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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

Domaine de Lavagnac à Montagnac, qui a livré trois petites concentrations de fosses néolithiques (6, 5, 6)

Domaine de Lavagnac à Montagnac, qui a livré trois petites concentrations de fosses néolithiques (6, 5, 6)

 

Situé entre Montpellier et Béziers dans le département de l’Hérault, Montagnac se positionne comme véritable carrefour entre la mer Méditerranée et les contreforts des Cévennes.

Le Piscenois et le Montagnacois offrent un paysage de plaines et de collines typique du Languedoc. La zone est partagée par la vallée de l’Hérault dans son cours inférieur, au Sud elle est limitée par le tracé de la Voie Domitienne.

 

 

On notera l’importance de l’occupation durant le Néolithique et l’existence de deux types principaux d’habitats : de petites stations réduites à quelques cabanes, en nombre important, et la présence de deux habitats groupés plus vastes ayant livré de très nombreux restes céramiques.

À noter également la prospection systématique du tènement des Béluguettes où un banc de silex a servi de source d’approvisionnement lithique (ramassage de nombreux éclats et rareté des outils).

 

 

Le domaine de la Conseillère, sur l’emplacement du gisement antique de Lieussac, a livré des fragments de céramique non tournée, d’une hache polie et de silex appartenant à un gisement du Néolithique final, datant des alentours du –IIIè millénaire, installé en bordure de l’Hérault.

 

 

Sur la rive gauche de l’Hérault, au Sud-Ouest de l’agglomération de Montagnac, deux ensembles de parcelles représentant 8,5 hectares ont été sondés aux lieux-dits "Boutounet" et "Pissosaoumos".

Les terrains situés au lieu dit "Pissosaoumos", au Sud du chantier, présentent une forte déclivité d’Ouest en Est, et une large zone déprimée qui draine le versant miocène occupe le centre de la parcelle à sonder.

Un habitat néolithique étendu et structuré occupait la partie haute du vallon. Sur une bande d’une vingtaine de mètres, il reste au moins deux tronçons de murs, plusieurs sols et des fosses de stockage.

Sur le penchant Nord de la zone déprimée, à quelques dizaines de mètres de la première concentration de vestiges, au moins 7 fosses ont été mises au jour. L’unique structure sondée, (la fosse 15) est une sépulture multiple. Trois squelettes y sont pour l’instant dénombrés.

Sur le versant Sud, une "cave-silo" enterrée de forme rectangulaire a été dégagée. Ses dimensions internes sont de 2,6 x 2 m. Elle est conservée sur 1,2 m de profondeur sous le niveau de labour. Son angle Sud-Est a permis d’observer, sur 0,8 m, un parement de pierres sèches très bien agencées. Il s’appuie sur une banquette taillée dans le substrat miocène qui prolonge le parement sur 0,4 m.

Les témoins archéologiques découverts sur le site de la ZAC Multisites Avenir de Montagnac sont remarquables par leur variété et leur état de conservation. Leur distribution spatiale est cohérente pour un habitat : architectures (murs et cave-silo appareillée), niveaux de sols, sépultures. L’abondant matériel céramique recueilli appartient au Néolithique final II de la vallée de l’Hérault.

 

 

Le lieu-dit "La Malautié" a révélé des vestiges de différentes époques. Leur densité est faible et leur état de conservation médiocre.

Deux fosses distantes de plus de cent mètres livrent des céramiques du Néolithique final. Une voie très fréquentée dès le premier Âge du Fer a été identifiée sur 250 m. Elle fonctionne encore à la période républicaine et perd son activité dès le Haut-Empire. Ses dimensions importantes supposent un axe d’intérêt économique majeur. Il pourrait s’agir de la mythique "voie héracléenne". Une tombe à incinération a été localisée sur sa bordure Est.

 

 

Le domaine de Lavagnac, se trouve sur la rive droite de l’Hérault, au Nord de la commune de Montagnac.

Au lieu dit "Le Causse", trois petites concentrations de fosses néolithiques localisées près du point culminant ont été mises en évidence. Les groupes de structures sont éloignés entre elles de plusieurs dizaines de mètres. L’aspect des comblements, la morphologie des fosses et le matériel qu’elles livrent, sont différents d’un ensemble à l’autre. Il est donc possible d’individualiser les occupations successives du plateau du Causse.

Un premier ensemble de six fosses de grand diamètre est attribuable au Néolithique final.

À une centaine de mètres au Nord de ce premier ensemble, cinq fosses ont été reconnues. Leur comblement contient des matériaux cendreux et des éléments de terre cuite. La céramique est abondante, elle date cette installation de la phase 2 du Néolithique final de la vallée de l’Hérault.

Enfin, légèrement en contrebas, sur le versant Ouest du plateau, un nouveau groupe de six fosses entaille les sables indurés. Leur taille et leur forme varie d’un creusement à l’autre. Elles livrent un abondant matériel céramique attribuable à la phase 1 du Néolithique final de la vallée de l’Hérault.

Parmi les structures, un four a été fouillé. Bien que dégradé, les éléments d’architecture qu’il a livrés montrent une réelle maîtrise dans la conception et la réalisation d’un outil de production, où la chauffe était intense. Ce four, par la complexité de sa réalisation, notamment l’usage d’éléments préfabriqués en terre cuite, montre que la conception n’a rien d’empirique. Il permet de constater que les Hommes du Néolithique final disposent de connaissances techniques élaborées qui impliquent outre l’expérimentation, la circulation des connaissances et des idées.

 

Les modestes occupations du plateau de Lavagnac aident à percevoir les activités de petits groupes d’individus qui gravitent à la périphérie de grands sites structurés comme l’éperon barré de Roquemengarde qui se trouve à moins d’un kilomètre ou du site de Puech-Haut à Paulhan sur la rive opposée de L’Hérault. Elles interpellent sur la complexité de l’organisation sociale au Néolithique final dans la vallée de l’Hérault.

Le site fait partie du faciès très localisé autour du bassin de Thau et plutôt placé dans une phase tardive de la fin du Néolithique, parfois dénommé groupe de Coulobres (Hérault : Les Hermes à Bélarga ; Pioch Badieu à Mèze), ou zone tampon du secteur Thau-Gardiole (Hérault : Collège à Loupian ; Mas de Garric à Mèze). La grande complexité des assemblages céramiques dans les établissements au contact de la vallée de l’Hérault et du bassin de Thau, permet plusieurs hypothèses qui dans l’état des connaissances ne sont pas départagées. Principalement, il s’agit de reconnaître l’émergence d’une entité propre à ce secteur dès le début du Néolithique final (Puech Haut phase 1) qui s’autonomise avec le développement de la métallurgie du cuivre et sert de vecteur à l’évolution des faciès périphériques. Dans ce cas, la vallée de l’Hérault joue un rôle central dans la constitution des cultures régionales, au moins à la fin du quatrième millénaire. L’autre hypothèse consiste à voir à l’inverse dans cette région un phénomène d’agrégation des influences régionales traduites par la mixité des assemblages céramiques (hypothèse du complexe multipolaire).

Dans cette distribution le site de la Capitelle du Broum (Péret, Hérault) - particulier par son fonctionnement lié à la pratique de la métallurgie dans le secteur de Cabrières - qui montre une grande diffusion des objets de cuivre, livre un mobilier céramique affichant de nombreuses influences avec le groupe du Broum, le Saint-Ponais, le Ferrières, le Fontbouïsse et la région des Grands Causses. Pour cette dernière, les rares opérations ne permettent pas de préciser ce contexte qui est donné comme acquis au groupe des Treilles.

 

 

Un très beau vase de bronze décoré y avait déjà été trouvé en 1959 : hauteur conservée de 0,21 m environ ; plus grande largeur de 0,10 m ; le fond est perdu.

La panse est divisée en deux zones superposées : en bas, godrons ; en haut, frise de quatre griffons affrontés deux à deux de part et d'autre d'un arbre stylisé. La décoration est d'excellente qualité : les monstres, figurés en relief, sont ailés ; ils croisent devant l'arbre leurs pattes antérieures. Bien que le motif remonte évidemment à de très lointaines origines orientales, il reste fréquent à l'époque gallo-romaine. C'est de cette époque que date le vase de Montagnac, comme le montrent le style évolué du décor et le contexte archéologique dans lequel la trouvaille a été faite : le champ était parsemé de vestiges d'occupation gallo-romaine (tegulae, tessons de terre, sigillée, etc.).

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