Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation du Collectif des 12 Singes

 

Nous sommes un Collectif
d’écriveurs autoédités.

Pour nous suivre, connectez-vous à facebook et/ou twitter

Tous nos textes sont présentés sur http://Collectif12Singes.over-blog.com et nos livres ont une version eBook : "Lendemain du Grand Soir" ; "La philosophie south-parkoise, ça troue le cul !!!" ; "Bouquin Coquin et Taquin d’une Catin et d’un Libertin" ; "Photograffi(ti)es d’Expressions Murales : Pierres Philosophales"

*** TÉLÉCHARGEMENT ***

*** COMMANDE ***

 

L’idée, pour Partager auprès du plus grand nombre et facilité la lecture, est de mettre à disposition les contenus synthétisés par nos soins, puis les internautes le désirant peuvent télécharger les pdf illustrés ou commander les livres papier imprimés par un professionnel

 

  1. Téléchargement pdf
    illustré

     
  2. Commande livre papier personnalisé

 

 

COMMANDEZ NOS
LIVRES CRÉATIFS

Publié par Collectif des 12 Singes

Poussan, Les Clachs – 2 M : Ensemble des vestiges associés à l’occupation chalcolithique : hypothèse d’un habitat ceinturé (R. Bourgaut – CCNBT)

Poussan, Les Clachs – 2 M : Ensemble des vestiges associés à l’occupation chalcolithique : hypothèse d’un habitat ceinturé (R. Bourgaut – CCNBT)

 

Le village de Poussan occupe la partie la plus maritime du Bassin de Montbazin. Le territoire communal qui s'étend sur environ 3 000 hectares se partage en deux grands ensembles : à l'Ouest, la moitié du territoire est occupée par les garrigues qui forment les montagnes de la Moure et à l'Est se trouve la plaine agricole, essentiellement dédiée au vignoble. Au Sud, le territoire communal confronte le bassin de Thau. Cette plaine permit la circulation des Hommes et des idées, avec notamment l'installation de la Via Domitia à l'époque romaine.

 

 

Plusieurs sites de la Préhistoire récente et du ler âge du Fer confirment les observations déjà réalisées les années précédentes sur les communes voisines pour ces périodes : les premiers reliefs jurassiques sont densément occupés par des sites étendus qui dominent les bassins agricoles actuels.

 

On trouve en effet sur le territoire communal des traces d'occupation humaine dès la période du Néolithique, entre -3 200 et -2 500.

La ZAE des Clachs, au lieu-dit Roumèges, se situe au piémont de la terminaison méridionale des collines de la Moure et de ses pentes qui se développent au Nord et au Sud, à une faible altitude au-dessus du niveau de la mer.

L’observation de grands fossés a permis d’émettre l’hypothèse d’un habitat ceinturé : deux noyaux d’occupation semblent en effet pouvoir être circonscrits dans un grand ovale de près de 150 m de longueur, délimité par un grand fossé. Il s’agit donc d’un site manifestement important, jusqu’alors inconnu, qui vient s’ajouter au dossier de l’occupation du Chalcolithique dans cette région de plaine.

Cette occupation chalcolithique se concrétise sous la forme de vestiges d’architecture en terre crue associés à des structures en pierres sèches au sein de niveaux d’occupation.

Ces structures étaient associées à des niveaux relativement riches en céramique campaniforme (faciès épicampaniforme et campaniforme rhodano-provençal). Les habitants y fabriquaient des haches, réalisaient des poteries, et commencèrent à travailler le cuivre jusqu’en -1 800.

Un bucrane mis au jour à l’angle Nord-Est évoque un possible rite sacrificatoire dont on ignore les tenants et aboutissants. Il n’est associé à aucun autre type de mobilier et s’avère malheureusement ici anecdotique.

Le site sera utilisé jusqu’au début du Ier Âge du Fer.

 

 

L’implantation des habitats alors constitués de cabanes réalisées avec des matériaux périssables est de préférence choisie sur des hauteurs en forme de terrasses, à l’abri du vent du nord. Certains d’entre eux ont en outre vue sur l’étang de Thau. Cette ouverture sur la Méditerranée aura une influence déterminante aux périodes suivantes : celles de l’Âge du Bronze et de l’Âge du Fer.

 

Le Puech des Mailles a livré un habitat ovale de plein air du Bronze ancien riche en céramique ornée de cordons à impressions digitales.

 

 

Les terrains miocènes reposent soit sur des couches du Crétacé, soit sur le Jurassique. D'aprés Cappetta, celles-ci seraient le prolongement du bassin de Montbazin-Gigean ; en ce bassin, l'étage culmine à 75 mètres (lieu-dit Puech Gayès), et le sommet des collines jurassiques (Sud et Est du gisement) que l'on voit sur la nationale 113 ont une hauteur de 62 mètres.

 

Le site de Puech Gayès, situé sur un relief au centre du bassin de Montbazin aux confins de Poussan, se localise à environ 2 km au Nord de l’étang de Thau, sur la rive gauche d’un ruisseau affluent de La Vène, qui appartient au bassin de Thau.

Des prospections ont révélé la présence d’un habitat perché de type oppidum occupé entre le milieu du -VIè siècle et le début du -Vè siècle et dont la superficie est estimée à 4 hectares.

Le mobilier se compose de céramiques non tournées, de vases à pâte claire et en grise monochrome. Le site a également reçu des importations de céramique attique et de bucchero nero. Les amphores sont représentées par des exemplaires étrusques, massaliètes et grecques.

On signalera le passage de la Via Domitia au pied du versant Nord de la colline.

 

 

D’après Raymond Monjardin et Marc Lugand, tous les deux archéologues, une dizaine de sites présentent également des signes d’habitat avec des tessons de céramique comme à l’Estaque ou aux Ors, avec deux haches trouvées autour du Puech Bruneaud et du Mas Blanc et même avec un mobilier céramique qui concerne La garenne, les Oulettes ou Glauga.

D'autres sites comme celui du lieu-dit "Le Catau", ou celui de la Fontaine de Glauga ont été étudiés, mais l'activité du premier cessera vers le IIIè siècle, tandis que la source de Glauga fut divinisée et le lieu occupé jusqu'à la fin de l'Antiquité.

Enfin, au Mas Blanc, sur le site de Tarroussel aussi et au Puech Gayès, l'occupation connaîtra un développement jusqu'au VIè siècle. De l'étang de Thau à Montbazin, la plaine n'est alors pas déserte même si le Puech Gayès n'est pas devenu une agglomération. La voie Domitienne y joue le rôle de frontière, mais la Pax Romana (jusqu'en 180 à l'annonce de la mort de l'empereur Marc-Aurèle) aurait fait perdre au Puech sa valeur stratégique.

Commenter cet article