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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Nous dédions cet article au très bon blog http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr (facebook, twitter) qui s’occupe du suivi des découvertes archéologiques en cours et des évènements dans le monde de l'archéologie. Après à peine deux semaines de publication, nous sommes déjà son Clin d'œil archéo de la semaine. Merci à lui et à ses visiteurs qui consultent également notre blog.

 

Alignement mégalithique nord à Nabta Playa (http://www.academia.pan.pl/pdfen/beginnings_10-15+Schild.pdf)

Alignement mégalithique nord à Nabta Playa (http://www.academia.pan.pl/pdfen/beginnings_10-15+Schild.pdf)

Comme nous essayons de synchroniser nos publications de synthèses en relation avec la programmation de documentaires qui nous intéressent (selon notre timing et les gros dossiers en cours d’analyse), ça a fait tilt en voyant le très bon documentaire d’Arte sur Le sable : Enquête sur une disparition. Nous nous sommes dit que ce serait génial si on pouvait pomper le sable du Sahara, celui-ci cachant des vestiges archéologiques "insoupçonnés" dû à de grandes cultures préhistoriques multiethniques largement à l’origine de l’Égypte ancienne et d’autres civilisations avancées.

Malheureusement, le sable du désert est trop lissé par le vent et ne peut être utilisé pour la construction (même si on parle d’en faire du silicium pour nos technologies modernes).

Toujours est-il que ce sujet correspondait très bien avec notre gros dossier de synthèse en cours, à savoir les cultures préhistoriques du Sahara. Voici donc notre synthèse sur les mégalithes de Nabta Playa et son fameux cromlech calendaire plus vieux de 1 000 ans que Stonehenge (qui est un centre assez jeune en termes de mégalithisme, surtout "breton" !).

 

 

Nabta Playa, est l’énorme bassin d’un paléolac avec des centaines de camps de l'âge de pierre, des tumuli, des groupes de structures mégalithiques et des alignements de stèles. Le complexe n'est pas circulaire comme Stonehenge : il est environ de 13 kilomètres de large et 3 kilomètres de long ; il comprend notamment 10 dalles d’environ 2,80 mètres de haut, 30 ovales entourées de rochers, neuf lieux de sépulture pour les bovidés, et un cercle calendaire de pierres.

Les mégalithes de Nabta Playa sont l'expression d'un complexe cérémoniel de la fin du néolithique sans précédent en Afrique, marquant l'aube des sociétés complexes. Beaucoup d'efforts ont été investis dans la construction d'un site purement symbolique et rituel.

 

Ce centre cérémonial, lieu où des groupes liés mais très éloignés se réunissaient périodiquement pour effectuer des rituels et réaffirmer leur cohésion sociale et politique, fournit des preuves qu'au moins une partie des racines des croyances, de la magie et de la religion égyptiennes antiques, sont enterrées dans le sable du désert du sud-ouest (qui contient des dizaines, et peut-être des centaines, de sites archéologiques).

 

Nabta Playa est un site qui occupe une des plus importantes dépressions dans le sud de l'Égypte à 100 km à l’ouest d’Abou Simbel, un bassin en forme de rein d'environ 10 km sur 7 km situé en plein désert de Nubie (partie orientale du Sahara), qui fut occupé à partir du -IXè millénaire par une population préhistorique venant probablement de la vallée du Nil toute proche. Les premières personnes pourraient avoir été attirées par la région en raison de la ressource en eau (pour les humains comme, par la suite, pour le bétail), cette zone ayant commencé à recevoir les moussons d'été d'Afrique centrale ce qui engendra le remplissage de lacs ou playas temporaires.

La domestication des bovins au Sahara oriental sur les sites de Nabta Playa et de Bir Kiseiba peut être datée de -10 000 à -9 000 (en fait, le processus de domestication attesté dans la vallée du Nil, 1 000 ans plus tôt, aurait lentement gagné la Basse Nubie, au cours du -IXè millénaire). Elle serait donc légèrement plus ancienne que celle retrouvée en Eurasie. Ainsi, d’environ -9 000 à -7 300, les colonies à Nabta Playa étaient composées de petits campements saisonniers d’éleveurs de bétail commençant à utiliser la céramique (ces rares poteries sont parmi les plus anciennes connues en Afrique, plus vieilles qu’en Orient, et sont décorées sur tout l'extérieur avec des motifs complexes d'impressions appliquées avec un peigne dans un mouvement de bascule). Ces premiers habitants sont venus probablement dans le désert après les pluies d'été, à la recherche de pâturages pour leurs troupeaux. Chaque automne, lorsque l'eau de surface dans la playa se tarissait et qu’il n'y avait plus d'eau pour eux ou leur bétail, ils devaient revenir au Nil, ou peut-être dans les zones les mieux arrosées au sud.

Vers -7 000, les colonies étaient beaucoup plus grandes (certains des plus grands établissements comptant jusqu'à dix-huit ou vingt tentes rondes ou ovales), et leurs habitants ont pu vivre dans le désert toute l'année, et notamment pendant la saison sèche (hiver), grâce à de grands puits creusés profondément. Les villages organisés composés de petites huttes disposées en lignes droites, les outils de pierre, les armes et les poteries (datées aux environs de -6 800 et produites en quantité, beaucoup ayant des symboles), indiquent que les habitants de Nabta Playa avaient adopté une culture complexe et centralisée.

 

Lors d’une période de sécheresse intense avec des vents violents et des tempêtes de sable lourd entre -6 800 et -6 400, Nabta Playa semble avoir commencé à être un centre cérémoniel régional pour les éleveurs qui nomadisaient dans la partie sud-ouest du désert occidental égyptien. Vers -6 100, en plus du bétail, l'élevage de moutons et de chèvres (venus d’Orient, où ils étaient domestiqués depuis plus de 2 000 ans) commença à être pratiqué, ainsi que la récolte d’un grand nombre de plantes sauvages comestibles (le sorgho, le millet, des légumineuses, tubercules et fruits). Il dut y avoir beaucoup de changements dans le système d’établissement pour accueillir ces nouveaux animaux : les colonies sont très grandes et contiennent de nombreux foyers, mais il n'existe aucune preuve de huttes ou maisons, suggérant un retour au nomadisme pour les besoins des bêtes.

Les centres cérémoniels régionaux des éleveurs de bétail d’Afrique de l'Est, en raison de leur rôle intégrateur, sont souvent placés à proximité des frontières entre les différents segments d'une tribu, ou entre différents groupes tribaux. Le centre de Nabta Playa pourrait bien avoir servi à cette fin : il aurait été situé entre plusieurs groupes de pasteurs et entre les pasteurs et les agriculteurs néolithiques du long du Nil, à 100 km.

Des groupes résidant dans d'autres bassins proches se réunissaient à des fins cérémonielles sur une dune le long de la rive nord-ouest de la playa, où il y a des centaines de foyers et plus de deux mètres de débris culturels accumulés. On y pratiquait des offrandes d'animaux domestiques afin de faire revenir la pluie. Vu le grand nombre de tumuli présents en cet endroit, ce lieu était un centre cérémoniel régional avec des gens venant de divers endroits pour se rassembler sur les dunes qui entourent la playa où l’on a sacrifié un grand nombre de bovins. Bien que présent dans la plupart des sites, les os de bovins n’ont jamais été très nombreux ailleurs, ceci étant bien la preuve qu'ils ont été gardés principalement pour leur lait et leur sang, plutôt que pour leur viande. Ce modèle ressemble fortement au rôle du bétail chez les pasteurs africains modernes, où le bétail sert de "garde-manger sur pattes", représente la richesse autant que le prestige et le pouvoir politique. Le bétail permet en effet aux nomades de vivre dans le désert, en contrôlant leur vie et en dominant une grande partie de leur cérémonial. Ce bétail est donc rarement tué, sauf lors de cérémonies ou d’actes sociaux importants, tels que la mort d'un dirigeant ou un mariage. Il a été suggéré que ce culte du bétail marque un début d’évolution vers le culte d'Hathor dans l'Égypte antique, cette déesse-vache étant vénérée en tant que protectrice nocturne dans les régions désertiques.

 

Autour de -5 200, le climat a de nouveau été favorable pour soutenir un établissement plus "permanent" dans la playa. Un nouveau groupe plus organisé, celui de la culture de Ru'at El Baqar, a commencé à utiliser le site en enterrant du bétail dans des chambres élaborée et en construisant d'autres tumuli (ces groupes qui sont retournés dans le désert avaient dès lors un système social clairement complexe qui a exprimé un degré d'organisation et de contrôle pas encore vu en Égypte).

À partir du nord, il y a un groupe d'une dizaine de tumuli (chambres et autres complexes souterrains, à toit en pierres de 40 à 50 roches pesant jusqu'à 136 kilos chacune) construit en blocs de grès, placée le long de la rive rocheuse ouest d’une vallée d’oued peu profonde entrant dans le bassin par le nord. Cet oued se termine par un petit cromlech (un cercle de pierre) qui a été identifié comme un calendrier (mais plus tardif), placé sur un petit monticule de sable. Ces tumuli incluent des offrandes de grandes pièces articulées de bovins, chèvres, moutons et aussi d’humains. Le plus grand et en théorie plus ancien tumulus (daté de -5 200) contenait une jeune vache (l'offre la plus précieuse qu’un éleveur pouvait faire) entrant dans la maturité sexuelle, placée dans une chambre tapissée d'argile couverte par un toit de tamaris. En raison de la fonction clairement sacrificielle des tumuli, cet oued peu profond est nommé "Vallée des Sacrifices", vallée qui apporte de l'eau au bassin après les premières pluies. C'était donc l'endroit idéal choisi par les personnes de la culture Ru'at El Baqar pour soudoyer les dieux et solliciter les pluies, "évitant" ainsi un retour à la phase précédente de sécheresse. Cela confirme que le culte des animaux, qu'on croit être des dieux à forme animale, a considérablement précédé la création des êtres divins de type humain.

 

 

Vers -4 800, ces populations érigent un ensemble mégalithique, pouvant être le plus vieux calendrier astronomique (même époque que le mégalithisme breton, environ contemporain au cercle Goseck en Allemagne et au complexe mégalithique Mnajdra à Malte, soit 1 000 ans plus vieux que Stonehenge). Une vingtaine de foyers avec de la poterie et de l’outillage lithique se trouvaient sur le pourtour du monument.

Dans leurs précédents allers-retours périodiques entre désert et vallée du Nil, synchronisés avec les pluies d'été, cette culture a établi un modèle de mouvement à travers le paysage qui faisait un parallèle avec le cycle céleste du soleil.

L'anneau de pierre à l'embouchure de la vallée des Sacrifices est un arrangement de dalles d'environ 46 cm de long dans un périmètre de 3,6 m de large. Son centre contient six dalles étroites verticalement disposées en deux lignes de direction est-ouest, pour lesquelles les fonctions astronomiques ne sont pas claires. En effet, il n'est pas rare dans le désert de figer des pierres semblables dans le sable et d'utiliser leurs ombres mouvantes comme gardiennes du temps. Un autre cercle de pierres a été découvert dans le désert libyen : il est plus grand (8,5 m) mais semble être composé du même genre de minces dalles de pierre comme à Nabta Playa.

Pour autant, on peut émettre l'hypothèse que la ligne sud de trois pierres à l'intérieur du cercle calendaire représentait les trois étoiles de la ceinture d'Orion et les trois autres pierres représentaient les épaules et les étoiles de la tête d'Orion. Ainsi, le cercle aurait été construit et utilisé à une date ultérieure à l’un des alignements astronomiques, la représentation de double date étant une représentation conceptuelle du mouvement du ciel sur un cycle de précession (changement graduel d'orientation de l'axe de rotation de la Terre).

 

Quatre paires de grosses dalles sur la périphérie sont plus hautes que les autres, chaque paire étant séparée par un espace étroit, ou fenêtre. Les portes sur deux de ces paires sont alignées nord-sud, les portes sur les deux autres paires verticales de visée s'étendent de 62° à 298° à l’est du Nord, formant une ligne qui marque la position du lever du soleil au solstice d'été (le début de la saison des pluies) vers -4 800. Comme Nabta Playa se trouve près du tropique du Cancer, le soleil de midi est au zénith environ trois semaines avant et trois semaines après le solstice d'été, ce qui empêche les objets verticaux de projeter une ombre pendant plusieurs minutes.

 

Cinq autres cercles faits de dalles de grès ont été détectés, l'un fait 8 m de diamètre et un autre cromlech à double pierres d’environ 17 m de diamètre a été trouvé sur une proéminente colline de grès (Ring Hill) située à 500 mètres à l'ouest du groupe occidental de structures mégalithiques.

 

 

Au sud de la vallée des Sacrifices (à 300 m au nord du cercle de pierre) se trouve une colline faiblement allongée (E-94-1S), et au-delà, il y a deux promontoires parallèles semblables, mais plus petits (3 m de diamètre pour 1,5 m de hauteur), entourés par une trentaine de foyers. Ces monticules ont été découpés dans les anciennes argiles lacustres par les vents du désert de la phase hyperaride qui a immédiatement précédé la période humide des éleveurs de bétail (de -4 600 à -4 550). La dernière période humide a débuté vers -4 550 pour se terminer aux environs de -3 800 : ce fut l'âge du néolithique final avec la culture de Bunat El Ansam, où toutes les collines, à sommet plat, virent s’ériger des structures mégalithiques.

 

Parmi les caractéristiques les plus intéressantes à Nabta Playa est le groupe d'une trentaine de structures complexes, situé sur un haut vestige de playa d'argiles et de limon à environ un kilomètre au sud du grand lieu de rassemblement qui a donné tant d'os de bovins. À la pointe ouest de la playa, ce peuple a construit des structures à la fois de surface et souterraines, réparties en quatre grands champs de stèles s’étirant sur environ 2 500 mètres, dans une direction approximativement nord-sud, avec une légère déviation vers l'ouest (encart A). Chacune de ces structures est constituée d'un groupe de grands blocs de grès larges et allongés, à peu près mis en forme ou non et fixés verticalement afin d'encadrer une zone ovale d'environ cinq mètres de long et quatre mètres de largeur, orientée nord-sud ou légèrement à l'ouest du nord. Au centre de cet ovale existe une, parfois deux, très grandes dalles posée horizontalement. Ces structures complexes semblent être uniques à Nabta Playa, elles ne sont pas connues pour se produire dans la vallée du Nil, ou ailleurs dans le désert occidental. Il convient de noter, cependant, qu'elles sont difficiles à reconnaître (elles étaient considérées comme un socle d’affleurement rocheux pendant de nombreuses années), et elles peuvent être plus répandues dans le Sahara oriental qu'on ne le croit. On pourrait s’attendre à trouver des sépultures de personnes d'élite sous les pierres centrales, mais il n’y a pas de trace de reste humain. Les "tombeaux vides" des structures complexes fournissent les plus grandes énigmes de Nabta Playa. Comment et pourquoi les tables de roches enterrées ont été choisies demeure une énigme. Il est concevable que ces grands verres ronds de quartzites faisaient partie du paysage symbolique du Néolithique moyen et sont devenus signifiant avant la création du centre cérémonial complexe. Peut-être leurs emplacements avaient été marqués par des cairns de pierre avant l'enterrement progressif par les sédiments de la playa. Indépendamment de la façon dont ils ont été initialement trouvés, les tables de roches enterrées sous les dalles mégalithiques sont apparemment devenus des manifestations du sacré pour les nomades.

 

Ces amas mégalithiques avaient d'énormes fosses creusées dans les argiles lacustres sous la surface des blocs. Les puits (de deux à trois mètres et demi sous la surface) ont conduit à une table de roche en forme de champignon de quartzite similaire aux roches de grès, un phénomène naturel formé par les vents du désert bien avant le dépôt des argiles et limons lacustres.

La plus grande de ces structures complexes, placée au centre sur une petite butte, a révélé qu’avant que les pierres dressées aient été érigées, une grande fosse d'environ six mètres de diamètre et de trois mètres de profondeur a été creusée pour exposer la table de roche. Celle-ci a été formée par élimination des bords irréguliers, ce qui laisse un périmètre convexe sur trois côtés. Le quatrième côté, à l'extrémité nord, a été élaboré par desquamation d'est en ouest pour former une ligne droite. Le sommet de la table de roche a également été lissé. Après façonnement, la roche ovale mesurait 3,3 m par 2,3 m, avec son grand axe aligné nord-sud. Le puits a ensuite été partiellement rempli avec l’argile de la playa à un niveau d'environ un demi-mètre au-dessus du sommet. Puis une énorme pierre (environ 2,5 tonnes) soigneusement mise en forme (taillée et polie) afin de ressembler à une vache sacrificielle de substitution pour un observateur imaginatif (elle est façonnée sur seulement deux côtés, et ses sculpteurs ont utilisé la literie naturelle de la roche pour atteindre une large surface courbe qu’ils ont lissée) a été apportée et maintenue en position par plusieurs petites dalles. Ce bloc a également été façonné avec attention en formant une sorte de large tête faisant face à l’ouest du nord. Après que ce gros bloc ait été mis en place, la fosse a été remplie complètement, et l'architecture de surface de grandes pierres dressées et de deux grosses pierres centrales horizontales a été érigée à l’extrémité nord de cet ensemble. Cette structure mégalithique centrale inhabituelle, désignée Structure Complexe A, semble former un pivot de base ou le point de départ d’alignements de grosses pierres.

 

 

Les nomades néolithiques qui peuplaient autrefois la région non seulement surveillaient les cieux, mais ils ont également enregistré ce qu'ils voyaient dans des constructions monumentales. Quatre alignements mégalithiques de Nabta Playa rayonnent vers l'extérieur à partir d'un centre de rassemblement de mégalithes, à partir de la structure complexe A (E-96-1A). Les mégalithes sont sculptés avec des épaules anthropomorphes, suggérant qu'ils ont servi de stèles commémorant les morts. Les dates pour l'extraction et le placement de ces pierres dans le sédiment de la playa indiquent une durée d’environ 800/900 ans, à partir de -4 500 jusqu’à 3 600.

 

  1. Sur un axe pratiquement nord-sud, un long alignement de 600 m de mégalithes dressés (ou menhirs de grès, certains d'entre eux pesant plusieurs tonnes) s'étend le long de la colline nord à 500 m au sud du cercle de pierre. Ces 9 dalles de grès de 2 m sur 3 m se trouvent à 100 m de distance du lieu de rassemblement le long de la marge nord-ouest du lac saisonnier et étaient partiellement noyés dans les sédiments de la Playa. Une dixième pierre de taille identique est située en-dehors de l’alignement. La plupart d'entre elles (sinon la totalité) ont été façonnés par débitage en plaques sous-rectangulaires avec un sommet arrondi, ogival ou en forme d’épaule et avec des bases plates ou arrondies. Toutes faisaient face aux cieux nordiques. La ligne de mégalithes est composée de trois sous-lignes (A1, A2 et A3) qui visaient le point où l'étoile la plus brillante de l'hémisphère céleste nord et la quatrième étoile la plus brillante dans le ciel (Arcturus dans la Grande Ourse) se levait entre -4 700 et -4 000. Il y a trois occasions où les alignements ont été orientés vers les positions du lever d'Arcturus dans la période des mégalithes. Chacun de ces trois alignements pourrait avoir été construit pour tenir compte de la situation changeante de cette étoile en raison de la précession.

 

  1. La première ligne sud (l'ensemble de stèles B1), légèrement plus courte que sa voisine B2, aurait été alignée avec le lever héliaque de Sirius, ou σ Canis Majoris (l'étoile la plus brillante de la constellation du Grand Chien, également la plus brillante de la voûte céleste) et α Centauri (qui est la troisième étoile la plus brillante dans le ciel nocturne) dans la période de -4 600 à -4 300. Pour les personnes debout sur le rivage du lac, dans les premières heures du matin autour du solstice d'été, le scintillement de Sirius remontant le long des alignements mégalithiques, sa lumière réfléchie sur la surface du lac, devaient avoir été un spectacle magnifique.

 

  1. Un long double alignement (B2) de 250 m de blocs peut avoir été aligné avec Alnilam, l'une des trois étoiles de la ceinture d'Orion, entre environ -4 300 à -4 100, avec le lever du soleil au solstice d'hiver et plus tard avec Sirius, près de la fin du néolithique terminal (peu avant l’abandon du site vers approximativement -3 400).

 

  1. Un alignement est-ouest est également présent entre une seule structure mégalithique et deux mégalithes de pierre éloignés d'environ 1,5 km, situés sur la Salt Hill.

 

 

À l'exception de Canopus (α Carinae est l'étoile la plus brillante de la constellation australe de la Carène et la deuxième plus brillante étoile du ciel après Sirius ; elle est la seule étoile de tout le ciel capable de rivaliser d'éclat avec Sirius), ces alignements ont pu être associés avec les étoiles les plus brillantes dans le ciel nocturne de Nabta Playa. En -4 500, Canopus se serait levée à un azimut de 159° et aurait atteint une altitude maximale d'environ 8° au-dessus de l'horizon sud : il est donc concevable que la légère rotation de certaines des dalles mégalithiques loin de l’axe nord-sud fut dû à une tentative d'alignement sur la position croissante de cette étoile.

Les deux grandes périodes d'alignements semblent aller de -4 600 à -4 200 et engloberait Sirius, deux orientations vers Arcturus, α Centauri, et la ceinture d'Orion. La deuxième fenêtre de -3 800 à -3 200, qui aurait inclus Sirius et Arcturus, peut révéler un regain d'intérêt dans les cieux parce que la vie devenait de plus en plus difficile dans le désert. Au cours de la deuxième fenêtre de temps aux environ de -3 280, Arcturus se levait à 30,35° à l'est du nord, qui était également la distance angulaire de l'étoile du zénith. Avec une déclinaison de 52,85° à sa culmination supérieure, Arcturus était à 30,35° du zénith. Les nomades ont donc regardé attentivement le ciel et les étoiles et ont noté comment elles se déplacent à travers le ciel au fil des ans, de sorte que les mégalithes soient correctement alignés.

 

La survie dans le désert doit avoir exigé une capacité à naviguer par les étoiles comme les nomades se déplaçaient à travers la mer de sable sans sentier ou monuments principaux. Ainsi, plusieurs alignements nord-sud et est-ouest auraient pu contribuer à suivre les mouvements stellaires. Il y a certains aspects géométriques intéressants dans les alignements, qui pourraient avoir joué un rôle important pour les constructeurs de mégalithes, les nomades prêtant attention aux points cardinaux et aux angles droits. Ainsi, deux ensembles de mégalithes, A3/B2 et A1/B1 diffèrent d'environ 90° et reliaient Sirius avec Arcturus, deux étoiles les plus brillantes dans le ciel du nord. La ligne nord-sud de la vue, ainsi que la direction de la base des mégalithes et la forme de la pierre ont joué un rôle important pour la navigation à travers le désert du Sahara.

Il n'y avait aucune étoile brillante du pôle nord céleste à ce moment mais le nord aurait pu être déduit de la circulation des étoiles autour de cette région dans le ciel. Sur un horizon nordique plat, les positions du lever et du coucher des étoiles brillantes auraient été marquées par des cairns et la position intermédiaire aurait été au nord. Le Nord aurait également pu être déterminé au cours de la journée par l'ombre portée d'un bâton vertical ou gnomon, comme c’est ici le cas avec le grand monolithe à l’ouest du cercle calendaire.

 

 

Bien au-delà du long alignement des menhirs, sont deux groupes mégalithiques de blocs de grès placés sur deux sommets d'argile plats voisins, finissant les structures mégalithiques des groupes Ouest et Est. Les deux groupes sont composés de concentrations de blocs de grès plats de différentes tailles, dont le poids varie de plusieurs tonnes à moins de 50 kg (à la terminaison sud du plus large bloc, du groupe occidental, une grande carrière de grès est encore visible).

À l'origine les stèles avaient été mises en place verticalement, orientée au nord, et placées dans les dépôts lacustres qui s'accumulaient entre -5 000 et -4 700 dans une playa inondée par les pluies d'été. Les monolithes de pierre, partiellement immergés dans le lac durant l'été et l'automne par la montée des eaux de la mousson, marquaient donc le début de la saison des pluies et étaient les marqueurs de rituels célébrant le retour de l’eau si vitale. Beaucoup des blocs sont sculptés d'une manière similaire aux blocs des alignements, avec des épaules anthropomorphes suggérant qu'elles aussi ont servi de stèle représentant des morts. Ces groupes de stèles peuvent donc représenter les membres défunts de clans spécifiques ou des familles élargies, issus de deux populations différentes, méditerranéenne et subsaharienne. La construction de ces structures très importantes (plusieurs tonnes) a certainement nécessité un effort très important, qui ne s'explique que s'il existait une autorité religieuse ou politique disposant de ressources humaines en grand nombre. Ceci implique des sociétés complexes et structurées, avec des familles dominantes dont la puissance était héréditaire.

 

Huit structures très proches se composaient d’unités plus réduites, construites de pierres plus petites, mais avaient la même configuration que les structures complexes avec une grosse pierre centrale horizontale. Les roches étaient légèrement travaillées par débitage pour former un mystérieux, rudimentaire, "nez" comme point le plus saillant sur le côté nord de la roche. Ce groupe se distingue des autres structures complexes, et il peut se rapporter à une phase tardive de ce phénomène (vers -3 500, à la fin de la dernière période aride avant un dernier sursaut "humide" de -3 500 à -2 800/-2 150 puis la désertification actuelle).

Le monde des constructeurs de mégalithes du désert du Sud-Ouest s’est alors effondré vers -3 350, lorsque le désert mortel a commencé à revenir dans la région. Ils ont alors migré vers des zones plus propices à leur établissement.

 

 

La complexité sociale, telle qu'elle est exprimée par les différents niveaux de pouvoir dans la société, constitue la base de la structure à la fois de la société néolithique à Nabta Playa et dans l'Ancien Empire égyptien. C'est cette autorité à Nabta Playa qui a rendu possible l'entente prévue de leurs villages, l'excavation de grands puits profonds, et la construction de structures complexes faites de grosses pierres, façonnées ou non. Il y a d'autres caractéristiques à Nabta Playa qui sont partagés par les deux régions, mais qui apparaissent soudainement et sans antécédents locales évidents à la fin du prédynastique et au début de l’Ancien Empire dans la vallée du Nil. Il s'agit notamment du rôle du bétail pour exprimer les différences de richesse, de pouvoir et d'autorité, l'accent sur le bétail dans les croyances religieuses, et l'utilisation des connaissances et des dispositifs astronomiques pour prédire des événements solaires. Plusieurs de ces caractéristiques ont des antécédents et de longs développements à Nabta Playa. Le symbolisme incorporé dans l'enregistrement archéologique à Nabta Playa dans le -Vè millénaire est très basique mais a mis l'accent sur des questions de grande importance pratique pour les nomades : les bovins, l'eau, la mort, la terre, le soleil et les étoiles.

 

Pour les anciens Égyptiens, les bovins étaient le point central du système de croyance. Ils étaient divinisés et considéré comme représentants terrestres des dieux. Une vache, Hathor, a également été considérée comme la mère du soleil, qui est parfois appelé le « taureau du ciel ». Le pharaon égyptien était considéré comme l'incarnation de deux dieux : Horus, pour la Haute-Égypte et Seth, pour la Basse-Égypte, mais il était surtout Horus, fils d'Hathor. Horus est aussi parfois décrit comme un puissant taureau, et des images de bétail occupent une place importante dans l'art prédynastique avec par exemple des images de taureaux avec représentation d'étoiles. Un autre concept important de l'Ancien Empire fut Min, dieu de la pluie, qui est associé avec un taureau blanc, et à qui le festival annuel de la récolte était consacré.

L'archéologie des éleveurs bovins ainsi que des constructeurs de mégalithes montre que les deux sociétés étaient des pasteurs nomades dont l’économie était fondée (ou en grande partie dépendante) sur l'élevage du bétail. Il est important de noter que l'accent mis sur le bétail dans le système de croyance de l'Ancien Empire ne se soit pas reflété dans l'économie. Alors que les bovins étaient connus et ont été la mesure majeure de la richesse, l'économie était basée principalement sur l'agriculture et le petit élevage (moutons et chèvres). En outre, les bovins n’étaient pas importants au néolithique dans la vallée du Nil, ce qui suggère que le système de croyances de l'Ancien Empire a été imposé de l'extérieur, par les pasteurs qui venaient périodiquement à partir de leurs "terres d'insolence" à la conquête de leurs voisins agriculteurs. Il est tentant de penser que les impressionnantes sépultures de bétail sur le site du groupe A de Qustul en Égypte, au sud d'Abou Simbel, puisse se rapporter à un tel événement.

 

La preuve pour les observations astronomiques par ces anciens éleveurs nomades se décline en trois formes. L'orientation répétitive des mégalithes, stèles et sépultures de bétail vers les régions septentrionales du ciel révèle très tôt un lien symbolique avec le Nord. L'accent mis sur la mort suggère que le centre cérémoniel a fonctionné comme une nécropole symbolique, les tumuli ayant peut-être tenu des pierres de cénotaphes ou avoir été eux-mêmes des cénotaphes ("tombes vides"). Les groupes de stèles mises en forme faisant face au nord pouvaient représenter des esprits de personnes décédées sur la piste ou sur place. L'intérêt pour la partie nord du ciel semble en effet omniprésent durant le Néolithique tardif et final à Nabta Playa et Gebel Ramlah. Le lien le plus convaincant entre les mythes et la religion de l'Égypte antique et les éleveurs de bétail du désert du sud-ouest sont les groupes de stèles du bassin de Nabta Playa. Les stèles font ici face à la région circumpolaire des cieux. L'étoile la plus brillante de la Grande Ourse, Arcturus (vers laquelle les stèles du plus long alignement ont été orientées), était une étoile très importante dans la cosmologie et la cosmogonie de l'ancienne égyptienne (comme l’était l'ensemble de la constellation Ursa Majoris), au centre d'un ensemble de symboles et de mythes combinant les bovins, les rites funéraires, la royauté ainsi que l’ordre cosmique et terrestre. La région circumpolaire nordique du ciel est ce royaume où les étoiles ne se couchent jamais. Selon les premiers textes mortuaires égyptiens appelés Textes des Pyramides, c'est un lieu où les étoiles ne meurent jamais et où il n'y a pas de mort du tout. C'est la région de la Dāt, l’objectif du défunt, le « champ des offrandes » où le défunt vivra comme un Esprit "effectif". Les rochers champignon sous les stèles auraient alors été considérés comme des bases de lancement du défunt, symbolisées par les mégalithes dressés, vers Dāt.

Les alignements mégalithiques et les cercles de pierres sont orientés en direction des points cardinaux ou solsticiaux, en d’autres termes en direction des positions de lever ou de coucher du Soleil le jour de l’équinoxe de printemps ou d’automne, le jour du solstice d’été ou d’hiver, ainsi qu’ils indiquent le passage du soleil en son zénith (qui arrive tous les ans, trois semaines avant et après le solstice, marquant ainsi le début des moissons d’été). Qui plus est, ces pierres indiquaient le lever de l’étoile Sirius (étoile la plus brillante du ciel après le soleil) et de la ceinture d’Orion (comme plus tard les trois pyramides du plateau de Gizeh). Le tiers des alignements décrits souligne la position du lever de Sirius, ou Sothis, un objet de premier plan dans l’aube des ciels de juin et juillet au Néolithique final à Nabta Playa, et l'étalon primaire du calendrier égyptien durant deux millénaires à partir de la première dynastie. Le Soleil se rapproche de Sirius, jusqu’à entrer en conjonction avec elle début juillet. À partir de ce jour, Sirius est invisible à tout observateur terrestre durant quelques dizaines de jours, jusqu’à ce qu’elle effectue son lever héliaque, c’est-à-dire sa réapparition dans les lueurs de l’aube. Durant la période prédynastique, ce lever héliaque coïncidait avec le début de la crue du Nil observée à Thèbes vers le 20-25 juin, donc au solstice d’été dans notre hémisphère. La réapparition simultanée de l’étoile la plus brillante et de l’eau avait une signification hautement symbolique. C’est également la période la plus chaude de l’année, d’où le nom de canicule (dérivé de canicula, la constellation du Chien où se situe Sirius) donné par les Romains, et que nous utilisons pour définir une période de grande chaleur. D'autre part, l'alignement pointant vers l’étoile la plus brillante de la ceinture d'Orion, Alnilam, indique l'importance d'Orion pour les populations du désert du sud-ouest. Orion, ou Sahu dans la cosmogonie égyptienne antique, est une constellation souvent associée à Osiris comme Sahu-Osiris.

 

 

Nabta Playa a peut-être été un point de contact entre les groupes du début du néolithique le long du Nil qui avaient une économie agricole et les éleveurs de bétail dans le Sahara oriental. Les sociétés néolithiques tardives et finales du désert du Sud-Ouest ont vécu dans une relation symbiotique avec leurs contreparties agricoles dans la Haute Vallée du Nil. Cette relation se voit clairement en présence d'un grand nombre de marchandises importées de la vallée du Nil, et aussi le caractère multiethnique de la population du désert. La séparation fonctionnelle entre ces deux économies différentes pourrait avoir joué un rôle important dans l'émergence de la complexité entre les deux groupes. La preuve de l'influence sur les pasteurs nilotiques n'est pas complète et est actuellement limitée à la technologie céramique, aux caprins domestiques et au commerce occasionnel de coquilles d'espèces du Nil et de pierres rares du gravier du Nil. Il a ainsi existé un lien très fort entre le Sahara néolithique et l'époque néolithique en Haute-Égypte. Déjà dans la période comprise entre -5 900 et -5 500, de grands feux comprenant des os brûlés de nombreux animaux domestiques attestent de grands rassemblements de populations locales à certains moments de l'année pendant lesquels les animaux domestiqués ont été offerts aux dieux, marquant la première étape importante de la vie communautaire cérémonielle. Au cours des deux périodes suivantes, de -5 400 à -4 600 puis de -4 500 à -3 100, Nabta Playa a émergé comme un véritable centre cérémoniel régional avec son espace sacré ainsi que des cérémonies et des rituels spécifiques attestant d’une culture abstraite très élaborée. De fait, il y a de nombreux aspects de la vie politique et cérémonielle au prédynastique et dans l'Ancien Empire qui reflètent un fort impact des pasteurs de bétail sahariens.

On a longtemps supposé que l'Égypte avait emprunté les concepts de la complexité de la Mésopotamie, mais il est maintenant généralement admis qu'un processus comme la complexité sociale ne peut être diffusée d'une région à l'autre, mais se développe plutôt à partir de causes locales. Il peut se produire, par exemple, quand il y a deux systèmes économiques radicalement différents en étroite proximité physique, comme on en trouve lorsque des agriculteurs ont des relations étroites avec des pasteurs. Les pasteurs vivent habituellement en harmonie tendue avec leurs voisins villageois, mais de temps en temps ils vont profiter d'une faiblesse et prendre le contrôle. C'est dans ce cadre que les pasteurs de bétail socialement complexes du Néolithique final et leur centre cérémoniel régional à Nabta Playa revêt une importance particulière.

 

 

L’ensemble de ces informations suggère en tout cas le développement précoce de sociétés néolithiques complexes. Des sociétés nomades qui, à compter de la fin du -IVè millénaire, date à laquelle le climat redevint hyperaride (-3 200), participeront à l’éclosion de la civilisation égyptienne.

En grande partie similaire, bien que généralement beaucoup plus tardifs, des centres cérémoniels régionaux avec alignements mégalithiques, tumuli et cromlechs sont reportés à partir du Sahel et de l'Afrique subsaharienne : de proches ressemblances se trouvent parmi les éleveurs modernes de bovins dans la ceinture sahélienne de l'Afrique du Nord, comme la Habana, Beni Helba Baggaras et Gura'an.

Nabta Playa et Namoratunga II sont deux sites mégalithiques pouvant être astronomiques liés, les deux étant également des sites cérémoniels. Ce site archéo-astronomique sur la rive ouest du lac Turkana au Kenya, a été fondée vers -300. Il contient 19 piliers de basalte, alignés avec 7 systèmes d’étoiles : Triangulum, les Pléiades, Bellatrix, Aldébaran, Orion centrale, Saiph, et Sirius. Les piliers de basalte lient les constellations ou les étoiles avec le calendrier lunaire de 12 mois pour 354 jours des locuteurs couchitiques du sud de l'Éthiopie. Les piliers sont entourés d'une formation circulaire de pierres. Une tombe avec un pilier au-dessus existe également.

 

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