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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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L’idée, pour Partager auprès du plus grand nombre et facilité la lecture, est de mettre à disposition les contenus synthétisés par nos soins, puis les internautes le désirant peuvent télécharger les pdf illustrés ou commander les livres papier imprimés par un professionnel

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Promotion de l’Histoire, omission de la Préhistoire

 

Madame/Monsieur la/le maire(-sse), la/le conseiller (-ère) régional(e)/départemental(e), la/le directrice/directeur de …,

 

Bonjour (… tout court, on va se parler de Citoyens à Citoyen),

 

 

Depuis quelques temps maintenant que nous nous attachons à rédiger des synthèses - notamment - sur la France à travers les âges (plus particulièrement sur le Languedoc-Roussillon que nous avons adopté et sur l’Alsace dont nous sommes originaires, deux régions/axes de communication importants en France depuis l’aube des temps), certaines aberrations et négligences flagrantes concernant la mise en valeur du patrimoine (pré)historique nous ont sauté aux yeux.

Cette missive quelque peu missile (nous vous prions par avance de bien vouloir excuser la virulence de certains propos, mais bon on n’est pas là pour enfiler des perles et parler la langue de bois … qui donne des écharpes autant que des échardes) se basera essentiellement sur des exemples concrets issus des régions Lengadòc-Rosselló et Elsass (c’est un peu dans le même registre mais à part : là aussi, le patrimoine identitaire local n’est mis en avant que depuis la première reconnaissance en France des langues régionales en 1951 avec la loi Deixonne, en outre ça a mis du temps ensuite à rentrer dans la pratique), mais peut largement s’appliquer à tout le pays (et sûrement à d’autres nations, malheureusement).

 

  1. La primo des choses, et non des moindre pour favoriser le partage des connaissances et créer un réel intérêt pour le patrimoine local, serait que les directions de la communication (prononcez « communicayssionne », à la one-again) ouvre un livre d’Histoire (quoique, là aussi y aurait bizef à dire, vu que peu ont une vision assez complète de l’échelle des temps, si ce n’est les bouquins - rares ou difficiles à trouver pour un non-initié - axés sur le local) ou cherchent un peu sur le Net pour se rendre compte que si l’Histoire à proprement parler (avec traces écrites) remonte aux Grecs et Romains, la proto- et la pré- Histoire sont ancrées dans le terroir depuis bien plus longtemps (par définition) ! Les institutionnels ont toutes les données qu’il faut (suffit d’aller sur le site de la DRAC) pour avoir une vraie rubrique "Histoire" digne de ce nom, sinon c’est la porte ouverte à (toutes les fenêtres, euh non, désolés) la mésinformation sur des sites persos (qui pourraient se renseigner au lieu de dire n’imp' !), même si leur intention de pallier vos manquements est louables, mais chacun son taf (et ça c’est bel et bien le vôtre) !!! Quand on lit sur le site de la ville que « Montpellier voit le jour en 985 » et qu’on tombe sur les rapports de fouilles de la DRAC L-R, on voit bien qu’il y a un sacré décalage. Les puristes intégristes nous rétorquerons que le Montpellier d’origine se situait sur les collines de Montpellier et Montpellieret (derrière le Musée Fabre), mais allez fouiller là-bas pour trouver des vestiges archéologiques plus vieux (sachant qu’en plus avec tous les bouleversements des guerres de religion et autres réaménagements successifs, les niveaux d’occupation d’époques plus anciennes peuvent se retrouver très profondément sous la terre). Nous arguerons juste qu’en restant dans l’Écusson le décalage temporel est de 10 500 ans, vu qu’on a retrouvé les vestiges d’un campement de chasseurs magdaléniens (à la sortie des âges glaciaires) au bord du Verdanson dans l’actuelle rue Fontaine-du-Pila-Saint-Gély (MERCI le tram moderne d’avoir ainsi fait ressurgir ce passé caché mais bien présent en étant latent).
    En élargissant un peu le (cercle de nos amis, hum, re-désolés, c’est pour détendre l’atmosphère et montrer qu’on est bêtes mais pas méchants) périmètre des investigations, car bien sûr les préhistoriques ne se seraient de toute façon pas cantonné aux seules deux collines d’"origine", on s’aperçoit que les proches environs de Montpellier (en restant dans les limites de la ville actuelle) étaient déjà fortement fréquenté depuis environ 250 000 ans par des Neandertal. Plus près de notre époque, si les antiques se sont installés à Lattes et Castelnau-le-Lez, les néolithiques s’étaient implantés tout au long de la Mosson, du Merdanson (rebaptisé Verdanson en 1827 à cause de son origine scatologique) et du Lez.

 

  1. Nous critiquons les institutionnels qui n’utilisent pas les ressources mises à leur disposition, mais encore faut-il que les Directions Régionales des Affaires Culturelles mettent en ligne les Bulletins Scientifiques Régionaux !!! Et là pour le coup nous saluons l’efficacité de la DRAC L-R, qui a mis en ligne tous ses BSR depuis 1991 (ceux jusqu’à 2004 sont simplement scannés comme image) ainsi qu’un Bilan de la recherche archéologique retraçant l’état de l’art des connaissances de par les découvertes/études faites depuis 1995 ! On dit souvent « oui, les Sudistes, ces fainéants qui bossent à moitié et le reste du temps se prélassent avec un pastaga ! » : eh bien sachez que seule la rigueur allemande (euh, alsacienne pardon) est à peu près au niveau de la DRAC L-R en terme de partage des avancées scientifiques, même s’il y a du laisser-aller car il n’y a plus de publication on-line de ses BSR depuis 2007. Même des régions qui mettent en avant leurs particularismes et le patrimoine associé, telles Breizh/Bretagne et Cyrnos/Corse, n’ont pas un espace centralisé d’information archéologique digne de ce nom ! Quant à Liddle Franke/Île de France, son portail sur le site national des DRAC est un vrai foutoir où on n’y retrouve pas ses petits ; et que dire de Rôno-Arpes/Ròse-Aups/Rhône-Alpes pour qui apparemment son statut d’axe de communication rhodanien majeur entre le Nord européen et le Sud méditerranéen serait presque jugé "insignifiant" d’un point de vue archéologique étant donné qu’on y parle surtout d’Art ??? Ce n’est pas étonnant dès lors que même les rubriques dédiées sur Wikipédia sont lacunaires comme ça ne devrait pas être permis (les contributeurs de cette plateforme ne sont pas là pour pallier les manquements de l’état, mais ce serait plus facile et encourageant pour eux s’il y avait déjà une bonne base d’informations chez les acteurs institutionnels).

 

  1. Si des passionnés veulent combler les vides étatiques, ils pourront toujours consulter des sites tels que Persée. Voilà une initiative qu’elle est bonne, avec ses 140 revues scientifiques et 443 715 documents diffusés depuis mars 2003. Vous voyez, quand vous voulez, vous pouvez et ça cartonne ! À contrario, car avec l’état il y a toujours des contre-exemples, Cat.inist/Refdoc et Daphne sont des archaïsmes sans nom ! Autant leurs fonds documentaires sont d’une richesse exemplaire, autant leurs conditions sont anachroniques !!! Daphne est le pire car c’est bien beau de donner des notices bibliographiques mais si ce n’est relié à rien ça ne sert pas à grand-chose. Enfin si, mais c’est pas compliqué d’interfacer cette base de données avec des plateformes de fourniture de documents. Justement, une fois qu’on a trouvé ce qu’on cherchait (là aussi, pour info, dire que tels vestiges ont été trouvés dans telle agglomération c’est intéressant, mais préciser le nom du gisement pour aller plus loin dans les recherches c’est mieux), on vous présente la note, salée ! Vous savez qu’on est passé au XXIè siècle, soit le IIIè millénaire ??? Payer le même prix (11 €) pour un pdf en Livraison Électronique Sécurisée que pour une version papier envoyée par courrier c’est normal/moderne ça ??? Et en plus il y a un Digital Rights Management (tiens, il nous semblait que Mister All-Good vous avait obligés à bien parler la France et à ne pas utiliser d’anglicisme) avec un droit de copie qui peut varier de 4 € HT à 100 € HT, c’est ça votre vision d’un accès Citoyen à la connaissance de son patrimoine ??? Les chercheurs sont des fonctionnaires (trop peu) payés par l’état (qui en plus réduit sans cesse les budgets), il n’y donc aucune raison de payer deux fois pour se cultiver (sachant que les musées britanniques sont gratuits, et donc très fréquentés - ainsi les ventes parallèles financent la trésorerie !).

 

  1. En parlant des "musées" locaux (au sens de régionaux/provinciaux/communaux), souvent ils n’en sont pas. Mettant toujours l’accès sur l’antiquité, la Préhistoire se résume dans la plupart des cas à de simples salles comme "cabinets de curiosités" à la mode XVIIè siècle au sein d’un bâtiment fourre-tout (même les musées de grandes villes ont une assez petite surface pour la Préhistoire comparée à l’antiquité). Les conservateurs (qui méritent bien leur nom, dans le mauvais sens du terme) ne se rattrapent même pas avec un site internet correct : les internautes curieux ou les futurs visiteurs qui veulent se renseigner avant de voir les pièces exposées n’ont droit qu’à une simple présentation pratique du "musée" sans muséographie avec introduction à la Préhistoire locale. Souvent, seules quelques photos se battent en duel avec quelques lignes très générales et peu généreuses en informations précises (oui le Néolithique "c’est" le passage de la prédation à la production et du nomadisme à la sédentarisation, et encore ces pratiques sont loin d’être aussi sclérosées/figées dans le temps car rien n’est linéaire dans le "développement" humain, mais quand on a dit ça on n’a rien dit), accompagnées des tarifs et des horaires d’ouverture ! Certes en marketing on dit qu’il ne faut pas tout dire, juste susciter l’intérêt pour "forcer" à venir voir sur place, mais ce genre de présentation ni n’informe ni ne donne envie, présageant un musée chiant avec des vitrines peu attractives dont on a fait le tour en 5 minutes !!!

 

  1. Un autre problème en la matière est la "délégation de service public" quand les institutionnels refilent le bébé du patrimoine préhistorique à des associations sans leur allouer les budgets qui vont bien ! Contrairement aux dilapideurs publics, ces structures dépensent peu pour des résultats on ne peut plus honorables, mais il n’empêche qu’avec peu on fait assez peu et qu’avec plus ils feraient encore mieux !!! Quand les institutionnels chargent leurs services de la gestion/promotion du patrimoine local, on assiste très souvent à de véritables mascarades. Bien évidemment on ne va pas créer un musée pour chaque site ayant livré quelques vestiges archéologiques, mais de là à monopoliser les budgets patrimoniaux sur quelques rares établissements pour bien marquer son ancrage régional, il y a un gouffre ! D’autant plus qu’il y a souvent du copinage politicard pour placer ses "amis" - utilitaires - et avoir en retour une bonne presse sur quelques expositions annuelles qui caressent/flattent le régionalisme de bas-étage dans le sens du poil ! Avoir des têtes de gondole/figures de proue/bateaux amiraux qui suscitent l’intérêt par leur attractivité (voire démesure) n’est pas mal en soi, mais encore faut-il que le reste ne soit pas des coquilles de noix, des navires solitaires aux cales vidées de leur contenu par les musées nationaux ou par une politique budgétaire hyperconcentrée !!! Du fait de la non-application de la péréquation (les lieux qui brassent du public car ont des budgets conséquents devraient mieux redistribuer leurs recettes pour aider les petits musées à se développer), certains élus en sont plus ou moins réduits à charcuter la mise en valeur du patrimoine local ! L’exemple le plus affligeant en la matière (et qui a poussé à la rédaction de cette synthèse sur l’état des lieux de l’action publique en "faveur" de la Préhistoire) en est le Musée du Pic Saint-Loup. Créé en 1952 à l’initiative de Pierre Pannoux, archéologue, et Joseph Martin, maire des Matelles, il peut se targuer d’être le premier musée de Préhistoire à avoir vu le jour en Languedoc-Roussillon. Bel exemple de promotion du patrimoine préhistorique local grâce à la volonté d’un scientifique et d’un institutionnel, mais quoi de plus normal étant donnée l’importance historique de ce pays qui a vu Neandertal vivre et enterrer ses morts dans la grotte de l’Hortus autant que l’implantation voire l’émergence des grandes cultures néolithiques que sont le Chasséen (nom d’un site de Bourgogne mais dont la culture est originaire du coin), Ferrières et Fontbouisse. Résultat des courses 60 ans plus tard ? Après 5 ans de tergiversations et d’aléas politiques, voilà que ce musée rouvrira en 2014 avec une seule salle sur la Préhistoire locale et 4 (!!!) salles d’exposition "artistique" ! Elle est où la logique patrimoniale si ce n’est la promotion de la "culture" hippie-chic avec la mise en avant de croûtes et autres sculptures arty qui ne plairont qu’aux bobos installés entre le vignoble haut de gamme de l’Hortus et les villes de retraités fortunés que sont St-Clément la Rivière et St-Mathieu de Tréviers ??? Et si on remplaçait les miroirs de la galerie des glaces à Versailles par des tableaux d’artistes top-branchouilles, vous diriez quoi ? Que vous souhaitiez promouvoir des Artistes émergents dont le talent gagne à être connu, pourquoi pas si c’est en faisant un lien logique entre passé et présent/futur, mais de là à monopoliser une grande partie de la surface d’exposition et reléguer les vraies œuvres d’Art, de nos vrais Ancêtres, dans le grenier et les caves, c’est vraiment du grand n’importe quoi qui ne satisfait que vous et vos potes so trendy ("tellement à la mode", qui elle justement est la seule chose qui se démode, contrairement à l’Histoire). À la limite on peut toujours se "rassurer" en pensant que tout peut changer avec les élections municipales puisque là aussi la politique patrimoniale est court-termiste et instable au possible.

 

  1. Comment voulez-vous intéresser et sensibiliser les jeunes (mais pas qu’eux, également les nouveaux-venus et les gens de passage, autant que les Anciens pour qui l’Histoire était connue/vécue mais pas forcément bien comprise dans sa globalité) au patrimoine et à leurs racines si aucune structure digne de ce nom n’existe pour accueillir et informer le public de manière pédagogique (pas chiante) sur la Préhistoire ??? En restant sur l’exemple consternant mais si révélateur du Musée du Pic Saint-Loup, la société autant que les Citoyens auraient plus à y gagner s’il était fréquenté par des classes et des familles plutôt que par des gens qui de toute façon n’y iront que pour les vernissages en mode pique-assiettes d’amuses-bouches et pique-verres de mousseux dégeux ! Vous nous répondrez que non loin de là la Société Languedocienne de Préhistoire peut prendre la relève pour pallier à vos manquements moraux envers la Préhistoire, mais même pas puisque cette structure ne s’occupe que de la promotion du site de Cambous qu’elle a en gestion : elle ferait mieux de s’appeler Société de Préhistoire Cambousienne, ce serait plus clair pour tout le monde ! Heureusement, il existe des sites comme Loupic qui eux font votre boulot, et très bien d’ailleurs, mais ils n’ont ni vos moyens ni vos possibilités d’action (on n’est pas marié avec eux, mais ils font partie de ces mouvements Citoyens qui comblent les vides de l’administration et de vos copains).

 

  1. Il en effet plus que nécessaire de montrer que la Préhistoire locale ne se limite pas à Tautavel pour les proto-Néandertaliens/Homo heidelbergensis ni à Chauvet (ce n’est pas dans le L-R mais c’est pas loin ; bon alors disons la Baume-Latrone, une des quatre grottes ornées de la région, de la même époque que Vallon-Pont-d'Arc). Vous connaissez l’importance de Lézignan-la-Cèbe (qui a livré les premiers outils trouvés en Europe occidentale, vers -1,4 millions d’années), de Lunel-Viel (parmi les plus anciennes traces de foyers aménagés pour recevoir le feu récemment maîtrisé/produit, vers -450 000), et plus près de nous de Portiragnes, hors saison touristique ??? Non ?, beh c’est "normal" vu votre "politique", plutôt dédain, envers la Préhistoire ! Pourtant, les fouilles notamment du Pont de la Roque-Haute et de Peiro Signado mettent en évidence, pour la Roque-Haute, une des plus anciennes installations du Néolithique (ici vers -5 750/-5 600) en France d’agriculteurs éleveurs dont l'origine semble être toscane et, pour Peiro Signado, un peuplement également agricole mais d'origine différente, venant du Nord. Heureusement que le musée Jean Saluste fait ce qu’il peut, et il peut peu (serait-il fermé d’octobre à mai vu les infos sur les horaires d’ouverture ???), pour faire connaître cette phase primordiale du changement civilisationnel en France.

 

  1. Au-delà de ces cas particuliers, vulgariser la science et la promouvoir auprès du public (et pas une fois de l’an avec les journées du patrimoine/de l’archéologie) est une mission de la plus haute importance pour mettre fin aux idées reçues : NON, ce n’est pas les druides/Celtes qui ont construit les dolmens/menhirs, ils les ont même très peu réutilisés à leur arrivée, tardive, dans l’Histoire locale, et OUI il y a plus de mégalithes dans le Sud qu’en Bretagne !!! Il est également autant utile que nécessaire d’expliquer qu’avant les Romains les Gaulois étaient là et n’étaient pas des Barbares incultes, sachant qu’eux-mêmes sont arrivés tardivement dans l’Histoire, vers -500, donc ne sont pas nos Ancêtres. Même la culture indo-européenne est arrivée, vers -1 800, au milieu de cultures qui ne l’avaient pas attendu pour être très développées, d’ailleurs elles ont plutôt pris cher face à ces guerriers sauvages. Si les Citoyens ne savent pas d’où ils viennent (qu’ils soient nés en France ou ailleurs et que leurs ancêtres soient des "pures souches" - dont on voit bien que ça n’existe pas - ou venus d’ailleurs) et dans quelle culture complexe ils évoluent (car rien ne se perd tout se transforme, même en Histoire), c’est un piédestal à toutes les dérives. Ainsi celle que nous venons de citer, puisqu’il n’y a pas de Français pure souche étant donné que vue la position géographique de carrefour maritime autant que terrestre de la France et ses richesses naturelles, tout le monde nous est passé dessus !

 

  1. Dans le prolongement du besoin vital de connaître l’Histoire, toute l’Histoire (et rien que l’Histoire hein, pas les "jolies" légendes rédigées tardivement pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes afin qu’on accepte ou rejette ceci/cela), les Citoyens ont besoin d’être éduqués pour être actifs socialement et politiquement en toute connaissance de cause ! Évidement cela va à l’encontre de vos intérêts particuliers et partisans, mais l’anthropologie devrait être enseignée à l’école, ça permettrait de comprendre comment l’humain fonctionne en société suivant des cadres qui n’ont rien de naturels puisqu’ils sont issus d’orientations choisies … par "ceux qui savent" et s’arrogent le bâton de commandeur ! Les différentes cultures de la protohistoire, qui étaient ouvertes sur le monde, ont malheureusement permis le malaise dans la civilisation avec leur cortège de chefs/rois, de prêtres et de guerriers, alors qu’avant les premiers Néolithiques et les Mésolithiques étaient assez Égalitaires (ce qui n’empêchait pas les chefs, comme leaders mais n’ayant pas autorité absolue, ni les guerres, mais ça c’est la nature humaine, qui n’est pas plus pure que celle des autres animaux, nos cousins plus ou moins éloignés). Nous ne pouvons que vous conseiller la lecture d’Alain Testart, scientifique renommé mais qui rue dans les brancards par sa vision décalée, mais on ne peut plus argumentée, de l’origine et du fonctionnement des dogmes que sont l’état, la religion et l’argent !

 

  1. Pour finir cette diatribe, un autre aspect de l’information/éducation à la Préhistoire, est que plus un Peuple est conscient de l’intérêt pour lui-même comme pour les Autres de son passé, plus il en prend soin ! N’importe quel archéologue (ce que nous ne sommes pas) sait ô combien tout élément historique est important (comme pour une scène de crime). Sans forcément pousser au gargarisme/nombrilisme historique, les Citoyens doivent être fiers (mais pas comme des vaquers) de leur patrimoine et le protéger pour mieux le transmettre aux générations futures et permettre de toujours plus affiner notre compréhension de la construction autant individuelle que collective de notre humanité et société. Ainsi, cette sensibilisation permettrait autant de limiter les fouilles clandestines, les pillages et les saccages lors de travaux, que de favoriser le civisme si on trouve par hasard quelque chose. Mais encore faut-il que toute la société soit informée et consciente de l’importance de la préservation de ce patrimoine très rare et précieux pour comprendre le passé et la formation de l’Histoire régionale en tant que partie intégrante de l’Histoire de l’Humanité.

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