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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Tous nos textes sont présentés sur http://Collectif12Singes.over-blog.com et nos livres ont une version eBook : "Lendemain du Grand Soir" ; "La philosophie south-parkoise, ça troue le cul !!!" ; "Bouquin Coquin et Taquin d’une Catin et d’un Libertin" ; "Photograffi(ti)es d’Expressions Murales : Pierres Philosophales"

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L’idée, pour Partager auprès du plus grand nombre et facilité la lecture, est de mettre à disposition les contenus synthétisés par nos soins, puis les internautes le désirant peuvent télécharger les pdf illustrés ou commander les livres papier imprimés par un professionnel

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Comme nous passons brusquement du froid au chaud et que les touristes vont arriver, afin qu’ils connaissent mieux la région nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

 

Un grand MERCI à Laure CHARPENTIER, Accompagnatrice en Montagne, spécialisée dans la randonnée commentée (botanique, faune, histoire, patrimoine, géologie, photos...), pour avoir attiré notre attention sur ce site, et sur d’autres qui seront synthétisés par la suite.

Passez voir son blog (en cours de construction), qui vous propose : "Découvrir et Connaître l'Hérault". Des parcours atypiques à travers les plus beaux sentiers. De la vraie randonnée sans performance et dans la convivialité.

La nécropole de Toucou (à Octon), au centre d'autres menhirs et dolmens, près de ce qui est devenu aujourd'hui le lac du Salagou (carte GoogleMaps de la Préhistoire du Languedoc-Roussillon, voir https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=zRpXnMc9mISE.kLiNyDOKMzLE)

La nécropole de Toucou (à Octon), au centre d'autres menhirs et dolmens, près de ce qui est devenu aujourd'hui le lac du Salagou (carte GoogleMaps de la Préhistoire du Languedoc-Roussillon, voir https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=zRpXnMc9mISE.kLiNyDOKMzLE)

Le Lodévois s’étend tout autour de la ville de Lodève et est coincé entre les Garrigues et le causse du Larzac. Le paysage est marqué par un sol de roches rouges (les ruffes) et par des collines qui sont d'anciennes coulées de lave. Le rouge des roches donne un aspect semi-désertique : il s’agit d’épais dépôts sédimentaires accumulés il y a environ 265 millions d’années, pouvant atteindre jusqu’à 3 km d’épaisseur. Leur couleur est due à la présence d’oxydes de fer. La présence de nombreuses fentes de dessèchement, de ripple-marks (ondulations gravées par l’eau) et de nombreuses empreintes de "reptiles" (cf. La Lieude) permettent d’imaginer un paysage marécageux où alternaient constamment périodes sèches et périodes humides.

Du Lodévois au Cap d’Agde, une véritable chaine de volcans a traversé la région. Les volcans de l’Hérault avaient une activité comparable à celle du Stromboli en Sicile : des coulées de lave s’étendaient autour du cône volcanique tandis que le dégazage du magma provoquait de petites explosions : la lave projetée en l’air se refroidissait en bombes, aussi appelées "miches de pain" en raison de la forme qu’elles ont prises en s’écrasant au sol. Quelques-unes sont encore observables. Dans le bassin de Lodève, l’érosion a fait presque disparaître les cônes volcaniques mais permet de dévoiler en revanche, la formation d’orgues basaltiques, également présentes en ces lieux. Lorsque la lave en fusion finit par se refroidir, le basalte diminua de volume et ceci se traduisit par la formation de fissures de rétraction. Ainsi se cristallisèrent ces orgues de pierre basaltique. L’érosion active de la région permet donc d’observer cette lave refroidie et dégagée alors que les coulées coiffent maintenant les plateaux. En effet, entre -2,5 et -1,4 millions d’années, des montées de lave ont envahi la ruffe par les fissures pour se répandre dans des vallées. Depuis, l’érosion a creusé la ruffe tendre tout autour et les coulées plus résistantes se retrouvent en hauteur. Le basalte se situe donc aujourd’hui en altitude, ce qui n’est pas conforme au déroulement géologique : il y a eu inversion du relief (les géologues diraient concernant ces plateaux « qu’il s’agit de "mesas" ou "planèzes" constituées de plusieurs coulées volcaniques imbriquées et qui reposent sur une topographie plio-quaternaire, mises en inversion de relief par érosion différentielle et culminée par une paléosurface quaternaire »).

 

Dans la zone des Avant-Monts du Languedoc, adossée aux premiers contreforts du Massif Central, le patrimoine naturel est important : nombreuses grottes dont celle d’Aldène dans le Minervois décorée de peintures pariétales et comportant des empreintes d’Hommes et d’animaux datant de 8 000 ans, gouffre de Cabrespine, grotte de Limousis, défilé de l’Ilouvre, gorges de la Cesse, de Poussarou et de l’Orb... Il en est de même pour le patrimoine culturel qui compte de nombreux dolmens, tumulus, villas romaines, églises, châteaux, ruines, villages typiques.

Dans la vallée, la succession d’épisodes de creusement et de remblaiement après la venue des basaltes a crée des terrasses faites de galets transportés par le cours d’eau (ou alluvions). Ces zones assez fertiles ont permis notamment l’installation de la vigne. Mais le problème récurrent du manque d’eau freinait les activités agricoles (l’aménagement du lac artificiel du Salagou en 1968 se voulait une réponse pour fournir les apports d’eau nécessaires à une diversification des cultures). Quand plaines et plateaux sont déjà utilisés, l’Homme se tourne vers les flancs pentus des collines et y édifie de longs murets pour y retenir la terre et ainsi éviter le ruissellement et l’érosion. Car si le climat est méditerranéen, doux l'hiver, chaud et sec l'été, l'automne est la période des fortes précipitations.

 

Au loin, des affleurements de roche calcaire, blanche et dure, sont visibles. Les plateaux sont nus et pierreux. Là, comme sur tous les causses, la seule activité possible est l’élevage. À l'âge de pierre des tribus colonisent le causse : c'est l'aube d'une civilisation de pasteurs, activité dont la pérennité s'est inscrite dans le temps. La transhumance se pratique déjà et se créent les drailles, ces pistes que suivent encore les troupeaux d'ovins à l'estive. Stations de surface, fonds de cabanes, grottes-habitats illustrent cette période Néolithique qui va de -5 000 à -2 500. À la fin de cet âge le territoire paraît assez peuplé. Ainsi, les grottes des bords des gorges de la Vis ont apporté au spéléologue ou au préhistorien témoignage de la vie de l'Homme au Néolithique (les nombreuses grottes avaient des vocations définies, habitats et funéraires à Soulagets, grotte poterie à Sablières, grottes citernes). Nous savons également que certaines failles de rochers servaient de sépulture avant les dolmens comme au lieu dit "las fovias" les fosses au Viala (fissures verticales de plus d'un mètre de profondeur contenant des objets néolithiques).

La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries est située sur le plateau calcaire du Larzac, plus exactement dans l'appendice méridional de ce dernier, entre le Cirque de Navacelles, Saint-Guilhem-le-Désert et Lodève. Le mot Vacquerie vient de vaccaria : lieu où paissent les vaches, terre inculte livrée au pâturage. Des "grottes-citernes" servaient à récupérer l’eau au chalcolithique et à l'âge du bronze. On trouve des traces d'habitat et d'enceintes datant de l'âge du cuivre sur les sites de Saint-Martin d'Azirou, Montsaloux, La Trivalle, Sablières et la Vernède. De nombreux dolmens, tumulus, menhirs et cavités sépulcrales témoignent d'une démographie particulièrement développée au Néolithique final. L'aven de Saint-Martin d'Azirou présente des restes de construction, du matériel lithique typique du Rodézien ainsi que de la céramique. Dans la grotte sépulcrale de Maurous furent découverts neuf grands vases funéraires datant de l'âge du bronze, exposés aujourd'hui au musée de Lodève.

Le grand dolmen de Ferrussac fut aussi utilisé comme sépulture collective. Les fouilles ont permis de répertorier de nombreux ossements humains (jusqu'à 60 individus), et un mobilier très riche témoignant des différentes périodes d'utilisation (perles, colliers, couteaux, pointes de flèches, céramiques, parures de bronze).

 

En Lodévois-Larzac, plus de 450 mégalithes (dolmens et menhirs) ont été répertoriés, plus ou moins en bon état : dolmen de la Bruyère d'Usclas (St-Privat), dolmen de Coste-Caude/Costa-Caouda (La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries), Grand dolmen de Ferrussac (La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries), dolmen de Coste Rouge (l'Ostalet das Fadas, la maison des fées), dolmen de Grandmont (sur la propriété du Prieuré de Grandmont à Soumont), quatre menhirs de la plaine du Coulet (La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries / St-Maurice de Navacelles).

Entre -3 500 et -2 800, les Hommes du néolithique final ont érigé les dolmens, monuments funéraires collectifs, quelques fois réutilisés à l'âge du cuivre (-2 800) et à l'âge du fer (-800). Le Lodévois a la particularité d’être constitué de roches gréseuses et basaltiques et dans une moindre mesure calcaires. Cela donne des dolmens et menhirs en basalte sur le petit plateau d’Octon (une dizaine de mégalithes) ou de superbes monuments en grès comme les dolmens du domaine de Grammont au Bosc (le Belvédère, Coste-Rouge, etc.) et alentours (Bruyère d’Usclas, la Fourille, etc.). Les dolmens prédominent mais le nombre de menhirs est faible. Les plus grands menhirs du Lodévois sont de taille assez modeste comme le menhir de la Quille (3 m) et le menhir couchée de Basse (3,30 m). Les dolmens sont en général de plan simple, à couloir, constitués d'une chambre, dont les parois sont composées de grandes dalles verticales surmontées d'une table monolithique. La chambre et son couloir d'accès étaient recouverts d'un tumulus (butte artificielle constituée d'un amas de pierres et de terre).

La région de Saint-Pierre de la Fage à une dizaine de kilomètres au nord-est de Lodève est particulièrement riche en mégalithes. On a recensé en effet au Bosc Gamasc une bonne trentaine de monuments mégalithiques, deux tiers de dolmens et un tiers de menhirs.

Il faut également signaler l’ensemble mégalithique de Toucou à Octon, classé aux monuments historiques de l'Hérault depuis 1956.

 

0 Km

Ensemble dolménique dit de Toucou (D)
Lacade

Voir T4T35.fr pour avoir les images

Octon

0 Km

 

Menhirs de Lacade

Ils sont situés sur le bord Ouest du plateau de Toucou. Le premier mesure 1,20 m de haut et se dresse au centre d’un cromlech pavé de petites dalles, l'autre à peine 0,40 m disposé en satellite à 1 m du cercle de pierres.

Octon

0,1 Km

 

Dolmen dit de Toucou (C)
Lacade

Octon

0,1 Km

 

Dolmen dit de Toucou (E)
Lacade

Octon

0,2 Km

 

Dolmen dit de Toucou (F) : bord Ouest du plateau
Lacade

Octon

0,2 Km

 

Dolmen dit de Toucou (B)

Dolmen situé 40 mètres au sud du Dolmen dit de Toucou (A). Il ne reste que l'orthostate Est (1,20 m sur 0,8 m de haut) et le chevet. Orientation Sud-Sud-Ouest.

Octon

0,3 Km

 

Dolmen dit de Toucou (A)

Bordure Nord-Ouest du plateau de Toucou, à la limite de la pente. Il reste la dalle de chevet, en place, qui lui donnerait une orientation atypique au Nord-Est

Octon

0,3 Km

 

Dolmen dit de Toucou (G)
Lacade

Octon

0,4 Km

 

Dolmen dit de Toucou (H)
Lacade

Octon

0,5 Km

 

Menhir de Lacade (B)

Joli petit menhir de 80 cm

Octon

1,3 Km

 

Menhir de Carols

Petit menhir de 80 centimètres situé au point IGN 407, au sommet de la colline de Carols

Octon

1,4 Km

 

Dolmen de Fourille (plateau du Cayroux)

Le Puech

2,5 Km

 

Menhir de Basse

Menhir de plus de 3 mètres

Octon

3,7 Km

 

Dolmen de Lavalette

Lavalette

3,8 Km

 

Dolmen du Mas Trinquier (B)

et

Dolmen du Mas Trinquier (A)

 

Couloir en "p", court, dans un terrain à forte inclinaison. Les deux dolmens sont très proches l'un de l'autre : on peut envisager que le tumulus fût commun et relativement complexe

Lavalette

3,8 Km

 

Lavalette

4,2 Km

 

Menhir dit la Pierre de la Sûre

Sur la butte-témoin permienne coiffée de lave de la Sûre, un prisme de basalte labradorique est planté perpendiculairement à la pente : hauteur 2 mètres avec une largeur de 0,90. Il domine un fond de cabane et trois tumulus et le défilé des « Détroits » où passe une voie antique, allant de la moyenne vallée de l'Hérault à la haute vallée de l'Orb

Liausson

4,6 Km

 

Grottes de Treviols

Grottes fermées : deux crânes, divers ossements humains et de cheval ainsi que des silex, le tout daté du paléolithique supérieur

Lodève

4,8 Km

 

Menhir des Moulières

Lavalette

5,4 Km

 

Menhir dit la Pierre Droite de l'Ouïsse :

De l'autre côté de la muraille jurassique du Mont-Liausson, au pied des Lousses et en haut de la combe des Lousses, il marque le centre d'un amphithéâtre exposé au midi. Posé d'aplomb sur le sol très en pente, il a 2,60 m de hauteur, 2,25 m de largeur, 1,20 m d'épaisseur, il est à proximité de deux petites nécropoles du Premier âge du fer (2è ou 3è quart du -VIè siècle) :

a) La première est située dans le tènement de la Plaine, au lieu-dit Les Faïsses (débris d'amphores étrusques, fibule en bronze à tête conique et arc surélevé, tiers d'un plat de bronze (diam. de 0,20 m), dont le marli est décoré de bossettes obtenues au repoussé).

b) La seconde se trouve à 150 m à l'Ouest de la tour du Pigeonnier (céramiques hallstattiennes, amphore étrusque, 2 fibules en bronze à tête conique et arc coudé). L'habitat correspondant pourrait se trouver sur une colline voisine où la céramique indigène abonde.

Mourèze

5,7 Km

 

Menhir du Mas Canet
Peyre Drèche

La largeur et la hauteur sont de 2,50 m environ. Sa partie gauche a été retaillée et il y a une cupule sous la première marche à gauche.

Au lieu-dit Le Castellas, gisement occupé depuis l'Âge du Bronze jusqu'à l'époque de la Tène (céramiques indigènes, fibule de bronze du type de la Certosa)

Mérifons

6,8 Km

 

 

Lodève

7,6 Km

 

Menhir dit la Pierre des Clapisses

Bloc de basalte de 1,60 m de hauteur, massivement courbé vers le sommet, debout près du fossé

Valmascle

7,8 Km

 

Dolmens de l'Ambeyran

Le territoire des Plans et la vallée de la Soulondre sont occupés depuis la préhistoire (axe entre Saint Thiberry et Rodez en passant par Lodève, Les Plans et Millau). Dans la vallée du Rau de l'Ambeyran, se trouvait un dolmen, visible au début du siècle, non loin du hameau de l'Ambeyran. Vers le plateau du Grézac, admirez l’axe de passage, le point de vue sur Lauroux, le lac du Salagou, par temps sec Sète et le Mont Saint-Clair... Sous le chemin se trouve le Dolmen de Boufarie, avant d'amorcer la descente qui ramène aux Plans

Les Plans

8,2 Km

 

Dolmen des Roudanergues

L'entrée est orientée Sud-Sud-Ouest et il y a des restes du tumulus mais pas de trace de couloir

Pézènes les Mines

8,6 Km

 

Pentes du Grézac

Un nombre important de tessons, silex, fibules, etc. retrouvés sur un site d’habitat de hauteur permet de conclure à une présence humaine à cet emplacement du milieu du néolithique moyen (Chasséen), ainsi que l’atteste le dolmen n°1 du Grézac dit dolmen des Plans

Lodève

8,6 Km

 

Dolmen de Levas

Carlencas et Levas

8,9 Km

 

Monument dit les Écuelles du Diable

Bassins et rigoles creusés dans un ensemble de bloc de grès

Bosc

8,9 Km

 

Menhir de Grandmont

Menhir plus large que haut (1,40 m)

Bosc

8,7 Km

 

Dolmen dit de Coste Rouge
L'Ostalet das Fadas; Grandmont

Dolmen à couloir orienté sur l’azimut 222°, Dec -31 (angle dans le plan horizontal entre la direction d'un objet et une direction de référence ; en astronomie, on compte l'azimut à partir du Sud, sachant qu’ici tous les dolmens sont orientés au Sud), ouverture en porte-de-four, deux murs de soutènement inclus dans le tumulus. La chambre sépulcrale est constituée de dalles en grès de Trias (ère secondaire), alors que les murs circulaires sont en rhyolite (granite). La table mesure 3,15 mètres sur 3.

Soumont

9 Km

 

Dolmen du Belvédère (A)

Beau dolmen à couloir orienté Az 194°, Dec -43, christianisé par une croix gravée sur un des supports et couvert par une table de 3,20 mètres sur 2,10. Dolmen à couloir.

Bosc

9,1 Km

 

Dolmen de Grandmont

Dolmen à 110 mètres plus bas que le dolmen précédant et à 60 mètres environ au Sud-Est du Dolmen dit de Coste Rouge. Il est ruiné mais la dalle côté Sud-Est est debout, et deux à terre dans un tumulus ceinturé par deux murets de pierres

Bosc

9,5

 

Dolmen du Pigeonnier de Sallèles

Dolmen à couloir orienté Az 212°, Dec -36, avec une table très imposante, mais le tablier de couverture n'est plus en place.

Bosc

 

Les sols basaltiques des plateaux, conséquence de l’inversion géologique, créent une nouvelle donne avec un type nouveau de paysage.

 

C'est une pointe dite tardenoisienne, trouvée en surface dans une vigne de la commune d'Octon sur le tènement (réunion d'un ensemble de terrains) des Quatre-Chemins qui indique la présence de mésolithiques (jusqu'à présent il n'y avait pas de mésolithique bien caractérisé en-dehors de la grotte de Bize, que sa situation marginale rapproche davantage de la vallée de l'Aude). Ce petit outil, parfaitement conservé, a 27 mm de long, pour 9 mm de large et 2 mm d'épaisseur. Il est pris dans une lamelle de silex beige translucide, à section trapézoïdale. Un des côtés est rabattu en arc de cercle mais la base est rectiligne. Le tranchant naturel porte de petites éclatures dues au travail de la pièce. Tardenoisienne ancienne, cette pointe est un vestige certain d'une occupation ancienne du Nord du département. Cette industrie microlithique correspond aux débuts du Néolithique

 

La plaine cultivée entre Octon et Salasc articule les abords avec la haute vallée du Salagou et les monts d’Octon : les parcelles y sont dédiées aux cultures fourragères et céréalières, ainsi qu’à l’élevage bovin et ovin. En effet, la présence de ruffes rendait difficile les cultures sur ces sols argileux et imperméables. La mise en place de l’habitat à Octon révèle cette adaptation aux contraintes naturelles. Le village était dans un premier temps formé de petits hameaux situés sur des mamelons de ruffe, les terres utilisables pour l’agriculture étaient ainsi préservées. Cette ruffe s’étale sur un bassin géographique relativement restreint et intéresse une zone d’une vingtaine de kilomètres d’Est en Ouest et seulement une dizaine de kilomètres du Nord au Sud dont les limites naturelles sont le Lodévois au Nord et à l’Est, le massif dolomitique de Mourèze au Sud et le Col de la Merquière à l’Ouest, qui verrouille la vallée du Salagou.

Octon invite à la découverte de panoramas pittoresques, une géologie à "fleur de terre" et une flore exceptionnelle au gré des saisons dans le cirque de Mourèze, adossé à la montagne de Liausson. Il s'agit d'un cirque dolomitique de plus de 350 hectares où l'érosion a façonné un paysage ruiniforme, un labyrinthe naturel de rochers aux formes étranges (le Sphynx, le Gardien, l'Oracle, l'Ours et le Berger, les Hauts Fourneaux, le Cerbère, la Tour du Guetteur, la Tour de la Brèche, la Tour du Poulailler, etc.). Le Cirque de Mourèze, a autrefois abrité les Hommes de la préhistoire (plusieurs oppida et cavernes), puis accueilli les charbonniers et les bergers. Culminant à 535 m, son sommet offre une vue panoramique imprenable sur les montagnes alentours. Son versant Nord correspond à un escarpement rocheux de calcaires plus durs.

 

Les monts d’Octon culminent à 698 m et constituent l’arrière-plan paysager au Nord de la vallée du Salagou. C’est une zone très boisée, consacrée à l’élevage et aux cultures, rappelant par endroit l’ambiance des alpages, qui offre de magnifiques vues. La faune et la flore sont d’une grande richesse et diversité. Les bois de chênes verts et chênes blancs sur les monts, côtoient les formations végétales de garrigue peu dense des versants. Sangliers, perdrix rouge, lapins, renards, blaireaux, rongeurs, couleuvres, sont quelques unes des espèces animales qui colonisent les plaines, les plateaux et les garrigues.

Le plateau de Toucou, au Nord-Est du village d'Octon est un belvédère sur la chaîne de l'Escandorgue (petit massif volcanique, il constitue une longue échine Nord-Sud qui s'ancre au Nord sur le causse du Larzac où il dépasse 850 m d'altitude - pour 400 m au Sud ; il sépare le bassin de la Lergue et du Salagou à l'Est, du bassin de l'Orb à l'Ouest ; son échine permet de relier Bédarieux à Clermont-l'Hérault et son col de la Baraque de Bral se situe entre Lunas et Lodève) et la plaine du Salagou (mais on ne voit pas le lac artificiel). Il alterne les vues sur le Lodévois, de vastes prairies herbeuses et de petites chênaies.

 

 

Le sentier pour le rejoindre par le Sud (direction vers laquelle sont orientés les dolmens) surplombe le canyon creusé par le Toucou dans les ruffes rouges puis descend dans la combe de Révérignès. L’entrée du Chemin de Carols est au pont du ruisseau du Révérignès, qui franchit le cours du Toucou. On progresse alors sur le flanc du plateau de Carols, où quelques chênes verts, une herbe drue et dense, et des ajoncs signalent une terre humide, cependant il ne coule pas d’eau. Les roches basaltiques situées en haut des plateaux constituent des réservoirs d’eau ou "château d’eau". Les eaux de pluies s’y accumulent lors des précipitations et le trop plein s’extériorise à différents niveaux de la courbe topographique; c’est ainsi que la source du Colombier est une source éphémère (elle coule en période automnale ou hivernale). Pour information, dans les premiers siècles de notre ère, à l’époque gallo romaine, cette source avait suscité l’installation d’un "Fanum", un petit temple votif dédié au culte des divinités de la terre et de l’eau. On arrive ensuite sur le plateau de Carols, qui offre un large panorama sur la Vallée du Salagou et sur les contreforts du Larzac. Successivement, en partant de l’Ouest, au-dessus d’Octon le plateau du Plan de Basse, le regard se pose sur Salasc adossé au massif de Mourèze. Ensuite le Mont Lousse, un peu bosselé s’étale en rempart devant le Mont St Jean au creux duquel le village de Liausson se dresse sur un promontoire. Poursuivant le panorama, La Sûre précède la barre du plateau de l’Auverne qui clôt la vallée du Salagou. Puis le Cébérou fait le gros dos (comme une cèbe) derrière le plateau de l’Ieuzède (ou Yeusède).

En reprenant la piste on arrive à la source de Carols, qui était une grande conque naturelle où paraît-il, même au plus fort de la chaleur de l’été, l’eau dispensait une bienfaisante fraîcheur. La roche de grès clair laisse encore apprécier l’importance de la source. On voit ici la sagesse des anciens, car d’autres sources ont été ainsi aménagées sur le plateau ainsi qu’une lavogne (bassin construit pour l’abreuvement des bêtes) sur le plateau de Toucou, à proximité des dolmens. C’est d’ailleurs à cet endroit que se trouve le menhir de Carols, un petit menhir de 80 centimètres situé au point IGN 407, au sommet de la colline de Carols.

À gauche de la piste, s’engage un sentier qui mène dans une zone de "clapa". L’étendue de ces amoncellements de pierres sèches est remarquable et s’étale sur la majeure partie du plateau. Quelles sont les origines de ces dépôts ? En languedocien, le mot clapas désigne un champ de pierres. Cependant, l’observation de certains tas de pierres révèle un matériel lithique constitué de dalles aplaties, de pierres formées en arc de cercle et quelques autres ressemblant à de petits menhirs. Il est d’ailleurs à noter qu’en remontant le plateau vers le Nord, on passe devant le dolmen de Lavit (D) et son petit frère juste à coté (C), le menhir de Lacade ferme la zone mégalithique puis on marche sur des dalles naturelles en basalte avant de descendre au fond d'un petit vallon. En redescendant sur Octon par la Métairie de Toucou, on peut apprécier une source aménagée.

 

 

Le Causse de Toucou représente une abondante nécropole lithique : des fouilles ont permis la collecte et l’identification d’un important matériel archéologique représenté par de nombreuses lames de silex taillées, des pointes de flèches, des fragments de métaux (épingles à tête globuleuse perforée du Bronze Final, mais ce type d'épingle semble cependant plus ancien : Bronze Ancien ou Moyen) et des tessons de poteries et quelques vases (du Bronze Moyen, du Bronze Final II, Premier Âge du Fer). Une cruche fut découverte dans le dolmen n°2. Datée du Bronze Final I, elle est typique du Polada récent (culture prénuragique qui s'est développée en Sardaigne au cours du –IIè millénaire, vers -2 200/-1 600, diffusée dans toute l'Italie du Nord pendant l'âge du bronze) avec le départ d'une anse en ruban décrivant sa courbe à l'endroit le plus accusé du dessin de la panse.

En outre, les dolmens n°4 et n°6 possédaient chacun deux perles d’ambre (leur apparition se situe au cours du Bronze Moyen, la matière première utilisée n'est pas d'origine locale et elle a circulé le long de l'axe rhodanien).

Plusieurs dolmens ont également donné une ou plusieurs perles en verre, plus ou moins sphériques, parfois cylindriques : une bleue et une verte clair dans le n°1 ; une en verre bleu, non fermée et cylindrique, dans le n°2 ; le n°5 contenait dans ses déblais une perle sphérique en verre blanc ; le n°6, une grosse perle sphérique en verre bleu foncé ; enfin, le n°10, dit de l'Yeusède, une en verre bleu (ou de couleur violette).

Il faut rappeler qu’on a pareillement trouvé quatre perles en verre bleu et une en pâte de verre blanc dans le dolmen n°1 de la Bruyère-d'Usclas à Saint-Privas-les-Salces. On peut les rapprocher des fragments de bracelets en bronze à décor hallstattien trouvés dans les mêmes déblais.

 

La grande majorité des réutilisations funéraires caractérisées date du Premier Âge du Fer. La répartition chronologique des tombes aménagées dans des dolmens existants correspond globalement à celle de l'ensemble des sépultures tumulaires du Languedoc Oriental : essentiellement le -VIIè et le -VIè siècles et quelques cas immédiatement antérieurs (Bronze Final III B et Bronze Final II) :

 

  1. Bronze Final II : Les Plans n°2, Notre-Dame-de-Londres (La Caumette), Arboras (Bois de la Sourde), Ferrières, Octon (Toucou n°1 et n°2)
  2. Premier Âge du Fer : Saint-Privat-les-Salces (Bruyère d'Usclas n°1 : une petite ciste incluse dans la partie Est du tumulus ; les déblais ont procuré trois fragments d'un bracelet fin en bronze, décoré de groupes de hachures obliques, caractéristique du -VIè siècle)
  3. Âge du Fer : Le Bosc (Grammont n°3), Octon (Toucou n°4).

 

Il est à noter qu’un dépôt du Bronze Final II a été découvert à Octon au tènement des Quatre Chemins. Il s’agit essentiellement de restes de matériels guerriers destinés à être fondus : un fragment de poignée d'épée du type "Loire" ou "des palafittes", reconnaissable à la perforation allongée de sa fusée (ses bords relevés permettaient de fixer des plaques de bois ou d'os destinées à faciliter la préhension. Le pommeau est remplacé par un tranchant évasé) ; deux fragments de lame d'épée, dont les cassures s'adaptent parfaitement, ont la même longueur comme si le fondeur les avait sectionnés au format désiré ; une coupe forme un losange à épaississement médian (les deux faces portent comme ornementation, de part et d'autre de l'axe, deux faisceaux de cinq traits finement gravés. Ces deux fragments ont une magnifique patine vert foncé). Les découvertes de cachettes de fondeur composées uniquement d'épées sont très rares. Il s'agit bien d'une cachette de fondeur puisque les pièces sont de toute évidence sciées pour être empaquetées. La poignée d'épée à pommeau ovale fait partie du groupe Auvernier-Möringen (le premier étant une commune suisse du canton de Neuchâtel et l’autre une ville allemande située en Basse-Saxe, dans de l'arrondissement de Northeim), dont les formes sont très variées. Elle peut dater tout au plus du Hallstatt B de Reinecke, comme la poignée d'épée du type Loire, soit d'environ -700.

 

 

Sur les tènements de La Lacade, Clos Nègre et Toucou, se trouve une série de dolmens. Ceci amène à évoquer la présence de la longue civilisation du Néolithique dont de nombreux vestiges sont répertoriés dans la région. Ainsi, aux environs du -IIIè millénaire, les Hommes construisent des sépultures sur des espaces naturellement pourvus en pierres : il s’agit des dolmens. Ce sont des tombeaux, souvent collectifs, réutilisés sur plusieurs générations. Ils ont constitués de coffre de pierre (ou chambre), les parois sont en dalles dressées, une autre pierre est posée en couvercle sur l’édifice. L’ensemble est recouvert par un amoncellement de pierres formant une protection pour les défunts. Les dolmens établis sur les plateaux sont plutôt de petite taille. Cependant, quelques-uns d’entre eux sont plus important et d’une forme allongée dite en couloir.

L’ensemble mégalithique de La Lacade, dit « nécropole du plateau de Toucou », est un groupe assez compact constitué d’une dizaine de dolmens et de deux menhirs situés, en majeure partie, sur le plateau. Tous les dolmens de Toucou sont orientés au Sud et sont en matériaux basaltiques, excessivement lourds.

 

À l'extrémité Ouest de la suite de dolmens de Toucou se trouve un emplacement circulaire (cromlech) pavé de petites dalles au centre duquel est dressé un menhir accompagné d’un deuxième élément de pierre de taille plus petite disposé en satellite. Le premier mesure 1,20 m de haut, l'autre à peine 0,40 m. Contrairement aux dolmens, aucun matériel archéologique (céramique, silex, os…) ne permet d’identifier son rôle.

Il est en basalte comme ces dolmens, et extrait de la calotte de basalte labradorique recouvrant un étroit plateau allongé d'Est en Ouest et utilisé jadis par une antique voie de hauteur. En forme de stèle de 1,20 de hauteur, 0,63 de largeur, 0,33 d'épaisseur, légèrement retaillé à la base, il est planté au centre d'un cercle de 1,60 m de rayon recouvert de petites dalles. Une pierre de dimensions bien inférieures se dresse à 1 m de distance du côté Sud-Ouest. Ce menhir, situé en haut de pente d'un petit col orienté Nord-Sud, n'est pas utilisé comme limite de commune, de terroir ou de propriété. Du point de vue de la toponymie des monuments mégalithiques, le nom de Lacade porté par ce terroir est à rapprocher des nombreux "Lacan" des Cévennes et des Causses où abondent menhirs, tombes, dolmens et parfois cromlechs.

 

Les Artenaciens ont de nombreux points communs, ou emprunts, à leurs contemporains des Grands Causses de l'Aveyron ou de la Lozère, et du Languedoc : flèches denticulées, pendeloques virgules ou triangulaires, perles à ailettes, boutons de Durfort, pendeloques en cuivre à languette, perles biconiques à renflement médian, menus objets de métal et, bien entendu, cuivre des gîtes de cette région. L'Artenacien du Quercy (ainsi nommé d'après le site d'Artenac en Charente, cette culture apparaît au Chalcolithique, vers -2 400, suite aux migrations des Danubiens vers l'Ouest. Ils descendraient des Chasséens du Quercy. Vers -2 200, les Artenaciens soumettent les peuples de Seine-Oise-Marne et ils s'installent dans le Bassin parisien. Avant l'invasion celte, les Artenaciens peuplaient la presque totalité de la façade atlantique et sont donc considérés comme les ancêtres des Aquitains) indique clairement la voie suivie vers l'Ouest par ces importations. Vers l'Est, elle se prolongeait en direction de l'aire Saône-Rhône, suivant fidèlement le "réseau" artenacien d'exportation du silex pressignien. Inversement, Languedoc et Grands Causses ont reçu de l'Artenacien, avec certainement des lames en silex du Grand Pressigny, peut-être de rares haches en silex bergeracois et quelques autres objets, comme des hachettes-pendeloques (culture de Fontbouïsse).

La diffusion des architectures mégalithiques et celle des représentations pariétales symboliques (statues-menhirs) possède des analogies troublantes avec celles du Néolithique final du Bassin parisien. La répartition des dolmens simples est plutôt continentale, bien que l'exemple de la Vendée puisse tempérer cette remarque. Ces mégalithes couvrent le Poitou, la Charente, le Périgord, le Limousin, en partie l'Auvergne, et largement le Quercy, s'arrêtant au Sud du Larzac et dans le Lodévois (groupe rouergat) au contact des mégalithes du groupe languedocien (de l’Est de l’Hérault au Gard et à l’Ardèche, en majorité dans les garrigues et à faible altitude).

 

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