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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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L’idée, pour Partager auprès du plus grand nombre et facilité la lecture, est de mettre à disposition les contenus synthétisés par nos soins, puis les internautes le désirant peuvent télécharger les pdf illustrés ou commander les livres papier imprimés par un professionnel

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

 

Une des deux cent dix tombes du Hallstatt de la nécropole St Julien à Pézenas

Une des deux cent dix tombes du Hallstatt de la nécropole St Julien à Pézenas

 

*** Malheureusement, nous n’avons pu finir à temps cette synthèse vue la quantité de sources à traiter sur le riche passé de cette commune.

Repassez d’ici le 14 juillet, toutes les périodes (préhistoriques) d’occupation auront été traitées. ***

 

 

Pézenas, au carrefour des plages du Bas-Languedoc et de l'arrière-pays de l'Hérault, est située dans la plaine du fleuve Hérault et est traversée par la rivière Peyne. Pézenas est à environ 20 kilomètres de la mer Méditerranée, 50 kilomètres à l’Ouest de Montpellier et 23 kilomètres à l'Est de Béziers.

 

 

À une quinzaine de kilomètres au Nord d’Agde et sur la rive droite de l'Hérault, le site de Saint-Julien est situé en bordure de la Peyne, sur sa rive gauche, mais sur une terrasse à la limite du champ d'inondation.

Plus de 230 tombes ont été fouillées. D'un point de vue topographique, quatre zones correspondent aux phases d'utilisation de la nécropole (hormis ce développement topographique, il ne semble pas y avoir une quelconque organisation des sépultures). La première se situe entre la fin du -VIIè siècle et le début du –VIè siècle et marque une phase de transition avec les nécropoles de type Grand Bassin I. Elle témoigne en effet de la modification des rites funéraires.

La seconde se situe entre –590 et –570, la troisième entre –570 et –520, la dernière entre –520 et –480.

 

La nécropole de Saint-Julien est donc utilisée durant la fin du -VIIè siècle, tout le -VIè siècle et le début du -Vè siècle, elle n'est donc contemporaine du site voisin de Saint-Siméon que pendant un laps de temps assez court. Elle apparaît comme l'une des plus importantes dans le Sud de la France pour l'Âge du Fer, d'une part en raison de la durée de son utilisation et d'autre part en raison de l'abondance et de l'intérêt archéologique présenté par le mobilier céramique et métallique recueilli lors des fouilles.

 

À Vailhauquès, dans le dolmen n°1 de Reinard, se trouvait un dépôt sépulcral de réutilisation, situé à la fin du couloir. Dans une couche cendreuse de 20 cm de longueur sur autant de largeur et une quinzaine de cm d'épaisseur, gisaient un vase en forme de calice, quelques fragments appartenant à un vase différent et notamment un fond arrondi, des esquilles d'os humains : 10 grs au milieu desquels on reconnaît un fragment de boite crânienne, un fragment d'humérus et une phalange. Il y avait encore 2 molaires très usées, une dent de mouton et un anneau de bronze.

Le vase complet recueilli, un "gobelet caréné", par son fond arrondi, semble unique dans la région au Ier Âge du Fer. Toutefois les gobelets carénés à fond ombiliqué sont bien connus en céramique non tournée dans la 2è moitié du -VIIè siècle (Grand Bassin I), et au -VIè siècle (Saint-Julien à Pézenas et Couffoulens dans l’Aude), ainsi qu'en céramique grecque d'Occident.

 

 

Une série de sites dans la basse vallée de la Peyne témoigne de la forte densité d'occupation autour de l'ancien étang de Pézenas et matérialiserait un chemin contournant par le Nord cette dépression, menant de Saint-Siméon jusqu'au fleuve Hérault.

 

Le site de Saint-Siméon est installé sur un plateau de 400 m de long, au sommet d’une butte d'où l'on domine les terrasses alluviales basses et inondables de la Peyne qui coule en contrebas au Nord. La rivière reçoit un affluent, le ruisseau Saint-Martial. La confluence de l'Hérault et de la Peyne se trouve à environ 4 km à l'Est. De même que la nécropole de Saint-Julien qui est voisine de 250 m à l'Ouest, le site de Saint-Siméon est à l'abri des inondations de la rivière. Au Sud-Est, le paysage est marqué par un ancien étang asséché entre le XIIè et le XIIIè siècle.

Le plateau, séparé en deux par une dépression, peut-être d’origine anthropique, avait un but défensif. Un abondant mobilier a été recueilli, mais en dehors de traces de foyer et des vestiges d'un rempart (-Vè siècle), aucune structure bâtie n’a été mise au jour. D’une manière générale, on constate la présence importante de céramique tournée, qui se répartit pour l’essentiel entre les vases gris monochromes et ceux qui sont à pâte claire peints ou non. La céramique non tournée est abondante mais non majoritaire. Le mobilier amphorique, qui varie de 10 à 35% environ selon les couches des différents sondages (en nombre minimum d’individus), est dominé par les arrivages de Marseille, mais on compte également des exemplaires étrusques, grecs et ionio-massaliètes.

En ce qui concerne la chronologie, une fréquentation, voire une installation, est attestée pour le Bronze final IIIb par la découverte de céramiques typiques de cette période. Actuellement, il apparaît que l’essentiel du mobilier matérialise une occupation du -Vè siècle, mais quelques éléments remontent au dernier quart du -VIè siècle. Plus récemment, des prospections et une opération de sauvetage, effectuées au pied de l’habitat perché, ont mis en évidence les vestiges d'un quartier bas d'une superficie de plusieurs milliers de m2, contemporain et dont l'occupation se prolongerait jusqu'au -IVè siècle.

 

Le site de Balsède se localise à moins de 1 km sur les coteaux au Sud-Ouest de Saint-Siméon.

On distingue deux emplacements différents correspondant à deux phases d'occupation. La première (Balsède 2), contemporaine de celle de Saint-Siméon, concerne le –VIè/-Vè siècle. Des prospections ont permis de recueillir un lot de céramiques comprenant de l'amphore étrusque et massaliote, de la céramique grise monochrome, des fragments de vases non tournés ainsi que les restes de meule en basalte. La seconde occupation (Balsède 3) débute à la fin du -IIè siècle et se poursuit jusqu'au IIè siècle de notre ère.

 

Le site de Pech Auriol occupe une position semblable à Balsède, sur les coteaux à l'Ouest de Saint-Siméon.

On distingue plusieurs zones de concentration de mobilier daté du –VIè/-Vè siècle (notamment céramique modelée, grise monochrome et à pâte claire, amphore étrusque et massaliète). Ces vestiges posent des difficultés d'interprétation dans la mesure où ils sont très proches de Saint-Siméon. On ignore s'il s'agit véritablement d'habitats ou de zones de rejets liées à l’habitat groupé.

 

Le domaine de Montplaisir, au Sud de Saint-Siméon, est également installé sur les coteaux des hauteurs qui dominent, à l'Ouest de l'ancien étang de Pézenas. Ce site a livré du mobilier évoquant la présence d'au moins une tombe daté du -Vè siècle (amphore de Marseille, céramique attique et à pâte claire peinte, fragment de fibule en bronze).

 

Contrairement aux sites précédents, celui de l'Amandier se trouve dans la plaine alluviale de l'Hérault qui coule à 800 m à l'Est, de l'autre côté de l'ancien étang et en bordure du champ d'inondation du fleuve. À cet endroit, la plaine décrit une légère cuvette mais le gisement est installé dans un secteur où l'altitude tend à s'élever.

Des prospections ont permis la découverte de céramiques du -Vè siècle (céramique non tournée, amphore de Marseille et grise monochrome). La présence d'un fragment de meule à va-et-vient en basalte plaide en faveur de la présence d'un petit habitat rural.

La réoccupation de ce secteur s'effectue à partir du début du -Ier siècle et jusqu'au début du Vè siècle.

 

Le gisement de La Perrière, voisin de la nécropole de Saint-Julien, est installé sur les coteaux qui dominent Saint-Siméon et forment la limite septentrionale de l'ancien étang de Pézenas.

L'occupation principale concerne une villa gallo-romaine. Cependant, pour la Protohistoire, des vestiges appartenant aux –VIè/-Vè siècle ont été observés sur l'emprise de la villa.

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