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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Publié par Collectif des 12 Singes

Jules Verne et son livre La Chasse au météore (1908)

Jules Verne et son livre La Chasse au météore (1908)

 

L’étude scientifique complète (analyse chimique et recueil des témoignages) des météorites n'apparaît réellement qu'à partir de 1803, date du rapport minutieux du jeune astronome Jean-Baptiste Biot à l'Académie des Sciences de Paris, fait à la demande du ministre de l’Intérieur Chaptal, afin d'établir « les preuves morales et physiques de la chute de pierres du 6 floréal ». En effet, le citoyen Marais avait relaté ce phénomène dans une lettre écrite à un de ses amis et fut communiquée à l'Institut de France (puis publiée dans le Journal de Physique) : « Mardi dernier, 6 floréal (26 avril 1803), entre une et deux heures après midi, nous fûmes surpris par un roulement qui était semblable au tonnerre : nous sortîmes et fûmes surpris de voir l'atmosphère assez net, à quelques petits nuages près ; (...) mais la surprise fut bien autre chose, lorsqu'on apprit qu'il était tombé de ce nuage, des pierres très grosses et en grande quantité, parmi lesquelles il y en avait de dix, onze et jusqu'à dix-sept livres (7,7 kg, masse totale de 37 kg). Chacun dans le pays est curieux d'en posséder une ou un morceau, comme étant un objet de curiosité. Les plus grosses ont été lancées si violemment, qu’elles sont entrées dans la terre au moins à un pied (30 cm) de profondeur : elles sont noires extérieurement et grisâtres intérieurement : il semble qu'il y ait dedans une espèce de métal ».

« Le mardi 26 floréal de l'an XI vers une heure de l'après-midi, l'air était tranquille, le ciel était serein, quand on aperçut de Caen, de Pont-Audemer, et des environs d'Alençon, de Falaise et de Verneuil, un globe en flammes, d'un éclat très brillant, et qui se mouvait dans l'atmosphère avec beaucoup de rapidité ». C'est en ces termes que Jean-Baptiste Biot commence son rapport Relation d'un voyage fait dans le département de l'Orne, pour constater la réalité d'un météore observé à l’Aigle sur la chute de "pierres de tonnerre". À cette époque, l'origine des pierres tombées du ciel était controversée. Malgré les hypothèses de Chladni en 1794 qui défendait l'idée que ces pierres provenaient de l'espace et engendraient les bolides lumineux en raison de la chaleur dégagée par friction dans l'atmosphère, beaucoup de scientifiques refusaient de croire à une origine extraterrestre de ces pierres. Les derniers doutes à ce sujet furent définitivement balayés après la publication à l'Institut de France du rapport de Jean-Baptiste Biot sur la nature de la chute entre L'Aigle et Glos-la-Ferrière, en région Basse-Normandie. C'est près de trois mille fragments qui s'abattirent dans la région de L'Aigle le 26 avril 1803 à 13 h. Convaincu de l'origine des météorites, Jean-Baptiste Biot fut envoyé sur place deux mois après pour étudier précisément la nature de cette chute. Il rédigea la première carte d'un champ de répartition de météorites, l'ellipse de chute, une vaste zone de 600 hectares. Les témoignages rassemblés émanent de plus de vingt hameaux dispersés sur une grande étendue : « Cela avait commencé par un roulement de tonnerre qui dura sans interruptions pendant cinq minutes », « Semblables à des décharges de mousqueterie », « Les moutons alors serrés les uns contre les autres, saisis d'une grande frayeur », « Les pierres tombaient en sifflant tout autour d'eux, comme de la pluie », « Elles exhalaient une odeur de soufre si désagréable qu'on fut obligé de les mettre dehors ». Jean-Baptiste Biot finira son rapport en ces termes : « Je me suis borné dans cette relation à un simple exposé des faits ; j'ai tâché de les voir comme tout autre les aurait vues, et j'ai mis tous mes soins à les présenter avec exactitude. Je laisse à la sagacité des physiciens les nombreuses conséquences que l'on peut en déduire, et je m'estimerais heureux s'ils trouvent que j'ai réussi à mettre hors de doute un des plus étonnants phénomènes que les Hommes aient jamais observé ». Grâce au rapport de Jean-Baptiste Biot (notamment la preuve physique : chute soudaine de deux à trois mille pierres se ressemblant malgré leur champ de dispersion d'environ 8 kilomètres de long sur 4 de large et n'ayant aucun rapport avec le terrain sur lequel elles sont collectées), l'origine extraterrestre de ces pierres tombées du ciel ne faisait plus aucun doute.

La même année, le 8 octobre, une pierre de 3 kg tomba à Saurette, près d’Apt (Vaucluse), tout comme on observa le 13 décembre la chute d’une pierre de 2 kg à Mässing, près de Eggenfelde, en Bavière.

En 1805, aux environs de Bitburg, non loin de Trèves (en Rhénanie-Palatinat), une masse pesant 1650 kg fut découverte en 1805. Malheureusement fondue par les armées françaises, il n’en reste aujourd'hui que 10 kg.

En novembre 1805, une météorite tomba à Asco, en Corse. Le 15 mars 1806, deux aérolithes (d’une masse totale de 6 kg) s’écrasèrent vers 17h30 aux environs d’Alais/Alès (Gard), l’un à Saint-Étienne-de-Lolm, l’autre à Valence.

 

Un autre changement dans la conception des météorites est perceptible au début du XIXè siècle lorsque l'existence de cratères d'impact à la surface de la Terre est admise, comme pour le Meteor Crater en Arizona. À partir de cette date, on recense (car on répertorie vraiment) au minimum une chute de météorite par an, sur l’ensemble de la planète. Nous ne noterons ici que les principales, et les chutes en France.

Le 13 mars 1807, une pierre de 66 kg tomba près de Timochin, dans le gouvernement de Smolensk, en Russie. Le 14 décembre de la même année, des pierres (dont une de 150 kg) tombèrent près de Weston, dans le Connecticut.

Le 22 mai 1808, on observa la chute de pierres (dont une de 52 kg) près de Stannern, en Moravie tchèque. La même année, dans le même pays, eu lieu le 3 septembre une chute de pierres (dont une de 13 kg) à Lissa, près de Prague.

Dans la nuit du 20 au 21 avril 1810, on note la chute d’une énorme masse de fer météorique (825 kg) à Santa-Rosa, en Colombie. La même année, en juillet, une grande pierre a causé de grands dégâts à Shabad, en Inde. En août, une pierre de 4 kg tomba à Mooresfort, dans le comté de Tipperary, en Irlande.

 

Le 23 novembre 1810, trois roches sont tombées à Charsonville (Loiret). À l’époque, les habitants d’Orléans et de Beaugency expliquent avoir entendu trois violentes explosions et observé un immense globe de feu dans le ciel : « J’entendis parfaitement les explosions qui furent violentes et me frappèrent d’autant plus que, dans ce moment, le temps était calme », écrit Bigot de Morogues dans Le Mémoire historique et physique sur les chutes des pierres tombées sur la surface de la Terre (publié en 1812). La masse totale des roches trouvées avoisine les 27 kg.

Le 10 avril 1812, après l'embrasement du ciel par un météore, plusieurs pierres sont tombées près de Grenade, à quelques kilomètres de Toulouse. Vers 20 heures, attirés par une forte détonation et une vive lueur dans l’atmosphère, les témoins effarés assistèrent à la chute abondante de pierres (le nombre total a été estimé à 350) à Burgau et Savenès. Des fragments furent recueillis par les paysans dans les heures et jours qui suivirent. La plus belle pierre, en forme de flèche, pèse 620 grammes pour une masse totale estimée à 1 kg. Cinq jours plus tard, le 15 avril, une grosse pierre de 2 kg tomba à Erxleben, dans le duché de Brunswick (Allemagne). Le 5 août, à 2 h du matin, une grosse pierre de 32 kg avec des marbrures de couleurs sombres tomba à Chantonnay (Vendée).

 

Le 14 mars 1813, une pierre est tombée à Cutro, en Calabre, pendant la chute d’une grande quantité de poussière rouge. Le 10 septembre, des pierres d’une masse totale de 50 kg sont tombées près de Limerick, en Irlande.

Le 3 février 1814, une pierre de 18 kg est tombée près de Bachmut, en Ukraine.

 

Le 5 septembre 1814, à midi, une incroyable pluie de chondrites à olivine et bronzites veinées, avec des inclusions ferreuses, s'est abattue sur un espace de 5000 ha à Agen même (et jusqu’à Monclar-d'Agenais, à 40 km), provoquant des dégâts incroyables : toitures crevées, passants blessés, vitrines de magasins endommagées et panique générale au bord de la Garonne. « Mais que nous veut le ciel, que ne nous pardonne-t-il pas ? », interrogea à l'époque un responsable municipal qui n'avait pas de réponse logique à apporter à ses concitoyens et, faute d'autres arguments, s'en remettait au ciel. Il y eut même un mort à Galapian, un bœuf qui patientait devant la demeure du forgeron, en attente d'être ferré, qui reçut une pierre de 6 kg. La masse estimée des fragments était de 30 kg, dont une pierre de 9 kg.

Le 3 octobre 1815, des fragments dont le poids total équivalait à 4 kg sont tombés à Chassigny, près de Langres (Haute-Marne) : « Ce jour-là le thermomètre avait baissé au-dessous du degré de la congélation, le froid était vif et le ciel clair. On entendit dans la matinée un bruit que l'on compara à des coups de canon. Ce bruit se répéta à trois reprises, et quelque temps après il s'accrût et ressembla à l'explosion d'une bombe. On prétend qu'il fut entendu de trois lieues (10 km) et de plus loin encore. Au même moment, un ouvrier travaillant dans une vigne vit près de lui le sol entr'ouvert, et au-dessus de ce point une fumée d'une forte odeur sulfureuse. Une pierre, lancée avec une grande force, avait écarté la terre végétale et s'était enfoncée jusqu'au roc. La pureté du ciel n'était troublée que par un léger nuage blanchâtre qui se voyait à la droite de la chute. Ce nuage devait probablement sa naissance aux vapeurs qu'avait exhalées l'aérolithe en se brisant ». Ces morceaux spatiaux sont les plus chers au monde, car ils représentent la première météorite en provenance de Mars observée par l'Homme. Cette date marqua désormais l'apparition d'un nouveau groupe de météorites, les « chassignites ». Chassigny est particulièrement important parce que, contrairement à la plupart des SNC, elle contient des compositions de gaz nobles différents de l'atmosphère martienne actuelle. Ces différences sont probablement dues à sa nature cumulative (au niveau du manteau de Mars). Son âge a été estimé à 1,36 milliard d'années, et elle aurait erré dans l'espace dix millions d'années avant d'échouer sur Terre. Seulement une centaine de météorites d'origine martienne sont répertoriées à ce jour. La plupart proviennent de la ceinture d'astéroïdes, région du système solaire située entre Mars et Jupiter.

Sans plus de précision, on mentionne la chute d’une météorite en 1816 à Confolens (Aude).

 

Entre le 2 et le 3 mars 1817, des masses sont probablement tombées dans la mer Baltique : après l’apparition d’un grand météore à Gothenbourg, on a vu, à Odense (Danemark du sud), une pluie de feu descendre très rapidement vers le sud-est.

 

Le 15 février 1818, « une grande pierre paraît être tombée à Limoges, dans un jardin au sud de la ville. Après l’explosion d’un grand météore, une masse qui tomba fit dans la terre une excavation d’un volume égal à celui d’une grande futaille (récipient de bois qui sert à mettre le vin ou d’autres liqueurs) ».

Le 13 juin 1819, à Jonzac, en Charente, et dans toute la Saintonge, c'est une épouvantable grêle de pierres qui affecta plusieurs villages vers 5h45 du matin, après que les habitants des villages eurent entendu plusieurs détonations. Plusieurs fragments de tailles diverses furent récupérés sur une aire de forme à peu près triangulaire de 12 km environ de longueur dans le sens Nord-Est-Sud-Ouest et de 8 km de large dans le sens Nord-Sud. Un des plus gros fragments pesait environ 5 kg. La météorite de Jonzac est une eucrite, spécimen relativement rare très proche des basaltes lunaires et probablement constituée des mêmes matériaux que certains des astéroïdes qui circulent maintenant entre Mars et Jupiter, correspondant à un morceau de croûte d’une planète tellurique.

Le 15 juin 1821, vers 15h, une météorite traversa le ciel de Juvinas près d’Antraigues sur Volane (arrondissement de Privas, Ardèche) et s’écrasa, semant la terreur et l’épouvante parmi la population. Voici le procès verbal de l’événement, dressé par le maire de Juvinas quelques jours après les faits : « Averti par un bruit épouvantable, qui se fit entendre, tant sur notre commune que sur celles environnantes, vers les trois heures de l’après-midi, nous jugeâmes que quelque événement majeur autant qu’extraordinaire semblait opérer un bouleversement général dans la nature ; ce qui nous obligea à prendre de suite divers renseignements pour nous assurer si personne de nos administrés n’avait été victime d’un phénomène qui nous parut d’abord inexplicable. Enfin, peu de jours après, nous fûmes instruits qu’un météore dont l’histoire jusqu’à nous n’a encore fourni aucun exemple, avait éclaté sur la montagne de l’Oulette, sur le hameau du Cros-du-Libonnez, faisant partie de notre commune. Son apparition fut précédée et annoncée par deux fortes explosions assez rapprochées, et semblables à deux forts coups de canon, et suivie d’un bruit alarmant qui se prolongea pendant plus de vingt minutes, ce qui répandit l’alarme et la consternation parmi les habitants, qui se crurent sur le point d’être engloutis par quelque abime prêt à s’entrouvrir sous leurs pas. Les troupeaux prirent la fuite, les chèvres et les brebis fuirent se tapir sur différents points en pelotons. Dans le même moment on vit sortir de derrière la montagne de l’Oulette, une masse noire décrivant en routant dans les airs un quart de cercle, en plongeant dans le creux du vallon du Libonnay. Cet événement remarquable ne fut guère aperçu que par des enfants qui, moins effrayés que les personnes raisonnables, suivirent la direction, et ont depuis indiqué le lieu positif où cette masse s’était engloutie. Le père Delmas ajoute qu’il entendit dans les airs une confusion de voix qu’il crut être au moins de cinq cents diables, qu’il regarde comme les agents du transport de ce phénomène alarmant. Il resta dans la persuasion que cette masse était portée par une horde infernale. Le père Delmas, pour dernière raison, baissa les yeux, courba la tête, et attendit tranquillement la mort. Tel fut l’état de consternation dans lequel se trouvèrent tous les témoins de ce terrible évènement, qui, d’après leur aveu, voyaient déjà les montagnes rouler et s’entasser sur eux. La terreur était telle que ce ne fut que le 23 du même mois qu’on se décida à aller déterrer cette merveille dont on ne connaissait encore ni la forme, ni la nature de la matière. On délibéra longtemps si l’on irait en armes pour entreprendre une opération qui paraissait si dangereuse, mais Claude Serre (sacristain d’ailleurs) observa, avec raison, que si c’était le diable, la poudre ni les armes ne pouvaient rien sur lui et qu’il valait mieux porter de l’eau bénite ; et qu’en ce cas, il se chargerait lui-même de faire fuir l’esprit malin. Après quoi, il se mit en œuvre et, après avoir creusé 1,8 mètres, on trouva une pierre tombée du ciel, garnie d’un vernis noir bitumineux, répandant par certaines parties une odeur de soufre, et pesant quatre-vingt-douze kilogrammes. On fut obligé de la couper pour la sortir ; il en resta encore un bloc de quarante-cinq kilos, dont M. Alleysson, orfèvre d’Aubenas, est devenu propriétaire ». La météorite venait de l'astéroïde Vesta, de la ceinture entre Mars et Jupiter.

Le 3 juin 1822, une météorite pesant près d’un kilo est tombée dans la Doutre, quartier du centre-ville d'Angers. À 20h15, un gros fragment a atterri dans le jardin du cabaretier Blouin, à proximité de l’église Sainte-Thérèse : « Une domestique, étant à arroser dans ce jardin, entendit comme un bruit de fusillade. Un corps assez volumineux tomba à cinq pas d’elle et la couvrit de particules de terre, jetées par le corps au moment où il touchait le sol ». Ce n’est pas la seule météorite tombée en Anjou, ce jour-là. Quelques instants auparavant, un jeune paysan avait pris les jambes à son cou en voyant tomber une météorite de 60 grammes suivie d’une trainée de lumière dans un champ, sur la route menant des Ponts-de-Cé à Angers, à Saint-Jean-des-Mauvrets.

Le 13 septembre, à 7h, une pierre grosse comme un boulet de 3 kg est tombée près de la Baffe (à côté d’Épinal, Vosges), à l'entrée de la forêt de Taunière.

En août 1826, 12 ans après avoir également reçu la pluie de météorites d’Agen, une grosse pierre météorique est tombée pendant un orage sur le mont Galapian (Lot-et-Garonne). Une pierre de 36 kg a dégringolé sur le village, épargnant de justesse une maison.

Le 13 mai 1831 à 23h, les habitants de Poitiers parlaient d’un globe lumineux, de coups de canon, de bruits étranges. Le lendemain, on trouva une météorite de 20 kg à Vouillé (Vienne).

Le 13 novembre 1835, à 2h du matin, une pierre tomba à Simonod (arrondissement de Belley, Ain). Il s’agirait d’une pseudométéorite d’un kilo.

Le 31 janvier 1836, deux chasseurs ont vu une météorite tomber à Mascombes (Limousin). La masse qui fut récupérée est d'environ 1 kg. La même année, le 14 septembre à 15h, a été observée dans la Drôme la chute d’une petite météorite de 800 g. Elle fait partie du groupe des aubrites, étant tombée à Aubres [c’est l’une des trois météorites françaises qui a donnée son nom à un groupe de météorites, avec Ornans (pour les CO) et Chassigny (le C dans les SNCO martiennes)]. Les aubrites se composent principalement d'enstatite orthopyroxène, et sont souvent appelées achondrites enstatites. Elles sont généralement de couleur claire, avec une croûte de fusion brunâtre, ce qui amène souvent à dire qu’on leur donnerait une origine lunaire. En réalité, leur origine ignée les sépare des achondrites enstatites primitives, ce qui signifie qu'elles proviennent d'un astéroïde. La comparaison des spectres d’aubrites avec les spectres d'astéroïdes a révélé des similitudes frappantes entre le groupe des aubrites et la famille d'astéroïdes de Nysa (ou parfois appelée famille d'Hertha) de la ceinture principale (région du système solaire située entre les orbites de Mars et Jupiter qui contient la majeure partie des orbites des astéroïdes connus). Un petit membre de cette famille d’astéroïdes, 3103 Eger, a une orbite proche de la Terre, et il est très probable qu’il soit le corps-mère des aubrites.

En août 1837, une chondrite de 1,5 kg tomba à Esnandes, un petit village au nord de La Rochelle.

Le 22 juillet 1838, une météorite de 500 g est tombée à Montlivault, à 11 kilomètres de Blois.

Le 12 juin 1841 à 13h30, une météorite est tombée dans la commune de Triguères, aux environs de Château-Renard (Loiret), phénomène aperçu par de nombreux spectateurs. Les témoignages référencés parlent de fortes détonations. Deux jours après, les roches sont retrouvées dans un champ près de Triguières. L’impact des résidus d’astéroïde avait formé deux trous circulaires d’une trentaine de centimètres de diamètre. L’une des pierres pesait environ 30 kilos alors que la seconde s’était brisée en de nombreux fragments estimés entre 500 grammes et 3 kilos.

Le vendredi 5 novembre 1841, en fin de journée « un globe de feu accompagné d'une clarté éblouissante et accompagné d'une forte détonation a été vu traversant l'espace avec une grande vitesse dans les environs de Bourbon-Vendée » (actuellement la Roche-sur-Yon). Le météore ainsi aperçu fut suivi de la chute d'une pierre dans les vignes situées entre Grammont et Saint-Christophe-la-Chartreuse, petit hameau situé au sud de Rocheservière en Vendée, près de plusieurs cultivateurs effrayés, en y faisant une excavation de 12 à 15 cm de profondeur. Le bruit s’est aussitôt répandu qu’un événement extraordinaire avait eu lieu dans le pays et on a même dit que l’île d’Yeu avait été engloutie. La masse principale de cette chute est de 5,5 kg, et ressemble à une pierre calcinée qui dans l'intérieur paraît formée de fer, de soufre et de silice. Cette météorite de Saint-Christophe-la-Chartreuse est plus connue des juristes que des géologues, car elle fut l’objet d’un étrange procès. François Douillard, le cultivateur qui la trouva, la céda à Amédée Mercier, alors maire des Lucs-sur- Boulogne, mais le propriétaire du terrain sur lequel elle était tombée, un dénommé Jean Vollard, en revendiqua bientôt la propriété. Le tribunal civil de Bourbon-Vendée recueillit le témoignage du cultivateur de Saint-Christophe. Celui-ci affirma que, dans sa chute, la météorite avait creusé un petit cratère de 30 cm de profondeur, entre deux rangs de vigne, à la limite précise de deux propriétés, mais qu’elle avait rebondi hors du cratère. On peut se demander aujourd’hui si notre homme, un brin roublard, ne prenait pas un malin plaisir à embrouiller un peu plus l’affaire. Quoi qu’il en fût, par son jugement du 10 septembre 1842, le tribunal débouta Vollard, au motif que la pierre « avant sa chute sur notre globe, n’était la propriété de personne » et que, en droit, il y a lieu de distinguer entre les objets qui font intrinsèquement partie d’une propriété et ceux que le hasard peut y avoir apportés. En 1895, la météorite fut cédée au Muséum d’histoire naturelle de Nantes, où elle se trouve encore aujourd’hui. Quant au jugement du tribunal, il fit jurisprudence à plusieurs reprises, pour des cas similaires, dans le monde entier.

Le 3 juin 1842 à 21h, une météorite de 2 kg est tombée à Aumières en Lozère. Le 5 décembre, à 6h30, on mentionne également la chute d’un aérolithe aux environs de Langres (Champagne-Ardenne).

Le 21 octobre 1844 à 6h45, on cite plusieurs chutes d’aérolithes, aux environs de Laissac (Charente), à Gaillac (Tarn) et Favars (Aveyron). Si dans ce dernier lieu on ramassa une météorite de 1,5 kg, on estime que la totalité des fragments pesait quelques 362 kg. Un amateur fou du couteau de Laguiole se fit même forger la lame de son canif favori dans une météorite ferreuse qui pesait 1,2 kg.

Le 25 janvier 1845 à 15h, une météorite de 3 kg est tombée près de Le Pressoir (Indre et Loire). Le 14 juillet 1845 à 15h, c’est une pierre de 0,8 kg qui s’est abattue près de Le Teilleul (Manche), au village de La Vivionère.

Le 4 juillet 1848, une météorite de 3 kg est tombée près de Marmande (Lot et Garonne), à Montignac. Cependant, aucune information sur cette chute n'a pu être retrouvée dans les journaux d'époque. Si bien que des doutes ont pu être émis, sinon sur l'authenticité de la météorite, du moins sur la véracité du lieu et de la date de sa chute.

 

Deux masses de la météorite de Tucson furent trouvées en 1850, mais les autochtones doivent l’avoir connue depuis des siècles. L'une était Irwin-Ainsa, la masse en forme d'anneau, la seconde, en forme de haricot, fut appelée la masse Carlton (pesant 287 kg à l'origine, elle a été nommée ainsi car ce fragment a été confisqué par le colonel Carlton pendant la guerre civile puis l’a envoyé à San Francisco). Le premier et le plus grand des deux fragments récupérés fut Irwin-Ainsa, aussi appelé l'Anneau ou le Sceau, d’une masse de 688 kg. Le premier témoignage en a été fait par un fonctionnaire de Sonora, qui dit que plusieurs masses de fer furent trouvées entre Tucson et Tubac (Arizona), à Puerto de los Muchachos et au pied de la Sierra de la Madero. Une des masses fut amenée à Tucson, plus tard la deuxième masse connue, Carlton, a également été transporté à Tucson depuis la montagne. Les deux masses furent utilisées comme enclumes par un forgeron. Les troupes mexicaines quittèrent Tucson en 1856, laissant derrière elles les célèbres météorites. En 1860, le Smithsonian Institution a demandé au lieutenant Irwin d'aller à Tucson pour récupérer la météorite Tucson Ring. Il l'a confia à un homme qui rejoignait la côte et celui-ci la livra au musée, indiquant que c’était son arrière-grand-père qui avait découvert la météorite : son nom de famille, Ainsa, fut donc donné à la météorite. La forme d'anneau avec un grand trou de la météorite Tucson est unique parmi les grosses météorites. Une explication serait qu’un gros nodule de troïlite occupait cette cavité, mais quand la météorite-mère a traversé l’atmosphère ce métal moins résistant a fondu. Ces météorites se composent de 92% de fer et 8 % d’inclusions de silicates, ce qui est très élevé pour une météorite de fer : Tucson est peut-être le résultat d'un impact entre un astéroïde de fer et un astéroïde pierreux.

La même année, le 13 juin 1850, une météorite a atterri dans un marais de la banlieue de la ville de Rikuzentakata, district de Kesen au Japon. La météorite pesait initialement 135 kg, mais certains locaux en découpèrent des morceaux pour des talismans ou des souvenirs, si bien que son poids actuel est de 106 kg.

 

Si d'illustres savants catastrophistes (Jean-Baptiste Biot, Siméon Denis Poisson, John Lawrence Smith en 1855) étaient encore partisans de l'hypothèse lunaire de Pierre-Simon de Laplace (météorites appelées « pierres de Lune » issues de l'éruption de volcans lunaires), la majorité se rallia progressivement à l'hypothèse extraterrestre de Chladni. Les débats intenses suscitèrent la constitution de collections de météorites afin de mieux les étudier : la majorité des muséums d'histoire naturelle se dota au XIXè siècle de telles collections. Le Muséum national d'histoire naturelle de Paris, le Musée d'histoire naturelle de Londres et la Smithsonian Institution de Washington, qui possèdent aujourd'hui les collections de météorites les plus importantes au monde, le doivent à cet essor du milieu du XIXè siècle. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’on avait recensé 685 météorites pour le XIXè siècle, 24 937 pour le XXè et déjà 12 266 pour notre XXIè siècle à peine commençant.

 

À l’été 1851, une météorite dont il reste 65 grammes est tombée à Quincay, en Poitou-Charentes.

Le 1er octobre 1857 à 17h, une météorite dont il reste 125 grammes tomba sur Les Ormes (Yonne, Bourgogne).

Le 9 décembre 1858 à 7h30, c'est un véritable bombardement de pierres qui réveilla les villages d’Ausson, Ausseing, Aussun (qui sont trois villages différents), Clarac et Montréjeau (Haute-Garonne), s’abattant sur une cible de 6 km de diamètre. Les météorites y avaient toutes une fort belle taille puisqu'elles pesaient entre 9 et 41 kg.

En mai 1859, dans l'après-midi, deux météorites de 1,4 et 0,42 kg s’écrasèrent sur le territoire communal de Beuste, à vingt kilomètres au sud-est de Pau.

En 1860, une météorite dont il reste un fragment de 54 g tomba près de Sologne (Centre).

 

En 1858, Abel Kémusat relatait une grande masse ferreuse d’environ 15 mètres de haut, qui se trouve dans la partie orientale de l’Asie, non loin de la source de la rivière Jaune. Les Mongols, qui l’appellent khadasulfilao (c’est-à-dire « roche du pôle »), disent qu’elle est tombée à la suite d’un météore de feu.

Le soir de Noël de 1858 tomba sur Molina de Segura (communauté autonome de Murcie, sud-est de l’Espagne) une météorite géante de 144 kg.

Le mardi 1er mai 1860, les gens du voisinage de New Concord dans l’Ohio furent affolés par un signal étrange et terrible dans les cieux, qui a secoué les maisons sur des kilomètres. Le choc ressenti à Barnsville sembla ébranler les fondations des bâtiments, faisant penser à un tremblement de terre. À l'époque, certains ont décrit la chute de cette météorite de 230 kg comme « la plus remarquable jamais observée dans ce pays, et égale, sinon supérieure, à la fameuse chute de L'Aigle, en France ». Des garçons étaient dans les bois près de McConnellsville, qui est peut-être à 48 km de New Concord, et ont observé ce qu'ils ont appelé une grosse boule rouge descendant vers la terre avec une queue enflammée derrière elle. Une vingtaine de minutes avant treize heures, trois ou quatre explosions distinctes ont été entendues, comme les tirs de canons lourds, avec un intervalle d'une ou deux secondes entre chaque salve. Elles ont été suivies par des sons tels que les tirs d'une fusillade à la mitraillette, qui ont pris fin avec un bruit sourd, comme un coup de tonnerre lointain, sauf qu'il a continué avec à peu près le même degré d'intensité jusqu'à ce qu'il cesse. À l’endroit où les météorites sont tombées, les explosions ont été entendues immédiatement au-dessus. Trois hommes travaillant dans un champ ont eu leur attention attirée par un bruit de sifflement au-dessus d’eux, et ont bientôt observé un grand corps descendant frapper la terre à une distance d'environ une centaine de mètres. Ils ont trouvé un trou nouvellement creusé dans le sol, d'où ils ont extrait, à 70 cm de profondeur, une pierre quadrangulaire irrégulière assez chaude de 23 kg. La masse totale de la météorite est estimée à 230 kg.

Découverte en 1863, la météorite de Bacubirito (Mexique) est sans doute l'un des plus gros objets spatiaux à être entré en collision avec la Terre et à avoir survécu. Surnommée El Ranchito ou Sinaloa, d’un poids estimé à 22 tonnes, cette longue dalle de fer mesure quatre mètres.

 

Le 14 mai 1864 vers 20h, une énorme boule de feu illumina le ciel français puis s'écrasa avec fracas près du village d'Orgueil dans le Tarn et Garonne. Cette météorite, un fragment de comète, a explosé vers 20 km d'altitude et provoqué une averse de pierres brûlantes sur une étendue de plusieurs kilomètres de diamètre. Au total, 14 kg répartis en plus de 20 morceaux furent ramassés. La plupart ont la taille du poing, le plus gros celle d'une tête humaine. C'est une météorite d’une espèce très rare : en effet seules sept chondrites carbonées de type CI sont connues dans le monde, celle d’Orgueil étant la plus grosse.

C'est la première météorite dans laquelle on a retrouvé des acides aminés extraterrestres (11 sortes de ces molécules qu'une cellule vivante assemble pour fabriquer des protéines), donnant crédit à la théorie de la panspermie (théorie scientifique qui affirme que la Terre aurait été fécondée de l'extérieur, par des moyens extraterrestres. L'on parle d'ailleurs plus précisément de lithopanspermie lorsque la vie serait venue sur Terre depuis des corps rocheux comme les comètes). Elle contient entre autres un gaz rare, le Xenon-HL, des nanodiamants (des diamants microscopiques qui se sont constitués dans le vide interstellaire, hors du système solaire, et non pas, comme sur Terre, sous l'effet conjugué de la température et de la pression) mais également de l'eau non terrestre.

La composition chimique globale de la météorite d'Orgueil et des autres chondrites carbonées est identique à celle du soleil : c'est la matière primitive qui, en s'agglomérant, a constitué le système solaire il y a environ 4 milliards 500 000 ans. Cette matière est donc encore plus ancienne. Des fragments de cette météorite ont été envoyés dans le monde entier pour servir à de nombreuses études scientifiques, comme l'étude de la composition du soleil, et plus généralement celle de l'univers avant la naissance du système solaire. L'analyse de sa composition isotopique révèle un excès de 54Cr (excès retrouvé précédemment dans certaines météorites mais non sur Terre), attestant de son origine pré-solaire, plus exactement lors de l'explosion d'une supernova proche et peu de temps avant la naissance du soleil. Cette supernova serait donc une de celles dont l'onde de choc aurait contribué à la condensation de la nébuleuse présolaire, nuage de gaz et de poussières qui a donné naissance à notre système solaire. En effet, la fabrication de chrome 54 nécessite un processus nucléaire, ce qui n'a pu avoir lieu, en milieu naturel, qu'avant la formation du système solaire. La découverte de ces grains présolaires suggère qu'une supernova a disséminé, de manière hétérogène, de fines particules riches en 54Cr dans le nuage de gaz et de poussières qui a donné naissance à notre système solaire. La dynamique du disque protosolaire a trié les grains en fonction de leur taille (les grains les plus susceptibles de porter ces enrichissements en 54Cr ont un diamètre inférieur à 100 nm, soit 1000 fois plus fins qu'un cheveu humain), conduisant à leur distribution non homogène dans les météorites et les planètes qui se sont formées autour du soleil.

La présence de graines enfouies dans la matrice d'un des échantillons, découvertes en 1962, s'est révélée être le résultat d'un canular, réalisé au siècle dernier dans le but de tromper les scientifiques de l'époque.

 

Le 30 mai 1866 à 3h30, par un temps calme, sans pluie, et par un faible vent du sud-ouest le ciel n’étant assombri que par des légers nuages, on aperçut entre Mery et Payns un globe lumineux qui traversait l’espace avec une extrême rapidité, en répandant au loin une vive lumière figurant un éclair rougeâtre. La lumière a été observée à Montereau, Nangis, Maison Rouge, Flamboin, Nogent sur Seine et sur la rivière de l’Aube par les mariniers entre Viâpres le Petit et Plancy. Bientôt après l’apparition de cette lumière une détonation des plus violentes eu lieu dans les airs. Cette détonation que l’on a comparée à une décharge d’artillerie, fut suivie d’autres détonations fortes qui se succédèrent à une seconde d’intervalle. C’était une masse météorite enflammée qui éclatait dans l’atmosphère au-dessus de Saint-Mesmin (Champagne-Ardenne). Peu après, à la suite de ces détonations, on vit une traînée enflammée se précipiter vers la terre, et presque en même temps, on entendit, près de Saint-Mesmin, des sifflements produits par les éclats du bolide, qui fendaient l’air et qui s’enfonçaient dans le sol. Bientôt, soit le jour même, soit plusieurs jours après, on put constater la chute de 5 météorites : une météorite de 4,52 kg sur le déblai de la voie ferrée, entre le pont du chemin de fer et la station de St-Mesmin, dans la contrée du Haut de la Garenne ; un autre aérolite de 2,91 kg est tombé entre Les Grès et St-Mesmin dans le lieu dit le Bas du Brun ; la 3ème météorite de 1,87 kg fut ramassée sur le chemin vicinal qui sort au couchant de St-Mesmin, dans la contrée dite de la Haute Borne ; après ces trois premières découvertes, une météorite dont le poids était de 760 grammes fut trouvée dans un champ de la contrée du Boucharville ; une 5ème météorite pesant 438 grammes fut trouvé dans la contrée des Ronces. Ces pierres météorites étaient analogues par leur aspect à celles déjà connues, de couleur grise et renfermant des grains de fer et de pyrite.

Le 11 juillet 1868 à 19h15, on recense la première chute de chondrites de type CO, nommées d’après Ornans (Doubs), une météorite de 6 kg. Le peintre Gustave Courbet, originaire de cette ville, a transporté lui-même une partie de cette météorite pour la confier au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Il est intéressant de noter que la météorite d’Ornans ne ressemble paradoxalement que très peu aux autres membres de sa classe ! Elle possède une couleur matricielle "gris souris" au lieu du noir prononcé rencontré couramment. Elle est de plus très poreuse « pouvant absorber jusqu'à un dixième de son poids en eau », selon le rapport de l’Académie des Sciences, là où les autres sont plus compactes. Très friable, elle se réduit facilement en poudre, faiblement serrée entre les doigts, alors que les CO sont au contraire usuellement des roches plutôt solides. Malgré la rareté de ce groupe, les CO ont une deuxième représentante française, la météorite de Lancé, tombée presque 5 ans jour pour jour après celle d’Ornans.

Le 7 septembre 1868 à 2h30 une météorite de 4 kg tomba à Sauguis-Saint-Étienne (Pyrénées-Atlantiques).

 

Le 9 juin 1866 à 17h, une boule de feu a d'abord été remarqué dans le nord de la Hongrie au-dessus de la ville aujourd'hui appelée Liptovsky Mikulas. Elle a volé quelque 220 kilomètres à l'est jusqu'à exploser avec une détonation tonitruante au-dessus de Knyahinya, produisant un nuage noir. Une pluie de pierres tomba du nuage avec un bruit sifflant. Ensuite, le nuage noir devint un nuage gris de poussières, se déplaçant vers le sud et étant dispersé par le vent. Quelque 1200 pierres tombèrent dans une ellipse de chute d’environ 7 km x 4 km, à proximité de Zboj (en Slovaquie), la Nova-Stuzhitsya, Knyahinya et Strychava (aujourd'hui en Ukraine), mais personne n'a été blessé. Le plus grand fragment récupéré pesait quelque 300 kg, le deuxième plus grand 46 kg, pour un total de 500 kg. Un habitant raconte : « J’étais ce jour-là dans le pré où je venais de conduire mon bœuf, quand, soudainement, une forte explosion se produisit dans le ciel. À ma grande frayeur, devant mes yeux et à quelques pas de moi tomba dans un éclair une pierre noire. Après m’être remis de mes émotions, je me suis rapproché du lieu de la chute de ladite pierre que je me suis empressé d’extraire du sol. Elle était aussi brûlante que si elle venait de sortir d’un four. L’herbe alentour était brûlée et toute noire, ce qui semblait indiquer que la pierre avait pris dans sa chute la consistance d’une masse fondante ».

Le 30 janvier 1868, des milliers de Polonais ont observé une large boule de feu traversant le ciel de Pultusk, à environ 60 kilomètres au nord-est de Varsovie. Selon certains témoins, le météoroïde aurait été visible peu de temps après son entrée dans l'atmosphère, soit à une altitude de 300 kilomètres ! Des détonations ont suivi, puis des milliers de petites pierres se sont abattues sur le sol et les maisons dans une zone d'environ 127 km² (l'événement a été connu comme la pluie de météorites pierreuses avec le plus grand nombre de fragments jamais enregistrée dans l'Histoire, presque 3 000). Le lendemain matin, les résidents ont commencé à ramasser les météorites dans la neige. Toutes avaient une croûte de fusion noire qui contrastait fortement avec leur intérieur gris pâle. Les fragments variaient en poids, d'un demi-gramme à 9,1 kg pour le plus grand spécimen. La masse totale estimée des météorites récupérées était de 250 kg, mais on pense que la météorite originelle devait peser quelques 8 863 kg avant son explosion.

 

Le 22 mai 1869 vers 22h, une météorite d’environ 80 kg est tombée près de Cléguérec, dans un champ du village de Keranroué (Morbihan), déformé en Kernouve dans les catalogues officiels. Voici ce qu’en écrit Camille Flammarion, astronome : « Le 22 mai 1869, à 9h50 du soir, à Lorient par un temps calme et très clair, M. Perroy aperçut un bolide d’environ 10 minutes de diamètre apparent (soit à peu près un tiers de celui de la Lune). Il apparut dans le sud-ouest à 40 degrés environ au-dessus de l'horizon. Il se dirigea avec une vitesse uniforme vers le nord-est, en laissant après lui une traînée lumineuse de couleur bleuâtre et rouge sur les bords. Au bout de trois ou quatre secondes, il éclata à 30 degrés environ au-dessus de l'horizon, en jetant des étincelles et, peu après (quelques personnes disent deux à trois minutes), on entendit une détonation semblable à celle d'un coup de canon tiré d'une certaine distance, mais prolongée. Puis, vers minuit et demi, une personne affirme encore avoir entendu une nouvelle détonation accompagnée d’une lueur vive dans le sud, ou du côté de l’île de Groix ». M. Arrondeau écrit de Vannes : « Samedi dernier, 22 mai courant, à 9h45 du soir environ, j'étais occupé à lire lorsqu'une détonation sourde, comme celle d'une mine éloignée, secoua fortement les fenêtres de l'appartement. Je prêtai alors l'oreille et j'entendis fort distinctement, pendant quelques secondes, un bruit sourd et prolongé comme le roulement d'un tonnerre lointain, ou mieux comme le bruit qui accompagne un tremblement de terre. Je sortis aussitôt ; le ciel était pur et sans nuage ; il n'y avait pas possibilité de croire à un coup de tonnerre ; je m'arrêtai à l'idée d'une explosion lointaine, mais formidable, comme celle de la poudrière de Lorient. Le lendemain je m'empressai d'aller aux renseignements et j'appris que, à l'heure indiquée, un bolide de grande dimension avait été vu vers le nord-est. L'explosion a été entendue par beaucoup de personnes ; quelques-unes, déjà endormies, ont été éveillées et ont cru à une secousse de tremblement de terre ; celles qui étaient dehors ont été éblouies par une vive clarté qui les a fort effrayées. J'ai cru utile de constater, par mon observation personnelle, l'énergie de la commotion qui a fortement agité mes fenêtres, et le roulement lointain qui n'était sans doute que l'écho de la détonation produite dans les hautes régions de l'atmosphère ». Tous les observateurs sont d'accord sur l'éclat extraordinaire du météore. À Belle-Isle « il affectait la forme d'une boule d'un rouge de plus en plus vif » ; à la Trinité, il s'est montré « sous la forme d'un globe de feu conique, d'une grosseur apparente égale à celle de la Lune, dont il effaçait la lumière par son éclat ; il était suivi d'une traînée lumineuse ». À Caudan et à Cléguérec, on l'a vu lançant des étincelles ; à Riantec « les environs parurent embrasés par un feu bleu, blanc, rouge, violet ». « Une seconde avant l'explosion, le bolide s'est divisé en deux fusées brillantes et de différentes couleurs, semblables à des feux d'artifice. Une des fusées a disparu vers le nord avant d'atteindre l'horizon ; l'autre, continuant sa traînée lumineuse, s'est dirigée vers l'est ». Cette observation a une grande importance. Il est difficile d'expliquer l'explosion autrement que par une rupture du bolide qui a volé en éclats. D'après l'observation de la Trinité, on peut admettre que, au moment de l'explosion, l'aérolithe s'est brisé en deux fragments, dont l'un est allé tomber à Cléguérec, tandis que l'autre prenait sa direction sur l'est. Cette dernière partie de l'hypothèse concorderait avec l'observation de Belle-Isle, où le météore a été vu se dirigeant vers le sud-est. C'est au village de Keranroué, à 2 kilomètres à l'est du bourg de Cléguérec, arrondissement de Pontivy, que l'aérolithe est tombé. « Le village parut tout en feu, disent les paysans entendus par M. Poliguin, percepteur à Cléguérec. Un sifflement prolongé se fit entendre et fut suivi d'une détonation ; la secousse imprimée au sol fit trembler les habitations ; les arbres firent aussi entendre un bruit effrayant. Il semblait que tout venait à bas ». Le lendemain matin, des paysans virent la terre soulevée et fraîchement remuée dans une prairie située à quelques mètres d'une habitation. Ils fouillèrent et retirèrent du sol un bloc de pierre noirâtre, du poids de 50 kilogrammes (le poids total récupéré fut de 80 kg), qui s'y était enfoncé à 1 mètre de profondeur. Malheureusement on voulut savoir si une pierre tombée de la Lune ne contenait pas de l'or ou de l'argent, et on la brisa à coups de masse. Voyant que l'intérieur ressemblait à une pierre ordinaire, on s'en partagea quelques fragments, comme souvenir ; les morceaux les plus pesants furent abandonnés sur les lieux, où ils furent recueillis le lendemain par les habitants du bourg de Cléguérec, attirés par le bruit de l'événement. Selon le compte-rendu de l'Académie des Sciences, « le bolide de Cléguérec paraîtrait se rapprocher des météorites tombées le 30 janvier 1868 à Pultusk (Pologne) ».

 

Le 14 juin 1871, à 20 h, la chute d’une météorite a pu être observée à Laborel (Drôme). Il semble que la météorite n’a pas été découverte immédiatement. Ce n’est qu’en 1895 que deux pierres, une d’environ 2 kg, l’autre de 91 g, furent découvertes ou révélées, pour un poids total récupéré de 3,83 kg.

Le 23 juillet 1872 à 17h20 une explosion a été entendue dans un rayon de 80 kilomètres autour de Lancé (Loire et Cher). Une pluie de pierres en résulta, dont une demi-douzaine ont été récupérées, le plus grand fragment pesant 47 kg pour un total de 51,75 kg.

Le 26 novembre 1874 à 10h30, une météorite de 5 kg est tombé sur Kerilis, commune de Gommenec'h (à l’époque de Maël-Pesrtivien), dans les Côtes-d'Armor.

La météorite de Mornans, une pierre d’environ 1,3 kg, est tombée en septembre 1875, près de Bourdeaux dans la Drôme, après que des détonations aient été entendues.

Le 31 janvier 1879 à 12h30, une météorite de 3 kg est tombée à La Bécasse, commune de Dun-le-Poëëlier (Indre).

Le 28 janvier 1883 à 14h45 une météorite dont il ne reste que 360 g tomba sur Saint-Caprais-de-Quinsac (Gironde).

Le 4 juillet 1890 à 15h30, une météorite dont subsiste 4 kg est tombée sur Saint-Germain-du-Pinel (Ile et Vilaine).

Le 20 juin 1897 à 20h30, une météorite de 7,5 kg est tombée à Lançon (Bouches du Rhône).

 

Dans la soirée du 12 février 1875 une brillante boule de feu a été observée au-dessus de l'Iowa. Environ 100 fragments de météorites sont tombés sur une surface de 47 km2 de paysages enneigés. Le premier fragment trouvé, une pierre pesant environ 3,5 kg a été découvert à 3 km au sud de Homestead. La masse principale, 34 kg, a été trouvée avec un fragment de 22 kg enterré à 60 cm dans le sol. En décembre 2011, environ 230 kg ont été trouvés.

Le 10 mai 1879, une météorite de 320 kg est tombée à quelques kilomètres au nord d’Estherville (États-Unis), s’enterrant de 4,5 m.

Les météorites Tenham sont des fragments d'une météorite qui est tombée en 1879 dans une région reculée de l'Australie, dans l'ouest du Queensland. Des météores lumineux ont été vus se déplacer grossièrement d'ouest en est. Des pierres d’un total de 160 kg ont ensuite été récupérées sur une grande surface, environ 20 kilomètres de long par 5 km de large. Ces fragments sont des exemples de météorites chondrites, contenant un niveau élevé de composés organiques et riches en silicates, oxydes et sulfures. De nombreuses études scientifiques ont exploré la minéralogie de ces météorites et leurs caractéristiques non-terrestres. Parce que les météorites Tenham montrent des signes de déformations à haute pression, elles ont été utilisées pour déduire des changements chimiques et minéraux qui pourraient survenir dans le manteau terrestre.

Le 3 février 1882, à 16h, une boule de feu a été observée au-dessus du comté de Hont (Nord de Budapest, Roumanie) puis s’est déplacée jusqu'au milieu de la Transylvanie et a atterri sous forme de pluie de météorites après une triple détonation suivie d'un cliquetis et enfin d’un bruit de bourdonnement. Environ 3000 pierres sont tombées dans un champ elliptique de 60 km2, la taille des pierres augmentant du Nord-Ouest au Sud-Est [le plus grand fragment (35 kg) est tombé sur Mocs (maintenant Mociu)]. La répartition des pierres et la présence globale de la croûte de fusion suggèrent que la météorite s'est désintégrée avant de pénétrer dans l'atmosphère, donnant lieu à l'une des plus importantes pluies de météorites jamais vues, où environ 300 kilos de pierres sont tombés.

« Le 16 février (1883), à 2h43mn de l’après-midi, une forte détonation se fit entendre sur beaucoup de points de la province de Brescia […] La détonation fut épouvantable dans la commune d’Alfianello (Lombardie). C’était une météorite qui éclatait à quelques centaines de mètres au-dessus d’Alfianello. Quand la masse (de 228 kg) tomba à terre, il se produisit, dit-on, un mouvement comme celui d’un tremblement de terre […] Elle pénétra dans le sol obliquement et s’y enfonça à environ 1,50 m […] La météorite tomba entière, mais elle fut presque aussitôt réduite en menus morceaux par le fermier de la propriété, et ces morceaux furent dispersés parmi la foule qui s’était pressée sur le lieu de l’événement […] La surface était recouverte de la croûte noirâtre habituelle et parsemée de petits cavités, si bien que ceux qui étaient accourus crurent voir dans certaines parties l’empreinte d’une main, et d’autres, celle d’un pied de chèvre ».

Vers 13 heures dans l'après-midi du 30 août 1887, 500 kg de chondrites sont tombés du ciel après un météore incandescent et de nombreux sons forts, s’écrasant près du village russe de Tabory, près d’Okhansk. Le plus grand fragment qui est tombé pesait 115 kg, et la masse principale actuelle est répertoriée comme pesant 100 kg.

En 1890, une météorite de 600 kg est tombée dans le comté chinois du Jianshi.

La météorite Armanty a été découverte dans la province chinoise du Xinjiang en 1898. Pesant 28 tonnes, elle est la quatrième plus grosse météorite ferrique jamais trouvée. Selon une légende locale, de très nombreuses boules enflammées du ciel frappèrent depuis le ciel tel le tonnerre le vaste désert de Gobi, dans le territoire de comté de Qinghe. Vu de loin, l’énorme météore de fer ressemblait à la bosse d'un chameau de Bactriane marchant dans le désert de Gobi en raison de son aspect de surface unique : couleur brun-noir brillant, structure en treillis. À quelques kilomètres de Qinghe, à la périphérie de la ville d’Altay (environ 5 kilomètres à l'ouest du village de Qiemuerqieke), il y a une zone météoritique composée de formations rocheuses noires. Une bande de collines de trois mètres de haut sont dispersées autour d'une vaste superficie de près de 39 × 11,5 mètres carrés et comprennent des centaines de pierres grises foncées. La texture des pierres arrondies est lisse mais semble être dure et dense. Certaines d'entre elles ont de façon inattendue sur la surface un cratère de 20 cm, apparemment faits artificiellement pendant une longue période. Le météore géant qui a atterri dans le comté de Qinghe contenait six différents types de minéraux, qui n'existent pas sur terre. Si les générations des prairies disent que le météore vient de visiteurs extraterrestres, certains experts considèrent qu'il s'agit d'une roche très métallisé appelée la pierre naturelle de l'Altaï. Les scientifiques classent sa composition comme une météorite IIIE, ce qui signifie que le fer qui la constitue est très dur et dense. On pense que les météorites IIIE étaient à l'origine le noyau d’un planétoïde qui s’est créé après que le soleil se soit formé, puis plus tard se scinda en plusieurs morceaux. Il est à noter qu’une autre roche massive et de forme bizarre a été trouvée dernièrement dans la même province ouïgoure, à 2900 m d’altitude dans les montagnes de l'Altaï (à Altay Kelan Grand Canyon). Il s’agirait d’une grosse météorite de fer, dont la partie émergeant de la terre mesure 2,3 m de long pour la moitié de large, d’un poids estimé entre 25 à 30 tonnes. Des analyses devrait aider à déterminer si cette météorite de fer et celle trouvée en 1898 sont liées, ou si c’est un hasard qu'elles aient toutes deux été trouvées dans cette région reculée de Chine.

Le 12 mars 1899, Bjurböle, à proximité d’Helsinki, a reçu la plus grande quantité de débris météoritiques jamais trouvés sur le sol finlandais. La météorite, pesant au total 330 kg (80 kg pour le plus lourd fragment) aurait explosée à 20 km d’altitude.

 

L’événement de la Toungouska est une explosion survenue le 30 juin 1908 vers 7h15 en Sibérie centrale, dans l'empire russe. Elle est le résultat d'un objet céleste traversant l’atmosphère terrestre à la vitesse de 80 000 km/h ayant explosé à une altitude de 8 kilomètres au-dessus de la rivière Toungouska pierreuse (Podkamennaïa Toungouska), à 63 km nord-nord-ouest du village de Vanavara. Cette explosion fut enregistrée, sous forme de séisme de magnitude 4,5 à 5,0 à 7h17min11s, à l'observatoire magnétique d'Irkoutsk, à 1 000 km de là. La boule de feu fut visible dans un rayon de 800 km et la déflagration fut audible à 1 500 km à la ronde.

L'onde de choc générée par les 15 Mégatonnes de TNT d’énergie, environ équivalente à mille fois celle que généra la bombe d'Hiroshima 37 ans plus tard, a détruit la forêt sur un rayon de plus de 20 kilomètres, abattant 60 millions d'arbres, et fait des dégâts jusqu'à une centaine de kilomètres (soit des incidences plus ou moins graves sur 2 000 km2). De nombreux incendies se déclenchèrent, brûlant des zones forestières pendant plusieurs semaines. Un vortex de poussières et de cendres se forma et fut entraîné jusqu'en Espagne par la circulation atmosphérique, créant des halos dans la haute atmosphère, qui s'étendirent sur tout le continent. On put observer des couchers de soleil très colorés et une luminosité exceptionnelle en pleine nuit fut constatée pendant plusieurs jours en Europe occidentale, à tel point qu'on pouvait lire un journal de nuit (l'éruption du volcan Krakatoa en 1883, qui avait injecté d'énormes quantités de poussières dans l'atmosphère, avait généré des phénomènes lumineux semblables).

L’évènement ne laissa ni cratère, ni trace d'impact, ni débris. Toutefois, le lac Cheko, qui semble inconnu avant 1908, est situé à environ 7 kilomètres au nord-ouest de l'hypocentre, et son grand-axe est orienté vers ce point : il pourrait être un cratère formé par l’impact secondaire d'un morceau du bolide dans un marais alluvial. Il a une forme de rectangle aux coins arrondis d'une longueur de 708 mètres, d'une largeur de 364 mètres et d'une profondeur d'environ 50 mètres.

Impact d’un petit astéroïde ou comète ? On découvrit une multitude de petites sphères de métal et de silicates dispersées dans le sol de la région. Une étude américaine avança en 1993 qu'il s'agissait d'un petit noyau cométaire, essentiellement composés de gaz gelés qui ont fondu et explosé entre 6 et 9 km d'altitude, le reste de la matière étant dispersé en une pluie de sphérules. Cet objet, dénommé souvent TCB (Tunguska Cosmic Body ou Corps cosmique de Toungouska), et parfois surnommé Ogdy (nom du dieu du feu des Évenks), est estimé avoir eu entre 45 et 90 mètres de diamètre et 62 000 tonnes. Il serait un fragment de la comète à courte période Encke. Comme l’indique sa désignation officielle (2P/Encke), la comète de Encke est la seconde comète périodique découverte après la comète de Halley (1P/Halley), et est celle qui possède la plus courte période avec 3,3 ans. Elle est responsable de la pluie de météores des Bêta Taurides, l'événement de Toungouska coïncidant avec un pic de cette pluie. Il est à noter que la comète de Encke (avec son noyau d’un diamètre de 4,8 kilomètres) et les Taurides sont les restes d'une comète beaucoup plus massive, qui s'est désintégrée au cours des 20 000 à 30 000 dernières années, se brisant en plusieurs morceaux.

 

Nakhla est une météorite martienne (les carbonates contiennent plus de 13C que les roches formées sur Terre, indiquant son origine) tombée le 28 juin 1911, à environ 09h00, dans le quartier Abu Hommos, gouvernorat d'Alexandrie, en Égypte. Plusieurs explosions ont été entendues avant qu'elle ne tombe à terre dans une zone de 4,5 kilomètres de diamètre. Une quarantaine de morceaux a été récupéré, dont des fragments enterrés dans le sol jusqu'à un mètre de profondeur. D'un poids initial estimé de 10 kilogrammes, les fragments récupérés varient en poids de 20 g à 1813 g.

Nakhla est la première météorite martienne à montrer des signes de processus aqueux sur Mars. En effet, la roche contient des carbonates et des minéraux hydratés, formés par des réactions chimiques dans l'eau. En outre, la roche a été exposée à l'eau après sa formation, ce qui a provoqué des accumulations de minéraux secondaires. En mars 1999, des formes peut-être biomorphiques ont été découvertes. Sur des échantillons frais, relativement exempts de contamination terrestre, des scientifiques ont constaté une abondance de matière carbonée complexe occupant les pores dendritiques et les canaux dans la roche, qui ressemble aux effets des bactéries observées dans les roches sur Terre. Toutefois, comme le carbone est le quatrième élément le plus abondant dans l'univers (après l'hydrogène, l'hélium et l’oxygène), la présence de formes ressemblant à des organismes vivants a été jugée insuffisante pour prouver que les bactéries vivaient autrefois sur Mars. De même, en 1999, divers acides aminés ont été isolés. Parmi eux, on constata la présence d'acide aspartique, d'acide glutamique, de glycine, d’alanine, et d'acide butyrique. Cependant, il n'est pas clair s’ils étaient à l'origine de la météorite ou le produit de la contamination terrestre.

 

Après l'apparition d'une traînée de fumée dans le ciel du 19 juillet 1912, une météorite avec une masse estimée de 220 kg a explosé au-dessus de la ville de Holbrook (Arizona), et une pluie de plus de 16 000 pierres variant de 6,6 kg à moins de 0,1 grammes est tombée du ciel.

 

Le 10 juillet 1914 à 14h, une météorite est tombée à Saint-Sauveur (Haute Garonne). Elle a creusé un cratère de 70 cm de profondeur, dans lequel on retrouva un fragment de 15 kg.

 

La météorite Boguslavka est tombée le 18 octobre 1916 en Extrême-Orient, à 220 kilomètres de Vladivostok (Russie). Tous les gens du village ont regardé la chute de la météorite. L'un des villageois a même fait un dessin de ce phénomène remarquable avec des couleurs à l'eau. Cette météorite ferreuse avait un poids estimé de 256 kg.

En pleine Révolution bolchévique et guerre civile, une météorite de 152 kg tomba le 27 février 1918 sur Glasatovo (à 215 km au nord de Moscou). Le traité de Brest-Litovsk mettant fin aux combats sur le front de l'Est fut signé le 3 mars 1918. Le 6 septembre 1918, c’est une météorite de 200 kg qui tomba sur Saratov (à 720 km au sud-est de Moscou).

Le 26 novembre 1919, un météore gigantesque a été vu dans le Sud du Michigan et le Nord de l’Indiana, venant de l'Est. Un éclair de lumière brillante, le tonnerre et un tremblement de terre qui dura trois minutes furent signalés. Des dommages considérables aux biens et des vitres brisées ont été signalés sur une très grande surface ainsi que la perturbation du télégraphe, des systèmes électriques et du téléphone.

 

Au cours d'une nuit de l'été de 1923, M. de Bataille, bavardant avec des amis dans l'enceinte de sa propriété de Grouaulet (à Montferré, près de Castelnaudary, dans l’Aude), a vu à une faible altitude un objet verdâtre très lumineux, accompagné par un sifflement et voyageant dans la direction Nord-Sud. Cet objet laissa dans le ciel, jusqu'à l'instant de la chute présumée, une forte lumière perceptible pendant un certain temps. Un de ses compagnons se précipita dans la direction de l'impact mais ne trouva rien. Plus de quarante ans plus tard, le soc d’une charrue s’accrocha à une masse dure. En 1966, on décida de la dégager. En juin 1971, un géologue a confirmé que l'objet était une météorite, pesant 149 kg.

 

En 1924, une masse pallasite météoritique de 1,084 gramme a été découverte sur Burt Plain, à environ 17 kilomètres au nord d'Alice Springs en Australie. En juillet 1937, la masse principale de 1 411,5 kilogrammes a été récupérée à Huckitta.

La météorite de Paragould est tombée aux États-Unis à environ 04h08 le 17 février 1930. La boule de feu pourrait avoir été vu d'aussi loin que l'Illinois, l'Indiana, le Missouri, le Kansas, et bien sûr l’Arkansas où elle est tombée. Mesurant 1 x 0,6 x 0,41 m et pesant 408 kg, elle est la deuxième plus grosse météorite jamais retrouvée en Amérique du Nord et la plus grande météorite chondrite de pierre. Initialement, les observateurs ont pensé que c'était un avion qui venait de s'écraser. La météorite s’est scindée en plusieurs morceaux. Le plus gros fragment a été découvert dans un trou de 2 m dans une ferme au sud de l'église Bethel (ce qui est une belle coïncidence pour un bétyle météoritique), près de l'autoroute 358 : il pesait 337 kg. Deux autres morceaux ont été retrouvés, l'un pesant 33 kg et un autre 3,75 kg.

Le 13 août 1930, trois météorites dont la masse totale a été estimée entre 1 000 et 25 000 tonnes, ont explosé dans l’atmosphère au-dessus de la rivière Curuçá, dans l'État d'Amazonas, au Nord-Ouest du Brésil. Cette explosion a libéré une énergie estimée entre 0,1 et 5 mégatonnes, nettement plus faible que l'événement de Tunguska (et 3 fois plus faible qu’une bombe nucléaire), créant tout de même un cratère d’un kilomètre de diamètre. La date coïncide avec le pic annuel d’étoiles filantes des Perséides, mais aucun lien ne peut en être déduit. Les Perséides ou « Larmes de saint Laurent » sont un essaim de météores (ou pluie d'étoiles filantes) visible dans l'atmosphère terrestre, constitué de débris de la comète Swift-Tuttle et dont la taille est comprise entre celle d'un grain de sable et celle d'un petit pois. Ces météores sont observables lorsque les débris de Swift-Tuttle rencontrent l’atmosphère terrestre, soit à partir du 20 juillet environ jusqu’aux alentours du 25 août, avec un maximum habituellement situé entre le 11 et 13 août. C'est l'essaim le plus spectaculaire et le plus populaire de l'année, étant donné qu'il se produit, pour l'hémisphère nord, lors de la période estivale. Des simulations sur l'orbite de la comète indiquent qu'elle finira presque sûrement par entrer en collision avec la Terre ou la Lune mais très probablement pas avant mille ans.

Le 27 juin 1931 vers minuit, les sentinelles d’une garnison de l'occupant français à Jerba (île du sud tunisien) observèrent une énorme boule de feu tomber du ciel. Très vite, on s'aperçut qu'il s'agissait d'une météorite et les plus gros fragments furent sommairement recueillis (pour un poids de 12 kg) pour être envoyés à Paris aux fins d'analyse. Le reste, d'aspect vitreux, fut abandonné sur place, faute d'intérêt pour de vulgaires cailloux sans qualités esthétiques particulières. On a tout lieu de croire que la météorite Tataouine est originaire de l’astéroïde Vesta, un objet de 500 km de diamètre, situé dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter.

 

Le 8 décembre 1932, une météorite, reliée à la pluie de météorites δ-Ariétides, aurait explosé à 15,7 km d’altitude au-dessus de la ville espagnole d’Arroyomolinos de León, libérant une énergie équivalente à 190 kilotonnes de TNT (soit 10 bombes nucléaires), mais les témoignages et preuves font défaut. Les Ariétides sont une pluie de météores intense qui dure du 22 mai au 2 juillet chaque année, avec un maximum le 7 juin. Les Ariétides ainsi que les Zeta perséides sont les plus fortes pluies de météores diurnes de l'année, frappant l'atmosphère de la Terre à 39 km/s. Découvertes à l'observatoire de Jodrell Bank en Angleterre durant l'été 1947, les pluies se produisent lorsque la Terre passe au travers d'une zone dense de deux essaims météoritiques interplanétaires, produisant une moyenne de 60 étoiles filantes par heure, qui semblent provenir des constellations du Bélier et de Persée. Cependant, comme les deux constellations sont très proches du soleil lorsque ces pluies atteignent leur maximum, ces dernières sont difficiles à voir à l'œil nu. Certains des météores précoces sont visibles durant les premières heures du matin, habituellement une heure avant l'aube.

 

Le 26 novembre 1934 vers 20h30, une météorite de 11 kg tomba à Bettrechies (Nord) et une autre de 9 kg à Hainaut (Nord-Pas-de-Calais).

 

La météorite Putinga est tombée dans le Rio Grande do Sul, au Brésil, le 16 Août 1937. Une masse totale de 300 kg a été récupérée.

Le 24 juin 1938, une météorite de plus de 450 tonnes a explosé à 19 km d’altitude au-dessus de Chicora (Pennsylvanie). Seuls deux fragments de 242 g et 61 g ont été retrouvés à quelques kilomètres du point d'impact calculé de la masse principale (qui reste encore à trouver). De nombreux rapports mentionnent qu'une vache a été heurtée et blessée par une pierre tombante. Le son et la lumière d’explosion du météore ont été comparés à la puissance destructrice de l'explosion d'Halifax de 1917 (un navire français transportant des munitions, le Mont-Blanc, entra en collision avec un navire norvégien, le Imo, qui se rendait en Belgique, à l'époque plongée en pleine Première Guerre mondiale. Le Mont-Blanc prit feu et explosa, tuant 2 000 personnes et en blessant des milliers d'autres. L'explosion engendra un tsunami et une onde de choc si puissante qu'elle cassa des arbres, plia des rails de chemin de fer et démolit des édifices, transportant les fragments sur des centaines de mètres. L'explosion fut entendue à 420 kilomètres de distance. Ce fut la plus puissante explosion causée par l'activité humaine jusqu'au premier essai atomique en 1945 et elle figure toujours parmi les plus puissantes explosions non-nucléaires artificielles).

La météorite de Sikhote-Alin est une météorite ferreuse qui tomba le 12 février 1947 sur la cordillère Sikhote-Alin en Sibérie orientale. Cette chute est unique dans l'histoire des météorites, compte tenu des 23 tonnes qui auraient survécu à son passage embrasé à travers l'atmosphère terrestre : c’est le plus gros objet retrouvé dont la chute ait été observée. Pesant environ 100 tonnes à l’origine, elle s'est fragmentée en de nombreux morceaux dont le plus massif a lui-même été brisé lors d'une violente explosion, équivalant à 10 kilotonnes de TNT (42 TJ, soit une demie-bombe nucléaire). Des témoins observèrent un corps plus brillant que le soleil en provenance du Nord et descendant à un angle de 41°. Entrant dans l'atmosphère à une vitesse de 14 km/s, la météorite commença à se désintégrer. À une hauteur de 5,6 km, la plus importante masse sembla s'éclater avec violence. L'éclair vif et le choc assourdissant de la chute furent observables dans un rayon de 300 km autour du point d'impact. Une traînée de fumée, d'une longueur estimée à 32 km, resta dans le ciel pendant plusieurs heures. Son orbite avait une forme d'ellipse, avec son point le plus distant du soleil situé sur la ceinture d'astéroïdes, semblable à beaucoup d'autres petits corps traversant l’orbite de la Terre. Ce genre d’orbite fut sans doute crée par des collisions avec la ceinture d’astéroïdes. L'ellipse de chute de cette météorite couvrait une superficie elliptique d'environ 1,3 km². Certains des débris formèrent des cratères d'impact (122 petits cratères), dont le plus important était d'environ 26 m de large et 6 m de profondeur. Des fragments de la météorite furent également enfoncés dans les arbres environnants. Le spectacle fut capté dans un tableau par P.J. Medvedev, un artiste soviétique qui ébauchait un croquis lors de la chute. Le 20 novembre 1957, une décennie après la météorite, l'Union soviétique émit un timbre avec cette image.

La météorite du comté de Norton est tombée en 1948 aux États-Unis. Après une boule de feu brillante et un grand bruit, une très grande pluie de météorites est tombée sur une large région des comtés de Norton (Kansas) et Furnas (Nebraska). La masse principale était d’environ 1 070 kg (4è des plus grosses météorites historiques, ex-æquo avec celle tombée à Kunya-Urgench, Turkménistan, en 1998).

 

Le 25 janvier 1949 à 19h50, une météorite est tombée à Mezel près de Clermont-Ferrand. « La trajectoire du bolide était rectiligne, presque verticale ; la traînée était brillante, mais peu persistante. Après une succession de variation d'éclat, le bolide a subi une explosion définitive extrêmement brillante avec projection de quatre fragments qui se sont éteints avant d'atteindre le sol. Les phénomènes acoustiques ont été perçus dans un rayon de 50 km autour du point de chute ; 50 à 100 explosions très distinctes, dont l'intensité allait en décroissant, ont précédé un sourd et long grondement. Durée de la vision du météore, 4 à 5 secondes ; de perception des éclatements, 30 secondes ; du grondement, 1 à 2 minutes ». Ce rapport expose les phénomènes visuels et acoustiques classiques accompagnant l'entrée à plus de 50 km d'altitude d'un petit astéroïde et sa destruction partielle lors de son freinage dans l'atmosphère. À cette hauteur, le bolide provenant des confins glacés de l'espace (environ -250°C) ne supporte pas un échauffement aussi brutal, c’est la raison pour laquelle il explose et peut se diviser en plusieurs milliers de morceaux. De la chute de Mezel, quatre morceaux ont été vus, mais un seul de 1300 g a été recueilli.

 

L'hypothèse extraterrestre de Chladni bien établie, l'origine exacte des météorites fit l'objet de débats jusque dans les années 1950 (milieu interstellaire, interplanétaire ?) qui virent un consensus se dégager sur les astéroïdes comme étant la source principale des météorites.

 

Ann Hodges est connue pour être la seule personne blessée sérieusement par la chute d'une météorite, la météorite de Sylacauga. Le 30 novembre 1954 à Oak Grove en Alabama, Ann se reposait, allongée sur son divan, lorsqu'une chondrite de 3,86 kg tombant du ciel traversa son toit, rebondit sur un meuble en bois et blessa la jeune femme au ventre. Ce cas fit la une des journaux de l'époque, de même que la bataille juridique qui s'ensuivit afin de récupérer les fragments de météorite. Au final, Ann Hodges a donné la pierre au Musée d'histoire naturelle de l'Alabama.

Le 4 mars 1960, à 13h, une météorite chondritique grise d’un poids de 303 kg est tombée près de Bruderheim (Canada). La pluie de météorites a couvert une superficie d'environ 3 km de diamètre, et par une étrange coïncidence le bolide a explosé à mi-chemin entre l’endroit où le fragment Edmonton a été trouvée et là où celui d’Abee est tombée.

La météorite Millbillillie, du nom de l'élevage en Australie près duquel elle est tombée en octobre 1960, a été observée par deux éleveurs qui ont vu « une boule de feu avec des étincelles qui en sortaient ». Personne n’alla chercher les fragments. En 1970 et 1971, des habitants ont trouvé deux pierres, et des aborigènes en ont trouvé d'autres depuis. La plus grosse pierre pesait 20 kg et une plus petite 565 grammes. La météorite devait peser 330 kg au total.

 

Les météorites venant de Mars, et tombant sur la Terre, ne sont observées que tous les 50 ans en moyenne : la dernière fois c'était en 1962 au Nigeria. Dans l'après-midi du 3 octobre 1962, alors qu'il travaille dans son champ de maïs, un paysan nigérien entend une violente explosion, puis subit de plein fouet une onde de choc qui le cloue au sol. Une poignée de secondes plus tard, dans un fracas de fin du monde, un bolide s'écrase à quelques mètres de lui. Craignant qu'il ne s'agisse d'un fragment d'obus, le paysan hésite d'abord à s'approcher du lieu de l'impact. Quand il se risque enfin à jeter un coup d'œil, il découvre dans son champ un cratère de 60 centimètres de profondeur, au fond duquel repose une étrange pierre noire. La météorite fut baptisée Zagami, en l'honneur du lieu où elle a échoué. La pierre pesait initialement 18 kilogrammes et encore aujourd'hui, c'est la météorite martienne la plus massive jamais trouvée sur Terre. Notons que Zagami est également la deuxième météorite martienne au sein de laquelle les chercheurs découvrirent de microscopiques poches d'atmosphère martienne (après EETA 79001, découverte en 1979). Comme toutes les shergottites, Zagami est une roche relativement jeune, puisque son âge flirte avec les 180 millions d'années. Si l'on s'intéresse à la date de chute, on ne pourra manquer de relever une étrange coïncidence : Zagami est tombée sur Terre le même jour que la météorite de Chassigny (première météorite martienne recensée, tombée en 1815 en Haute-Marne). D'après l'analyse des dégâts causés par les rayons cosmiques, Zagami aurait erré pendant 2,5 millions d'années dans l'espace interplanétaire, soit bien moins longtemps que Chassigny (10 millions d'années). Reste que Zagami n'est probablement pas une météorite solitaire. Pour certains géologues, la pierre aurait été éjectée de la planète rouge en même temps que deux autres shergottites basaltiques, Shergotty (tombée en 1865 en Inde) et QUE 94201 (météorite de 12 g découverte dans les étendues glacées du secteur de Queen Alexandra en Antarctique, elle s'est formée il y a 320 millions d'années). Le 7 novembre 1996, soit 34 ans après son arrivée, un petit fragment de Zagami décolla vers Mars, attaché à la sonde Mars Global Surveyor. Par ce geste symbolique, Zagami est devenue la première météorite renvoyée par la main de l'Homme sur son monde d'origine.

 

Le 3 août 1963, à environ 1900 kilomètres au sud de l'Afrique du Sud, une météorite explosa dans l’atmosphère, dégageant une énergie de 176 à 356 kilotonnes de TNT (740-1,490 TJ), soit l’équivalent de 10 à 20 fois la puissance d’une bombe nucléaire.

 

Le 25 décembre 1959 à 15h30, une météorite est tombée à Saint-Chinian (Hérault). La chute de la météorite a été accompagnée par le vol d'un bolide lumineux qui a laissé un train de poussière. Les bruits d'un claquement et de grondements ont été entendus et 1 à 3 minutes après le bolide disparut. Brisée en six morceaux, deux pierres de 77 g (à proximité du village de Camprafaud) et 57 g (au lieu-dit "Sortheillo") ont été récupérées.

Le 8 juin 1962 à 18h, une météorite âgée de 4,532 milliards d’années tomba à Comines, dans le hameau de Sainte-Marguerite (Nord-Pas-de-Calais). Une pierre de 5 kg (en plusieurs fragments, dont un de 3,35 kg, les autres faisant entre 600 et 45 g) fut trouvée par un paysan dans un champ de pommes de terre : elle était au fond d'un puits de forme elliptique, de 45 cm de profondeur pour 50 cm de diamètre.

Le 12 novembre 1964 une météorite de 9 kg est tombée dans un champ à Granès (Audes). Elle est datée de 4,55 milliards d’années, antérieure aux plus anciennes roches conservées dans la croûte terrestre.

Dans l’après-midi du 27 juin 1966, les habitants de la commune de Saint-Séverin (Charente) et de ses environs entendirent une série de détonations semblable au bruit d’un avion de chasse dépassant le mur du son. Peu après, une première masse de 113 kg fut découverte dans un cratère de 60 cm de profondeur et de 80 cm de diamètre en bordure d’un chemin reliant Saint-Séverin à l’usine de Marchais. Sept autres fragments furent découverts dans les mois qui suivirent, sur une trajectoire quasiment rectiligne, dans les communes de Saint-Séverin, Allemans et Villetoureix, portant la masse totale à 271 kg. En revanche, la reconstitution de la météorite d’après ces morceaux indique que la masse de la météorite lors de sa rentrée dans l’atmosphère devait être comprise entre 358 et 386 kg, ce qui correspond à un taux d’ablation de 24,3 à 29,8%. De même, il est possible qu’il reste quelques petits fragments à découvrir dans la zone elliptique, ce qui induirait alors une masse totale pré-atmosphérique d’environ 400 kg. La zone de chute s’étend sur une distance de 10 kilomètres, selon un axe est-sud-est vers ouest-nord-ouest. La météorite de Saint-Séverin est une copie exacte de celle d’Ensisheim, tombée en 1492 en Alsace.

En 1968, cinq masses d’un poids total de 472 kg ont été trouvées par des agriculteurs en labourant à Saint-Aubin, dans l’Aube.

 

La météorite Allende est la plus grosse chondrite carbonée jamais trouvée sur Terre. Au moment de sa chute le 8 février 1969 dans l'État de Chihuahua du Mexique, elle pesait près de deux tonnes. La pierre d'origine est soupçonnée d'avoir eu à peu près la taille d'une voiture, "roulant" vers la Terre à plus de 16 km/s. À 01h05, une énorme boule de feu brillante approcha du sud-ouest et éclaira le ciel et le sol sur des centaines de kilomètres. Elle a explosé à assez basse altitude et s'est cassée en produisant des milliers de fragments (le bureau de poste du village de Pueblito d'Allende a été manqué de peu par un gros fragment). Ceci est typique des chutes de grosses pierres dans l'atmosphère et est du au freinage brusque sous l'effet de la résistance à l'air. Les pierres ont été dispersées sur un immense territoire, l'un des plus grands champs de dispersion de météorites connus, mesurant environ 50 kilomètres par 8. Des centaines de météorites ont été recueillies peu après la chute. Environ 2 ou 3 tonnes de fragments ont été collectés sur une période de plus de 25 ans, mais il est impossible de faire une estimation précise (certains parlant de 5 tonnes). Encore aujourd'hui, plus de 40 ans plus tard, des fragments sont encore parfois trouvé, variant de 1 g à 110 kg.

Elle est considérée par les cosmochimistes comme la pierre de Rosette de la planétologie tant elle a fourni des informations sur la formation du système solaire (les chondrites carbonées représentent environ 4% de toutes les météorites observées tombant de l'espace ; avant 1969, la classe des chondrites carbonées était connue par un petit nombre de météorites rares comme Orgueil, qui était tombée en France en 1864). La météorite Allende est notable pour sa possession d’abondantes grosses inclusions riches en aluminium-calcium (CAI), qui sont parmi les plus anciens objets formés dans le système solaire. Les météorites à CAI ont des compositions isotopiques très inhabituelles, beaucoup étant distinctes de celle de la Terre, de la Lune et des autres météorites. Ces "anomalies isotopiques" contiennent des preuves concernant les processus qui ont eu lieu dans d'autres étoiles avant que le système solaire ne se forme. Allende contient des chondres et des CAI, qui sont estimés être vieux de 4,567 milliards années : ce sont les plus anciennes matières connues (les autres chondrites carbonées contiennent également ces dernières), qui ont subi le moins de mélange et de refonte depuis les premières étapes de la formation du système solaire (pour cette raison, leur âge est souvent considéré comme "l'âge du système solaire"). Ces matériaux sont plus vieux de 30 millions d’années que la Terre et 287 millions d’années plus âgés que la plus ancienne roche connue sur Terre.

La météorite a été formée à partir de la nébuleuse de poussières et de gaz au cours de la formation précoce du système solaire. Elle contenait une petite quantité de carbone (y compris du graphite et du diamant) et de nombreux composés organiques, dont des acides aminés, certains étant inconnus sur Terre. La découverte dans la météorite de nouvelles formes des éléments calcium, baryum et néodyme montra que ces éléments venaient d'une source extérieure aux nuages de gaz et de poussières précoces qui ont formé le système solaire. Cela confirme la théorie selon laquelle une onde de choc d'une supernova (l'explosion d'une étoile vieillissante) a pu avoir déclenché ou contribué à la formation de notre système solaire. L’aluminium 26, une forme rare de l'aluminium, contenu dans la météorite (ainsi que ses rapports isotopiques de krypton, de xénon, d'azote et d'autres éléments dont les formes sont également inconnues dans notre système solaire) date l'explosion de la supernova moins de 2 millions d'années avant la formation du système solaire. De plus, la roche primitive composant Allende avait une porosité de 70 à 80 % avant d'être comprimée par l'onde de choc de la supernova, ce qui confirme encore le scénario du « Little Bang » qui prévoit que la turbulence dans le disque protoplanétaire eut un rôle clé pour amorcer la formation des planètes. La conclusion en est qu'il y avait beaucoup de substances dans le disque présolaire, qui ont été introduites comme "poussières" fines depuis des étoiles voisines, dont des novas, des supernovas et des géantes rouges : ce sont les grains présolaires.

 

Murchison est une météorite tombée vers 11h le 28 septembre 1969 près du village de Murchison en Australie, à une centaine de kilomètres au nord de Melbourne. D'une masse totale d'environ 100 kilogrammes, elle contient 10 % d'eau et 2 % de carbone. La collecte rapide de ses fragments éparpillés sur une surface de 13 km2 environ a réduit les risques de contamination. Cette météorite est célèbre pour avoir changé notre conception de l'origine de la vie de par la présence de nombreux composés organiques, ainsi que des acides aminés qui sont à la base du vivant. En effet, plus de 70 acides aminés ont été trouvés, dont l'alanine, la glycine, la valine, la leucine, l'isoleucine, la proline, l'acide aspartique et l'acide glutamique qui sont présents dans les protéines terrestres.

En 1953, les scientifiques Stanley Miller et Harold Clayton Urey réalisèrent l'expérience de Miller-Urey qui révéla que des composés organiques peuvent être obtenus dans certaines conditions à partir de composés inorganiques. Le fait que nombre de ces éléments composent les protéines tend à démontrer que la vie peut ne pas avoir une origine extraterrestre. Mais la survenue de la météorite de Murchison plus de quinze ans plus tard remit en question cette conception sur l'origine de la vie. L'hypothèse actuelle de la formation des composés est une série de réactions chimiques dans l'espace entre des précurseurs simples (HCN, NH3, H2CO) et de l'eau liquide. Des purines et des pyrimidines ont également été trouvées. Ces molécules sont particulièrement remarquables parce qu'elles sont les bases de l'ADN et de l'ARN, qui constituent le matériel génétique de tous les êtres vivants sur Terre. Ces découvertes tendent à démontrer la possibilité d'une origine extraterrestre des composés de base qui constituent la vie sur Terre.

 

Le 10 août 1972, à 20h29, le météoroïde Great Daylight Fireball (ou US19720810) frôla la Terre à 57 kilomètres de sa surface, pendant 100 secondes. Il est entré dans l'atmosphère de la Terre à 15 kilomètres par seconde au-dessus de l’Utah (États-Unis) et a quitté l'atmosphère au-dessus de l’Alberta (Canada). C'était un météoroïde d'environ 3 mètres de diamètre (si c’était une chondrite carbonée) à 14 mètres (s’il était composé de glaces cométaires). Son passage proche de la Terre aurait réduit sa masse d’environ un tiers ou de la moitié de sa masse initiale (réduisant son diamètre à 2 ou 10 mètres selon sa composition) et aurait réduit sa vitesse d'environ 800 mètres par seconde.

La météorite Valera est tombée en fin de soirée le 15 octobre 1972, après une traînée lumineuse et un bruit caractéristique constatés par les habitants de la ferme El Tinajero (Venezuela). Le lendemain matin, le Docteur Arginiro Gonzales et son invité Juan Delgado se rendirent sur place et constatèrent qu’une vache avait été tuée par une météorite de 38 kilos.

Le 8 mars 1976, accompagnée d'un grondement assourdissant, une météorite est tombée en Chine à la périphérie de Jilin et du comté de Yongji. Les 3 plus grandes météorites ont continué à chuter selon la direction initiale du vol, de l’Ouest vers le Sud. Elles tombèrent simultanément, à différents endroits. L’une souleva 1,7 mètres de terre gelée, une autre créa un cratère de 6,5 m de profondeur, l’autre un puits profond de 3 m et plusieurs trous de 2 m de diamètre. Une vague terrestre d’une douzaine de mètres se forma et le sol éclaboussa à des centaines de mètres. Les débris, des météorites et du sol, se dispersèrent sur 500 kilomètres carrés. L’onde de choc, équivalente à une bombe-A, a détruit des milliers de vitrage mais n’a blessé personne. Éclatée en 138 fragments (dont plusieurs de plus de 100 kg), la météorite devait peser 4 000 kg : le plus gros morceau pèse 1 775 kg et est la plus grande météorite du monde. Elle est composée de 40 types différents de minerais, qui contiennent 18 éléments. La matrice de la météorite de Jilin était à l'origine une des planètes de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter. Il y a environ 8 millions d’années, elle a percuté d'autres planètes et est sortie de la ceinture d’astéroïdes.

 

Le 21 février 1978 à 19h50, une météorite de 4 kg tomba à Chitenay (Loire et Cher), faisant un trou dans une pelouse près de la maison d’un colonel. La boule de feu a été observée par de nombreuses personnes, dans différentes villes (Reims, Lyon, Saint-Etienne, Saint-Tropez, Toulouse, Bordeaux). Certains observateurs ont rapporté que la boule de feu s’était scindée en deux ou trois fragments.

La météorite de Bouvante-le-Haut (Drôme) a été découverte en juillet 1978 par un policier pique-niquant en famille à 100 m au sud du lac de Bouvante. La pierre de 8,3 kg, recouverte d'un vernis noir, a été retrouvée dans un trou de 25 cm de diamètre et 50-60 cm de profondeur. Les analyses effectuées sur cette météorite ont montré qu’il s’agit d’une météorite pierreuse de type eucrite carbonatée, indiquant qu’elle pourrait être un fragment de l’astéroïde Vesta.

 

Les années 1980 furent celles de la découverte de météorites martiennes et lunaires.

EETA 79001, météorite de 8 kg, a été découverte le 13 janvier 1980 lors de la campagne de recherche ANSMET dans le secteur d'Elephant Moraine en Antarctique. Datée de 180 millions d'années, il s'agit de la première météorite identifiée comme provenant de la planète Mars. Au moment de son éjection de la surface martienne par un impact d'astéroïde d'une rare violence, EETA 79001 a été soumise à une pression très importante, de l'ordre de 80 GPa. En 1983, une forte concentration de gaz rares (Néon, Argon, Xénon, Krypton) fut découverte dans ses poches vitreuses. Les analyses montrèrent que la composition de ces inclusions gazeuses correspond à celle de l'atmosphère martienne telle qu'elle a été mesurée par les atterrisseurs Viking en 1976, et conduiront à l'identification d'une toute nouvelle classe de météorites, les météorites martiennes (ou SNC). Ces résultats spectaculaires seront ensuite confirmés par l'étude des gaz emprisonnés dans la météorite Zagami (1995) et Shergotty (1998).

La météorite de Kaidun est une météorite qui est tombée le 3 décembre 1980 sur une base militaire soviétique à proximité d'Al-Khuraybah au Yémen. Cette pierre pesant environ 2 kg est d'une composition particulière. Sur les près de 60 minéraux trouvés dans la météorite, plusieurs n'ont pas été trouvés ailleurs dans la nature, tel le florenskyite. Elle est présentée comme originaire de Phobos, un des deux plus grands satellites de Mars. En effet, deux fragments riches en alcaline, extrêmement rares, sont visibles dans la météorite, dont chacun est entré dans la roche à un moment différent. Ceci suggère que le corps d’origine aurait été près d'une source de roches riches en métal alcalin.

Le 16 mai 1981, le rapport d'une station météorologique de Magadan (port de la mer d'Okhotsk, situé à 5 900 km à l'Est de Moscou) mentionna un bolide lumineux en Sibérie orientale. Une masse de 250 kilogrammes a été trouvée en 1983 par I. Tynavie, qui avait observé la chute d’Omolon, un pallasite.

ALH 84001 (Allan Hills 84001) est le nom donné à un fragment de météorite probablement d'origine martienne. Elle a été découverte le 27 décembre 1984 en Antarctique, dans les Allan Hills, des collines situées à l'extrémité de la chaîne Transantarctique dans la région de la terre Victoria. Selon la NASA, elle a été formée sur Mars, à partir de lave fondue, il y a environ 4 milliards d'années, puis, lors d'une collision avec une météorite, il y a 15 millions d'années, a été éjectée de la surface de Mars pour finalement atteindre la Terre il y a environ 13 000 ans. Lors de sa découverte, son poids était de 1,93 kg. Elle possède un contexte minéral contenant des acides aminés (tels que l'alanine, la glycine et la sérine) ainsi que des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), généralement considérés comme des marqueurs biologiques. Des structures tubulaires d'apparence biologique qui évoque des bactéries fossilisées ont été observées, mais ces bactéries se seraient développées après la chute sur Terre.

Au Brésil, dans la province de Bahia, une première masse de 59 kg (la météorite Quijingue) a été trouvée en 1984 à 1 m sous terre par un fermier plantant des arbres clôturant une propriété. La masse principale présente la forme d’une poire irrégulière (45 x 40 x 28 cm). Il n’y a plus de traces de la croûte de fusion, perdue par l’altération climatique, qui n’a cependant pas pénétré l’intérieur de la pierre. Une seconde masse de 32 kg a vraisemblablement aussi été trouvée. Un mineur emporta la plus grosse masse chez lui et s’en servit comme d’une enclume. Ce n’était pas la première fois qu’une météorite subissait ce sort, la plus célèbre étant le Tucson Ring. La présence possible de "gemmes" n’échappa pas au mineur et il contacta Aparecido Crespi de São Paulo, chercheur d’or et de pierres précieuses auquel il était associé. Crespi rentra chez lui avec le mystérieux minéral pour le faire analyser et le vendre. Suspectant qu’il s’agissait d’une météorite, il en préleva 700 g et envoya cet échantillon au MN (Museu Nacional, Rio de Janeiro) pour analyse. La coupe de cette météorite montra une texture de pallasite, la matrice de ferronickel enrobant les cristaux angulaires et arrondis d’olivine.

La météorite de Suizhou est tombée le 15 Avril 1986 à 18h50 dans le comté de Suizhou, Hubei, en Chine. 12 fragments ont été récupérés de la pluie de pierres, avec un poids total connu de seulement 70 kilogrammes pour une masse initiale estimée à 260 kg.

Vers minuit, le 17 mai 1990, une météorite est tombée dans un champ à 20 km à l'Ouest de Sterlitamak (Russie) et a fait un cratère d'environ 10 m de large et de 5 m de profondeur. Plusieurs fragments pesant jusqu’à 6 kg ont été trouvées dans et près du cratère. Un an plus tard, la masse principale de 315 kg a été trouvée en creusant le cratère. Le poids total de la météorite devait être de 325 kg.

La météorite Mount Tazerzait est tombée le 21 août 1991 à Tahoua au Niger. Une seule pierre d’environ 110 kg a été vue tomber par un enfant touareg de sept ans, puis de nombreux fragments ont été distribués par un homme touareg. C'est une météorite très intéressante, l'une des rares n'ayant pas subi de chocs dans l'espace, on peut donc voir des mini-cristaux dans les vacuoles.

Le 9 octobre 1992 vers 23h48, des dizaines de personnes ont observé la chute d'une météorite au dessus de l'Est des États-Unis. Après un vol qui dura quelque 40 secondes l'objet de 12,5 kg avait parcouru une distance au sol de 700 à 800 km et s'écrasa sur une voiture en stationnement à Peekskill dans l'état de New-York.

Le 19 janvier 1993, une explosion de 10 kilotonnes de TNT (42 TJ, l’équivalent d’une bombe nucléaire) a eu lieu à 30 km d’altitude au-dessus de Lugo (Italie du Nord). On suppose qu’il s’agissait de la fragmentation d'une météorite de faible densité, filant à 26 km/s.

L'événement de Cando est une explosion qui s'est produite dans le village de Cando, en Galice, dans la matinée du 18 janvier 1994. Aucune victime n'a été signalée dans cet incident, qui a été décrit comme semblable à l'événement de Toungouska. Des témoins affirment avoir vu une boule de feu dans le ciel pendant près d'une minute. Un site possible de l'explosion a été établi dans une colline proche du village : jusqu'à 200 m³ de terrain manquaient et les arbres ont été trouvés déplacés de 100 m en bas de la colline. Les avis sont partagés sur les causes de l'explosion. Certains expliquent l'incident par une explosion de gaz souterrains qui, en supprimant la couche arable dans une explosion soudaine, c’est ventilé dans l'air. L'action de convection d'un tel panache montant aurait créé une séparation de charge électrique suffisante pour enflammer les gaz, expliquant les observations de ce qui ressemblait à une boule de feu. La même explication a récemment circulé au sujet de l'événement de Toungouska, contre la vieille théorie de la météorite. Toutefois, les résidents locaux affirment que c'était un météore, un objet « de la taille d'une pleine lune » ayant été vu dans le ciel de la région espagnole de Galice.

Le 1er février 1994, à 300 km au sud de Kosrae (Micronésie), une explosion de 11 kilotonnes de TNT (46 TJ, l’équivalent d’une bombe nucléaire) a eu lieu, connue sous le nom de « boule de feu des îles Marshall ». Deux fragments ayant explosé à 34 km et 21 km d'altitude ont été observés par des capteurs infrarouges spatiaux exploités par l’US Department of Defense (DOD) et par des capteurs de longueurs d'ondes visibles exploités par le ministère américain de l'Énergie (DOE).

 

En 1994, un homme a trouvé une masse météoritique rouillée de 45 kg dans la forêt du Mont-Dieu, au sud de Sedan. Par la suite, environ 50 autres fragments ont été trouvés, allant jusqu'à 95 kg. La masse totale estimée était supérieure à 360 kg, jusqu’à ce qu’on trouve en 2004 un fragment métallique de 435 kg (ce qui en fait le second plus gros morceau météoritique européen connu, l’autre étant également français, la météorite de Caille pesant 625,95 kg). En 2010, un nouveau fragment est retrouvé par un particulier, puis saisi par l'Office National des Forêts : il pèse 364 kg. Il s'agit d'une météorite métallique composée principalement de fer et de nickel. Sa densité est très forte (proche de 8) ce qui explique sa masse par rapport à une taille re

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