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Présentation du Collectif des 12 Singes

 

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Tous nos textes sont présentés sur http://Collectif12Singes.over-blog.com et nos livres ont une version eBook : "Lendemain du Grand Soir" ; "La philosophie south-parkoise, ça troue le cul !!!" ; "Bouquin Coquin et Taquin d’une Catin et d’un Libertin" ; "Photograffi(ti)es d’Expressions Murales : Pierres Philosophales"

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Publié par Collectif des 12 Singes

 

Pour célébrer le passage de la 100è édition du Tour de France, le jeudi 4 juillet entre le Gard et l’Hérault puis le vendredi 5 juillet entre l’Hérault et le Tarn (on dépasse un peu mais la Montagne Noire est une partie importante proche des causses du Languedoc), nous publierons des synthèses préhistoriques sur les différentes localités traversées.

 

En outre, nous publierons durant l’été des synthèses sur la Préhistoire du "Languedoc-Roussillon" (en débordant un peu des limites administratives régionales) et de ses diverses zones entre "mers" (Méditerranée au Sud et Rhône à l’Est) et terres (Cévennes au Nord et Pyrénées à l’Ouest).

Vase-four campaniforme ayant servi en métallurgie

Vase-four campaniforme ayant servi en métallurgie

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Le site de Veyrac, avec sa source, a un passé très riche.

Trois occupations de plein air se trouvent au Travers des Fourches, attribuables au Bronze final Il (céramique, un fragment d’alène en bronze au plomb), au Campaniforme pyrénéen, et au Néolithique final (Ferrières). Quelques fonds de structures en creux (fosses, trous de poteaux) et un fragment de sole témoignent des anciens aménagements.

 

 

Le site indique la présence des premiers occupants, les Ferrières, sur l’ensemble du lieu.

 

Le site serait ensuite intensément occupé par les Campaniformes, qui auraient laissés des preuves de leur activité de potier et de métallurgiste, avec 120 tessons décorés recueillis en deux secteurs restreints. Il est possible que les Campaniformes succèdent directement aux Ferrières, cependant quelques vestiges du Chalcolithique régional de type Saint-Paul ou Puech Badieu (céramique décorée de cordons et de pastillage), pourraient assurer la transition. Le site est considéré comme à vocation domestique, sans qu’aucune structure n’ait été dégagée. Seule la localisation précise des vestiges campaniformes sur un espace restreint donne une indication sur un possible fond de cabane campaniforme.

Un amas de torchis non structuré attesterait de l’existence d’un four à sole perforée renvoyant plutôt au bronze final, ou à des occupations postérieures au Campaniforme.

En ce qui concerne le matériel céramique, les décors observés sur les tessons campaniformes, semblable aux motifs identifiés à Embusco III, rattacheraient l’ensemble au Campaniforme pyrénéen. L’ornementation recouvre divers registres : des lignes horizontales continues (tracées au peigne ou à la cordelette ?) ; des lignes de points (réalisées au peigne ?) ; des motifs de type "fermeture-éclair" ; des triangles hachurés horizontalement, obliquement, verticalement ou à hachures convergents ; des échelles horizontales, parfois en damier ; des croisillons et lignes brisées ; des empreintes à la "tige creuse".

 

Pour ce qui est des formes, nous savons, par d’autres découvertes, que les motifs en triangles à hachures horizontales ne sont pas portés uniquement par les gobelets, mais aussi parfois par des jattes évasées.

 

 

Concernant la métallurgie, une alêne à section carrée en bronze au plomb est attribuée au Bronze final. Trois fragments décorés témoigneraient de la métallurgie campaniforme. Ils présentent en effet une concrétion interne (scorie poreuse) dans laquelle se voient des traces vert-de-gris. Un fragment de minerai a pu être reconnu, il s’agit probablement de malachite originaire de la région.

 

Il est à noter que le site espagnol qui a livré un des plus grands nombre de fragments de vases-fours (65 biens identifiés dont certains portent des décors campaniformes, et quelques-uns douteux), est le site à métallurgie le plus proche du Midi de la Bauma del Serrat del Pont (Tortella, Gérone, à l’extrême Nord-est de l’Espagne). La métallurgie espagnole et celle de l’Hérault ne sont pas si éloignées géographiquement (150 à 200 kilomètres maximum).

Les vases utilisés sont de formes et d’appartenance culturelle variées, en majorité des jattes de faible hauteur et à encolure très ouverte, les plus grands ayant un diamètre de près de 50 centimètres. Ces vases ne sont pas différents des céramiques domestiques, que ce soit en forme ou en composition. Tous les types peuvent être utilisés, même les jattes à décors campaniformes.

Le fonctionnement des vases à réduire le minerai de cuivre repose sur un principe simple : le minerai trituré est mélangé avec du charbon également finement broyé. Sur les sites espagnols, de petites boulettes de minerai concassé ont été quelquefois retrouvées agglomérées à du charbon broyé. Bien que cette technique soit en apparence simple, toutes les étapes du processus ne sont pas connues à ce jour, notamment en ce qui concerne la phase thermodynamique de la réduction à proprement parler. Ce que les produits obtenus indiquent (scorie, métal), c’est qu’ils nécessitent pour leur formation une température de l’ordre de 1100 à 1200°C. Le métal obtenu n’est pas pur à 100%, il reste diverses impuretés, cela car la température n’est pas assez élevée pour que s’effectue une séparation nette du métal et des éléments annexes par densité.

En France, cette technique peut être observée sur le site du Travers des Fourches à Villeveyrac, où trois fragments de vases campaniformes portaient des concrétions cuivreuses sur leur paroi interne, d’un minerai non réduit considéré comme de la malachite : les plages sombres et les adhérences blanches sur les coupes des trois tessons sont des concrétions métallurgiques. Toujours situées à l’intérieur des vases, elles montrent qu’ils étaient entiers lors du fonctionnement. Ainsi, l’utilisation de ces céramiques comme vases-fours est vraisemblable. En effet, la présence de minerai partiellement réduit, identifié comme du cuivre par des analyses spectrographiques, sur la paroi interne de vases qui semblent ouverts suppose un effet thermique qui fait référence aux documents campaniformes espagnols attribuables à des vases-fours.

 

En France, d’autres sites non campaniformes ont livré des traces d’utilisation de vases-fours : à Al-Claus (Tarn-et-Garonne), sur les sites véraziens d’Ouveillan (Aude), et du district minier de Cabrières (Hérault).

En France, deux techniques de réduction ont pu être observées : réduction en vase-fours (La Travers des Fourches, Villeveyrac), et réduction en fosse colmatée par de l’argile (La République, Talmont-Saint-Hilaire). Les conditions de réduction du métal ne sont donc pas obligatoirement les mêmes. Nous pouvons supposer que le métal et les scories obtenues lors de l’utilisation de l’une ou de l’autre n’ont pas les mêmes caractéristiques physico-chimiques. Les dernières expérimentations métallurgiques réalisés à Cabrières ont montrés qu’il était possible de produire des ségrégations de cuivre métallique dès la phase de grillage à certaines conditions : les mêmes qui conditionnent le fonctionnement des vases fours espagnols. La réduction partielle d’un mélange de minerais sulfurés et d’oxydes, finement broyés et intimement mélangé avec du charbon réduit aux mêmes mailles, semble être une condition sine qua non de réussite. Ce qui peut expliquer le peu de réussite des expérimentations précédentes. Les techniques des métallurgistes de Cabrières et des métallurgistes campaniformes semblent très proches, et bien que la métallurgie française soit désormais démontrée comme strictement antérieure à l’arrivée du Campaniforme, une influence des techniques espagnoles pourrait se faire sentir dans la seconde moitié du -IIIè millénaire (céramique à réduire le minerais du site d’Al Claus, Tarn-et-Garonne, daté de -2 449/-2 175).

Malheureusement, seul le site du Travers des Fourches à Villeveyrac a donné lieu à une analyse par spectrographie d’un nodule de cuivre isolé à partir des dépôts scorifiés des céramiques du site. Elle indique que le processus de réduction a abouti à un métal de cuivre presque pur, avec des traces minimes d’impuretés, hormis un taux remarquable d’argent (Ag), et surtout de fer (Fe). Il est d’ailleurs intéressant de constater que cette analyse ne montre pas de teneur en arsenic (As), les cuivres à forte teneur en arsenic étant généralement considérés comme campaniformes. Nous pouvons supposer que le minerai utilisé est local et qu’il pourrait s’agir d’une expérimentation visant à tester un gite de proximité. Rappelons tout de même que pour le site de l’Anse de la République (à Talmont-Saint-Hilaire), deux échantillons donnèrent une teneur en cuivre d’environ 26 %.

 

 

Le site campaniforme (pyrénaïque) du Travers des Fourches a livré trois fragments de deux vases décorés différents qui portent sur leur face interne des concrétions cuivreuses d'un minerai non réduit considéré comme de la malachite.

 

 

À l'opposé, le lieu-dit les Peyrals, à Saint-Pargoire (en limite de Villeveyrac et St-Pons-de-Mauchiens) marque la limite Sud de la vallée de l'Hérault. C'est un espace inhabité, dédié à la vigne et à la garrigue, situé à 185 mètres d'altitude.

La source de la Fontaine-Vieille, situé à un kilomètre à l'extérieur, alimente le village de Nézignan l'Evêque depuis 1621 et le lieu-dit Les Peyrals (d’où étaient issues les pierres). Une voie romaine traversait Nézignan du Nord au Sud, reliant ainsi les Cévennes au bord de mer.

 

On y a retrouvé des vestiges :

  • Chasséens : céramique décorée, pointes de flèche (tranchantes, triangulaires, losangiques), ainsi qu’une industrie lithique diverse ;
  • Fontbuxiens : céramique décorée, bords, éléments de préhension, outillage et armement lithique (pointes de flèche, foliacées, triangulaires à ailerons, formes sapin, haches polies)
  • Campaniformes : tessons de céramiques
  • Bronze ancien : céramique, parure (perles de cuivre, calcite et calcaire, pendeloque de coquillage, os perforés) ainsi que des restes de cuisines

 

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