba", en souvenir de Pioch, Gachon et Bastide, qui la découvrirent.

La Baumette n'est qu'un grand couloir au fond duquel, par une petite ouverture, on pénètre dans une petite salle. Un grand boyau en forme de cheminée conduirait au sommet de la montagne, d'une altitude de 50 mètres.

Un peu au-dessus, à gauche de la Baumette, se trouve la Grotte Pinède, assez curieuse, où l'on pénètre en descendant par une échelle de 7 ou 8 mètres. Le dôme est superbe, mais comme dans les autres grottes, la pioche et le marteau démolisseurs ont abîmé stalactites et stalagmites.

 

Celle désignée sous le nom de Baume de Bioche ou Bioges est historique et c’est la plus rapprochée du village (lors de la révocation de l'Édit de Nantes, les protestants s'y réunissaient pour y exercer leur culte ; en juin 1696, elle fut fermée par ordonnance de Mgr l’Intendant du Languedoc aux Consuls de Cournonterral). Elle forme deux salles et un palier. Le couloir en pente qui conduit à la première salle est très étroit, et les grosses pierres roulées dans ce couloir occupent un coin de la salle ; stalactites et stalagmites sont abîmées ; la voûte est basse.

 

 

De la période Néolithique où le nomadisme a perduré, on retrouve des vestiges qui montrent également un début de sédentarisation des populations. Au lieu-dit Garrigue Plane, il y a des traces d’un vaste habitat du néolithique final avec la présence d’un tumulus (sépulture faite d’un amoncellement de pierres). Au lieu-dit Grotte de l’Enfer, un grand vase cassé de forme sphérique, un bol cylindrique ainsi qu’un fragment de grand vase globuleux orné de cordons ondulés (type d’ornementation bien connue à cette période dans la région) ont été découverts. Sur le Causse d’Aumelas existent également des traces d’habitat de populations sédentaires, ainsi qu’un tumulus.

 

Au lieu-dit Canteloup, un site (l’herm) a été mis à jour, composé de traces d’habitats temporaires disposés en cercle et clôturés pour protéger les hommes et troupeaux des loups et autres prédateurs. Ces Hommes, bergers, semi nomades étaient de type Chasséen, Ferrières, Verazé. Leurs modes de vie, quoique différents, se caractérisaient malgré tout par le fait qu’ils étaient tous des bergers itinérants avec déjà une organisation cultuelle (tous les Dolmens du Languedoc ont été édifiés par eux) et se fixaient sûrement quelques mois sur des pâtures, avant d’aller ailleurs et revenir quelques mois ou années plus tard dans les mêmes endroits. Une autre des particularités de ces tribus était d’utiliser le cuivre pour parfaire leurs outils en pierre, cuivre daté comme issu de la mine de Pioch farus à Cabrières dans l’Hérault. Au cours d’une prospection sur le plateau d’Aumelas, un aven a été découvert, baptisé Aven de la Poterie à cause de la jarre qui y fut découverte à 8 mètres de profondeur. Cette jarre est datée entre -2 800 et -2 000. Elle servait à recueillir de l’eau de percolation ou des vivres.

 

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