Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation du Collectif des 12 Singes

 

Nous sommes un Collectif
d’écriveurs autoédités.

Pour nous suivre, connectez-vous à facebook et/ou twitter

Tous nos textes sont présentés sur http://Collectif12Singes.over-blog.com et nos livres ont une version eBook : "Lendemain du Grand Soir" ; "La philosophie south-parkoise, ça troue le cul !!!" ; "Bouquin Coquin et Taquin d’une Catin et d’un Libertin" ; "Photograffi(ti)es d’Expressions Murales : Pierres Philosophales"

*** TÉLÉCHARGEMENT ***

*** COMMANDE ***

 

L’idée, pour Partager auprès du plus grand nombre et facilité la lecture, est de mettre à disposition les contenus synthétisés par nos soins, puis les internautes le désirant peuvent télécharger les pdf illustrés ou commander les livres papier imprimés par un professionnel

 

  1. Téléchargement pdf
    illustré

     
  2. Commande livre papier personnalisé

 

 

COMMANDEZ NOS
LIVRES CRÉATIFS

Publié par Collectif des 12 Singes

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

 

Source de la Resclauze où tout a commencé à Gabian

Source de la Resclauze où tout a commencé à Gabian

 

Gabian se situe entre deux rivières, dans le pli d'une vallée, au cœur du terroir de Pézenas. Alors que s'élèvent les majestueuses Cévennes au Nord et le parc naturel du Haut Languedoc, Gabian ouvre le pas vers les plaines viticoles s'étirant langoureusement vers Pézenas et Agde, vers la Méditerranée.

 

L’histoire de Gabian commence dès les temps préhistoriques, la source de la Resclauze située au-dessus du village et les cours de la Thongue et de la Lène en faisant un endroit idéal pour s’établir. En effet, la Resclauze prend sa source au bord du Causse de Sauveplaine. Ce grand massif calcaire de plus de 600 hectares est perché au-dessus de la plaine. Il restitue en de nombreuses sources, à sa périphérie, toute l’eau qui s’infiltre à sa surface.

Les activités du Causse de Sauveplaine ressurgissent le long de la draille, sentier emprunté par les moutons pour transhumer, au détour des enclos en quadrillage régulier, bordés de leurs murs de pierres sorties des parcelles ou en "bartassant" dans les chênes.

 

 

Tout débute autour de la source, la Resclauze. C'est une source haute captée sur le plateau de Sauveplaine, dominant le village. On y trouve un échantillonnage de 5 civilisations superposées, remontant sur près de 7000 ans. La Rasclaouza témoigne de la fréquentation du lieu au Moyen Age, à l'époque romaine (céramiques, monnaies, autel votif), au Premier Âge du Fer et à l'époque néolithique.

L'approvisionnement en eau est essentiel. Les Hommes s'installent autour de la Resclauze dès le Néolithique et celle-ci révèle certains vestiges de leur occupation : tessons de poterie, tuiles, éléments de murs, pointes de flèches, haches polies.

La Resclauze apparaît comme un site d'envergure selon bon nombres de scientifiques et chercheurs. Malheureusement, la municipalité n'est pas du tout intéressée par ces fouilles et décide de ne pas donner suite à cette fabuleuse découverte. Le site de Resclauze garde encore les mystères de l'installation des premiers Hommes à Gabian.

 

 

Du silex a été identifié à la base du Bajocien (étage stratigraphique du Jurassique moyen ou Dogger, correspondant à une durée d'environ 2 millions d'années, pour un âge compris entre -170,3 ± 1,4 et -168,3 ± 1,3 millions d'années), il devait donc être utilisé par les premiers Hommes.

 

Le site de la Resclauze est travertineux. Le travertin ou tuf calcaire est une roche sédimentaire calcaire continentale, de couleur blanche quand elle est pure, mais tirant vers le gris, le jaunâtre, le rougeâtre ou le marron, selon les impuretés qu'elle renferme, caractérisée par de petites cavités (vacuoles) inégalement réparties. Le travertin se forme par dépôt de calcaire sur de la végétation (telle que mousses ou algues), aux émergences de certaines sources ou cours d'eau à petites cascades. Le carbonate précipite à cause de l'action des végétaux et des turbulences de l'eau. La végétation repousse ensuite sur le nouveau bâti, et le procédé recommence, en cycle. Cela donne un aspect insolite à ces petits torrents, qu'on appelle alors sources pétrifiantes ou tufières. À Gabian, ils occupent les pentes ou tout un interfluve en dômes intacts ou non.

 

 

Le gisement occupe une plate-forme rocheuse, sur la rive droite de la Thongue, à moins de 1 km à l'Ouest du village. Une source, aujourd'hui captée, se trouve sur la pente Nord-Est du relief de la Rasclause.

 

La première occupation remonte à la couche 12a et provient du groupe Bas-Rhône-Provence du Cardial franco-ibérique, daté ici de -4 450.

Le faciès Cardial se défini par les motifs sur les céramiques, réalisés à l'aide d'une coquille de cardium et disposés en bandes remplies d'impressions horizontales ou verticales, de chevrons ou de zigzags (C01, C02, C04 et C05), les impressions de cardium courtes et verticales disposées en lignes horizontales ainsi que impressions de cardium courtes verticales bordées d'impressions d'apex (C03).

 

Les décors au cardium structurés (CO1, C02 : couche 12a, -4 450) : les décors exécutés à l'aide du bord d'une coquille de cardium et structurés en bandes horizontales ou verticales se trouvent généralement sur des vases sphériques de petites dimensions (diamètre compris entre 70 et 170 mm) et aux parois relativement fines (entre 5 et 11 mm). Les bords sont droits ou légèrement évasés, voire ourlés. Aucun de ces vases ne présente de cordon interne. Le dégraissant est soit non visible, soit constitué de quartz, plus rarement de calcite ou de chamotte. Les surfaces présentent généralement un polissage poussé.

Parmi les décors régulièrement représentés dans les ensembles retenus, on retrouve un certains nombre de décors caractéristiques du Cardial du Midi de la France : les motifs réalisés à l'aide d'une coquille de cardium et disposés en bandes remplies d'impressions verticales ou horizontales, de chevrons ou de zigzags (CO1)

 

Les sites ayant livré un assemblage céramique que l'on peut rattacher au style du Cardial récent (Couche 11 : -3 865) sont les suivants : abri de La Tardive (Berrias-et-Casteljau, Ardèche), grotte de Saint-Marcel (Bidon, Ardèche), La Resclauze et des sites espagnols à Gerona et Tarragona.

Les formes céramiques associées au Cardial récent sont, comme précédemment, de divers types : marmites, jattes, bols, bouteilles, etc. Les vases de stockage sont rares. Les lèvres arrondies dominent (50 %) et sont suivies par le type lèvres amincies (30 %). Les lèvres aplaties et ourlées sont rares.

Parmi les grandes catégories de décors, c'est l'impression qui domine (57 %) suivie de près par le décor plastique (40 %). Les cordons sont lisses (60 %) ou imprimés (40 %). On trouve ponctuellement des incisions et des cannelures (3 %).

Parmi les techniques imprimées, le cardium domine (35 %) mais est suivi de très près par le doigt et le peigne (25 % et 23 %). On trouve également diverses impressions dont le type n'est pas déterminable (12 %). Les impressions arquées et celles effectuées à la coquille lisse ou au poinçon sont utilisées très ponctuellement. On observe donc une grande diversité de techniques imprimées sans que l'une d'entre elles ne se dégage plus particulièrement. Parmi les impressions au cardium, c'est toujours l'envers du bord de la coquille qui est majoritairement utilisé. Les peignes sont de tailles et de formes diverses.

Enfin, c'est généralement le bout du doigt plutôt que l'ongle qui est imprimé dans la pâte.

Les décors plastiques comprennent les cordons lisses, les cordons imprimés et quelques cas de pastilles. Les thèmes décoratifs du Cardial récent sont toujours structurés en rubans horizontaux se répétant ou non de haut en bas du vase.

Les thèmes en rubans verticaux et les plages couvrantes sont également bien représentés. C'est surtout dans le remplissage des rubans que l'on observe des différences avec le style précédent. En effet, ce remplissage est principalement constitué de lignes simples d'impressions. Les motifs géométriques typiques du style 1 sont peu fréquents. De plus, les rubans sont rarement limités par un encadrement. Les plages couvrantes constituées de lignes d'impressions jointives sont assez bien représentées. Notons enfin que les thèmes associant rubans horizontaux et verticaux sont plus rares.

Les cordons offrent les mêmes thèmes que précédemment mais sont la plupart du temps lisses.

Pour résumer, on peut dire que la stylistique décorative du Cardial récent du Languedoc et de la Catalogne est caractérisée par une grande diversité des techniques imprimées et par des thèmes en ruban ou en plage couvrante à remplissage simple.

 

 

Le recours à d’étroites bandes horizontales carrées de traits parallèles obliques est un fait courant dans la céramique du Limbourg. On retrouve ainsi ce fait sur les vases d’Aubechies, de Geleen Station ou de Köln-Lindenthal. Mais ces affinités sont renforcées par l’usage de triangles rayés disposés à la verticale comme à l’horizontale, en bordure de panneau décoré. Ce type de décoration est pratiqué sur la céramique du Limbourg, en Belgique comme en Allemagne, à Aubechies, Kesseteyk, Geleen-Station ou à Köln-Lindenthal où sont associés, comme sur le vase de Gazel (Aude), le motif de bandes rayées et celui de triangles latéraux. Dans la sphère méditerranéenne, ce thème décoratif est moins utilisé mais il existe cependant à Gabian, à Fontbrégoua (Var) ou à la Cova de l’Or (Alicante, Espagne). À Gabian, c’est l’organisation générale du décor qui évoque la céramique du Limbourg et plus particulièrement le décor du vase de Geleen Station.

 

 

Parmi les différents niveaux archéologiques atteints, une couche a livré une trentaine de fragments de vases non tournés qui attestent une occupation ou une fréquentation des lieux au début du premier âge du Fer.

 

Le gisement a livré un petit autel votif en calcaire coquiller, qui semble témoigner d'un culte offert à la source durant la période romaine.

Des établissements gallo-romains ont été localisés, par prospections de surface, aux lieux-dits Prè Méjè, Bouboulès, Pabiro, Sabalier, Itouquan, Magrignan, Cassan, La Resclause (intaille figurant Achille debout ayant à ses pieds une Amazone) et l’Houlo (four à céramique)

Commenter cet article