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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

 

Ancien étang, à quarante mètres en contrebas et à moins de 500 mètres du site de Puech Ferrier à Saint-Gilles

Ancien étang, à quarante mètres en contrebas et à moins de 500 mètres du site de Puech Ferrier à Saint-Gilles

 

Le site du Puech Ferrier à Saint-Gilles bénéficie de conditions d'implantation remarquables pour la Costière. Placée sur le flanc Nord d'une petite butte qui culmine à 110 m, la station domine cette partie de la Costière, et ce, jusqu'aux plateaux calcaires des garrigues nîmoises.

Cependant, le fait le plus remarquable est la présence d'un ancien étang, à quarante mètres en contrebas et à moins de 500 mètres du site. Asséché par les moines de Saint-Gilles au XVIIIè siècle, il occupait une superficie de quarante hectares environ.

 

C’est ainsi qu’on a retrouvé des traces de Néandertaliens avec leur industrie du Moustérien de type Ferrassie (débitage Levallois, nombreux racloirs et pointes, rares denticulés, bifaces absents).

 

 

Plusieurs millénaires plus tard, c’est Homo sapiens qui exploite la région. Le talus Ouest de la Costière se raccorde à la plaine du Rhône par des formations colluviales sablo-limoneuse à passées graveleuses. Ces formations, épaisses de plusieurs mètres, sont bien visibles à la carrière des Ciments français du Mas Briquet à St-Gilles, ouverte pour l'exploitation des marnes plaisanciennes.

Les formations colluviales du Mas Briquet contiennent une industrie assez pauvre, attribuable au Paléolithique supérieur.

 

L'industrie est malheureusement peu abondante : signalons outre de nombreux éclats de tailles et lames brutes, plusieurs burins ainsi qu'une lamelle à dos et quelques silex. Cette industrie est différente de celle des Piles Loins à Vauvert et semble plus récente, rattachable au Magdalénien (dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ -15 000 et -10 000).

 

 

À 12 km an Sud de la ville de Nîmes, sur le flanc sud d'une petite butte, existe une vigne, ceinturée par une légère rupture de pente.

La Costière de Nîmes fait partie d'une vaste nappe d'alluvions qui s'étalent depuis le Rhône jusqu'à la ville de Montpellier sur une largeur moyenne de 10 km environ. Au niveau de la ville de Nîmes, elle est séparée des plateaux calcaires (ou garrigues) par la dépression du Vistre localement appelée Vistrenque. De cette vaste étendue plate, ne se distinguent que quelques monticules (ou puechs). Sur le flanc de l'un d'eux, le puech Ferrier, se situe le gisement.

 

La surface des récipients est le plus souvent noire, parfois rouge ou brune, mais la couleur est toujours bien homogène. Le dégraissant est presque toujours uniquement calcique, parfois avec du calcaire broyé, exceptionnellement siliceux et très finement broyé.

L'examen des parois sans engobe ainsi que les cassures perpendiculaires aux parois dénotent l'absence de montage au colombin et suggèrent au contraire un montage modelé à partir d'un bloc unique. Parfois une couche complémentaire est ajoutée soit pour harmoniser la forme, soit pour épaissir, et cela se traduit par une cassure scalariforme (ou plus précisément "en escalier renversé"). L'absence d'engobe, le dégraissant à gros éléments et la couleur rouge caractérisent toujours les grands vases épais (jarres). Les bords sont droits ou forment quelquefois un léger bourrelet vers l'extérieur. Les cols sont évasés pour la plupart, sauf pour les grands vases, où ils sont droits ou légèrement coniques. Les vases carénés sont nombreux. La carène est généralement placée au tiers inférieur du vase où elle détermine le fond. Ce sont les languettes qui sont les plus nombreuses. Puis viennent les boutons et quelques formes intermédiaires. D'allure trapue, les languettes sont généralement de section triangulaire et légèrement incurvées vers le haut. L'une d'entre elles est perforée verticalement au ras de la paroi, alors qu'une autre n'est qu'à demi-perforée. On note également la présence d'une petite pastille décorative à l'extrémité d'une oreille. Les anses sont plus rares. Il s'agit exclusive ment d'anses en boudin. L'exécution technique permet de distinguer deux types d'anses :

a) L'effet d'anse est obtenu par une perforation au ras de la paroi. Ce type d'anse s'appuie soit sur un cordon soit sur deux.

b) L'anse est obtenue par application d'un boudin.

 

D'après l'ensemble des tessons recueillis, 10 % des vases seulement sont décorés. Si l'on excepte le cordon lisse (fréquent) qui joue un rôle plus technique que décoratif, les principaux modes décoratifs sont : la cannelure large ou mince, l'impression en lunule ou en virgule, et le pastillage "au repoussé".

Un tesson porte au-dessous du bord une triple portée de cannelures irrégulières. Légèrement au-dessous, et à mi-hauteur du col, une rangée de courtes cannelures met un point final au décor. De même que le gros cordon lisse en relief, la cannelure large a un but plus pratique que décoratif. Décor caractéristique du Fontbouisse, la cannelure en métopes abonde et domine. Sur un grand tesson, un cordon situé à mi-hauteur du col largement évasé ménage deux bandes parallèles sur lesquelles se trouvent deux rangées de cannelures disposées en chevrons. Une fois de plus il est démontré que ce thème décoratif n'est pas spécifique du Ferrières.

Technique bien connue dans le Fontbouisse, on note la présence d'impressions en lunules ou en fines virgules sur plusieurs tessons, notamment sur un cordon.

La technique du pastillage au "repoussé" est attestée sur trois tessons au moins au Puech Ferrier. Sur un tesson, on remarque une double rangée de pastilles alternées, alors que sur un autre, on observe une portée de quatre rangs parallèles au bord. Un des tessons révèle un type différent : de dimensions plus importantes, la "pastille" a été appliquée avant cuisson.

 

La céramique du Puech Ferrier s'inscrit bien dans le complexe industriel de type Fontbouisse. Elle est d'exécution soignée, aux thèmes décoratifs bien caractéristiques et on y retrouve 3 formes classiques : le bol hémisphérique, le vase à fond rond, carène haute, et col évasé, la grande jarre à bords droits, gros cordons en relief et fond rond ou parfois plat.

 

 

Le silex utilisé provient des galets de la couverture villafranchienne. Les galets de dimensions moyennes servent de nuclei. Les éclats utilisés sont petits. Ils s'inscrivent généralement dans un carré de cinq centimètres de côté. Rares sont les pièces de dimensions plus importantes. Comme le Chalcolithique méridional au sens large (tel à Bois Sauvage, Vaucluse) et contrairement au Chasséen de Provence (principalement sur lames et lamelles), Puech Ferrier est le plus souvent sur éclats.

On n’a pas trouvé les racloirs sur plaquette, souvent présentés dans le complexe fontbuxien. Leur absence est liée à la nature de la matière première extraite sur place.

Les galets ont parfois été simplement fendus en deux longitudinalement et retouchés à leur sommet, ce qui donne un aspect particulier à l'industrie du Puech Ferrier.

 

À ces 52 outils viennent s'ajouter une pièce esquillée et 6 nuclei, dont 5 polyédriques et 1 prismatique. La structure fondamentale révèle une prédominance de la retouche simple, suivie de la retouche surélevée, puis abrupte, et enfin plate. Excepté une pointe foliacée biface, le groupe des pièces à retouche plate est inexistant. Le substrat domine nettement. Faut-il rapprocher l'absence de pointes de flèche de l'inexistence de faune sauvage ?

Le mouton domine, avec une vingtaine d'individus. Le bœuf étant représenté par trois individus, dont un crâne entier. La faune du Puech Ferrier semble se caractériser par l'absence d'éléments issus de la chasse. Les outils en os paraissent très abondants. En effet, douze objets entiers et plusieurs fragments identifiables ont été recueilli. Ce sont les métapodes de bœuf et de mouton qui constituent la principale source de matière première. À l'exception d'un lissoir sur côte de bœuf et d'un brunissoir, l'outil dominant est le poinçon.

 

Il faut également noter une petite hache polie en roche verte

 

 

Les seuls éléments de parure en provenance du Puech Ferrier sont : une petite valve de Cardium percée et une dent de chien. Cette dernière, percée au sommet de la racine a été usée intentionnellement sur les deux faces latérales.

 

 

Puech Ferrier a été à la fin des années 1960 la première station chalcolithique découverte en Costière, alors que l'on considérait jusqu'à présent cette dernière comme peu fréquentée par les Hommes préhistoriques.

Le groupe de Fontbouisse (entre -2 300 et -1 800) était d'ailleurs surtout connu par ses villages de plein air et ses habitats et sépultures en grotte dans les zones de garrigues calcaires, ce qui correspondait à l'appellation générale de "Pasteurs des plateaux".

 

La culture de type Ferrières s’était déjà préalablement installée sur le site. Elle y avait creusée des fosses aux parois verticales et de formes subcirculaires. La présence de lits charbonneux se retrouve au fond de chacune d'entre elles, mais elles ne sont pas dallées. Un mobilier abondant et varié est mêlé sans ordre à leur remplissage.

On connaît déjà en Languedoc des structures comparables en grotte et en surface (notamment la grotte G de Baudinard, dans le Var et la grotte de la Sartanette, à Remoulins) tant dans les niveaux chasséens que chalcolithiques. Elles sont interprétées comme des fosses culinaires, datées des environs de -2 300.

 

 

Bien plus tard, on assiste à l'étendue du domaine marchand de la colonie grecque de Marseille dont le marché atteint le maximum de son expansion au début du -IVè siècle. La cité phocéenne a établi son activité à la fin du -VIè et au -Vè siècle par le biais de ses relais rhodaniens : la tentative coloniale d'Arles sur le fleuve d'une part et de comptoirs indigènes en arrière du littoral d'autre part, comme ceux d'Espeyran à Saint-Gilles et du Cailar, dans le Gard.

Espeyran se maintiendra comme un lieu d'importation dynamique jusque vers les années -175.

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